"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Par Aurélie Filippetti (Députée
PS)
Cette année se termine dans les fracas du Sarkozy show, omniprésent au cours de la campagne présidentielle et mis en scène quotidiennement depuis
avec un peu de talent et surtout beaucoup de culot. Les Français auront suivi sans surprise l'évolution instantanée des fondamentaux de la communication du Président.
De la profanation de la mémoire ouvrière, des textes de Jaurès et de Blum, exploités habilement pour détourner des votes, le Sarkozy show a sombré dès le soir de l'élection dans l'atmosphère clinquante et surfaite d'un Fouquet's ivre des courtisans du nouvel élu auxquels il devait tant. Vinrent le yacht, les émoluments, les montres et costumes de luxe. Les Enfants de Don Quichotte n'étaient pas à Disneyland.
Le silence assourdissant d'Ingrid Betancourt
Pour moi, malgré le bilan médiatique qui leur est défavorable, ce sont les comportements et les choix de certaines femmes qui auront marqué cette année.
Le silence assourdissant d'Ingrid Betancourt d'abord. Sur le devant de la scène, Sarkozy encore et ses homologies Chavez et Uribe, mais c'est Ingrid qui porte toute la densité humaine. Victime de la barbarie d'hommes intransigeants, elle nous a donné, au bout de cinq ans de captivité dans des conditions qu'il nous est difficile d'imaginer, une leçon de courage à travers une lettre saisissante.
Si la souffrance et l'usure se perçoivent à travers les mots et les images qui sont parvenues sur nos écrans, c'est sa volonté et sa détermination silencieuses qui restent dans nos mémoires, comme le signe que rien ne doit jamais être cédé dans la bataille des idées.
Ensuite et quoi qu'en disent ou écrivent les plus persifleurs de nos "camarades", le courage dont a fait preuve Ségolène Royal avant, pendant et après la campagne présidentielle, montre le chemin à de futures victoires électorales de femmes à la magistrature suprême.
Il fallait de la détermination pour oser briser le tabou d'une représentation féminine à la candidature d'un grand parti, de l'habileté pour emporter l'adhésion des militants malgré les intrigues de couloirs des éléphants et du courage pour aller ensuite à la bataille trahie par les uns, raillée par les autres, surveillée par tous. Il suffit de revoir la chronologie de la campagne pour se rendre compte que rien n'a été toléré ni épargné à la candidate. Ni intimité, ni erreur, ni humour.
La liberté de Cécilia Sarkozy et le combat des veuves de mineurs
Dans un registre nettement plus léger et imprégné du "people" qui envahit la vie politique française, on peut trouver dans l'attitude de Cécilia X, l'ex-épouse du Président, un certain courage ou, à tout le moins, la volonté d'afficher et de faire respecter sa liberté, au mépris de la vie dans les ors et les palais de la République. Elle aura également facilité la libération des infirmières bulgares, autres femmes anonymes victimes du jeu des hommes "puissants".
Je n'oublierai pas d'autres anonymes. Les veuves des mineurs, des victimes de l'amiante et de maladies professionnelles. Elles sont nombreuses dans la circonscription dont je suis l'élue [Aurélie Filippetti est députée de Moselle, ndlr]. Leur combat pour la reconnaissance et l'indemnisation des préjudices subis -comment remplacer une vie ou réparer un corps rongé de l'intérieur?- a connu quelques victoires cette année. Il reste toutefois beaucoup à faire.
Pour l'année qui vient et les suivantes, je suis convaincue que les femmes seront au coeur du renouveau de notre vie politique et sociale.Elles sont porteuses des valeurs de solidarité, de courage et de la créativité nécessaires aux multiples défis que nous avons à relever à l'intérieur comme au-delà de nos frontières.
En ce qui me concerne, je ferai ce qu'il faut pour être active à l'Assemblée nationale, dans ma circonscription, dans ma région et au sein du Parti
socialiste.
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PARIS - "C'est le courage et la liberté" qui ont été visés à travers Benazir Bhutto, assassinée jeudi au Pakistan, a estimé Ségolène Royal quelques heures après l'attentat-suicide sanglant survenu à Rawalpindi (est).
"Nous pleurons tous une femme extraordinairement courageuse, assassinée en plein meeting", écrit l'ancienne candidate socialiste à l'élection présidentielle dans un communiqué. "Avec la disparition de Benazir Bhutto, c'est le courage et la liberté que l'on a cherché à faire taire à tout jamais", juge-t-elle.
La présidente PS de la région Poitou-Charentes salue "la détermination d'une femme exceptionnelle que l'on a muselée par le sang afin de décourager et de faire peur aux démocrates dans les pays qui subissent le terrorisme et le fanatisme". "Nous devons tous nous lever pour que d'autres Benazir Bhutto aient, en sa mémoire, le courage de se dresser pour les libertés publiques et la démocratie", ajoute Ségolène Royal. AP










