"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Point presse de Christian Martin,
Secrétaire national aux services publics
Réaction au discours de Nicolas Sarkozy sur la fonction publique.
Mme Ségolène Royal dit voir au Québec, "une convergence entre un volontarisme, pour agir, et un pragmatisme, c’est-à-dire le souci des résultats, dont la tradition française est peut-être moins familière."
Dans un discours à guichet fermé prononcé devant près d’un millier de personnes à l’Université de Montréal le mercredi 19 mars, la candidate
socialiste à la présidentielle de mai dernier a dit vouloir puiser au Québec des éléments de réflexion qui contribueront, croit-elle, à ce que "la gauche française renoue avec son temps et
formule, à sa manière, une proposition politique en phase avec les attentes actuelles des Français".
Le texte de la Conférence ici
Sur la route de l'Elysée, Nicolas Sarkozy a eu pendant vingt ans un seul objectif : «Les bouffer tous.» La formule lui venait aux lèvres
(spontanément, dans les circonstances les plus improbables : «Vous m'entendez, je les boufferai tous», assénait-il à des interlocuteurs ébahis venus l'interroger sur tout autre chose.
Pour devenir président, il pensait devoir littéralement avaler ses rivaux et adversaires. Il parviendrait au sommet, pronostiquait-il; parce qu'il avait plus faim que les autres : l'Elysée était
hors d'atteinte pour les appétits d'oiseau.
Les bouffer tous : loin de l'avoir rassasié; l'élection à la présidence de la République de Nicolas Sarkozy semble avoir décuplé sa boulimie. Pendant la campagne présidentielle; il a confié à
Yasmina Reza (1) : «l'ambition n'est pas finale, il y a un lendemain à l'ambition.» Manifestement; ce «lendemain» n'est pas d'actualité. L'ambition est toujours là; vorace. Avec Sarkozy,
les Français ont porté à l'Elysée le premier président cannibale. Cannibalisé; le Premier ministre; dont il ne reste plus que la peau et les os; cannibalisés; les ministres; tous les ministres;
les victimes de la semaine étant le ministre du Travail et le secrétaire d'Etat à la Fonction publique; réduits à enregistrer la feuille de route présidentielle sur les retraites ou la carrière
des fonctionnaires; domaines il n'y a pas si longtemps du ressort exclusif du gouvernement.
Au début; on a trouvé ça rafraîchissant : le prédécesseur de Sarkozy Jacques Chirac; avait pris l'habitude de se cacher derrière son petit doigt; se cantonnant à la politique étrangère. Enfin un président qui assumait ! Après quatre mois; l'atmosphère tend à devenir étouffante : vite; un jour sans Sarkozy pour reprendre la proposition d'une association ! Car comment ne pas voir dans cette omniprésence; dans cette omnipotence; une régression démocratique ? Sarkozy le cannibale nous ramène à l'âge de pierre de la politique : «Nous avons des institutions et une pratique institutionnelle qui sont, je le dis en pesant mes mots, indignes d'un grand pays comme le nôtre, indignes d'une démocratie», a justement déclaré ce week-end François Bayrou; ajoutant : «Nous, le pays de la Révolution, nous acceptons tous les jours quelque chose qui n'est accepté dans aucun pays démocratique : nous acceptons l'absolutisme présidentiel.»
Que le chef de l'Etat ait réussi; en l'espace de quelques semaines; à incommoder un Premier ministre naturellement accommo dant tient de l'exploit. François Fillon est arrivé à Matignon en affirmant bien haut la préséance de l'Elysée. Il ne revendiquait qu'un rôle de «copilote». Il est traité comme un vulgaire «collaborateur»«ami», lui vole ne serait-ce qu'une parcelle de pouvoir (voir l'article de Carole Barjon). A l'Elysée comme à Matignon; on s'efforce de colmater la brèche. Mais Fillon; plus orgueilleux qu'il n'y paraît; est blessé. Il en est réduit à mendier pour exister......le texte intégral ici
Le Nouvel Observateur











