Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     

 

"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Vendredi 5 octobre 2007
Matin gris
nouvelobslogo130-1.gif par Guillaume Malaurie, codirecteur de la rédaction du Nouvel Observateur

 

NOUVELOBS.COM | 05.10.2007

 
A FORCE de se la jouer grand pourfendeur des tabous français, ce sont les principes mêmes de la République que Nicolas Sarkozy risque de faire disjoncter. Ainsi en va-t-il de l’amendement sur les tests ADN adopté par le Sénat ce matin. Un matin gris. On espérait qu’après le débat parlementaire au cours duquel nombre de personnalités de droite et de gauche ont affiché leur répugnance à l’égard de cette mesure dérogatoire du droit commun, le gouvernement aurait retiré son texte. Il n’en a rien été. Même l’avis négatif et très critique du Conseil national d’éthique délivré hier ne l’a pas fléchi.

Le gouvernement Fillon appuyé par le président de la République a préféré laissé voter un amendement à peu prés inapplicable tant il est confus mais qui ouvre des brèches très claires sur l’encadrement juridique de la maîtrise des flux migratoires. Par pure volonté d’affichage et de musculation sécuritaire. Sans doute pour récupérer une partie de l’influence dans l’opinion que la conjoncture économique est en train de lui faire perdre.

 

Ce cynisme politicien là est coupable. Si personne ne se fait aujourd’hui l’avocat d’une totale liberté d’aller et venir aux frontières de l’Union Européenne, si tous les partis admettent que la régulation des flux migratoires est une nécessité et une tâche difficile, il ne faut pas compter sur nous pour approuver dans la foulée l’adoption d’une batterie de dispositifs qui priverait les seuls migrants des droits fondamentaux de la personne humaine.

 

Et ce ne sont pas là des paroles verbeuses et angéliques. On est sur ce chemin lorsqu’il est envisagé de refuser aux sans papiers l’accès aux foyers d’hébergement d’urgence. Ou lorsque le ministre Brice Hortefeux fixe aux préfets non plus des missions de contrôle mais des objectifs chiffrés de reconduite à la frontière ouvrant la voie aux rafles collectives. Le rapport de la Cimade, rendu public jeudi, liste toute cette avalanche de privations ou d’édulcoration des droits élémentaires. Objectif : donner le sentiment aux étrangers en situation bancale, célibataires ou en famille, qu’ils sont traqués. Qu’ils n’ont plus le choix qu’entre la valise ou l’enfer.

 

Cette vision statistique et anonyme de la réalité migratoire n’est pas la nôtre. On ne peut pas regarder ces hommes et ces femmes comme des ombres qu’il faut balayer. L’infraction au séjour est certes un délit mais cela ne fait pas des contrevenants des criminels. Des bandits qui devraient, comme dans les grandes affaires pénales, être soumis au scanner de l’empreinte génétique. Chacun d’entre eux a droit à une procédure individuelle assortie de recours.

 

Que Monsieur Hortefeux se souvienne que, dans ce pays, une dizaine de millions de nos concitoyens sont d’origine étrangère. Que sans doute une bonne partie a voté Sarkozy le printemps dernier mais qu’ils ont aussi de la mémoire. Beaucoup se souviennent que lorsque leurs parents, leurs grands parents, leurs aïeuls sont arrivés d’Italie, d’Espagne ou d’Europe centrale, ils n’avaient pas tous, loin s’en faut, des passeports nickels. Ou même le moindre papier. Cette mémoire là est aussi une part non négligeable du code génétique de nos concitoyens. GM

par Yvon GRAIC publié dans : Ethique
Vendredi 5 octobre 2007
par Yvon GRAIC publié dans : Débat
Vendredi 5 octobre 2007


Evènements au Vert Bois :
 de la stupéfaction à la colère devant l’abandon du quartier

A Minuit, devant la MJC au rez de chaussée incendiée, aux vitres éclatées, il n’y avait pas grand monde autour du directeur de la MJC, des membres de son équipe. Il y avait la police et la gendarmerie d’ici, abasourdies.

 

Alors que le quartier avait retrouvé son calme, au creux de la nuit nous étions quelques uns, désarmés, les bras ballants, devant l’incroyable : des jeunes du quartier avaient attaqué le seul bâtiment du Vert Bois à la fois synonyme d’ouverture, d’épanouissement par les arts et le sport et de dialogue intergénérationnel. Le sentiment d’abandon était là, comme une gifle sur la figure.

 

Aucun élu de la Ville, pourtant réunis en conseil municipal, n’est venu cette nuit dans le quartier. Le Maire(UMP) s’est arrêté au Commissariat de Police pour une « cellule de crise » avec le Préfet dont il est ressorti la même riposte inadaptée : appeler des renforts de CRS. C’est une coutume : quand une tension se manifeste au Vert Bois, les élus sont absents. Sentiment d’abandon encore.  

 

Lorsqu’il était Ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy est venu à St Dizier, promettre un renforcement des effectifs de police et le classement du commissariat en zone sensible. On attend toujours que les promesses se concrétisent. Sentiment d’abandon toujours … et de non respect de la parole de l’Etat par lui-même. Sentiment d’abandon renforcé par la nette impression que les actes d’incivilité commis par les jeunes en cause ne sont pas sanctionnés comme ils devraient l’être.

 
 

Sentiment d’abandon enfin, quand il se confirme que la descente un récent samedi après midi, sur le commissariat de St Dizier, d’une bande de jeunes, doit rester officiellement cachée, alors que tout le monde en a maintenant entendu parler. Les autorités ont-elles peur de la mise en évidence que leurs promesses n’ont pas été tenues ?

 

Le Vert Bois, avec ses 12 000 habitants, serait la 3ème ville de Haute-Marne s’il était une commune autonome. Pas de Mairie annexe, pas de bureau de police, plus d’équipement sportif d’importance, disparition des évènements festifs populaires dont les anciens ont encore le souvenir … seule la MJC porte encore, avec courage, un message d’avenir.

 

Alors aujourd’hui, parce que les évènements de la nuit ont passé la rampe des journaux télévisés, Mme Alliot Marie nous rend une visite compassionnelle, surfant – comme c’est le style de ce gouvernement – sur l’émotion légitime. C’est le Maire qu’on aurait voulu voir cette nuit.

 

Ce que nous voulons ce sont des effectifs de police renforcés en permanence, à la hauteur des besoins, pas des escadrons de CRS qui vont et viennent et surtout mettent la pression sur la population sans faire de travail de fond. Et c’est le classement du commissariat en zone sensible. Pas difficile : il suffit de le vouloir Mme le Ministre.

 

Ce que nous voulons surtout c’est un vrai projet pour le Vert Bois, c’est un vrai projet de cohésion de toute la Ville, ce sont pas des contrat de site sans suite, des contrats de cohésion sociale qui conduisent à renoncer à ce chaque immeuble n’ait son gardien. C’est un vrai projet urbain et pas la dépossession de l’OPHLM au profit de l’Effort Rémois.

 

Ce que nous voulons c’est la paix civile, c’est réussir ensemble à Saint-Dizier.

 

Alors M. Cornut Gentille, aujourd’hui reconstruisez vite la MJC, soutenez pleinement son équipe et surtout venez installer votre Mairie ici à Saint-Dizier le Neuf pour toute l’année qui vient. Nous avons besoin de la solidarité active de tous, par delà les clivages, parce qu’il faut refaire société.

 
Faisons en sorte que les exploits que voudront accomplir les jeunes bragards soient sportifs, culturels, associatifs, professionnels, scolaires … comme c’est le cas pour la plupart d’entre eux aujourd’hui et qui souffrent de voir leurs efforts cassés par des échauffourées comme celles de la nuit dernière.

par Yvon GRAIC publié dans : Communiqué
Vendredi 5 octobre 2007

Le haut commissaire aux solidarités actives et ancien président d'Emmaüs Martin Hirsch a estimé, vendredi 5 octobre, que le dispositif, voté dans la nuit au Sénat, qui vise à exclure les sans-papiers de l'hébergement d'urgence "n'est pas acceptable". "Les centres d'hébergement doivent être là pour héberger ceux qui en ont besoin", a déclaré Martin Hirsch sur Europe 1, jugeant que "le texte, tel qu'il a été voté, pose problème".

L'ancien président d'Emmaüs a ajouté s'être "entretenu avec Brice Hortefeux pour trouver une solution", précisant : "On va se concerter pour trouver autre chose qu'un système qui serait discriminatoire", et qui rendrait "le travail des associations impossible, ou plus difficile, ou contradictoire".

COLÈRE DES ASSOCIATIONS CARITATIVES

M. Hirsch, qui s'était déjà élevé contre le recours aux tests ADN pour les demandeurs de regroupement familial, a confié : "Je serai à l'aise quand on aura trouvé une solution."

L'article incriminé a été introduit par les députés lors du passage du texte à l'Assemblée nationale et a suscité la colère des associations caritatives, dont la Fondation Abbé-Pierre, Emmaüs et SOS-Racisme. Les sénateurs, qui l'avaient dans un premier temps supprimé en commission, se sont contentés, dans la nuit de jeudi à vendredi, de le modifier en changeant de place certains termes, s'attirant les critiques de la gauche. Laurent Fabius a notamment jugé le dispositif "absurde", alors que le sénateur socialiste Louis Mermaz a refusé de "rentrer dans ces manœuvres qui aboutissent à un texte tortillé qui peut être pris dans tous les sens".

Le gouvernement s'est félicité vendredi de l'adoption par le Sénat du projet de loi sur "la maîtrise de l'immigration"."en l'état". Mais le Parti socialiste ne désarme pas et a annoncé qu'il saisirait le Conseil constitutionnel si le texte était définitivement voté

par Yvon GRAIC publié dans : Solidarité
Vendredi 5 octobre 2007
LeMonde.fr
  En adoptant aux petites heures de vendredi le projet de loi Hortefeux sur la maîtrise de l'immigration, et en particulier l'amendement revu et corrigé, mais finalement maintenu dans son principe, du recours aux tests ADN pour les candidats au regroupement familial, les sénateurs, après les députés, ont fini d'esquisser le visage le plus inquiétant de la France. S'il advenait que ce texte soit maintenu au sortir de la commission mixte paritaire prévue le 16 octobre, alors il faudra acter que notre pays a fait litière de son histoire et de sa géographie au détriment des étrangers.

Admettre que la famille ne vaut que par le lien biologique établi entre ses membres, considérer que seul le sang donne son sens et sa validation à la stricte parenté entre une mère et ses enfants, c'est nier la différence des autres. C'est nier l'existence de cultures singulières ou fermer les yeux sur les drames de contrées à fléaux qui font qu'un enfant peut ne pas être élevé par sa mère. Que des demi-frères ou demi-soeurs peuvent être des fils et des filles à part entière dans le coeur d'une femme qui ne les a pas enfantés.

Il n'est que de lire les réactions blessées de nombre de responsables africains pour mesurer combien cette tentative dommageable de tri dans les familles, outre la suspicion de fraude a priori qu'elle suggère, risque de couper la France de ses meilleurs amis. Réservée aux étrangers, la traque de l'enfant illégitime n'est pas seulement contraire au droit fixé par la loi de bioéthique, qui limite la recherche de la signature génétique à des fins médicales ou judiciaires. Il y a de la haine dans cette course à l'ADN, de la haine des autres, de la haine de soi. On ne se respecte pas quand on manque ainsi d'humanité. A gauche, mais aussi à droite, des voix s'élèvent contre cet amendement, se mêlant aux voix des Eglises et du Conseil national d'éthique. On aimerait que la représentation nationale les entende. Sauf à miser sur le Conseil constitutionnel pour préserver notre législation de repoussantes dérives.

Vendredi 5 octobre 2007
par Yvon GRAIC publié dans : La vie du PS
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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