"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
L’hebdo des socialiste n°468
Mercredi 28 novembre 2007
Edito
Actualité
Actualités Europe
- Le PSE prépare les élections européennes de 2009
- Les socialistes espagnols favorisent le pouvoir d’achat
Lettre ouverte aux socialistes
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[01/12/07]
Message sur mon livre à paraître |
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"Ma plus belle histoire, C'EST VOUS", Editions Grasset |
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| Chères amies, chers amis et membres de Désirs d'Avenir, Comme vous le savez je publie le livre récit de la campagne "Ma plus belle histoire, c'est vous" en début de semaine. Vous qui restez fidèle à Désirs d'Avenir, je vous envoie en premier les raisons pour lesquelles j'ai écris le livre ainsi que la table des matières. Nous aurons l'occasion d'en débattre sur le site. Bien fidèlement, Ségolène Royal |
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Ce que j’ai à vous dire Je dois cette réflexion à toutes celles et à tous ceux qui m’ont fait confiance, dont j’ai porté les espoirs et qui ont souffert de la défaite. Mais aussi à tous les autres qui ont glissé dans l’urne un autre bulletin que le mien . C’est aussi une façon de se tourner résolument vers l’avenir avec une détermination retrouvée. Sans nostalgie mais sans oubli. Cette histoire que nous avons vécue ensemble ne m’appartient pas. Elle est inscrite désormais dans l’histoire de notre pays, elle appartient à tous les Français qui l’ont écrite, c’est-à-dire non seulement aux dix-sept millions d’électeurs qui ont espéré ma victoire mais aussi à tous les autres qui ont participé à ce formidable instant démocratique. J’en veux pour preuve l’exceptionnelle participation électorale dans un contexte de doute profond à l’égard de la politique. Je crois qu’il était nécessaire – et cela m’a été demandé, d’ailleurs, de toutes parts – de tirer des leçons pour l’avenir, de transmettre ce que j’ai compris du pays pendant cette période. Je crois que livrer cette réflexion peut servir à ceux qui gouvernent comme à ceux qui s’opposent – à ceux qui ont des certitudes comme à ceux qui n’en ont pas. Il y a eu au cours de cette campagne une mobilisation inouïe des Français, des débats intenses dans tout le pays, y compris sur les l ieux de travail, devan t les distributeurs à café, au coeur des familles toutes générations confondues, dans les cours de récréation, etc. Finalement, une forme de réhabilitation du débat public. Des milliers d’interrogations ont été posées, des questions simples et d’autres complexes, et même des sujets qui cherchent aujourd’hui encore leur réponse : la juste répartition des richesses, les effets de la mondialisation, la valeur du travail, la nation, le vivre ensemble, l’avenir de la France, et bien d’autres. L’exercice auquel je me livre aujourd’hui répond, bien sûr, à une démarche personnelle puisque je donnerai mon éclairage, mon point de vue. Il n’a pas vocation à être totalement exhaustif mais c’est un témoignage fait de franchise, d’honnêteté, de probité. Mais je le conçois, aussi, comme une contribution à la construction des victoires f utures de la gauche au service de la réussite du pays. On me dira que je suis juge et partie ? Non, car ce n’est pas moi qui rends le verdict. |
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08/09/2007 ( 6868 Pages vues )
Merci à tous de votre fidélité ,
dans quelques jours un nouveau départ pour
Désirs d'Avenir et tous ses comités locaux !
samedi 1 décembre 2007
Les annonces de Nicolas Sarkozy vont-elles «lever le carcan» des 35 heures, comme le réclame à cor et à cris le patronat ? Rien n’est moins sûr. Elles n’ont d’ailleurs pas suscité de tollé chez les syndicats, qui concentrent leurs critiques sur l’absence de mesure concrètes sur le pouvoir d’achat.
«Nous ne souhaitons pas que les négociations salariales se fassent uniquement sur les 35 heures», commentait vendredi François Chérèque, qui voudrait surtout que lors de la grande conférence sociale annoncée pour la mi-décembre, on «n’oublie pas les salariés qui n’en bénéficient pas et les chômeurs». On a connu le secrétaire général de la CFDT plus virulent sur la défense des 35 heures.
«Recul». Explication de cette modération : le déverrouillage des 35 heures existe déjà. Et il n’a pas remis en cause l’essentiel des accords de réduction du temps de travail. Quand le Président propose que les entreprises puissent «par un accord majoritaire s’exonérer des 35 heures en échange d’une augmentation des salaires», il ne fait que généraliser une disposition qui existe déjà. «On peut déjà faire des accords dérogatoires et faire travailler, par exemple, 38 heures», assure une avocate spécialisée dans le droit social et le conseil aux entreprises. Si ce type d’accord ne rencontre pas un grand succès, c’est que la différence entre 35 et 38 heures doit évidemment être compensée par une majoration pour heure supplémentaire, ce que les entreprises rechignent à faire.
Comme il faut un accord majoritaire pour instaurer un régime dérogatoire, les syndicats ne s’inquiètent pas trop : si l’employeur n’apporte pas de contreparties suffisantes, l’accord ne verra pas le jour.
De même, la «monétisation» des jours de récupération, les fameuses RTT, choque plus les politiques, qui parlent de «destruction des 35 heures» (Olivier Besancenot, LCR), ou de «recul du droit du travail et des acquis sociaux» (Jean-Luc Mélenchon, PS) que les syndicalistes.
En fait, c’est aux patrons queNicolas Sarkozy oppose une fin de non-recevoir, en particulier à la présidente du Medef, Laurence Parisot, qui veut «supprimer la durée légale du travail à 35 heures». Le chef de l’Etat ne pouvait le faire sans remettre en cause les heures supplémentaires, donc réduire le pouvoir d’achat. Derrière une attaque toute symbolique contre les 35 heures, il cherche surtout à forcer la main au patronat pour qu’il joue le jeu des heures supplémentaires.
Bâton. Ce n’est pas la première fois que le Président met la pression sur les patrons. Le 30 août, lors de l’université d’été du Medef, il avait lancé à un auditoire de plus de 3 000 patrons médusés : «Le mot salaire n’est pas un gros mot.» Il leur avait mis le marché en main : s’ils jouaient le jeu d’une politique salariale dynamique, il s’engageait à assouplir le droit du travail.
Le pouvoir d’achat ne décollant pas, Nicolas Sarkozy agite le bâton. Non seulement ses critiques des 35 heures restent au niveau du symbole, sans remettre en cause la durée légale du travail, mais il annonce que les allégements de charges sur les bas salaires pourront être conditionnés à des engagements sur les négociations salariales. Autant la «monétisation des RTT» n’effraie pas les patrons, – elle peut intéresser les entreprises en manque de personnel –, autant la «conditionnalité des aides» leur reste en travers de la gorge. Sur ce sujet, les syndicats ne disent rien. Ils attendent de voir comment ce sera mis en œuvre.
Elle est amoureuse de sa liberté
Six mois après sa défaite, Ségolène Royal bouge plus que jamais. Débarrassée des éléphants, elle joue la carte de l'émancipation. Et est gonflée à bloc.
Ségolène Royal est amoureuse.Elle est amoureuse de sa liberté. Comme François Mitterrand, qui pouvait annuler un rendez-vous pour flâner le long de la Seine, elle n'en fait qu'à sa tête, imposant à tous son calendrier. Il y a deux semaines, l'ex-candidate s'invite à la dernière minute à l'émission politique matinale de France Inter. Le soir même, ce lundi 12 novembre, rebelote : elle prend son téléphone et annonce sa venue sur le plateau du journal télévisé de France 2. Tant bien que mal, ses collaborateurs jonglent avec son agenda. D'autres paient les pots cassés. C'est le cas de Julien Dray, qui devait promouvoir son livre (« Règlement de comptes ») lors de ces deux émissions. L'ex-conseiller politique de Ségolène Royal n'a pas vraiment digéré l'affront. « Elle ne veut pas se laisser enfermer dans un agenda, la défend Sophie Bouchet-Petersen, son éminence grise. Ségolène, c'est une femme de la guerre de mouvement ! »
Six mois après sa défaite, Ségolène Royal bouge toujours. Elle bouge même plus que jamais, parce qu'elle a mis de l'ordre dans sa vie. Elle habite dans l'appartement de Boulogne-Billancourt, alors que François Hollande a emménagé avec sa jeune compagne dans le 15e arrondissement de Paris, tout près du parc André-Citroën. Elle fait de la gym, mange léger et sort beaucoup. Dominique Besnehard, l'ancien agent de stars devenu producteur, lui concocte des dîners en compagnie de vedettes et mitonne ses sorties. Ces dernières semaines, il l'a accompagnée aux spectacles de Grand Corps Malade et de Charles Aznavour, ainsi qu'au théâtre d'Aubervilliers, où jouait Didier Bezace, l'un de ses soutiens de campagne. « On rigole beaucoup », note Besnehard.
Voilà pour la vie privée. La vie politique a pris le même chemin, celui de l'émancipation. Ségolène Royal n'a plus dans les pattes les éléphants du PS, qu'elle traînait durant la campagne « comme un forçat traîne son boulet », dit un proche. Désormais, elle est seule aux commandes. Et elle est gonflée à bloc. Un livre est passé par là : « Ma plus belle histoire, c'est vous » (1), qui sortira le 4 décembre. Elle y dit tout de la campagne : « Le parcours de la combattante, mes bourdes qui n'en étaient pas, la machine de guerre incroyablement efficace de l'adversaire, la conséquence de ma condition de femme dans un pays qui a instauré la loi salique. Sur ce dernier point, j'ai tout entendu : j'étais une castratrice, ou la mère dont la France n'avait pas besoin ! » Mais pas de rancune, assure Ségolène Royal. Juste des faits, rien que des faits. Et des perspectives pour l'avenir. « Je dis ce que j'ai à dire, et j'en tire les leçons pour être prête la prochaine fois ! » lâche-t-elle en se marrant.
L'exercice a été salutaire, quoique laborieux. « Elle a purgé la séquence de la campagne », témoigne Sophie Bouchet-Petersen, qui a participé comme l'avocat Jean-Pierre Mignard ou le fidèle Patrick Mennucci à la rédaction du livre par le biais de notes. Désormais, la campagne est rangée au rayon des souvenirs. Ou presque. « La coupure avec cette période n'est pas nette, confie Ségolène Royal. La défaite m'habite toujours un peu. » Ça ne se voit pas trop. Vendredi dernier, dans son bureau à la déco épurée et colorée, l'ex-candidate cabotine. Vêtue d'une veste grise et d'une jupe noire, légèrement maquillée, elle semble détendue. Devant elle, posé sur une table en verre, l'ordinateur portable qui ne la quitte jamais. Nuit et jour, de Poitiers ou de Santiago du Chili, elle s'en sert pour envoyer des mails à ses collaborateurs. Placés à côté, deux téléphones portables. Elle répond à un appel sur l'un, envoie un texto sur l'autre. La dame est très demandée. Les invités du jour défilent. La machine Royal est en route....La suite ici Michel Revol
Parti socialiste, no future ? En tout cas, pour les habitués du siège, un présent des plus déprimants. «Solferino a été une ruche, rapporte un dirigeant. Maintenant, c’est une termitière. Les fondations sont entièrement bouffées…» Il y a pourtant encore une vie rue de Solferino. Celle des 112 permanents à temps plein, qui continuent à faire fonctionner la machine. Dans une ambiance «délétère», dit l’un d’eux. Jusqu’ici plutôt soucieux de ne pas rejouer entre eux les rivalités entre courants, les permanents y ont replongé. «On n’avait plus connu ça depuis le congrès de Rennes [1990,ndlr], avec l’étage des rocardiens, ou celui des fabiusiens, raconte un salarié. Quand tu demandes à un gars d’aller à une réunion, il te répond qu’il accompagne son chef dans sa ville. Les permanents sont payés par le parti, mais au service de tel ou tel.»
Le climat social n’est pas non plus aux lendemains qui chantent. Le bon résultat des socialistes aux législatives, qui a permis à la dotation
publique du PS de passer de 18 à 22 millions d’euros, a certes écarté les rumeurs persistantes de licenciements. Il n’empêche que les effectifs, lentement mais sûrement, s’effritent.
«C’est la méthode que Sarkozy utilise pour la fonction publique : le non-remplacement des départs à la retraite, râle un permanent. Sauf que Sarkozy dit : “Vous serez moins, mais
mieux payés.” Pas nous.» Cela n’aide pas à la motivation. «Chacun fait son boulot, comme à l’usine, lâche un cadre. C’est le signe d’un parti qui se fait
chier.»
Dire que la réactivité ne préside pas à la gestion des affaires courantes relève de l’euphémisme : il aura fallu un écho dans Libération pour que
la plaque présentant l’organigramme du parti, à l’accueil, soit décrochée illico. Elle présentait toujours, six mois après son entrée dans le gouvernement Sarkozy, Eric Besson comme le
secrétaire national à l’économie du parti ! De même, ce n’est que fin novembre que quatorze socialistes, membres des cabinets des ministres d’ouverture, ont reçu un courrier les informant de
leur exclusion du parti.......la suite ici
En course
laurent Joffrin
QUOTIDIEN : lundi 3 décembre 2007
Ségolène Royal veut reprendre sa couronne. Malmenée, dénigrée par ses aînés, l'ex-candidate socialiste refuse l'effacement auquel la promettait ce tir de barrage et sa baisse dans les sondages. Le djinn est sorti de la bouteille il y a deux ans.
Même s'il fascine moins, il refuse d'y rentrer. «Jeanne d'Arc» renaît. Tel est le sens de ce livre-récit que ses premiers lecteurs jugent de bonne
facture. Comme un médecin de Molière disait «le poumon!, le poumon!» en guise d'unique diagnostic, Ségolène Royal crie «le PS! le PS!» pour expliquer sa défaite. Non qu'elle esquive le
mea culpa. Mais dans une manière très mitterrandienne, elle glisse sur l'autocritique, préférant battre sa coulpe sur la poitrine de ses camarades ou de son ancien compagnon, qui n'ont tout de
même pas tous les torts. Le plaidoyer a sa logique: Royal continue. Pourquoi pas? 47% des voix et beaucoup de volonté sont un viatique acceptable. Mais d'autres peuvent
concourir, Laurent, François et bien sûr Bertrand. La compétition est légitime. Encore faut-il qu'elle soit lisible. Une course s'engage ; elle doit se conclure vite, sur des options neuves,
avec une stratégie limpide. L'opposition ne peut rester longtemps, sauf à déséquilibrer le jeu démocratique, dans le marasme obscur actuel. Un congrès, une ligne, un patron (ou une
patronne): c'est la seule voie. Nul ne comprendrait que la guerre des chefs et des cheftaines socialistes se poursuive longtemps sur fond de jeux de masques, de papes de transition et de motions
nègre-blanc.
© Libération à lire également
Mme Royal n'entend pas évoquer avant janvier le congrès du PS, prévu fin 2008. "Je ne vais pas me laisser entraîner ou instrumentaliser dans un échéancier qui n'est pas le mien", prévient-elle.
Prudente sur le calendrier, Mme Royal continue cependant de marquer son territoire pour faire valoir sa "différence" – le mot revient
régulièrement dans son livre. Invitée, lundi 3, du débat organisé par Le Monde au Théâtre du Rond-Point, à Paris, sur le thème "La gauche; comment sortir de l'impasse?", la
présidente de la région Poitou-Charentes a plaidé pour que le PS organise son propre "dépassement".
Décidée à couper l'herbe sous le pied de ceux qui la soupçonnent d'œuvrer en faveur d'une "droitisation" du PS sous couvert de promouvoir une alliance avec le MoDem, Mme Royal s'est attachée à plaider en faveur
"d'un parti redevenu attractif".
Le PS doit, selon elle, se poser comme "une force centrale à gauche, capable d'associer différents courants", allant des altermondialistes aux centristes, en mesure de "prendre ce qu'il y a de plus utile dans chaque courant" de pensée.
"BESOIN DE RADICALITÉ"
Il s'agirait de défendre "l'impartialité de l'Etat" avec le MoDem et de négocier "des compromis sociaux dans les entreprises afin de concilier sécurisation des salariés et efficacité économiquemais aussi de garantir les progrès sociaux".
En parallèle, elle juge nécessaire de donner sa place à "un besoin de radicalité" sur certains sujets tels que la défense de la protection sociale et des services publics ou encore "le règlement des problèmes des banlieues". Citant l'exemple du traité européen de Lisbonne, en faveur duquel le PS s'est difficilement prononcé, elle suggère de construire "des convergences d'efficacité en attendant d'autres étapes".
Mme Royal, qui "refuse de choisir" entre les idées de François Bayrou et celles d'Olivier Besancenot, a récusé le terme de social-démocratie. Il lui paraît "obsolète" et connoté comme "un dérapage vers la droite (…) comme si une gauche plus à droite serait plus efficace qu'une gauche à gauche".
Revenant sur l'analyse de sa défaite face à Nicolas Sarkozy – qu'elle a accusé de "dresser les Français les uns contre les autres" –, Mme Royal a regretté un "manque de discipline" dans son camp et admis qu'elle n'avait pas eu réponse à certaines questions.
Rappelant sa "détermination totale, passionnée à [s]'engager dans la rénovation de la gauche", elle a assuré avoir le désir de se
trouver "d'une façon ou d'une autre, au premier rang de cette bataille".
Dialoguer avec les électeurs de MM. Bayrou et Besancenot, "ce n'est pas le grand écart, c'est le grand trait d'union", a-t-il dit. Selon lui, il faut que le PS rassemble "les électeurs de la gauche et les électeurs qui ne se retrouvent pas dans une certaine droite", car "c'est toujours comme ça qu'il a gagné".
M. Sapin a jugé qu'il était "trop tôt" pour que Ségolène Royal devienne premier secrétaire du PS, car "il faut d'abord réconcilier le PS avec lui-même".
Il a souhaité qu'au prochain congrès du PS "se mettent ensemble tous ceux qui pensent la même chose", estimant que c'est le cas "sur le gros des choses" de Bertrand Delanoë, Ségolène Royal, François Hollande et Dominique Strauss-Kahn.
Mais en même temps, "ce parti a besoin d'être dirigé. Il faut qu'on parle d'une seule voix. Il faut qu'on sache à l'extérieur qui parle au nom de la majorité du PS", a-t-il ajouté.
Interrogé sur les mesures Sarkozy sur le pouvoir d'achat, M. Sapin a estimé que le président "n'a plus la possibilité" de décider combien il va "mettre pour le pouvoir d'achat des Français". "Il n'y a plus rien dans les caisses de la France. Il a tout dépensé par avance avec ce fameux paquet fiscal où il a distribué 15 milliards".
"Donc, il s'adresse aux autres. Il dit: +Je suis incapable de vous proposer quelque chose moi-même. Alors, à votre bon coeur les entreprises+", a poursuivi l'ancien ministre de l'Economie.
M. Sapin a estimé que le rachat des RTT ne pourrait se faire que "dans quelques entreprises", alors que "globalement, l'ensemble des salariés français vont se retrouver confrontés à une diminution de leur pouvoir d'achat". Il a également assuré que "les heures supplémentaires pour travailler plus, ça ne marche pas".
La France paralysée devant ses mauvais résultats scolaires
L'OCDE, qui teste près de 400 000 élèves de 15 ans scolarisés dans 57 pays, a choisi de se concentrer cette fois sur les sciences. Alors que les élèves finlandais caracolent une nouvelle fois en tête du classement, les Français plafonnent légèrement en dessous de la
moyenne.
En 2003, la France était à la 10e place pour les sciences, il est vrai avec des tests un peu différents. Elle recule cette année au 19e rang parmi les trente pays de l'OCDE. Ce décrochage se confirme aussi dans les deux autres domaines étudiés depuis 2000, la compréhension de l'écrit (lecture) et les mathématiques.
En lecture, la France a ainsi rétrogradé entre 2000 et 2006 de la 14e place à la 17e place. Même chose en mathématiques, où les Français sont passés en trois ans du 13e au 17e rang. "La France et le Japon ont vu leurs performances en lecture diminuer, mais pour des raisons diamétralement opposées. En France, c'est la proportion d'élèves en difficulté qui a augmenté, alors qu'au Japon c'est celle des bons élèves qui a baissé", développe Eric Charbonnier, analyste à la direction de l'éducation de l'OCDE.
RÉFORMES
Mais cette différence n'est pas la seule qui sépare les deux pays. Le Japon, comme l'Allemagne, l'Autriche ou encore la Suisse, fait partie des pays qui ont entrepris des réformes éducatives après avoir connu un véritable "choc PISA" à la révélation de leurs mauvais résultats.
"Le Japon ou la Suisse ont réagi en mettant en place un système d'évaluation national de leurs élèves. En Allemagne, un certain nombre de réformes en cours découlent de PISA", explique Nathalie Mons, maître de conférences en sciences de l'éducation à l'université Grenoble-II. En Allemagne, pour développer le goût pour les sciences, quelque 250 "laboratoires pour enfants" ont été créés sur tout le territoire. Au niveau fédéral, un programme prévoit d'étendre à tout le pays la prise en charge des enfants l'après-midi.
En France, PISA n'a pas été prise très au sérieux. Avec l'édition 2006, les choses pourraient changer. Car, selon Nathalie Mons, "un pays est mûr quand il existe un questionnement sur la qualité du système éducatif". De plus, "l'existence d'un gouvernement qui a un autre système de références que les acteurs de l'éducation est aussi un élément déclencheur, tout comme l'absence ou la faiblesse de l'évaluation des élèves. Tous ces éléments sont réunis aujourd'hui en France", analyse la chercheuse.
Celle-ci reste prudente sur l'effet du classement. "Est-ce PISA qui induit vraiment les réformes, ou ces projets préexistaient-ils et ont été a posteriori légitimés par l'étude?", se demande l'universitaire. Depuis plusieurs semaines, le ministre de l'éducation nationale, Xavier Darcos, multiplie les références aux études internationales.
Lundi 3 décembre, sur France-Culture, M. Darcos évoquait ainsi les mauvais résultats en mathématiques des élèves français pour justifier de "remettre de l'école dans l'école" et plaider en faveur d'un recentrage du primaire sur l'acquisition des savoirs fondamentaux, l'un des axes de sa future réforme.
[05/12/07] Ségolène Royal invitée de RTL à 7h50
[05/12/07] ségolène Royal invitée de Europe 1 à 18h30
[06/12/07] Ségolène Royal invitée de l'émission "à vous de juger"
de France 2 à 20h50 ___________________________________________________
Offre de Ségolène Royal à François Bayrou
PARIS, 4 déc 2007 (AFP) - Le député PS Jean-Louis Bianco, ancien directeur
de campagne de Ségolène Royal pour la présidentielle, a estimé qu'en proposant à François Bayrou de le nommer à Matignon si elle était élue, la candidate PS était "dans une démarche logique".
"Quand on est à 36% il n'y a pas 10.000 solutions pour être à 50%", a indiqué M. Bianco dans les couloirs de l'Assemblée nationale.
"L'alliance qu'elle a proposée était sur une base claire, on a des accords évidents sur l'Etat impartial, contre l'Etat UMP, sur le social et sur l'Europe. On a des désaccords qu'il aurait fallu
gérer sur l'économie", a-t-il ajouté.
Selon M. Bianco, "c'était une démarche logique dans cette élection présidentielle", basée sur "la volonté" de la candidate de "rassembler". Car, "en même temps qu'elle annonçait son débat avec
François Bayrou, elle a fait applaudir l'extrême gauche et confié une mission à José Bové".
Il a justifié "cette stratégie de dépassement", qui consiste à "essayer de faire une nouvelle synthèse qui peut aller de certaines idées d'extrême gauche jusqu'à certaines idées du centre".
Interrogé sur la situation actuelle au PS, M. Bianco a jugé que "pour l'instant la priorité c'est la refondation du PS, on a du temps pour voir la question des alliances".
L'objectif de l'ouvrage de Mme Royal, "Ma plus belle histoire, c'est vous", c'est "apporter sa vérité. Cela clôt une époque et en même temps cela en ouvre une autre à travers les leçons que l'on
peut collectivement tirer de cet épisode", a-t-il conclu. ___________________________________________________________
PARIS, 4 déc 2007 (AFP) - La porte-parole du groupe PS à l'Assemblée nationale, Aurélie
Filippetti, a jugé mardi que les annulations de crédits prévues dans le collectif budgétaire 2007 pour les banlieues, le logement, la recherche et l'enseignement scolaire étaient "une faute".
"Il y a 250 millions d'euros d'annulation de crédits sur les projets de rénovation urbaine, 80 millions d'annulation sur les aides au logement, 200 millions d'euros de suppression pour la
recherche, et 80 millions d'annulation pour l'enseignement scolaire", a déclaré Mme Filippetti, lors du point de presse hebdomadaire du groupe.
"L'annulation de crédits et la non consommation des budgets est une faute en soi car tous ces postes devraient être, comme le disent les discours officiels, des postes prioritaires", a-t-elle
ajouté.
Mme Filipetti a précisé que, durant l'examen du projet de loi de finances rectificative 2007 qui débute mercredi à l'Assemblée, le PS déposera des amendements "sur l'énergie et les travailleurs
pauvres".
Le groupe PS demande par ailleurs "un moratoire sur les dispositions de la loi Travail, Emploi, Pouvoir d'achat (Tepa) qui ne sont pas efficaces", a-t-elle ajouté. ________________________________________________________
PARIS, 4 déc 2007 (AFP) - Le groupe PS à l'Assemblée nationale a jugé mardi que les mesures
annoncées par Nicolas Sarkozy sur le pouvoir d'achat étaient une "mystification, une contradiction, et une régression".
"Le président n'ose pas abroger les 35 heures et préfère des mesures de contournement qui sont en fait une mystification", a déclaré la porte-parole des députés PS, Aurélie Filippetti, à l'issue
de la réunion du groupe.
"Nous allons continuer notre bataille contre la politique inefficace et injuste de Nicolas Sarkozy", a-t-elle dit, en jugeant que les annonces du chef de l'Etat sur le pouvoir d'achat étaient
"une mystification, une contradiction par rapport à la politique menée précédemment et une régression sur le plan social".
Selon elle, c'est une "mystification car cela repose sur l'idée fausse que les salariés pourront arbitrer et choisir entre loisirs et travail, une contradiction parce qu'on ne sait à quel taux
vont être rachetées les RTT et une régression par rapport à la durée légale du travail".
En revanche, "le PS a des propositions immédiates et concrètes", a-t-elle dit en citant l'augmentation de la prime pour l'emploi, la baisse ciblée de la TVA et les chèques transports.
"Nous demandons la suppression immédiate de la redevance TV pour les 780.000 ménages qui ne payent pas l'impôt sur le revenu mais payent la taxe d'habitation et devront payer à partir de cette
année la redevance télé", a-t-elle ajouté.






