"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
L’hebdo des socialistes n°461
Au
sommaire de L’hebdo cette semaine :
L’édito
Actualités France
Actualités Internationales
Dossier Environnement : Notre santé n’est pas un simple commerce
Rénovation du PS : Participez !
Lettre ouverte aux socialistes :
Courriers de la rénovation
L’hebdo en ligne Télécharger L’hebdo (format pdf / 2,6 mo)
Selon un sondage de l'institut CSA pour Marianne, rendu public vendredi 12 octobre, 71 % des électeurs de gauche
veulent une candidature de Ségolène Royal en 2012, contre 27 % qui refusent cette possibilité. Parmi l'ensemble des Français, seul 46 % des personnes interrogées souhaitent voir
Mme Royal se représenter.Ceux qui ont voté pour la candidate socialiste au premier tour de la présidentielle sont 68 % à penser que ses chances d'être élue sont grandes, 31 % les jugeant faibles. Dans l'ensemble de l'électorat, seules 40 % estiment que ses chances de succès seraient grandes, contre 55 % qui les jugent faibles.
Autre point abordé par ce sondage, celui de la responsabilité de l'échec du Parti socialiste en 2007. Pour 69 % des personnes interrogées, c'est le parti qui est le principal fautif, un pourcentage qui monte à 81 % dans l'électorat de Mme Royal au second tour. Pour diriger le PS, c'est le maire de Paris, Bertrand Delanoë, qui apparaît comme le candidat favori des Français, 28 % le citant en premier, devant Ségolène Royal (18 %) et Laurent Fabius (14 %).
Déni de justice
Nombre d'experts, juristes et magistrats, psychiatres et sociologues, avaient pourtant mis en garde : malgré de multiples travaux, aucune corrélation n'a jamais pu être établie entre la sévérité de la peine et le taux de récidive. Mieux même, l'analyse du système de peines planchers instauré aux Etats-Unis ou au Canada depuis une vingtaine d'années démontre qu'il est souvent contre-productif, notamment chez les mineurs, comme l'a souligné la commission de suivi de la récidive du ministère de la justice, il y a quelques mois.
Sourd à ces avertissements, le gouvernement a mis en oeuvre les engagements de Nicolas Sarkozy durant sa campagne et la philosophie répressive qui les inspire : à ses yeux, la sanction est le premier instrument de la prévention. Comme le répète à l'envi la garde des sceaux, Rachida Dati, "nous devons apporter une réponse ferme" à cette France en quête "de sécurité et de tranquillité".
Ce qui devait arriver arrive donc. Jusqu'à présent, le juge était chargé d'adapter la peine à la gravité des faits ; aujourd'hui, l'infraction suffit à définir la peine. C'est un camouflet pour les magistrats, ainsi soupçonnés de laxisme alors même que les peines n'ont cessé de s'alourdir depuis quinze ans. Mais cela revient surtout à nier les principes du droit français, mais aussi européen : l'individualisation de la peine, la prise en compte du parcours du délinquant, l'équilibre entre les circonstances de l'infraction et la personnalité de l'individu ; le tout à l'appréciation du magistrat chargé, naturellement, de punir la faute, mais aussi d'offrir une chance de réinsertion. C'est ce travail d'orfèvre qui est brutalement remis en question.
Les conséquences sont prévisibles : à l'instar de ce qui s'est passé aux Etats-Unis, la population carcérale va augmenter, voire exploser, alors même qu'avec 60 000 détenus les prisons françaises affichent déjà un taux de suroccupation de 120 %. Or chacun sait que la prison est tout sauf un antidote à la récidive, en particulier pour les petits délinquants.
Vouloir rassurer l'opinion est une chose. Mais à quel prix et pour quel résultat ? Une justice automatique est une justice aveugle. Et une justice aveugle conduit, inévitablement, au déni de justice.
Par laurent joffrin










