Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Dimanche 30 décembre 2007
Monsieur le président,

Dans quelques jours, vous recevrez les conclusions de la commission Attali pour moderniser le pays. Malheureusement, en vous engageant dès le départ à suivre ses recommandations, vous avez, semble-t-il, bridé son imagination. Croyez-vous que vous marquerez votre quinquennat en permettant aux grandes surfaces allemandes d'envahir nos banlieues ou en augmentant le nombre de taxis parisiens ? Bien sûr que non.

Il y a douze ans, un baron du gaullisme, Alain Peyrefitte, démontrait que la prospérité d'une société reposait sur la confiance qui y régnait. Hélas, comme l'ont récemment mis en exergue deux économistes, la France est "une société de défiance". Il vous faut donc ramener la confiance. Comment ? En poursuivant ce que vous avez si bien entamé en 2007. Tout simplement. Par exemple, en augmentant votre rémunération. Oui, je sais, elle vient de passer de 8 457 euros à 20 858 euros par mois, ce qui est déjà courageux. Mais il faut aller plus loin. Comment mieux symboliser le retour en force de l'Etat ?

A l'heure où le PDG de la banque Goldman Sachs touche une prime de 68 millions de dollars en 2007, n'est-il pas humiliant que le président de la septième économie mondiale en soit réduit à emprunter l'avion d'un industriel pour partir en vacances ? Imagine-t-on sérieusement qu'invité une nouvelle fois chez vos amis canadiens, la richissime famille Desmarais, actionnaire entre autres de Suez, Total et Lafarge, vous vous présentiez à leur porte en voiture de location ? Vous le savez bien, quand George Bush se rend dans leur propriété de 75 km2, il utilise un jet ou un hélicoptère privé.

Augmenter votre salaire aurait un autre avantage. Tous les consultants l'affirment : pour qu'une équipe soit solidaire, il ne faut pas qu'il y ait trop d'écart de revenus entre ceux qui la composent. Un coup de pouce à vos "collaborateurs" s'impose. Le message serait clair : là aussi, vous faites ce que vous dites et augmentez le pouvoir d'achat.

Certes, Bruxelles pourrait tiquer, mais au point où en sont les déficits... Les parlementaires aussi pourraient râler. Mais grâce à la commission Balladur-Lang sur les institutions, vous disposez d'un argument massue : s'ils veulent gagner plus, qu'ils travaillent plus ! Qu'ils cumulent les mandats ! La politique, vous le savez bien, est une affaire de professionnels. Jean-François Copé, député, président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, maire de Meaux et président de la communauté d'agglomération, l'a bien compris, lui qui travaille désormais "à temps partiel" dans un grand cabinet d'avocats d'affaires. Voilà l'exemple à suivre.....la suite ici
Frédéric Lemaître

Dimanche 30 décembre 2007
C'est une véritable régression dans la manière de concevoir la laïcité que Nicolas Sarkozy vient de nous proposer dans son discours de Rome, sous prétexte de nous en offrir une version positive et moderne. Cela tient à ce que sa réflexion implique à la fois un contresens théorique, une ignorance historique et un parti pris idéologique difficilement acceptables. Le contresens, d'abord. La laïcité, telle que la France la revendique depuis la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, ne se définit pas positivement par une ouverture de principe aux croyances religieuses. Elle consiste bien plutôt dans un retrait ou une abstention qui fait devoir à la République de ne pas porter atteinte à la liberté de conscience et de culte et, par conséquent, de n'en reconnaître ou de n'en soutenir aucun en particulier. Elle garantit ainsi, à l'encontre du prosélytisme religieux, la liberté absolue d'être sans religion.

Si la laïcité a un sens positif, ce n'est pas celui que lui prête notre président. Elle a pour fonction non de libérer les croyances, c'est-à-dire de les favoriser, mais de libérer des croyances instituées que les différentes églises ont toujours, peu ou prou, voulu imposer. Appuyée sur la raison, elle doit former l'esprit critique et le libre jugement de chacun, de façon à ce qu'il prenne ses distances avec tous les contenus de pensée religieux qui prétendent se soustraire au débat rationnel et fonder leur légitimité sur une source transcendante échappant à l'intelligence profane. Cette démarche n'interdit en rien que l'on retrouve et donc que l'on accepte les croyances religieuses, mais contrôlées par la raison humaine : des croyances qui ne s'opposent pas à ses acquis scientifiques et moraux, et débarrassées alors des emportements irrationnels qui les ont trop souvent caractérisées.

C'est ici que la prise de position de M. Sarkozy révèle une ignorance étonnante, si elle n'est pas feinte. L'identité progressiste de la France républicaine ne s'est pas construite avec l'héritage chrétien officiel mais, pour l'essentiel, contre lui. Laissons de côté le grave passif de l'Eglise catholique dans son rapport aux sciences : au nom d'une Révélation dogmatisée, elle s'est régulièrement opposée aux grandes théories scientifiques, comme celles de Galilée ou de Darwin, pour autant qu'elles mettaient en cause sa vision du monde et de l'homme.

Ne parlons que des grands bouleversements sociopolitiques qui font désormais consensus : la République elle-même, les droits de l'homme, l'égalité de l'homme et de la femme, les conquêtes sociales, la conception civile du mariage, la libération sexuelle et l'acceptation du droit à la différence dans ce domaine (comme l'homosexualité). Tout cela a été refusé et combattu par l'institution religieuse, avec virulence.

Une conception exigeante de la laïcité se doit de rappeler ces faits, et appeler à une vigilance constante, dans la tradition de la philosophie des Lumières, face aux menaces dont est porteuse toute foi quand elle n'est pas soumise à l'examen critique.

A la racine de l'approche sarkozyenne de la laïcité, qui rompt avec la tradition républicaine française, il y a un parti pris idéologique : l'idée que l'homme ne saurait se passer de la religion et du fondement qu'elle est censée apporter à ses choix moraux. Il rejoint ici clairement Benoît XVI qui, dans sa dernière encyclique, défend un scepticisme radical quant à la possibilité pour l'humanité d'améliorer sa condition historique sans le secours de la foi.

Toute l'histoire de l'humanité nous prouve que l'homme a su progresser sans l'aide des religions (même si elles ont pu aussi aider à ce processus) et qu'il n'a pas besoin de la référence à une transcendance pour savoir ce qu'il en est du Bien et du Mal : la raison humaine, compétence naturelle qui s'améliore au fil du temps, y suffit, et elle a même dû souvent se débarrasser des préjugés religieux pour exercer sa liberté. Vouloir enraciner la morale dans la religion, c'est faire dépendre les valeurs qui doivent réunir toute l'humanité de croyances particulières, souvent opposées entre elles et dont la pérennité est rien moins qu'assurée ; c'est s'exposer soi-même au relativisme et au nihilisme à l'instant même où on croit les combattre.

Une société réellement laïque ne trouvera donc dans les doctrines éthiques des différentes religions qu'un élément parmi d'autres de sa discussion sur les normes qui doivent régir notre vie collective et individuelle, sans leur conférer le moindre statut privilégié. Elle fera, par conséquent, du pouvoir humain de juger, partagé par tous, le fondement exclusif de ses prises de position morales : seul ce qui est universel peut décider de ce qui vaut universellement, par-delà les croyances ou les incroyances des uns et des autres.
Yvon Quiniou, agrégé de philosophie

par Yvon GRAIC publié dans : Dans la presse
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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