Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
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Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Mardi 9 octobre 2007
ARIS (Reuters) - Des élus UMP, échaudés par la stratégie d'ouverture de Nicolas Sarkozy, se sont offusqués mardi des vives critiques de Fadela Amara sur les tests ADN, estimant pour certains que la secrétaire d'Etat à la politique de la ville devait éprouver jusqu'au bout sa liberté en quittant le gouvernement.

"Dégueulasse". La fondatrice de "Ni putes ni soumises", qui a toujours revendiqué son statut de "femme libre" au sein de l'équipe de François Fillon, n'a pas mâché ses mots pour récuser l'amendement ADN, déjà dénoncé par d'autres recrues de l'ouverture, Bernard Kouchner ou Martin Hirsch.
 

"L'ADN, je ne suis pas d'accord, parce que je pense qu'on touche à quelque chose qui n'est pas bon pour notre pays", a-t-elle déclaré lundi à des journalistes en marge de la présentation de son "skyblog".

 

"Je le dis aussi en tant que fille d'immigrés : y'en a marre qu'on instrumentalise à chaque fois l'immigration, pour des raisons très précises. Je trouve ça dégueulasse!".

 

Des députés UMP se sont sentis "injuriés" par ces propos.

 

"Les ministres d'ouverture ne sont pas exonérés de respecter le Parlement", a souligné mardi Bernard Deflesselles, deuxième vice-président du groupe majoritaire.

 

Pour Claude Goasguen, "il y a des excroissances de langage qu'on ne devrait pas se permettre quand on est ministre".

 

"Je trouve que d'avoir traité de 'dégueulasse' cet amendement, c'est un peu 'dégueulasse' pour tout dire. Que ce soit un ministre d'ouverture ou un ministre de fermeture, un ministre c'est un ministre", a-t-il jugé.

 

Le projet de loi sur la maîtrise de l'immigration a été adopté le 20 septembre par les députés et le 5 octobre par les sénateurs. L'amendement ADN, proposé par le député UMP Thierry Mariani, a été expurgé mais conservé. Il prévoit des tests ADN facultatifs pour les candidats au regroupement familial.

 

"CE N'EST PAS COHERENT"

 

"Je suis persuadé que c'est le Parti socialiste qui est visé, parce que je ne pense pas qu'un ministre puisse dire ça de sa propre majorité. Comme elle (Fadela Amara) n'a pas dit qui elle visait, je suis persuadé qu'elle visait ses amis socialistes", a feint de croire Thierry Mariani.

 

"A l'évidence, le Parti socialiste se livre à une exploitation honteuse. Donc la ministre a entièrement raison", a-t-il affirmé.

 

Pour François Goulard, député UMP villepiniste hostile à l'amendement ADN, la "cohérence" de l'ouverture, plébiscitée par 62% des Français, selon un sondage, est en jeu.

 

"Elle est au gouvernement ou elle n'y est pas. Employer un terme aussi fort s'agissant d'actes qui sont soutenus par certains membres du gouvernement, je crois que ce n'est pas cohérent", a-t-il déclaré.

 

"Je comprends Mme Amara, mais je ne comprends pas son expression et en même temps son maintien au gouvernement", a-t-il ajouté.

 

L'ex-socialiste Jean-Marie Bockel, secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie, a regretté une polémique "qui n'apporte pas grand'chose et brouille le message" tout en défendant la diversité gouvernementale.

 

"Chacun son style, chacun sa manière d'être. Fadela Amara est quelqu'un de franc et de direct. Il faut la prendre comme elle est. C'est tout à l'honneur du président d'avoir dans son équipe des gens très divers", a-t-il dit.

 

Au Parti socialiste, on se réjouit sans l'avouer de l'écart de Fadela Amara, dont l'entrée dans le cercle sarkozien avait été mal perçue.

 

Pour Arnaud Montebourg, l'épisode Amara dénote "un gouvernement qui est incohérent, tiré à hue et à dia, et dont on doit regarder aujourd'hui la fragilité plutôt que la cohérence".

 

"Mme Amara doit pousser la logique jusqu'au bout et démissionner si l'amendement Mariani n'est pas retiré", a estimé pour sa part André Vallini, porte-parole du groupe socialiste, radical et citoyen (SRC).

 

La secrétaire d'Etat à la politique de la ville avait affirmé qu'elle démissionnerait "le jour vraiment où ce sera trop insupportable, le jour où ce sera trop dur".

 

Bernard Kouchner, ministre emblématique de l'ouverture, concède dans La Croix qu'il n'est "pas toujours facile" de trouver "l'équilibre entre une nécessaire solidarité gouvernementale et l'expression de ses convictions".

Mardi 9 octobre 2007
par Michel Noblecourt
Principale force de l'opposition, le Parti socialiste est décidément dans une étrange situation. Jusqu'au prochain congrès, après les élections municipales de 2008 (à la fin du printemps ou à l'automne ?), François Hollande est toujours premier secrétaire. Mais déjà, n'étant pas candidat à un cinquième mandat, artisan d'une rénovation qu'il ne mènera probablement pas à son terme, il est perçu comme hors du film en cours, ailleurs, n'ayant plus, tel un leurre, qu'une apparence de pouvoir.

Dans son interview à Charlie Hebdo du 3 octobre, M. Hollande le reconnaît en creux, en décrivant la gauche comme une "armée mexicaine", avec des responsables socialistes "libres de s'exprimer en ne représentant qu'eux-mêmes, mais en brouillant le message du Parti socialiste".

Ebranlé par l'ouverture présidentielle, secoué par une profonde crise d'identité, le PS est aussi victime de ce que M. Hollande appelle le "bougisme aigu" de Nicolas Sarkozy, qui a en permanence trois annonces en poche et cinq réformes en préparation. Face à cette rafale de chantiers présidentiels, le PS est d'autant plus inaudible qu'il n'est pas en état de remplir le contrat qu'il s'est lui-même fixé : s'opposer sans en rester à la dénonciation et proposer des réformes alternatives. Faute d'être au clair sur leurs propositions, à l'exception des régimes spéciaux de retraite où une réflexion sur leur "évolution" a été amorcée, les socialistes peinent à donner de la cohérence et de la visibilité à une "autre politique". Et leur cuirasse risque de garder ce défaut tant qu'ils n'auront pas préalablement entrepris leurs travaux de rénovation. Début 2008, et alors que le PS aura théoriquement achevé la première phase de sa rénovation - la seconde étant prévue au moment même du congrès -, au cours de laquelle les différentes personnalités se feront concurrence pour en être l'incarnation, M. Hollande cessera d'être transparent. Il rendossera, pour la bataille des municipales, les habits de chef de campagne qui lui ont si bien réussi pour gagner la séquence électorale de 2004 (régionales, cantonales et européennes). Mais la question de savoir qui lui succédera pour devenir le premier secrétaire du PS, et donc en principe son leader, restera entière.

Or, à partir du moment où le PS fait sienne l'équation selon laquelle c'est lors d'un nouveau congrès en 2010 qu'il désignera son candidat à l'élection présidentielle de 2012 et que de facto il se rallie à l'idée de M. Hollande jugeant "judicieux" que le premier secrétaire de 2010 brigue aussi l'Elysée, il est face à un véritable dilemme. Les présidentiables vont y regarder à deux fois avant de tenter de "prendre le parti" deux ans avant le choix du candidat, de peur de se brûler les ailes. La solution pourrait alors être d'élire, l'année prochaine, un "patron" de transition - qui céderait sa place au candidat en 2010... ou s'engagerait à ne pas l'être -, mais ce schéma ne réglera pas la question du leadership. la suite ici

par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
Mardi 9 octobre 2007
Malléable
libe.gifPar laurent joffrin
QUOTIDIEN : mardi 9 octobre 2007

 
Une étrange aventure institutionnelle se déroule sous nos yeux sans que personne ou presque ne s’en émeuve : nous avons changé de régime. Article 20 de la Constitution : le gouvernement détermine et conduit la politique de la nation. Qui peut affirmer aujourd’hui, sans rire, que cet article essentiel à l’équilibre des institutions est un tant soit peu respecté ? Non seulement le Premier ministre, selon la nouvelle terminologie officielle «coordonne» l’action publique au lieu de la diriger, mais notre enquête démontre que derrière l’équipe officielle se trouve un autre gouvernement, à bien des égards le vrai, composé des principaux conseillers du Président. Claude Guéant peut contredire une ministre à la télévision, Henri Guaino défendre une ligne politique distincte de celle de François Fillon sur toutes les tribunes et Georges-Marc Benamou donner l’impulsion de la politique culturelle : non seulement cela ne trouble personne, mais encore se félicite-t-on bruyamment de la «modernité» de ce fonctionnement radicalement nouveau.

 
 
On dira que la Constitution de la Ve République est élastique, ce qui lui permet de s’adapter à toutes sortes de situation, y compris la boulimie sarkozienne. Comme le roseau dans la fable, elle plie mais ne rompt pas. Aphorisme pour aphorisme, on citera tout de même celui d’Alphonse Allais : «Le caoutchouc serait un matériau très précieux n’était son élasticité qui le rend impropre à tant d’usages.» Car bientôt, il pourra s’appliquer à notre loi fondamentale : elle est tellement malléable qu’on ne la reconnaît plus.

Et si cette situation reste démocratique - Nicolas Sarkozy a été, bien sûr, régulièrement élu et ses projets de loi sont, in fine soumis au Parlement -, dans aucune démocratie moderne, on ne constate une telle concentration des pouvoirs. Dans l’euphorie d’un début de quinquennat, on ne s’en soucie guère. Pourtant, dans la durée, on sait bien que trop de pouvoir finit par nuire au pouvoir. Et à la démocratie.
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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