"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
Vous fêterez le 4 février prochain les 40 ans de la communauté urbaine de Lille, dont 18 sous votre présidence. Avez-vous le sentiment du devoir accompli ?
J'ai passé trente ans à la mairie de Lille et 18 ans ici à la communauté urbaine. Mes activités communales et communautaires ont été un vrai plaisir, un vrai bonheur. J'ai connu des grandes joies, parfois quelques déceptions. Mais si je devais recommencer, je reprendrais un bail de 18 ans. C'est moi qui ai décidé de ne pas aller plus loin. Il n'y avait que l'état civil qui pouvait m'arrêter !
Incontestablement, la ville de Lille est arrivée à maturité, la communauté urbaine aussi. Un journaliste a parlé de la métamorphose de Lille, c'est vrai. Quant à la communauté urbaine, c'est encore plus saisissant car les communautés avaient à l'origine des compétences obligatoires, de tous les jours. L'institution s'est imposée. La communauté urbaine de Lille et les autres communautés ont acquis leurs lettres de noblesse, il y avait beaucoup à faire. Mais comme je pense qu'on peut encore faire beaucoup plus, j'ai passé la frontière. J'ai appris il y a deux jours que le préfet n'avait plus qu'à signer l'arrêté pour permettre de lancer l'Eurodistrict. Du côté belge, il faudra qu'il y ait un gouvernement pour conclure cet accord. Un million de personnes de ce côté-ci de la frontière, un million de l'autre côté, cela fait deux millions. Je considérais jusqu'à présent, compte tenu de mon espoir d'avoir à Lille une grande métropole européenne, qu'elle n'était pas encore arrivée au seuil. Il était nécessaire de former avec le district européen un ensemble de deux millions. Si je restais encore au-delà de mon mandat, ce que je ne ferai pas, je pense qu'avec le bassin minier, soit un million d'habitants, nous pourrions former un ensemble de 3 millions d'habitants c'est-à-dire à un seuil où l'on peut vraiment peser sur le plan européen, grâce à un niveau de grandeur, de population, de surface, pour mieux agir encore.....(...)

(...)Pour vous, ce leader possible, c'est toujours le même, Ségolène Royal, ou alors vous avez un petit peu évolué sur la question ?
J'ai choisi et soutenu Ségolène Royal parce que je voulais le changement et qu'elle incarnait ce changement. Sa démocratie participative m'allait tout à fait. Et puis c'était une femme qui avait une force d'attractivité incontestable. Certes elle n'a pas gagné mais elle a tout de même rassemblé 17 millions de voix. Ce que j'ai moins aimé c'est la fin de sa campagne, quand elle a mis en cause le Parti socialiste. Je suis viscéralement attaché à la communauté socialiste mais quand elle a décidé de ne pas venir à notre conseil national pour tirer les enseignements de cette campagne, je n'étais pas du tout dans cet état d'esprit. C'est là que je lui ai dit : je reste avec toi mais je fais deux pas en arrière. Donc, je suis toujours dans ce cercle. Je dois dire qu'elle s'est beaucoup corrigée depuis et qu'elle a repris sa place. Nous allons maintenant laisser passer les élections municipales puis trouver d'abord le Premier secrétaire de notre parti et plus tard le leader. Ségolène reste au premier rang et une personnalité de tout premier plan.
Est-ce qu'on lui laisse sa place à cette nouvelle génération ?
Cela fait 40 ans que je suis au bureau national, je vois le changement, je vois des nouvelles personnaliés. Mais je crois que c'est prématuré.
Il faut laisser passer les municipales et après on verra ! En tout cas je ne veux pas être un leader sur ce plan là. Je veux venir avec ma fédération et sa réflexion concertée et forte parce que
nous sommes nombreux, que nous pesons dans les choix du parti socialiste....Texte intégral
ici
au Président le résultat d’un an d’enquête.
«Implacable». Pour Dominique Versini, défenseure des enfants depuis 2006 (institution indépendante), ce genre de parcours pointe «le côté implacable des procédures administratives qui ne savent pas toujours faire du sur-mesure pour ce type de jeunes multifracturés».
Le rapport qu’elle remettra aujourd’hui au président de la République à l’occasion de la Journée internationale des droits de l’enfant porte sur ces «adolescents en souffrance». Pendant un an, son équipe a rencontré pédopsychiatres, enseignants et proviseurs, infirmières scolaires, magistrats de la jeunesse, services de l’aide sociale à l’enfance. Elle s’est également rendue dans un centre fermé et dans le quartier des mineurs d’une maison d’arrêt. Le résultat est un «plaidoyer pour une véritable prise en charge» qui pointe les manques et les besoins.
Près de 15 % des 11-18 ans sont dans une situation de grande souffrance. Soit 900 000 ados. Chaque année, 40 000 essaient de se tuer. Aux signes classiques de souffrance psychique (les addictions, les troubles du sommeil) se greffent l’absentéisme, la montée de la violence sur soi (scarification) ou sur les autres (comme le «happy slapping»). «Le fait de me saigner me faisait du bien, voir mon sang couler me soulageait et me fascinait, cela me permettait de faire évacuer la souffrance et de ressentir que j’étais ailleurs», explique ainsi Brian, 19 ans.
L’adolescent demeure pourtant «le grand oublié des politiques publiques». Entre deux âges, il est encore trop rarement le destinataire de récents programmes spécifiques de prévention, regrette le rapport.
Saturé. Dominique Versini s’est penchée sur le dispositif psychiatrique et médico-social, complètement saturé. Il faut attendre de trois mois à un an avant d’obtenir un rendez-vous dans un centre.
En 2005, 800 postes de psychiatres et 15 000 postes d’infirmiers étaient vacants. Or en quinze ans, la demande de soins a augmenté
de 70 %. Dans le même temps, le nombre de lits d’hospitalisation à temps plein en pédopsychiatrie est passé de 5 380 à 1 860. Seize départements n’en disposaient pas. A ce jour, plus d’une
vingtaine de maisons d’adolescents sont en projet. Celles qui existent (18) sont peu repérables et pas forcément ouvertes aux heures qui conviennent aux adolescents. Information et accueil des
jeunes et leur famille, mise en réseau, prévention… La défenseure des enfants formule 25 recommandations.
des salaires et des retraites"
"On ne réforme pas la France dans la brutalité et l'arrogance ... en dressant les Français les uns contre les autres", a affirmé l'ex-candidate socialiste devant la presse depuis ses nouveaux locaux du 95 boulevard Raspail à Paris.
"Nicolas Sarkozy doit nous dire comment il compte réformer la France en entraînant tout le monde", ce qui implique de "donner une explication claire d'une répartition juste des efforts à accomplir et des progrès à distribuer et à répartir", selon elle.
"Il faut dès maintenant remettre l'ensemble des partenaires autour de la table, autour d'un Grenelle du pouvoir d'achat, des salaires et des retraites, parce que tout se tient", a proposé Mme Royal. Elle a précisé que "dans ce Grenelle, il faut intégrer les questions de santé et de logement".
Le secrétaire général de la CFDT François Chérèque a critiqué lundi l'attitude de la CGT, responsable selon lui de la poursuite de la grève contre la réforme des régimes spéciaux. Il a dénoncé sur France-2 une "forme de coproduction entre le gouvernement et la CGT en particulier pour organiser cette grève, pour montrer ses muscles".
"On a d'un côté des syndicats qui ont fait croire aux cheminots qu'ils pourraient continuer à travailler 37 ans et demi alors qu'on sait pertinemment que les 40 ans pour tous les salariés dans notre pays sont inéluctables", a-t-il affirmé. D'autre part, "le gouvernement a besoin de montrer que cette réforme est difficile", selon le dirigeant syndical.
Regrettant qu'on n'ait "pas laissé le temps à la négociation", le secrétaire général de la CFDT a souhaité "un peu moins de pudeur": "Cette grève, il
faut maintenant la suspendre et négocier au plus vite", a-t-il réclamé. AP










