Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Lundi 3 septembre 2007

Accueil favorable au comité
de liaison de la gauche

Le PCF, les Verts et le PRG sont favorables à la proposition formulée par François Hollande lors de l'université d'été du PS.François Hollande

 

Le "comité de liaison" de la gauche proposé dimanche par François Hollande va dans le sens de vœux exprimés par les Verts, le PCF et le PRG.

Soulignant que la stratégie de son parti est "le rassemblement de la gauche" le Premier secrétaire socialiste a proposé que ce "comité de liaison" juge la politique gouvernementale et lance des initiatives, par exemple sur le pouvoir d'achat ou le budget.

Puis, a dit François Hollande, "il faudra aller plus loin" et "faire des propositions communes", par exemple "sur le Grenelle de l'environnement.

Débat

"Le PCF est favorable à un comité de liaison de la gauche pour l'organisation de la riposte face à la politique de Sarkozy", indique un communiqué du parti communiste, qui rappelle la proposition de Marie-George Buffet de réunir un collectif "pour déployer un contre-offensive contre la politique régressive du gouvernement".
 
 

"Le PCF participera à toutes les initiatives permettant de nourrir le débat de fond pour dégager le contenu d'une alternative de gauche forte", ajoute le communiqué.

Enfin

Le président du PRG (radicaux de gauche) Jean-Michel Baylet a indiqué, dans l'édition de la Dépêche du Midi à paraître lundi, que la proposition de François Hollande constitue "enfin une bonne initiative du PS". "Naturellement, nous y répondrons de manière positive", a poursuivi le président du PRG.

De son côté, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, avait déjà suggéré la semaine dernière une reprise des actions communes avec d'autres partis de gauche, et dans un premier temps "l'ouverture de discussions sur le Grenelle de l'environnement".

"Le plus dangereux serait que chacun entonne à nouveau le chœur du "chacun chez soi bien au chaud"", avait-elle prévenu.

Le premier secrétaire a exclu de son initiative la Ligue communiste révolutionnaire, précisant que son appel ne concernait pas "le parti guévariste en train de se créer", allusion au parti anticapitaliste qu'Olivier Besancenot veut construire autour de la LCR.

Lundi 3 septembre 2007

Les principaux points
du discours de F. Hollande

NOUVELOBS.COM | 03.09.2007
Voici les principaux points du discours de clôture de l'université d'été 2007 du PS abordés par François Hollande, premier secrétaire du parti socialiste:

Sur l'état du PS

"Vous avez démontré par votre présence, par votre travail ici (...) que vous étiez prêts à faire le premier pas pour une nouvelle marche. Cette marche, elle sera longue", a dit le premier secrétaire aux militants du parti. "Elle ne tiendra pas à quelques changements de comportements, de renouvellements de personnes et de modifications statutaires".
"Je ne crois ni à la secousse salvatrice ni à la crise salutaire, je suis pour le changement assumé et maîtrisé, pas pour l'abandon ou le reniement", a-t-il ajouté. "Nous n'avons pas besoin d'abandonner nos valeurs pour être modernes car jamais les valeurs de progrès et de justice sociale n'ont été aussi pertinentes qu'aujourd'hui".
"Je connais les défauts du Parti socialiste: les divisions artificielles, les positionnements de circonstance, les compétitions d'orientations qui ne recouvrent que des allégeances personnelles, les indisciplines, les égotismes, le manque de rigueur".
"Je vous le dis franchement, il faut en finir une fois pour toutes, sinon nous n'en finirons pas avec la droite", a-t-il lancé sous les applaudissements.
"Il faut éviter de nous diviser, tout simplement (...), chercher le compromis avant et pas après, insister sur ce qui nous unit", a-t-il ajouté.
Pour lui, c'est au Parti socialiste que "peut se préparer le changement, l'alternative, l'espérance, et nulle part ailleurs", un PS "sans cesse en mouvement, qui ne doit pas attendre de perdre ou de gagner pour s'interroger sur son histoire, son avenir ou son identité".

Sur le fonctionnement interne du PS

"Je propose un changement de méthode. Plutôt que de partir de nos différences regardées comme autant de divisions pour aboutir, faute de mieux, à des conclusions confuses, partons de nos convergences pour faire apparaître, sur les grandes thématiques mais aussi les sujets les plus difficiles, de véritables choix qui seront proposés au vote des militants", a affirmé François Hollande."Ce vote aura lieu à l'occasion du prochain congrès, après les municipales" de mars 2008, a-t-il ajouté.
Ce qui fait l'unanimité, a-t-il précisé, figurera "dans une nouvelle déclaration de principes" qui constituera la "charte fondamentale" des socialistes.
Quant à "ce qui parfois peut faire difficulté entre nous", il a invité tous les socialistes à respecter "la ligne majoritaire comme la loi de tous".
François Hollande a également prôné, pour son parti, "un exécutif solide et responsable, un parlement doté de moyens de contrôle et représentatif de la diversité, des citoyens actifs".
A l'égard du pouvoir exécutif, il a estimé que "les formes de notre opposition doivent changer", notamment en misant sur "la mémoire, le rappel, la mise en perspective" et en opposant "la raison" à "l'émotion".    La suite ici
par Yvon GRAIC publié dans : Discours
Lundi 3 septembre 2007

Jean-Michel Aphatie : Bonjour, François Chérèque. RTL

François Chérèque : Bonjour.

On en a parlé pendant 18 mois, et puis ça va être officiel dans à peu près une heure, Gaz de France et Suez vont fusionner. L'auditrice qui nous a précédés supputait que cela vous rendrait grognon, François Chérèque, elle a raison ?

Je pense qu'elle se trompe sur le sujet pour lequel je ne suis pas satisfait ce matin. La CFDT a toujours dit que cette fusion Gaz de France - Suez avait du sens, avait du sens au niveau industriel, à une condition : qu'on ne démantèle pas Suez.

Et c'est fait, çà ?

Et c'est fait. C'est-à-dire que l'engagement qu'il y avait qui était fort, vis-à-vis des 60.000 salariés de Suez, c'était qu'on ne couperait pas leur entreprise en morceaux. Or, c'est ce qu'on fait. On est en train d'abandonner l'environnement de Suez : c'est l'eau, c'est les déchets, c'est un enjeu énorme au niveau environnemental, et on va mettre ça à la Bourse, aux prédateurs financiers. Je pense qu'on fait une grosse erreur de démanteler Suez ; et je remarque que le Président de la république reçoit un syndicat des représentants des salariés de l'entreprise publique mais néglige totalement les salariés du privé qui, eux, n'ont pas de connaissances sur leur avenir, et là on a un désaccord total sur le démantelement de Suez.

Le Président de la République a reçu Frédéric Imbrecht de la CGT. Claude Guéant, hier, au "Grand Jury" disait (donc secrétaire général de l'Elysée) : "L'Etat n'a pas vocation à être actionnaire d'une entreprise qui travaille dans l'Environnement".

Ah, on plaisante. On est à - comment dirais-je - à un mois du Grenelle de l'Environnement, on va parler quoi ? On va parler de l'Eau, on va parler de l'Energie. Mais que dit M. Borloo, le numéro 2 du gouvernement ? Il n'existe pas sur ce sujet-là. Et là, on a un sujet environnemental, y compris au niveau de l'électricité ou du gaz. On a un problème de cohérence européenne pour l'achat du gaz.

Alors, rappelons-nous pourquoi cette démarche au départ ? On avait peur qu'ENEL, entreprise d'électricité italienne, mette la main sur Suez et démantèle Suez. Or, on est en train de faire la même chose, de faire une alliance avec Suez : on démantèle Suez et la France met la main sur l'électricité et sur le gaz du numéro UN belge, sans du tout se concerter avec les Belges ; c'est-à-dire on tourne le dos à une réflexion européenne. Là, il nous semble que...

Et là, je ne suis pas à l'inverse de ce que disait madame, à défendre le statut du salarié du public, même si je dois le défendre bien évidemment... Mais on est là sur une logique européenne, on tourne à la logique européenne, et puis, on ne prend pas en compte un problème environnemental qui est fort et l'intérêt des 60.000 salariés qui, apparemment, ne comptent pas pour le Président de la République.

Peut-être Jean Louis Borloo vous aura entendu ce matin sur RTL,François Chérèque, peut-être on le sollicitera aussi. On verra bien. Ce matin, c'est la pré-rentrée pour les enseignants. Demain, les gros bataillons d'élèves suivront. On parlera sans doute beaucoup dans les salles de professeurs des suppressions de poste dans l'Education nationale, plus largement dans la Fonction publique. Hier, à votre franchise, qu'est-ce que vous en pensez, François Chérèque. Christine Lagarde a dit : "Dans la Fonction publique, il y aura un plan de rigueur" ?

On y est déjà à la rigueur. Lorsqu'on supprime 22.000 ou 23.000 postes...

22.700.

22.700 postes dans la Fonction publique, que l'on est à six ans, sans accord salarial, on est dans une démarche de rigueur et de difficultés. Donc, là, je crois qu'il y a eu un aveu de franchise et je dois reconnaître qui est honnête de la part de ministres, et puis beaucoup de langue de bois de la part de M. Guéant sur ce sujet-là.

Guéant a parlé de "revalorisation" de la Fonction publique.

On revalorise comment ? En bloquant les salaires et en supprimant des fonctionnaires, on ne revalorise pas.

C'est aussi ce que disait François Fillon : si les fonctionnaires acceptent de voir leur poste diminué, ils seront mieux payés. Il le disait l'autre jour sur TF1.

Vous savez très bien qu'il y a 5 millions de fonctionnaires, qu'on ne revalorise pas les autres fonctionnaires avec le gain qu'on pourra faire sur ce sujet-là. Non, je crois qu'il faut qu'on sorte de cette spirale qui est une spirale négative de la Fonction Publique et qu'on rediscute enfin. Qu'est-ce qu'on veut faire des fonctionnaires ? Quel est l'avenir de la Fonction publique et les fonctions qu'on veut assigner à la Fonction publique ? Qu'est-ce qu'on veut comme services aux usagers de la Fonction publique. Ensuite, on débattra du nombre et du niveau de qualification des fonctionnaires. On n'a pas de tabou sur le nombre de fonctionnaires mais on ne peut pas avoir une réforme de la Fonction publique au niveau comptable sans avoir un débat sur l'avenir de l'Etat et l'avenir des missions qu'on assigne à l'Etat.

Pensez-vous que la formule de Christine Lagarde va susciter de la mauvaise humeur, peut-être des grèves dans la Fonction publique ?

De la mauvaise humeur, elle est là. Donc, je crois qu'il faut dépasser ce type de formule. Et je répète : travailler avec les fonctionnaires, travailler à l'Assemblée Nationale, sur ce que l'on veut donner comme service et qu'on discute ensuite du nombre de fonctionnaires. La CFDT n'est pas bloquée sur une réflexion sur l'avenir de l'Etat ; encore faut-il qu'on n'en parle pas uniquement au niveau comptable.

Jeudi, le Président de la république s'est exprimé devant le Medef, certains en ont été choqués. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?

Moi, j'ai toujours dit que le Président de la République parler d'économie devant les patrons, je ne vois pas ce qu'il y avait à revoir. C'est eux qui tiennent l'économie. Moi, je suis plutôt déçu par le discours.C'est-à-dire qu'on nous parlait d'un plan de relance de l'économie, on n'a eu rien du tout. On a eu un bon discours de motivation des patrons, c'est bien. Je pense que Bernard Laporte a des exemples à avoir en termes de motivation pour la Coupe du Monde de rugby ; mais sur le fond et sur les orientations économiques : rien du tout.

Il y avait quand même çà : "Je suis favorable, a dit Nicolas Sarkozy, à ce que soit ouverte la possibilité d'une séparation à l'amiable entre employeurs et employés d'entreprise".

Oui, là c'est une ingérence dans une négociation qui va avoir lieu.

Voyez, vous lui reprochez de ne rien dire, et quand il dit quelque chose...

Mais çà, c'est pas fondamental pour l'économie. On donne l'impression qu'on va régler le problème de l'économie sur juste ce problème-là. On ouvre une négociation avec le patronat, que le Président de la République prenne partie dans cette négociation, c'est déplacé. Mais il y a d'autres choses qu'il a dites, bien évidemment, c'est pas totalement... Par exemple, il a parlé des 35 heures.

Oui.

Et il est en train de dire aux salariés...

"Je veux aller beaucoup plus loin dans l'assouplissement"...

Mais alors qu'est-ce que ça veut dire : aller plus loin. C'est qu'après avoir vendu : "Travailler plus, pour gagner plus", il est en train de nous demander de renégocier dans les entreprises, "travailler plus, sans gagner plus". C'est-à-dire qu'il est en train de se rendre compte que ce qu'il a vendu dans sa campagne électorale, n'est pas quelque chose qui est possible dans les entreprises. Il est en train de changer de direction sur les 35 heures. Et aujourd'hui, on va nous demander à nous, les syndicats, d'expliquer aux salariés : que s'ils travaillent plus, ils ne gagneront pas plus. C'est exactement ce que j'ai dit dans la campagne électorale.

Vous n'étiez pas candidat ; mais quand vous commentiez la campagne électorale...

Quand j'ai interpellé...

Vous êtes de mauvaise humeur, ce matin, François Chérèque. Vous êtes de mauvaise humeur ? Vous en voulez un peu au Président de la République ? Vous pensez que ça ne démarre pas très bien cette rentrée ?

Non, je suis... Ecoutez, je pense que lorsqu'on dit une chose aux salariés, qu'on fait l'inverse, c'est pas bon. Je crois qu'on ne peut pas régler les problèmes que par des coups. Je crois qu'il faut regarder les choses globalement, c'est-à-dire que la politique économique du gouvernement aujourd'hui qui devait relancer par une baisse d'impôts, un cercle vertueux de la consommation, risque d'être un échec et Mme Lagarde l'a dit. Donc, on va vivre des moments difficiles. Mais ceci dit, je suis, comment dirais-je, plein de dynamisme dans le sens où on ouvre une négociation avec le patronat. C'est notre interlocuteur privilégié. Une négociation sur le marché du travail pour lutter contre la précarité des emplois et je pense que j'ai un grand espoir pour faire en sorte que les salariés qui sont le plus en difficulté, trouvent un avenir meilleur dans cette négociation.

Cette négociation, vous l'ouvrez vendredi. Vous avez déjeuné au restaurant, le 23 août avec Nicolas Sarkozy, et vous avez dit en sortant : "C'était bien agréable !"

Ah non... j'ai pas...

Ah, c'est entre guillemets : "bien agréable et très intéressant".

Le Président de la épublique est quelqu'un d'un commerce agréable ; ce qui ne veut pas dire qu'on est obligatoirement d'accord avec ce qu'il fait, c'est ce que je viens de dire.

Et vous aviez bien mangé, peut-être ?

Ah, c'est pas ça l'important !

C'était pas important. François Chérèque, plein de dynamisme, a-t-il dit, était l'invité de RTL ce matin

par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Lundi 3 septembre 2007

Daniel Schneidermann

"Alors, vous en pensez quoi, de l’absence des éléphants ?"

Quelques mots à deux lycéens socialistes, rencontrés à La Rochelle

Tel que vous me voyez, je rentre de La Rochelle.

Eh oui, pas de raison que ce soient toujours les mêmes qui voyagent.

A moi le "terrain", maintenant, et ses surprises, et ses rudes interpellations.

J’y étais invité par le Mouvement des Jeunes Socialistes à débattre des "medias dans la démocratie", avec un ancien membre (socialiste) du CSA, Jospeh Daniel, et un journaliste de Rue 89, Julien Martin (lui, je ne sais pas s’il est socialiste, mais comme il a dit dans le débat que 100% de Rue 89 l’était, il doit l’être un peu aussi).

Mon souvenir le plus fort ? Deux jeunes socialistes de la Sarthe, 17 ans tous les deux, qui m’ont interpellé après le débat. Ils découvrent le comportement de la presse. Ils m’ont raconté. Alors qu’ils faisaient la queue pour avoir leur badge, les télés leur tombent dessus : "dîtes, que pensez-vous de l’absence des éléphants à La Rochelle ?"

Perplexité des deux lycéens.

A-priori, ils n’en pensaient rien, de l’absence des éléphants. Ils venaient discuter de la Sécu, des salaires, des retraites, de la réforme des Universités, de plein d’autres sujets. Pas de l’absence des éléphants. Le temps d’expliquer tout ça aux télés, les équipes étaient parties chercher plus loin de la chair plus tendre à micro-trottoirs.

Je n’ai pas eu le temps, et je n’y ai pas pensé, mais j’aurais aimé leur dire ceci, aux deux lycéens de la Sarthe. Eh oui les jeunes, faudra vous y faire. Ce que vous voyez au 20 Heures, ce n’est évidemment pas la réalité. C’est ce que les journalistes du 20 Heures ont décidé que vous verriez. Et ils ont décidé que l’événement du premier jour de La Rochelle, c’était "l’absence des éléphants". Comme ils ont décidé que l’événement du dernier jour, c’était "Delanoë sera peut-être candidat à la succession de Hollande, mais c’est pas encore sûr".

Pourquoi ils ont décidé ça ?

Et surtout, pourquoi ils décident tous la même chose ?

C’est un des grands mystères des medias. Je crois qu’y entre pour beaucoup la peur d’avoir l’air ridicule, ou de rater quelque chose, si on ne traite pas le même sujet que les copains. Un peu comme au lycée, si on ne porte pas les mêmes habits, de la même marque, que les copains et les copines de la classe. C’est du même ordre.

Et d’ailleurs ce n’est pas nouveau. Ecoutez Rocard, par exemple, très applaudi lorsqu’il se plaint justement de ce comportement des médias focalisés sur les éléphants et la recherche d’un chef (la video, justement mise en ligne par Julien Martin, qui a bossé comme un fou, dure deux minutes trente).

Université d'été du PS: Rocard attaque les médias

envoyé par rue89

C’est drôle, non ? C’est bien dit, n’est-ce pas ? Eh bien, chers jeunes amis, j’ai le plaisir de vous apprendre que le même Rocard disait exactement la même chose, avec les mêmes mots, quand je couvrais moi-même les congrès du PS pour Le Monde, ce qui nous rajeunit d’une bonne vingtaine d’années.

 

Il interpellait les medias, tout pareil. Il se plaignait de la "dictature des petites phrases", tout pareil. La salle l’applaudissait, tout pareil.

 

Alors ?

 

Alors si ça dure, chers jeunes amis, il faut bien s’avouer quelque chose : ce n’est pas seulement de la faute des méchants journalistes avides de sensationnel.

 

C’est aussi parce que les éléphants socialistes qui, aujourd’hui comme hier, se tordent la trompe pour le pouvoir, le font avec le concours des medias. Loin des projecteurs, évidemment. Dans les "apéros", les "diners", les "pots" où ils se retrouvent en petit comité avec les journalistes. Et là, vas-y que je te dégomme le rival, et que je te balance des petites phrases, justement pour être repris dans les medias.

 

C’est un jeu pervers, où tout le monde joue : les politiques et les journalistes. Et Rocard, hier, n’était pas le dernier.

 

Et j’ajoute même, parce que les choses sont compliquées, que pour un journaliste politique, traiter de la lutte pour le pouvoir au sein d’un parti, ne me semble pas totalement hors-sujet.

 

Bien sûr, qu’un parti, c’est un projet, des propositions.

 

Mais un parti, c’est aussi des hommes et des femmes qui se bagarrent pour le pouvoir.

 

Encore faut-il ne pas tout réduire à ça. L’idéal est de parvenir à traiter les deux à la fois.

 

Voilà. Sinon, le débat proprement dit sur "les medias et la démocratie", a été, à mon sens, plutôt plus intéressant que son titre.

 

Si vous voulez écouter mon topo liminaire, il y a un blogueur, Nicolas Voisin, qui m’a fait l’honneur de le filmer, et qui annonce la mise en ligne d’une video. Mais ne vous sentez pas obligés. C’est long (quinze minutes), et surtout, j’ai l’air assez ridicule, quand je me plante sur l’histoire de la grenouille. J’aurais mieux fait de parler des éléphants.  Daniel Schneidermann

par Yvon GRAIC publié dans : sur le Net
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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