ex-directeur de campagne de Ségolène Royal
Question de : Camisard
Pourquoi diable avez-vous soutenu Ségolène Royal, alors que Dominque Strauss-Kahn aurait pu (je pense) gagner les élections présidentielles ? Nicolas Sarkozy privilégie la forme au détriment du fond, le paraître au détriment de l´être. Sur ce plan le candidat socialiste qui pouvait rivaliser avec lui, c´était... Ségolène Royal. Et on a assisté à un Ségo-Sarko Circus, un véritable show politique. Une VRP, aussi bonne soit-elle, face à un VRP aussi redoutable que Sarkozy ne faisait pas le poids. Mais un VRP face à un prof d´économie, c´est différent. Vous n´aviez donc vraiment pas eu conscience que Strauss-Kahn avait plus d´atouts ? Vous n´avez jamais pensé que la bulle médiatique qui a fait le succès de Ségolène Royal allait éclater ?
Réponse : Je ne suis pas d´accord avec vous. Ségolène Royal a fait 100 propositions précises.
Elle a eu des intuitions, sur la valeur travail, sur les difficultés des 35 heures, sur la nécessité du "donnant-donnant", sur la place de la nation, sur la nécessité de l´ordre juste...qui
allaient plus loin que le projet socialiste. La campagne ne s´est pas jouée d´abord sur le terrain de l´économie. Ceci n´enlève rien aux qualités de Dominique Strauss-Kahn. Je pense simplement
que lui non plus n´aurait pas gagné face à la machine Sarkozy.
Question de : Internaute
Bonjour, Comment expliquez-vous la débandade actuelle au PS ? Est-ce la personne de SR qui dérange ou bien avez-vous une autre explication ? Dups
Réponse : Le PS a commencé un vrai travail de fond. L´université d´été de La Rochelle, dont vous
trouverez les comptes-rendus sur le site du Parti socialiste, a été passionnante, avec des intervenants extérieurs de qualité et s´est déroulée dans un bon climat, pour les quatre mille militants
présents. Les réglements de compte mesquins et les rivalités de personnes ne doivent pas cacher ce travail.
Question de : le concombre masqu�©
Bonjour Jean-Louis Bianco, Je crois que vous êtes bien le seul éléphant estimable ! Droit, sincère et d´une intégrité rare. Merci pour ce que vous êtes ! Question et réponse gigantesques : comment voyez-vous la rénovation du PS ? Merci.
Réponse : Bonjour, je ne me considère pas comme un éléphant, dans la mesure où je n´ai jamais
voulu exercé de responsabilités dans la direction du Parti socialiste. Cela étant, la rénovation du PS passe par deux choses: 1/ rester fidèle à l´identité de la gauche: lutter, partout, tout le
temps, contre toutes les injustices et les inégalités. 2/ regarder la réalité en face, pour inventer des réponses adaptées au monde actuel et non pas répéter des slogans usés. la suite ici
Les propos de François Fillon sur l'Etat "en situation de faillite" suscitent des réactions de tous
bords. Le président de l'UDF-MoDem, François Bayrou, a estimé que les déclarations du Premier ministre constituaient "un aveu estomaquant" et "une
autocritique" après l'octroi de "15 milliards d'euros" aux "plus favorisés" dans le paquet fiscal.
François Fillon a déclaré vendredi en Corse "être à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite", précisant ensuite qu'il s'agissait d'une "image"."C'est un aveu estomaquant et révélateur. Nous savons depuis longtemps quelle est la situation réelle des finances du pays, qui constitue en effet une très grave menace pour la France", a déclaré à l'AFP François Bayrou, en rappelant qu'il en avait fait un "sujet majeur de la campagne" présidentielle.
Le gouvernement "a décidé, en contradiction absolue avec le bon sens, de creuser le déficit en dépensant 15 milliards d'euros par an pendant la législature au profit de ceux qui avaient déjà beaucoup" dans le cadre du paquet fiscal voté à l'été, a-t-il dit.
Le PS et la "faillite" de la droite
Auparavant, Stéphane Le Foll, bras droit du patron du PS François Hollande, avait déjà vivement réagi.
"François Fillon a annoncé de manière surprenante l'état de faillite de la France", a déclaré à l'AFP Stéphane Le Foll.
"Pour le PS, c'est d'abord la faillite de la politique de la droite depuis 2002 et de ses gouvernements successifs auxquels ont appartenu d'ailleurs Nicolas Sarkozy et François Fillon", a ajouté le député européen.
C'est également, selon lui, "la faillite du discours sur le choc fiscal qui allait créer un choc de confiance". Le gouvernement "a distribué 15 milliards d'euros" avec le paquet fiscal pendant l'été et "il se trouve à l'automne fort dépourvu".
Collectif contre individualisme
Stéphane Le Foll a enfin affirmé qu'il s'agissait d'une "faillite politique et idéologique qui consiste, depuis cinq ans, à laisser penser que c'est chacun, individuellement, qui peut s'en tirer".
"Au PS, nous pensons que c'est d'abord la réussite collective qui peut permettre la réussite individuelle", a-t-il dit.
Dès vendredi, Dominique de Villepin y était allé lui aussi de son commentaire. Sous son gouvernement, a expliqué l'ex-Premier ministre sur Europe 1, la France bénéficiait d'une croissance supérieure, d'"un chômage qui a baissé de 2 points" et d'"une politique de désendettement qui avait amélioré les choses".
"Depuis", a-t-il aussitôt ajouté en référence notamment au "paquet fiscal" adopté cet été, "on a dépensé beaucoup d'argent, plus de 15 milliards, qui ont aggravé la situation financière".
"Il ne faut pas faire de procès à François Fillon", a ajouté Dominique de Villepin, disant "comprendre" que l'hôte de Matignon ait voulu "noircir le trait (...) pour des raisons pédagogiques".
"Une image", selon Fillon
François Fillon, en visite vendredi en Corse pour la première fois depuis son arrivée à Matignon, a affirmé "être à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite", avant de préciser quelques heures plus tard qu'il s'agissait d'une "image".
"Je suis à la tête d'un Etat qui est en situation de faillite sur le plan financier, je suis à la tête d'un Etat qui est depuis 15 ans en déficit chronique, je suis à la tête d'un Etat qui n'a jamais voté un budget en équilibre depuis 25 ans. Ca ne peut pas durer", a martelé dans la matinée le Premier ministre, à Calvi (Haute-Corse).
Dans l'après-midi, en visite à la mairie d'Ajaccio, il est revenu sur cette déclaration, affirmant avoir eu recours à une "image".
"Parfois, il faut utiliser des images. C'est ce que j'ai fait devant des agriculteurs qui demandaient toujours plus, toujours plus à l'Etat. Je leur ai dit que si la France était une entreprise, un ménage, elle serait en cessation de paiement", a-t-il déclaré.
"Ramener le budget de l'Etat à l'équilibre"
La France "s'endette, et il faut que tous les Français prennent conscience qu'il est temps de mettre un terme à des solutions de facilité qui ont été employées depuis 25 ans et qui placent notre pays dans une position de faiblesse", a-t-il ajouté.
En Corse, François Fillon a répété son engagement de "ramener le budget de l'Etat à l'équilibre avant la fin du quinquennat". Sinon, a-t-il mis en garde, "on ne pourra rien bâtir de solide ni pour la Corse ni pour aucune autre partie du territoire national". (avec AFP)



