"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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"Même amendés, [ces propos] relèvent, au minimum, d'une méconnaissance totale du sujet", s'est emporté le député UMP Alain Gest, auteur du rapport de la commission d'enquête sur les sectes de 1995 et membre du conseil d'orientation de la Miviludes. "C'est ignorer les difficultés et les souffrances rencontrées par de très nombreuses familles confrontées à des déviances sectaires. C'est limiter à quelques mouvements très médiatisés un phénomène qui concerne, en réalité, une multiplicité de petits organismes qui manipulent nombre de nos concitoyens."
"TOTALEMENT IRRESPONSABLES"
Dans l'opposition, les réactions sont aussi fermes. Julien Dray, porte-parole du PS, a déclaré mercredi que "dans les mois à venir, l'ensemble du camp
laïque va devoir descendre dans la rue pour exprimer cette nécessité et cet impératif" de défendre la loi de 1905 de séparation de l'Eglise et de l'Etat.
Ségolène Royal, invité de France 2 jeudi matin, a estimé que les propos d'Emmanuelle Mignon "sont totalement irresponsables" et qu'"il suffit d'écouter les victimes des sectes pour voir comment fonctionnent les sectes". "Quelle est la légitimité de ces propos ?", interroge la présidente de la région Poitou-Charentes, avant d'ajouter : "On ne sait plus qui gouverne, est-ce que ce sont les conseillers de l'ombre, les ministres ? C'est au premier ministre de s'exprimer sur cette question."
"Tout ça commence à faire trop !", a déclaré François Bayrou. "On avait eu depuis déjà longtemps des indices sur ce sujet", rappelait mercredi le président du Mouvement démocrate (MoDem), citant la visite de l'acteur américain Tom Cruise, célèbre adepte de la scientologie, à Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'économie, en août 2004. "Aujourd'hui, il y a un pas de plus : une des plus proches du président de la République évoque officiellement une réhabilitation de la scientologie."
La scientologie s'est, elle, félicitée des propos de Mme Mignon : "La France évolue dans le bon sens, a estimé Danielle Gounord, du service de communication du mouvement. Elle s'aligne désormais sur la majorité des pays européens."LEMONDE.FR | 21.02.08
Questions des
internautes
Adolphe : Une grande victoire de la gauche aux municipales, cela siginifierait quoi pour vous ? je ne change rien et je commence la guerre avec Bertrand Delanoé ?
Ségolène Royal : Non, je ne suis pas de tempérament guerrier. Je suis très calme. Je fais un tour de France assez fatiguant, mais passionnant. J'ai eu plus de 200 demandes de déplacements partout en France.
Je pense qu'on ne peut pas quantifier les choses. Il faut que les gens se rendent compte que tout
se délite au niveau national : franchises médicale, improvisations et dérapages sur tous les sujets, problème de pouvoir d'achat non traité.
Les problèmes quotidiens des citoyens seront mieux réglés par des élus de gauche, socialistes, parce qu'ils ont des valeurs, en particulier la défense des services publics, le "vivre ensemble",
les politiques économiques tournées vers l'avenir.
Et notamment, comme la quasi-totalité des régions de France sont dirigées par des socialistes, à un moment où l'Etat se désengage de nombreux secteurs, pouvoir travailler en cohérence avec des départements, des villes et des communes change la donne.
Yves : Mais le PS ne saurait gagner que les municipales quand la droite est capable de gagner nationalement ?
Ségolène Royal : Je réponds qu'au contraire, c'est dans une dynamique des élections municipales que le PS pourra se réformer en profondeur, à partir des territoires.
Et donc avancer et préparer un projet alternatif, qui se dessine déjà sur de nombreux territoires. Avec d'autres façons de faire de la politique, en particulier sur le mode d'exercice du pouvoir et sur la démocratie.
Car pour réussir des réformes, il faut des institutions qui fonctionnent bien et une démocratie approfondie. Et aujourd'hui, si le pays est bloqué, angoissé, inquiet, c'est aussi parce que les institutions ne fonctionnent pas et qu'il n'y a pas de démocratie participative.
Georges : Irez-vous soutenir Bertrand Delanoë à Paris ?
Ségolène Royal : S'il me le demande, bien sûr, il n'y a pas de problème.
Je ne pourrai pas aller partout, mais j'envoie des mots de soutien. Les candidats qui ne me sollicitent pas, je ne leur demande rien. Chacun a la liberté de mener sa campagne comme il l'entend.
ludovic : Si Bertrand Delanoé obtient une victoire éclatante à Paris, ne pensez-vous pas qu'il serait mieux placé que vous pour tenir les rênes du PS ? Pourrait-on imaginer un pacte entre vous : lui les rênes du PS et vous l'investiture pour la présidentielle de 2012 ?
Ségolène Royal : Je ne crois pas que c'est ce qu'attend aujourd'hui le pays. Celui-ci attend une opposition ferme, claire, avec un leadership. Et un projet. Celui-ci a déjà été largement élaboré lors de la campagne présidentielle.
Il faut travailler dans cette continuité. Il faut approfondir les sujets, regarder les défis du temps présent et des années qui viennent.
Je souhaite qu'il y ait le plus grand nombre de militants qui aient la parole. Ils n'ont pas été consultés depuis la fin de la présidentielle. Il est temps de les faire voter et discuter. Il n'y a aucune tragédie, au contraire, c'est aux militants de choisir un projet et un leader.
élise : D'après vous, doit-on avancer la date du prochain congrès du PS ?
Ségolène Royal : Je pense qu'il ne faut pas que les choses traînent. Les choses s'accélèrent dans la mesure où il y a un vide
dans l'autorité de l'Etat, avec cette improvisation permanente, ces promesses non tenues, la gravité de la dégradation du pouvoir d'achat, des annonces tous azimuts démenties le lendemain, des
projets concurrents à celui du projet présidentiel. Les gens n'y comprennent plus rien et ne sont pas fiers de ce qui se passe pour l'image de la France. Par conséquent, les socialistes doivent
se mettre en ordre de marche.










