"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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La nouvelle Ségolène Royal est arrivée
*Est-ce que vous arrivez à expliquer ce retour de flamme des Français pour Ségolène Royal?
D'abord, sans doute, une forme de remords chez certains. Ensuite, son nouveau style. Après avoir tiré les leçons de son échec, Ségolène Royal n'est plus tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Elle a perdu la raideur soupçonneuse d'antan, et cherche désormais à séduire ses adversaires, qu'elle retourne un à un. Elle n'a plus rien à voir non plus, avec la femme expéditive qui ne renvoyait pas les appels des éléphants, annulait ses rendez-vous au dernier moment, ou travaillait en solo, sans écouter personne.Elle est maintenant organisée avec une garde rapprochée autour de François Rebsamen, Michel Sapin, Vincent Peillon, Jean-Louis Bianco, ou Aurélie Filippetti. Elle ne laisse plus vraiment de place à l'improvisation, et potasse ses dossiers, économiques notamment, avec des experts de haut vol.En somme, elle est sortie de la catégorie amateur, pour passer dans la catégorie professionnelle.
*Si elle est pro maintenant, quel est son projet? Elle travaille sur tous les fronts à la fois. Les municipales pour lesquelles elle ne ménage pas sa peine. La prochaine présidentielle, pour laquelle elle apparaît déjà comme la candidate naturelle. La direction du Parti qu'elle entend bien conquérir au prochain congrès, à l'automne. Plaignons d'ailleurs ceux qui lui mettront des bâtons dans les roues, car elle se donne déjà le beau rôle.Comme elle me disait hier, avec une gourmandise oecuménique, "il y a une attente, et il faut qu'on soit à la hauteur de cette attente". Dernier front enfin, le projet politique, c'est là que ça se corse, parce que sa stratégie relèvera forcément du grand écart. D'un côté, elle entend jeter des ponts avec le Centre, et de l'autre garder avec elle la gauche de la gauche. Pour se faire, il lui faudra beaucoup d'habileté et de charisme, d'entregent, mais elle n'en est pas dépourvue.*Pourquoi réussirait-elle là où elle a échoué? Parce qu'elle a changé. C'est ça qui est le plus frappant. La politique est un univers impitoyable. Quand on fait ce métier, du moins en ligue 1, il faut être capable d'encaisser beaucoup, de faire le mort, ou de ressusciter souvent. Il faut aussi savoir s'adapter, et se réformer soi-même. Un des grands politiques du 20ème siècle, Georges Clemenceau, disait : "seul l'homme absurde ne change pas". La France a touché une nouvelle Ségolène Royal. Et c'est quand elle sera sûre d'avoir un nouveau Nicolas Sarkozy, un Sarkozy métamorphosé, disons plus présidentiel, qu'elle se réconciliera avec l'actuel locataire de l'Elysée.
Auteur : Franz-Olivier Giesbert Ecoutez sa chronique RTL










