"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Voir les signataires
ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
La liste des réformes
Des procédures plus modernes, au service des usagers
Un État réorganisé et allégé
Un État mieux géré
Le comité de suivi
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Voici la liste des réformes qui devraient changer à la fois les méthodes de l'administration et la vie quotidienne des citoyens.
Ce texte (y compris l'intitulé des chapitres et les exemples) est extrait du rapport présenté par Eric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, rapporteur général de la révision générale des politiques publiques (RGPP), ainsi que de la liste des réformes adoptées par le premier conseil de modernisation des politiques publiques réunissant, sous la présidence du chef de l'Etat, l'ensemble du gouvernement et le comité de suivi de la RGPP.
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: Des administrations recentrées
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FORUM DE LA RENOVATION : LES SOCIALISTES ET LE MARCHÉ
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Forum « le socialisme et le marché »
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| Contribution de Ségolène Royal | |
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La mondialisation est un fait : c’est la mise en relation croissante de tous avec tous. Elle
s’accélère mais ne date pas d’aujourd’hui. Cette dynamique d’extension des échanges planétaires et d’évolution permanente de la division internationale du travail est, depuis
l’origine, inscrite dans le logiciel des temps modernes. À cause du développement des moyens de communication, des bateaux des conquistadors aux réseaux Internet d’aujourd’hui. Et à
cause de l’irrépressible propension de l’économie de marché à ce que Marx appelait l’« universalisation », non sans une certaine admiration pour cette prodigieuse quoique cruelle et
aveugle vitalité. L’actuelle globalisation financière n’est qu’une étape supplémentaire de ce processus au long cours qui porte dans ses flancs le pire et le meilleur, selon ce que
nous saurons en faire. Le pire : la prédation généralisée, la concurrence sauvage, les délocalisations brutales au Nord et la surexploitation des salariés au Sud, la loi du plus fort
et du seul profit. Mais aussi le meilleur : de nouvelles chances de développement, des moyens de faire reculer la pauvreté, une interdépendance de fait des économies qui rend possible
et même vitale la solidarité des nations car nul, à terme, ne s’en sortira sans les autres et encore moins contre les autres. La mondialisation scelle, sur le fond, une communauté de destin : toute la question est de savoir si nous saurons en faire un dessein commun. On en est encore loin. En soi, la mondialisation n’est ni bonne ni mauvaise : c’est le contexte dans lequel nous vivons et agissons. Elle n’est ni forcément heureuse ni inéluctablement malheureuse : c’est un mélange de contraintes, dont il faut tenir compte pour être efficace et se protéger là où c’est nécessaire, et d’occasions qu’il faut savoir saisir et orienter dans le sens du bien commun. Ce que je crois, c’est qu’il n’y a pas de fatalité de la mondialisation qui ne laisserait aucune latitude stratégique aux entreprises et condamnerait les pouvoirs publics à l’impuissance. Cet alibi des partisans du laisser faire ne résiste pas à l’examen. La suite du texte ici |
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Dans « Maintenant », je mettais déjà en
garde ….
Extrait :
« Il faut défendre ce système remarquable qui a permis de financer 4,5 millions de logements sociaux et ouvre à 45 millions de Français l'accès à une épargne populaire. Les Caisses d'Epargne avec le Livret A et la Banque Postale avec le Livret Bleu ont le monopole de cette collecte dont le produit – 125 milliards d'euros – est centralisé à la Caisse des Dépôts qui s'en sert pour financer la construction des HLM. La plupart des épargnants ne roule pas sur l'or : un Livret A sur trois a un encours inférieur à 75 euros . Le Livret A, c'est aussi un rempart contre l'exclusion bancaire : beaucoup de RMIstes s'en servent pour des opérations bancaires de base car les retraits, les depôts et les chèques sont gratuits. Tout cela entre dans le cadre des missions de service public des Caisses d'Epargne et de la Banque Postale. Mais les autres banques guignent le pactole et veulent, elles aussi, pouvoir placer des Livrets A car c'est un bon produit d'appel qui leur permettrait de recycler l'épargne vers des produits financiers classiques. Elles ont donc saisi Bruxelles et la Commission européenne a ouvert contre la France une procédure d'infraction pour distorsion de la concurrence. Or quels sont les risques d'une banalisation du placement des Livrets A, c'est-à-dire d'une libéralisation totale du marché de l'épargne ? La fragilisation des petits épargnants, ceux dont les comptes seraient estimés non rentables. Et l'assèchement du financement des logements sociaux alors même que le pays doit en construire davantage. L'attaque contre le Livret A est un cas d'école de l'intégrisme de marché opposé à l'intérêt général. Le rôle de la puissance publique, c'est de défendre ce qui marche contre les attaques d'un secteur bancaire tellement à l'affût de tout ce qui rapporte qu'il fait payer au prix fort la moindre de ses opérations courantes. Les banques qui réclament la fin de cette épargne réglementée, qui a pourtant fait ses preuves, se drapent dans l'idéologie de la concurrence « libre et non faussée » mais ne répugnent pas, si l'on en croit les associations de consommateurs, aux ententes tarifaires… ».
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