"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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La chronique de Jacques Julliard
Il n'est pas facile de parler sereinement de notre ministre des Affaires étrangères. Bernard Kouchner est l'ami du genre humain, et l'on voit
rarement ce type d'homme à ce type de poste. Il a été des années durant en concurrence avec l'abbé Pierre pour le titre d'homme le plus populaire de France. C'est dire. De plus, si le peuple
l'aime, les élites en raffolent. A gauche, parce qu'il fut successivement soixante- huitard, gauchiste de coeur, communiste oppositionnel, fondateur de Médecins sans Frontières puis de Médecins
du Monde, ministre socialiste pendant dix ans, haut- commissaire au Kosovo. A droite, parce que ce baroudeur de la paix a approuvé l'invasion de l'Irak par les Américains, proclamant tout haut ce
que les beaux quartiers n'osaient dire aussi longtemps que Chirac et Villepin étaient là.
Le voici au Quai-d'Orsay. Divine surprise ou habile gestion des hommes par Nicolas Sarkozy ? J'opte pour la seconde hypothèse. Le président a compris que l'ouverture à gauche pourrait servir à
l'inflexion à droite de sa politique étrangère. Kouchner va à Bagdad proclamer que la page est tournée de la querelle franco-américaine. Plus tard, il ajoute qu'il n'y aura plus
d'antiaméricanisme au gouvernement^ ce qui suggère qu'il y en avait auparavant... Mais c'est surtout à propos de l'Iran que Bernard Kouchner gagne ses galons de Realpolitiker atlantiste. Il se
prononce dès le mois de mai pour l'aggravation des sanctions si l'Iran ne renonce pas à l'enrichissement de son uranium. Et le 16 septembre, il franchit le pas en prononçant le mot fatal :
«Le monde doit se préparer au pire», c'est-à-dire à la «guerre »...
Ce qui distingue le diplomate du militaire, c'est le choix des mots, le poids accordé aux mots. Et là, de l'avis du monde entier, Kouchner a usé entièrement de l'artillerie lourde. Les Russes, les Allemands, les Autrichiens, les Arabes s'inquiètent : «Se préparer au pire», qu'est-ce que cela prépare au juste ? Il n'y a pas d'autre hypothèse que celle d'une frappe préventive contre l'Iran. A la Maison-Blanche, on n'en croit pas ses oreilles, et Robert Gates, le secrétaire américain à la Défense, se paie le luxe de calmer le jeu, soulignant que la diplomatie «restait pour le moment la meilleure approche». En paraissant ne plus imaginer d'autre issue que la montée aux extrêmes, Kouchner donne l'impression, malgré lui, d'avoir renoncé trop tôt aux moyens traditionnels de la diplomatie. Du coup, Nicolas Sarkozy estime lui-même que son ministre est allé trop loin : à deux reprises, il récuse le mot guerre et déconseille le voyage à Téhéran que son ministre envisage. Il n'est pas sûr en effet qu'il y serait bien reçu.
Résumons. En quelques mois, la diplomatie française a fait un véritable tête-à-queue. Hier principale opposante à la politique de Bush, la voici qui apparaît aujourd'hui au monde comme son fourrier. Nos alliés européens en ont le tournis. La voie est ouverte pour le retour solennel de la France dans l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (Otan). Il ne reste plus rien de ce qui a fait l'originalité et la valeur des positions gaulliennes de Jacques Chirac : le constat d'un monde multipolaire et les conséquences à en tirer. Quand on lit ce qu'Hubert Védrine a écrit avec raison et fermeté, dans son rapport au président, sur la tentation atlantiste et occidentaliste dans les élites françaises, on comprend qu'il ait refusé de diriger la diplomatie de Nicolas Sarkozy : il y eût été fort mal à l'aise.
Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur
CERGY, 26 sept 2007 (AFP) - Les adhérents du PS d'Argenteuil (Val-d'Oise) ont désigné mercredi le conseiller général Philippe Doucet pour mener la liste du PS lors des municipales de mars au cours d'un scrutin que l'un des trois candidats, Faouzi Lamdaoui, a boycotté, a-t-on appris auprès du PS.
Conseiller général d'Argenteuil-Nord, ancien strauss-Kahnien, Philippe Doucet, 56 ans, qui avait soutenu Ségolène Royal lors de la désignation du candidat PS pour la présidentielle, l'a emporté avec 57% des voix (130 voix).
Il devance Alain Leikine, conseiller général d'Argenteuil-Ouest, qui recueille 41,33% (93 voix) et Faouzi Lamdaoui, secrétaire national à l'égalité des chances, qui fait 0,9% (2 voix).
La campagne interne a été marquée par des affrontements virulents entre Faouzi Lamdaoui, qui a été battu par le maire d'Argenteuil Georges Mothron (UMP) lors des législatives de juin, et le premier secrétaire fédéral Dominique Lefebvre qui a publiquement soutenu le strauss-kahnien Alain Leikine.
La direction du PS avait demandé en septembre à la fédération de "geler" le vote des adhérents. Au préalable, le parti voulait "discuter" avec elle de la "diversification des têtes de liste", c'est à dire imposer le proche de François Hollande, Faouzi Lamdaoui.
Le premier secrétaire fédéral Dominique Lefebvre avait refusé de repousser la consultation que M. Lamdaoui et ses partisans avaient dès lors décidé de boycotter en pointant du doigt un fichier d'adhérents entaché à leurs yeux d'anomalies et le soutien apporté par le premier fédéral à l'un des candidats.
"Le vote s'est passé dans de très bonnes conditions, le résultat est net. J'appelle au rassemblement des socialistes pour battre la droite. M. Leikine est à mes côtés et j'appelerai demain M. Lamdaoui pour qu'on se mette très vite au travail", a déclaré à l'AFP Philippe Doucet.
Comme le prévoient les statuts du PS dans les grandes villes comme Argenteuil (95.000 habitants), le Conseil national doit ratifier le 15 décembre la candidature choisie lors du vote de section.
"Ce scrutin verrouillé par la fédération est sans valeur. Je m'en remets aux instances nationales pour que le rassemblement des socialistes d'Argenteuil soit réussi", a déclaré à l'AFP Faouzi Lamdaoui.
ndlr : Les militants en ont assez de ces "salades" , ont-ils le droit de désigner
leurs représentants aux différents scrutins ? Cela
semble remis en cause actuellement par les vieux sages du PS. sera effective à la rentrée 2008
Les élèves du primaire n'auront plus cours le samedi matin à partir de la rentrée 2008, a confié Xavier Darcos à la FCPE (parents d'élèves) sans toutefois indiquer à ce stade quel dispositif de substitution serait retenu, plusieurs options demeurant en débat.
"Le ministre nous a présenté l'annonce officielle d'une suppression de cours le samedi matin pour les primaires", a déclaré jeudi le président de la FCPE aux journalistes, en marge d'une conférence de presse, précisant qu'il s'agissait de le faire dès "la rentrée 2008".
Début septembre, M. Darcos avait déclaré que la question d'une éventuelle suppression du samedi matin à la maternelle et en école élémentaire était un "sujet sur lequel il (fallait) avancer vite".
Interrogé jeudi, le ministère de l'Education n'a pas souhaité confirmer l'information mais a indiqué que le ministre devrait "s'exprimer sur le sujet ce jeudi soir", sans autre précision.
M. Darcos ne "nous a pas dit ce qu'il comptait faire à la place" du samedi, a poursuivi M. Hamana.
Plusieurs options s'offrent à lui. Il peut supprimer purement et simplement ces trois heures de classe pour les élèves. Il peut aussi transférer ce temps scolaire au mercredi, comme cela se pratique déjà dans de nombreuses écoles, ou encore diminuer le temps de pause déjeuner pour regagner les trois heures sur la semaine.
Diminuer les vacances scolaires d'été et instaurer une semaine de quatre jours, une pratique qui concerne déjà 1,35 millions d'élèves soumis à un "calendrier dérogatoire", est une autre voie. Toutefois, cette solution n'est pas privilégiée par le ministre, a indiqué à l'AFP une source proche du dossier.
"Attention, on se refusera à toute réduction du nombre d'heures" de classe qui est aujourd'hui de "936 dans l'année", a averti la FCPE, qui est "contre la semaine de quatre jours" et préconise plutôt le transfert au mercredi matin.
Début septembre, le ministre avait laissé entendre qu'il souhaitait que l'école reste tout de même ouverte le samedi pour proposer à ceux qui le souhaitent activités de loisirs, culturelles ou sportives, comme le réclament les fédérations de parents du public, la FCPE et la Peep.
Question récurrente de la rentrée, l'aménagement de la semaine, quoi qu'il en soit, avec ou sans samedi libre, ne fait pas consensus chez les acteurs de l'Ecole.
A la Peep, on indique que 50% des responsables sont "pour", et 50% "contre".
80% des parents, 62% des élèves et 59% des enseignants sont "opposés" à ce qu'il y ait classe le samedi matin dans les écoles élémentaires, selon un sondage Opinion Way réalisé pour Le Petit Quotidien et Le nouvel Observateur parus jeudi.
Les parents opposés au samedi plaident notamment pour une "vraie coupure", se plaignant également de ce que la classe du samedi "empêche de partir en week-end" ou donne à l'enfant "un rythme décalé par rapport au reste de la famille", selon ce sondage.
De leur côté, les enseignants mettent en avant un "fort absentéisme" et les problèmes spécifiques aux enfants de parents divorcés qui voient leur week-end rogné par la classe du samedi.
Certains parents au contraire soutiennent que cela permet une meilleure répartition du travail sur la semaine et sur l'année, et que la coupure du mercredi est bénéfique pour la santé et la concentration de l'enfant.
La FSU, organisation majoritaire, dénonce notamment "des économies de bouts de chandelle par rapport aux cadeaux fiscaux et socialement extrêmement coûteuses".
Dans l'Education Nationale, un départ à la retraite sur trois ne sera pas remplacé, soit plus que pour le reste de la fonction publique, où le non-remplacement d'un départ sur deux est prévu.
59,26 milliards de crédits sont alloués à l'enseignement scolaire, qui va de la maternelle à la terminale, un chiffre stable par rapport à 2006. Plus de 90% de ces crédits sont affectés à la
rémunération de 1,1 million de fonctionnaires.
Une "lettre ouverte-pétition" pour "une autre école"
Les syndicats d'enseignants ont réagi à l'annonce du budget en évoquant, tel Gérard Aschieri, "des économies de bouts de chandelle". Le secrétaire général de la FSU, syndicat majoritaire dans l'Education pointe du doigt l'aspect "dérisoire" de ces mesures, "par rapport aux cadeaux fiscaux et socialement extrêmement coûteuses". Selon le ministre de l'Enseignement Xavier Darcos, l'Education nationale "dispose de leviers d'action pour engager cet effort sans renoncer à ses ambitions et même en améliorant les conditions de travail et de vie des enseignants et de leurs élèves".
Mercredi, jour de l'annonce du projet de budget, quatorze organisations de l'Education nationale ont rendu publique une "lettre ouverte-pétition" dans laquelle ils demandent "un autre budget" pour l'Ecole et une "autre politique" que celle "guidée par la seule réduction des coûts".
400 millions d'euros consacrés aux heures supplémentaires
Selon le ministère, les suppressions de postes sont à mettre en rapport avec la mise en place d'un système de valorisation des carrières du monde enseignant. C'est l'un des grands chantiers de rentrée lancé lundi par l'installation d'une commission de réflexion pour l'évolution du métier d'enseignant.
Un budget de 400 millions d'euros est consacré au paiement d'heures supplémentaires.
"Ce nouvel équilibre entre le nombre de fonctionnaires et les heures supplémentaires favorise directement le pouvoir d'achat des enseignants qui assureront ces heures", assure le ministère.
"Ca veut dire quoi ? Que les enseignants sont employés à mi-temps actuellement ? Ils sont 'impliqués', 'formidables' mais ont plein de temps libre ? C'est méprisant", a estimé Thierry Cadart, secrétaire général du Sgen-CFDT.
"Pour le ministère, 'revalorisation' signifie 'heures supplémentaires', c'est de l'escroquerie", a-t-il estimé en évoquant les 120 millions d'euros de "mesures catégorielles".












