"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Alors que le Conseil constitutionnel a en partie censuré le texte, jeudi, M. Sarkozy a appelé la Cour de cassation à la rescousse, demandant à son Premier président, Vincent Lamanda, de lui faire des propositions visant à rendre la loi immédiatement applicable. Cette solution "n'est pas un contournement" du Conseil constitutionnel, a assuré le président, sans toutefois convaincre syndicats de magistrats, constitutionnalistes et opposition.
Pour les syndicats de magistrats, Nicolas Sarkozy tente bel et bien un contournement du Conseil constitutionnel. Dans un communiqué, le Syndicat de la magistrature (SM), classé à gauche, s'élève contre "un coup de force inacceptable", demande à Vincent Lamanda de refuser de donner suite à la demande présidentielle et appelle à manifester le 20 mars à Paris pour une "nuit de défense des libertés". Même indignation du côté de de l'Union syndicale des magistrats (USM), majoritaire au sein de la profession : "C'est une décision ahurissante, unique dans l'histoire de la Ve République", a estimé son secrétaire général, Laurent Bedouet.
Les superlatifs son également de rigueur au Parti socialiste. Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée
nationale, a dénoncé une "stupéfiante atteinte à l'état de droit". "Le président de la République n'est plus le garant de la Constitution dans notre pays", écrit le député-maire
de Nantes dans un communiqué.
"NOUS SOMMES DANS UNE PÉRIODE SOMBRE POUR NOTRE JUSTICE"
Dans un entretien au
Monde, Robert Badinter juge "singulier de demander au plus haut magistrat de France les moyens de contourner une décision du Conseil constitutionnel".
"Aujourd'hui, nous sommes dans une période sombre pour notre justice", prévient l'ancien Garde des Sceaux socialiste.
Pour l'ancienne ministre de la justice socialiste Elisabeth Guigou, on assiste là à une manoeuvre "inconcevable". La réaction de Nicolas Sarkozy "est une dérive grave et dangereuse car le plus haut personnage de l'Etat doit donner l'exemple à tous les citoyens en matière de respect des institutions", souligne la député de Seine-Saint-Denis qui demande la convocation de la Commission des lois de l'Assemblée nationale.
"Le gouvernement ne peut que s'incliner devant la décision du Conseil constitutionnel", met en garde, sur France Info, le constitutionnaliste Jean Gicquel. Le premier président de la cour de Cassation dispose d'une "marge de manoeuvre extrêmement étroite" selon lui.. "Je n'imagine pas le premier magistrat de France se mettre en travers du Conseil constitutionnel."
Seule voix à s'élever pour prendre la défense du chef de l'Etat, celle de Rachida Dati, qui, dans un entretien au Figaro assure qu'"il ne
s'agit pas de remettre en cause la décision du Conseil constitutionnel, mais de proposer de nouvelles solutions".
En marge de cette agitation, les services du Premier président de la Cour de cassation se sont réunis vendredi soir, se contentant de confirmer avoir reçu la proposition de mission de l'Elysée.
LEMONDE.FR | 23.02.08
"Il y a tous les jours une annonce nouvelle sans doute pour faire oublier les anciennes (...) quelle pagaille", déclare l'ancienne candidate socialiste à la présidentielle.
"Il y a tous les jours une annonce nouvelle sans doute pour faire oublier les anciennes (...) quelle pagaille", a-t-elle dit.
"Polémique" quotidienne
Evoquant la situation politique de la cinquième ville de France, solidement ancrée à droite, Ségolène Royal a déclaré qu'il était temps de mettre aux commandes des "gens sérieux".
"Il est temps de sortir Nice de l'affairisme, des combines de toutes sortes, il faut vraiment changer d'air, changer d'équipe, prendre des gens sérieux", a-t-elle dit;
Là, c'est quasiment au pas de charge que Nicolas Sarkozy a inauguré la plus grande ferme du monde.
a-t-il lancé, avant de reprendre son parcours mouvementé. Un écart de langage qui n'est pas sans rappeler sa colère face aux pêcheurs bretons.
Ils reviennent notamment sur les difficultés du président Nicolas Sarkozy.
Nombre de titres commentent la "chute libre" du chef de l'Etat dans l'opinion et son récent mariage. "La lune de miel de Sarkozy, c'est fini", titre un "papier" de l'américain
"Time". "C'est fini" en français dans le texte.
Pour "Time", "La seule question qui vaille maintenant est de savoir à quoi attribuer cette brutale chute dans les sondages": "déception par rapport à sa politique" et à "ses projets en matière de réforme économique" ou "désenchantement croissant face à sa vie amoureuse qui s'étale dans la presse populaire" ?
"Sarkoshow" ?
Pour "The Economist", trois raisons peuvent expliquer "cette désaffection de l'opinion": "la situation critique du crédit et le ralentissement de l'économie mondiale ont miné ses efforts pour soutenir la croissance et les revenus"; "une suspicion rampante que M.Sarkozy ne colle pas à ses promesses de campagne"; le troisième motif de mécontentement "est ce que l'on pourrait appeler le Sarko show" avec l'affaire de son récent mariage avec Carla Bruni. Au passage, l'hebdo britannique rappelle que "cela fait d'elle la plus fameuse épouse italienne d'un dirigeant français depuis le mariage de Catherine de Médicis avec Henri II" (en 1533). Voilà qui ne nous rajeunit guère...
Nombre de journaux étrangers évoquent l'affaire de Neuilly et l'éviction de David Martinon comme tête de liste UMP à la mairie de la ville, "ghetto de riches", juge "Time". Pour l'hebdo américain, l'affaire prouve "la fatigue de Sarko". "Neuilly passe du vaudeville à la série Z", titre "La libre Belgique". "La droite n'en finit plus de se ridiculiser dans le propre fief de Nicolas Sarkozy", commente le journal belge en évoquant ce qu'il appelle un "soap opera".
"Avec la chute libre de M.Sarkozy dans les sondages, le fiasco de Neuilly-sur-Seine est le plus récent signe du trouble qui secoue sa présidence", observe le "New York Times". "Son style d'hyperactif, longtemps regardé comme un changement bienvenu après la torpeur des derniers jours de la présidence de Jacques Chirac, est maintenant de plus en plus vu comme un mouvement sans but", poursuit le prestigieux quotidien américain.
L'interview est publiée "au moment de la chute libre du chef de l'Etat dans les sondages" après les péripéties de son divorce et d'un remariage "très médiatisé", susurre le vénérable "Times" britannique, insinuant ainsi que l'entretien pourrait faire partie d'un "plan com" très calculé... Une certitude pour "Le Soir" de Bruxelles: l'entretien "avait été soigneusement préparé", estime-t-il. la suite ici










