"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Selon une enquête publiée par l'Insee, mercredi 26 décembre 2007, les Français sont de plus en plus inégaux face au logement. La part des dépenses consacrée à leur habitation dans leur budget varie désormais beaucoup
en fonction de leur niveau de vie. Cette enquête "Budget de famille", réalisée tous les cinq ans par l'institut de la statistique, indique que "le logement est devenu le poste qui différencie le
plus nettement les ménages en fonction de leur revenu".Alors qu'en 1979, le poids du logement était pratiquement identique pour toutes les catégories sociales, représentant environ 12% du budget des Français, il est resté stable pour les ménages les plus aisés mais a fortement augmenté depuis pour les autres.
48% des 20% de Français les plus pauvres sont locataires
Ainsi en 2006, les 20% des ménages ayant les niveaux de vie les plus faibles ont consacré en moyenne 24,8% de leurs dépenses de consommation au logement, contre 10,8% pour les 20% des ménages les plus aisés.
L'amplification de cet écart s'explique avant tout par le fait que les plus modestes "sont plus souvent locataires": c'est le cas de 48% des 20% de Français les plus pauvres, contre 18% pour les 20% les plus riches.
Par ailleurs, le logement prend une place plus importante dans le budget des personnes seules (23% de leur consommation en 2006) et celui des familles monoparentales (21%) que dans celui des couples avec enfants (13%).
Le budget pour l'alimentation est moins représentatif
Par opposition, le poids de l'alimentation dans le budget des ménages, qui a beaucoup diminué, n'est plus aussi discriminant que par le passé, souligne l'Insee. Lorsqu'en 1979, il représentait 35% du budget des 20% des ménages les plus modestes et 18% de celui des ménages les plus aisés, en 2006, sa part dans le budget des français les plus modestes s'élevait à 17,2% contre 12,9% pour les plus riches, resserrant l'écart de 17 points à 4,3 points en 27 ans.
Ce qui fait dire à l'Insee que "la part de l'alimentaire ne peut plus être, comme autrefois, considérée comme un bon indicateur du niveau de vie d'un ménage".
Le voyage en Egypte
La fascination du président pour les paillettes et la jet-set, la proximité revendiquée avec le monde de l'argent sont en rupture à la fois avec la tonalité d'une campagne électorale destinée à séduire l'électorat populaire et avec la tradition d'une famille politique dont M. Sarkozy est supposé être l'héritier. De la nuit du Fouquet's au yacht et à l'avion de M. Bolloré, le président se montre plus berlusconien que gaullien. Au demeurant, sans même en appeler aux mânes du Général, qui, jamais, n'aurait manifesté une telle proximité publique avec un grand patron, il serait de nos jours inimaginable qu'un président américain parte en vacances dans l'avion d'un important businessman.
Il ne s'agit pas de jeter un quelconque opprobre sur M. Bolloré ou d'autres grands patrons français. Au contraire. Mais de souligner la distance qui doit exister entre un homme qui incarne l'Etat et un groupe socioprofessionnel, quel qu'il soit. L'argument des économies réalisées sur le budget de l'Etat n'est guère convaincant : il est normal que le chef de l'Etat utilise un avion de la République. Avancer que la part de chiffre d'affaires du groupe Bolloré réalisée dans des contrats directs avec l'Etat est infime n'est pas plus pertinent. Le groupe Bolloré aspire légitimement à jouer un rôle important dans l'univers des médias (Le Monde est partenaire de Matin Plus, l'un de ses journaux gratuits).
M. Bolloré est, par nature, l'un des représentants les plus éminents et les plus dynamiques d'un groupe socioprofessionnel. Comment imaginer que le président puisse rester totalement indifférent à ses suggestions, voire à ses revendications ? Qu'on le veuille ou non, le député PS Arnaud Montebourg est en droit de s'interroger sur les "contreparties" attendues d'une telle familiarité.
Cet affichage délibéré peut avoir quelque chose de décalé au regard des Français ordinaires, aux prises avec des difficultés de pouvoir d'achat et de logement, des perspectives de retraite difficiles et plus tardives, voire une précarité grandissante. Mais là n'est pas l'essentiel. Ce qui est en jeu, c'est le statut du chef de l'Etat, celui d'une fonction, qui pour garder son crédit, exige une pratique de tous les jours qui en préserve la hauteur.










