"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Technocentre de Renault :
le temps de travail
excessif mis en causedans un rapport indépendant
Ce temps comprend le travail à domicile, fréquent, même pour les techniciens, et les trajets imposés par l'entreprise, mais exclut la pause-déjeuner. 20 % des techniciens et agents de maîtrise interrogés ont indiqué travailler très souvent au-delà du nombre d'heures hebdomadaires prévues "sans compensation", selon l'étude commencée en juin et basée sur un questionnaire auquel 64 % des 9 200 salariés Renault du Technocentre ont répondu, ainsi qu'une centaine d'entretiens individuels.
Interrogée vendredi 12 octobre, la direction n'a pas souhaité faire de commentaire avant la réunion du CHSCT prévue jeudi 18 octobre, où le rapport doit être présenté. Selon la CFDT, citant Technologia, 30 % des salariés interrogés présentaient "une forte probabilité de troubles pathologiques dus à leurs conditions de travail" et 51 % ne se sentaient "pas soutenus par leur hiérarchie". L'expertise avait été demandée par des syndicats dès le premier des trois suicides de salariés du Technocentre, intervenus entre octobre 2006 et février 2007, et dont l'un a déjà été reconnu comme accident du travail, les deux autres étant en cours d'examen.
"Pour la première fois, une enquête indépendante apporte des signes objectifs et concrets de dépassement massif du temps de travail chez Renault", s'est félicité un syndicat. Technologia "a cherché à savoir si l'organisation générait de la souffrance au travail", a précisé Denis Dedieu (CFDT), et relevé "des difficultés dans le management de proximité", ainsi qu'un "manque d'autonomie de décision" pour tous, du fait de l'augmentation du niveau d'exigence de la direction et d'une mauvaise répartition de la charge de travail.
Selon la sociologue Annie Thébaud-Mony, sollicitée par ailleurs par le syndicat SUD, les évaluations individuelles des salariés par leurs supérieurs ont, en outre, "pris un tour douloureux et même humiliant", puisqu'ils peuvent être "mis en cause devant leurs collègues".
Le Technocentre a doublé le nombre de modèles de voitures à concevoir chaque année, depuis le contrat 2009 du PDG, Carlos Ghosn, lancé en février 2006.
Avant même les résultats de l'étude de Technologia, la direction avait semblé reconnaître le problème et présenté un "plan de soutien" assorti, fin septembre, de "mesures sur la maîtrise du temps de travail". Elle avait notamment resserré les horaires d'ouverture de ses cinq sites d'ingénierie (15 000 salariés) de 7 heures à 20 h 30 en semaine, contre 5 h 30 à 22 h 30 jusqu'alors. La direction reconnaissait alors "une maîtrise insuffisante du temps de travail, conduisant à des temps de présence et de travail qui peuvent être excessifs", "un temps de repos parfois insuffisant" et "une diminution des occasions d'échange et de convivialité".
QUOTIDIEN : mardi 16 octobre 2007
Encore pourquoi ? Parce que c’est un test qui va à l’encontre de ce qui fonde la «filiation»
dans notre République, à savoir la reconnaissance et la déclaration, une véritable déclaration d’amour. Oui, une déclaration d’amour ! Oui, oui, car si je dis «il est mon fils»,
«elle est ma fille», la République et tous ses citoyens leur reconnaissent alors la légitimité de porter ce titre, et bien plus, de porter un nom : en faisant ainsi, la République inscrit
nos enfants dans une lignée, dans une histoire.
Nous refusons en bloc un amendement qui, sous couvert d’intégrer plus rapidement celles et ceux qui attendent ici leur famille, les stigmatise, les marque au fer rouge, en inscrivant un soupçon d’irrégularité dans le sang d’hommes et de femmes qui sont, rappelons-le, totalement en règle.
Il s’agit bien de l’ère du soupçon ! Car ce qui est désigné ici c’est «l’étranger», «l’autre», cet autre qui veut à tout prix mentir et tromper ! Et pour le prouver il serait alors demandé un traçage génétique, comme s’il s’agissait de bétail, de vaches folles !
Sommes-nous donc devenus fous au point d’oublier que quand la xénophobie fait appel à la science et à la technologie, alors le pire a toujours été possible… Et le pire reste toujours à craindre ! Cet amendement est tout simplement hors la loi au regard des règles de la bioéthique.
Nous sommes tous des sang-mêlé, nous sommes tous des Français, nous sommes tous des filles et des fils de France, qui refusons que l’amour d’une mère et l’amour d’un père puissent être réduits à une paire de chromosomes !
La France est le pays des droits de l’homme et du citoyen. Accepterons-nous qu’il y ait demain des droits pour les citoyens d’un côté et de l’autre côté des droits différents pour ces «autres», ces hommes et ces femmes qu’on empêcherait d’être citoyen. Comme si ces hommes et ces femmes, en quittant leur pays, avaient perdu le droit, ici, d’être tout à fait des êtres humains.
Je veux espérer que notre président de la République ne laissera jamais pareille chose se produire, et comme lui, je veux croire qu’ensemble tout devient vraiment possible.










