"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Le Parti socialiste considère que la prévention et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer sont des priorités de
santé publique.
Le Président de la République, en s’inspirant des propositions du professeur Ménard, prend enfin la mesure de ce fléau. Reste la question de son financement.
Nicolas Sarkozy persiste et signe en voulant financer une partie de cette lutte par les franchises médicales. Pourtant chacun sait que celles-ci sont à la fois insuffisantes, en termes budgétaires, et profondément perverses en termes de santé.
Les personnes âgées étant les principales consommatrices de soins, ce sont elles qui seront essentiellement mises à contribution, à travers les franchises médicales, pour financer le plan de lutte contre la maladie d’Alzheimer.
Nicolas Sarkozy s’est félicité de prendre « des décisions courageuses ». La réalité, c’est qu’il prend d’abord et avant tout des décisions injustes et contraires à tous les principes de la solidarité nationale. Où s’arrêtera cette logique ? Les cancéreux finançant leur cancer et les personnes âgées, la maladie d’Alzheimer.
Aujourd’hui, l’Allocation Personnalisée à l’Autonomie (APA) est, à domicile comme en établissement, la principale source d’aide pour les personnes âgées dépendantes et leurs familles. Or, depuis 2003, alors que le nombre de bénéficiaires explosait, l’Etat n’a pas ajouté un seul euro à sa participation au financement de l’APA, laissant les départements seuls face au défi de la dépendance.
Dans le même temps, après l’épisode des franchises médicales, le Gouvernement est en train de préparer un projet de loi sur le 5ème risque dépendance qui renvoie une partie de la prise en charge vers les assurances privées.
Les personnes âgées n’en seront informées qu’au lendemain des élections municipales et cantonales 2008.
Autrement dit, un plan de bonne volonté mais non financé.
Pascal TERRASSE, Secrétaire national à la Santé,
de Claude PIGEMENT, Responsable national à la Santé,
de Luc BROUSSY, Délégué national aux personnes âgées
Les édiles du PS, contrairement à la direction du parti, n'ont pas besoin d'organiser de forum sur "les rapports entre les socialistes et le marché". Ils ont lancé depuis longtemps des passerelles avec le secteur privé, dont les plus récentes sont les opérations "Vélove" à Lyon ou "Vélib" à Paris. Quant au rapprochement avec le MoDem, objet de polémiques virulentes rue de Solferino, il s'organise sans heurts à Dijon, Tours, Grenoble ou Paris. Privilégiant les transports publics et le logement social, les élus socialistes avancent des priorités plus lisibles que le programme de leur parti. Si les candidats du PS aux municipales semblent avoir souvent la faveur des sondages, ce n'est donc sans doute pas seulement en raison de la dégradation de la cote de popularité du président de la République.
Reste que ce double visage du PS - déprécié au plan national mais apprécié au niveau local - évoque une dérive girondine qui renvoie aux années 1950-1970, lorsque la
SFIO, le Parti socialiste d'avant François Mitterrand, retranchée dans ses bastions, avait de facto renoncé à la conquête du pouvoir. "Pas question de se laisser enfermer dans une
cohabitation permanente qui voudrait que la droite, au gouvernement, assure les fonctions régaliennes alors que la gauche, réduite à n'exercer que le pouvoir local, serait chargée de l'urbanisme
ou de la petite enfance", prévient M. Hollande, bien placé pour savoir que "les victoires aux élections locales ou régionales ne conduisent pas forcément à la victoire aux élections
nationales".la suite ici
Versailles ne leur réussit pas.
On sait comment Louis XVI a mal fini pour avoir méconnu depuis la Cour le sort de ses sujets mécontents. Le PS pourrait connaître après le 4 février la même malédiction. Réunis avec le Parlement en Congrès pour se prononcer sur la ratification du traité de Lisbonne, les socialistes sont pourtant face à un choix d’une rare simplicité. Ou ils considèrent que le mini traité est un moindre mal qui permet à l’Europe politique de repartir et ils votent la révision constitutionnelle, ou bien ils estiment que ce texte est néfaste et ils votent contre.
Mais dès qu’il s’agit d’Europe, le PS vire marxiste, tendance Groucho. Ou encore zaniniste, du nom d’un chanteur qui connut une gloire éphémère il y a quelques décennies avec des paroles dont on ignorait qu’elles deviendraient le discours programme des socialistes de 2008 : «Si tu veux, tant mieux. Si tu veux pas, tant pis. J’en ferai pas une maladie.» Le titre de la chanson était Tu veux ou tu veux pas ?.
Le fait est que le PS ne sait toujours pas s’il veut de l’Europe. Il sait qu’il voulait d’un référendum pour embêter Nicolas Sarkozy ; comme il ne l’a pas eu, il a dit qu’il boycotterait en représailles le Congrès de Versailles. C’était tellement gros que même Groucho Marx n’a pas trouvé cela drôle. Alors le PS a dit qu’il irait à Versailles, mais pour s’y abstenir. Ça, c’était drôle ! Voilà donc la tragicomédie à laquelle se livrent les socialistes français, à qui l’on souhaite bonne chance lorsqu’ils devront expliquer leur position à leurs homologues européens.
Comment en sont-ils arrivés là ? Les tenants du non ont continué de mener le combat au sein du Parti socialiste. Et la direction du parti est hors d’état de leur imposer un point de vue, si tant est qu’elle en ait un. A quelques mois d’un congrès décisif, la confusion est à son comble.
Pourtant, trois ans après le fiasco de 2005, chacun sait à quoi s’en tenir. Le non au référendum était l’expression d’un rejet profond de la construction européenne, de sa volonté de créer un modèle social original en économie de marché. Tous les arguments de circonstances invoqués par les nonistes ont fait long feu : il n’y avait pas de plan B. Il n’y avait aucun rapport entre le traité et l’adhésion turque ; le rejet de la troisième partie n’a rien changé aux politiques communes ou communautaires. Les réponses apportées aux questions institutionnelles étaient et restent le meilleur équilibre. Se rallier au projet de traité simplifié, c’est en prendre acte.
Le tango ridicule qu’a dansé le PS ces dernières semaines ne s’explique que parce qu’il n’a toujours pas choisi entre les mirages de la gauche radicale et les vrais espoirs de réformes que portent les autres partis socialistes d’Europe. Il n’est pourtant que temps. En ce qui les concerne, les Gracques ont choisi : ils se retrouvent avec la social-démocratie européenne à voter, sans état d’âme, pour le traité simplifié. Ils demanderont à adhérer au Parti socialiste européen, qui incarne ce choix et cette famille de pensée. Et ils plaideront pour que le Parti socialiste choisisse enfin clairement la voie de la réforme en Europe.










