"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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FO, SUD-RAIL ET LE CFDT PRÊTS À NÉGOCIER
Force ouvrière a dit à son tour être prêt à débuter immédiatement des négociations sans attendre mercredi. "Bien que cette réunion tripartite soit déjà programmée, la fédération Force ouvrière des cheminots reste disponible à toute sollicitation de l'entreprise et du gouvernement qui permettrait d'entamer sans délai des négociations dans un cadre unitaire", a indiqué le secrétaire général de FO-Cheminots, Eric Falempin.
Le secrétaire fédéral de SUD-Rail, Christian Mahieux, s'est lui aussi dit favorable à avancer la date de la table ronde entre syndicats et direction de la SNCF. "Si la direction de la SNCF et le gouvernement veulent avancer cette réunion, les cheminots sont prêts. Nous souhaitons évidemment que les discussions commencent le plus vite possible", a-t-il déclaré sur LCI. "Nous sommes prêts à discuter sur le fond de la réforme non seulement maintenant sans attendre mercredi, mais depuis la mi-septembre", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, dont le mouvement s'est retiré de la grève vendredi, a estimé lundi matin sur RTL qu'il fallait commencer au plus vite les négociations entre la direction de la SNCF et les syndicats. "Aujourd'hui, on est dans une situation assez étonnante : on fait une grève pour attendre une négociation qui a lieu dans deux jours", s'est étonné M. Chérèque. "On gêne de plus en plus les usagers (...) alors qu'on pourrait hâter le pas, négocier dès ce matin", affirme le syndicaliste, soulignant qu'"à EDF les négociations sont ouvertes depuis vendredi, à la RATP elles sont ouvertes depuis la semaine, dernière, y compris avec les syndicats qui sont en grève".
INTERROGATION SUR LE FONCTIONNEMENT DU MOUVEMENT
Le syndicaliste se demande également "depuis le début si on n'est pas dans une coproduction". Selon lui, il y a eu "une coproduction pour déclencher cette grève", avec "un gouvernement qui nous avait annoncé (...) dès le 29 octobre : il y aura une deuxième grève, mais elle ne sera pas longue". "Et maintenant, le gouvernement, avec les syndicats les plus durs de la SNCF, organise la jonction avec la journée d'action des fonctionnaires", dénonce M. Chérèque.
La ministre de la Justice Rachida Dati a écrit une lettre à tous les magistrats et aux personnels de justice, qui doivent mener une journée de grève et de mobilisation le 29 novembre. Elle demande leur soutien.
"Je sais que (la réforme) a fait naître des inquiétudes, des incompréhensions, mais aussi qu'elle peut susciter des attentes et des espoirs (...) C'est avec vous que cette réforme doit s'accomplir, car sans vous, elle n'a pas d'avenir", écrit-elle dans ce document diffusé par son cabinet.
Le PS a annoncé que des élus socialistes manifesteraient mercredi devant le ministère de la Justice pour protester contre cette réforme qui prévoit la suppression de 176 tribunaux d'instance, 23 tribunaux de grande instance, 55 tribunaux de commerce sur 160 et 63 conseils des prud'hommes sur 271.
Le ministère n'a pas exclu lundi de revenir sur les suppressions de conseils de prud'hommes, juridictions spéciales composées de représentants syndicaux et du patronat et chargées de régler les conflits du travail.
Guillaume Didier, porte-parole du ministère, a déclaré qu'après une publication dans "les prochains jours" au Journal officiel, les préfets mèneraient une concertation au niveau local pendant trois mois pour confirmer ou infirmer les décisions de suppressions.
Le PS s'est indigné lundi des décisions concernant les prud'hommes. "Nous ne pouvons pas accepter cette situation, c'est pourquoi à l'occasion de la réunion à Paris du Congrès des maires de France, il y aura une manifestation mercredi après-midi, place Vendôme, des élus socialistes", a dit Stéphane Le Foll, directeur de cabinet du premier secrétaire, François Hollande, lors du point de presse hebdomadaire du parti.
MAIRIE UMP "MORTE" A BEAUVAIS
Les élus PS "seront vraisemblablement rejoints par d'autres, mobilisés par cette question", a-t-il ajouté. Certains députés UMP ont voté contre le budget de la justice la semaine dernière à l'Assemblée nationale pour protester contre les fermetures de tribunaux.
Le PS critique la suppression visant, dit-il, des juridictions qui fonctionnent bien. "On ne peut pas mettre insuffisamment de moyens et supprimer partout ce qui constitue cette justice de proximité, qui fonctionne très bien, évite l'engorgement d'autres tribunaux et permet à des conflits sociaux de se régler dans de bonnes conditions", a dit Stéphane Le Foll.
La Ligue communiste révolutionnaire (LCR) a estimé que cette réforme des prud'hommes allait "inévitablement allonger les délais d'attente".
Le ministère répond qu'il s'agit de regroupements, que le nombre de conseillers prud'homaux ne sera pas réduit et dit espérer que sa réforme va même améliorer le traitement des dossiers.
La grogne ne s'est pas apaisée sur les autres suppressions de juridictions, notamment les 176 tribunaux d'instance et 23 tribunaux de grande instance en cause.
La municipalité de Beauvais (Oise) et son maire UMP, Caroline Cayeux, ont organisé lundi une journée "mairie morte" pour protester contre le choix de la ville de Senlis, fief du ministre du Budget et de la Fonction publique, Eric Woerth, comme pôle d'instruction judiciaire du département.
Le directeur de cabinet de la ministre de la Justice Rachida Dati a reçu au ministère lundi les syndicats des personnels du monde judiciaire, pour prévoir des mesures d'accompagnement. Ces syndicats appellent à une grève le 29 novembre.










