"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Le PS, en plein doute, fait sa rentrée

Merci CHAUNU
Des barons socialistes cherchent
à retarder un duel Hollande-Royal
LE MONDE | 01.09.07 |
Les fédérations du PS ont dressé une "liste noire" : ni Manuel Valls, ni Arnaud Montebourg, ni
Gaëtan Gorce pour premier secrétaire lors du congrès de 2008. Ni François Hollande ni Ségolène Royal non plus. Depuis le début du mois de juillet, à raison de plusieurs réunions, la moitié des
"fédés", parmi lesquelles le Nord, les Bouches-du-Rhône, la Charente-Maritime, la Charente, le Finistère ou encore l'Isère se sont mises d'accord sur cette position (ndlr :quelles instances ont été réunies dans chaque fédération? les militants auront-ils un jour la parole...).
Redoutant l'affrontement entre le premier
secrétaire et l'ex-candidate à la présidentielle, les dirigeants départementaux veulent se donner le rôle de modérateurs. Puisque "François" a annoncé qu'il ne se représenterait pas en 2008,
ces barons du PS considèrent que "Ségolène" ne doit pas chercher à lui succéder dans l'immédiat et préféreraient un premier secrétaire "de transition" jusqu'en 2010, date à laquelle un nouveau
congrès arbitrera entre les candidats pour la présidentielle de 2012. Ce faisant, ces fédérations préservent les chances de M. Hollande qui ne fait pas mystère de ses ambitions.
"UNITÉ"
Le chef de transition pourrait être
François Rebsamen, numéro deux du parti, qui connaît bien à la fois M. Hollande et Mme Royal. Jeudi 30 août, à la veille de l'ouverture de l'université d'été du PS à La Rochelle, ce dernier
refusait d'ailleurs de choisir un camp. "Je suis du côté de François et du côté de Ségolène", indiquait-il. Mais Pierre Mauroy, très influent dans le Nord, pencherait plutôt pour le député
européen Vincent Peillon. "Les problèmes de couple risquent d'être gênants pour le fonctionnement interne", estime Gilles Pargneaux, premier secrétaire de la fédération du Nord.
A La Rochelle, François Hollande et
Ségolène Royal ont tous deux déployé des trésors d'organisation pour éviter de se croiser. Jeudi soir, leurs entourages respectifs ont veillé à ce que le couple, séparé depuis la fin de la
campagne présidentielle, et qui dînait dans le même restaurant, chacun à un étage différent, ne risque pas de se rencontrer. Vendredi, M. Hollande s'est contenté de faire d'une discrète
apparition parmi les militants, lors du discours d'ouverture prononcé par son ex-compagne. Et Mme Royal n'a pas prévu d'assister à l'allocation de clôture que prononcera le chef du parti
dimanche. "C'est un choix entre plusieurs contraintes", dit-elle.
La première journée de l'université, où
les militants sont venus plus nombreux qu'à l'accoutumée, a en tout cas permis à l'ex-candidate socialiste de soigner une image délibérément consensuelle. "J'ai une responsabilité particulière,
a-t-elle commenté. Je suis la cible, je l'ai été, je continue de l'être et paradoxalement c'est à moi de faire les plus gros efforts." Vendredi soir, elle a pris soin de convier à dîner, outre
ses fidèles, deux partisans de Dominique Strauss-Kahn, Alain Bergounioux et Pierre Moscovici, et un proche de Laurent Fabius, Henri Weber.
Ségolène Royal veut s'organiser, "prendre
son temps", "structurer une équipe", en réseau plutôt qu'en courant dans des nouveaux locaux qu'elle inaugurera à la fin du mois. Quant à François Hollande, il prépare sa sortie en soignant son
bilan. Devant le Mouvement des jeunes socialistes, le premier secrétaire dressait ainsi l'inventaire de ses dix années passées à la tête du PS : "Il a préservé l'unité des socialistes, il leur
a permis après chaque victoire, après défaite, de rester ensemble." Son objectif, dans la perspective du congrès de 2008, est de rester maître du jeu en formant un bloc majoritaire, et
réformiste, allant de Ségolène Royal à Bertrand Delanoë.
Isabelle Mandraud et Jean-Michel Normand
Michel Rocard affiche son optimisme
sur le projet du PS à la Rochelle
NOUVELOBS.COM | 01.09.2007 | 18:08
Pas tendre avec le PS depuis sa défaite présidentielle de mai, Michel Rocard s'est montré optimiste, samedi 1er septembre, sur les chances de son parti de parvenir à élaborer d'ici à "un an, un an et demi" un projet "présentable à l'opinion".
L'ancien Premier ministre était venu participer dans la matinée à un débat intitulé "Où en est la gauche?" à l'Université d'été du PS à la Rochelle. "On a bien travaillé", s'est-il réjoui à l'issue, interrogé par les agences de presse.
Maintenant, "il faut que nous passions à la capacité d'écrire un projet, un objet présentable à l'opinion. Mais je ne suis pas pessimiste sur le fait
d'y arriver en un an, un an et demi", a-t-il assuré. Ajoutant: "A condition que le monde journalistique nous fiche la paix sur les problèmes d'hommes pendant ce temps-là. C'est une condition
majeure."
"On va en crever, nous !"
Un optimisme qui tranche avec les propos peu amènes qu'il avait tenus sur le PS le 25 août dernier. "Mon sentiment principal est que le PS français n'est plus pour un paquet d'années en situation de gouverner".
"Ceux qui sont à l'intérieur du gouvernement ne sont plus socialistes"
Chargée d'animer le débat, l'ancienne garde des Sceaux, Marylise Lebranchu a défendu Michel Rocard. L'"ouverture" est "une manœuvre" et "ceux qui sont à l'intérieur du gouvernement ne sont plus
socialistes", a-t-elle accusé, faisant cependant "une différence importante avec la participation à des groupes de travail". (avec AP)
le PS a commencé son aggiornamento,
LA ROCHELLE (AFP) — Les socialistes ont commencé à tracer les lignes de leur aggiornamento dans l'espoir de retrouver l'audience des Français, samedi à leur université d'été de La Rochelle, avec l'offensive d'un bloc "modernisateur" qui rencontre toutefois des résistances.
Le PS avait promis de délaisser les querelles personnelles avivées par la défaite de Ségolène Royal à l'élection présidentielle, pour passer au crible les causes profondes de l'échec du 6 mai. Ils ont effectivement entamé ce long travail.
L'ex-candidate repartie à la mi-journée, c'est le maire de Paris Bertrand Delanoë, très applaudi par les militants, qui a été la figure la plus en vue de la journée. Son retour au premier plan au sein du parti nourrit les spéculations sur sa candidature à la succession de François Hollande, sur le départ, comme premier secrétaire l'an prochain.
Le numéro un socialiste avait lancé dès jeudi soir l'aggiornamento du PS en affirmant que "la France, globalement, doit travailler plus", au risque de paraître embrayer sur le discours de Nicolas Sarkozy. Pour lui, l'heure n'est plus aux grandes réformes symboles comme les 35 heures. "Le grand soir, c'est fini", a-t-il dit vendredi.
Dans un projet de "manifeste pour un socialisme nouveau", les amis de Dominique Strauss-Kahn ont estimé samedi que l'évolution des conditions de vie "peut justifier d'allonger le nombre d'années d'activité" ouvrant droit à une retraite pleine.
Mais c'est Jean-Marc Ayrault, président du groupe des députés PS, qui est allé le plus loin dans la "rénovation", en se faisant l'avocat d'"un socialisme performant" et d'un "réformisme musclé".
Exhortant les socialistes à cesser "de se mettre la tête dans le sable", le député-maire de Nantes a affirmé que la gauche a "payé au prix fort" sa "déconnexion du réel" et "le plus grand flou" de ses propositions.
Critiquant le "mutisme" du PS "sur le poids toujours croissant des dépenses qui assaillent notre protection sociale, cause de notre atonie économique", ce proche de Mme Royal a stigmatisé "la cécité d'une partie de la gauche" qui n'a pas vu que "les catégories populaires demandent la reconnaissance de leurs efforts, de leurs mérites".
A côté de ce discours "décoiffant", l'atelier "où va la gauche?" a fait plus pâle figure. Devant quelque 2.000 militants entassés, Michel Rocard a dénoncé le "mal croissant dans le parti", consistant à "préférer la politique de la posture à celle du résultat". "Il faut que nous soyons audibles", a jugé M. Delanoë.
Le discours consistant à en finir avec l'approche traditionnelle des questions économiques et sociales n'est pas passé comme une lettre à la poste.
Après Henri Emmanuelli, figure de la gauche du PS, s'élevant vendredi contre "une offensive idéologique" pour abandonner les valeurs de "redistribution", Martine Aubry a appelé le parti, depuis sa ville de Lille, à ne pas chercher à "courir derrière les idées de la droite" pour donner l'impression d'être "moderne".
Au cours d'un débat, le PS s'est ainsi vu reprocher d'alimenter le discours sur la "droitisation de la société".
"Si les gens pensent que la société s'est droitisée, c'est qu'on ne défend pas nos valeurs -telles les 35 heures- et donc les gens n'y croient plus", selon Adeline Hazan, proche de Mme Aubry. "Comment voulez-vous que ça donne envie de voter à gauche ?".
Dans l'assistance, les critiques de la "rénovation" étaient vives. "On est dans le management de l'entreprise-nation, l'action politique disparaît", s'est plaint Thierry, du Loiret.
Accueil favorable au comité
de liaison de la gauche
Le PCF, les Verts et le PRG sont favorables à la proposition formulée par François Hollande lors de l'université d'été du
PS.
Le "comité de liaison" de la gauche proposé dimanche par François Hollande va dans le sens de vœux exprimés par les Verts, le PCF et le PRG.
Soulignant que la stratégie de son parti est "le rassemblement de la gauche" le Premier secrétaire socialiste a proposé que ce "comité de liaison" juge la politique gouvernementale et lance des initiatives, par exemple sur le pouvoir d'achat ou le budget.
Débat
"Le PCF participera à toutes les initiatives permettant de nourrir le débat de fond pour dégager le contenu d'une alternative de gauche forte",
ajoute le communiqué.
Enfin
Le président du PRG (radicaux de gauche) Jean-Michel Baylet a indiqué, dans l'édition de la Dépêche du Midi à paraître lundi, que la proposition de François Hollande constitue "enfin une bonne
initiative du PS". "Naturellement, nous y répondrons de manière positive", a poursuivi le président du PRG.
De son côté, Cécile Duflot, secrétaire nationale des Verts, avait déjà suggéré la semaine dernière une reprise des actions communes avec d'autres partis de gauche, et dans un premier temps "l'ouverture de discussions sur le Grenelle de l'environnement".
"Le plus dangereux serait que chacun entonne à nouveau le chœur du "chacun chez soi bien au chaud"", avait-elle prévenu.
Le premier secrétaire a exclu de son initiative la Ligue communiste révolutionnaire, précisant que son appel ne concernait pas "le parti guévariste en train de se créer", allusion au parti anticapitaliste qu'Olivier Besancenot veut construire autour de la LCR.
Les principaux points
du discours de F. Hollande
"Vous avez démontré par votre présence, par votre travail ici (...) que vous étiez prêts à faire le premier pas pour une nouvelle marche. Cette marche, elle sera longue", a dit le premier secrétaire aux militants du parti. "Elle ne tiendra pas à quelques changements de comportements, de renouvellements de personnes et de modifications statutaires".
"Je ne crois ni à la secousse salvatrice ni à la crise salutaire, je suis pour le changement assumé et maîtrisé, pas pour l'abandon ou le reniement", a-t-il ajouté. "Nous n'avons pas besoin d'abandonner nos valeurs pour être modernes car jamais les valeurs de progrès et de justice sociale n'ont été aussi pertinentes qu'aujourd'hui".
"Je connais les défauts du Parti socialiste: les divisions artificielles, les positionnements de circonstance, les compétitions d'orientations qui ne recouvrent que des allégeances personnelles, les indisciplines, les égotismes, le manque de rigueur".
"Je vous le dis franchement, il faut en finir une fois pour toutes, sinon nous n'en finirons pas avec la droite", a-t-il lancé sous les applaudissements.
"Il faut éviter de nous diviser, tout simplement (...), chercher le compromis avant et pas après, insister sur ce qui nous unit", a-t-il ajouté.
Pour lui, c'est au Parti socialiste que "peut se préparer le changement, l'alternative, l'espérance, et nulle part ailleurs", un PS "sans cesse en mouvement, qui ne doit pas attendre de perdre ou de gagner pour s'interroger sur son histoire, son avenir ou son identité".
"Je propose un changement de méthode. Plutôt que de partir de nos différences regardées comme autant de divisions pour aboutir, faute de mieux, à des conclusions confuses, partons de nos convergences pour faire apparaître, sur les grandes thématiques mais aussi les sujets les plus difficiles, de véritables choix qui seront proposés au vote des militants", a affirmé François Hollande."Ce vote aura lieu à l'occasion du prochain congrès, après les municipales" de mars 2008, a-t-il ajouté.
Ce qui fait l'unanimité, a-t-il précisé, figurera "dans une nouvelle déclaration de principes" qui constituera la "charte fondamentale" des socialistes.
Quant à "ce qui parfois peut faire difficulté entre nous", il a invité tous les socialistes à respecter "la ligne majoritaire comme la loi de tous".
François Hollande a également prôné, pour son parti, "un exécutif solide et responsable, un parlement doté de moyens de contrôle et représentatif de la diversité, des citoyens actifs".
A l'égard du pouvoir exécutif, il a estimé que "les formes de notre opposition doivent changer", notamment en misant sur "la mémoire, le rappel, la mise en perspective" et en opposant "la raison" à "l'émotion". La suite ici
Jean-Michel Aphatie : Bonjour, François Chérèque. RTL
François Chérèque : Bonjour.
On en a parlé pendant 18 mois, et puis ça va être officiel dans à peu près une heure, Gaz de France et Suez vont fusionner. L'auditrice qui nous a précédés supputait que cela vous rendrait grognon, François Chérèque, elle a raison ?
Je pense qu'elle se trompe sur le sujet pour lequel je ne suis pas satisfait ce matin. La CFDT a toujours dit que cette fusion Gaz de France - Suez avait du sens, avait du sens au niveau industriel, à une condition : qu'on ne démantèle pas Suez.
Et c'est fait, çà ?
Et c'est fait. C'est-à-dire que l'engagement qu'il y avait qui était fort, vis-à-vis des 60.000 salariés de Suez, c'était qu'on ne couperait pas leur entreprise en morceaux. Or, c'est ce qu'on fait. On est en train d'abandonner l'environnement de Suez : c'est l'eau, c'est les déchets, c'est un enjeu énorme au niveau environnemental, et on va mettre ça à la Bourse, aux prédateurs financiers. Je pense qu'on fait une grosse erreur de démanteler Suez ; et je remarque que le Président de la république reçoit un syndicat des représentants des salariés de l'entreprise publique mais néglige totalement les salariés du privé qui, eux, n'ont pas de connaissances sur leur avenir, et là on a un désaccord total sur le démantelement de Suez.
Le Président de la République a reçu Frédéric Imbrecht de la CGT. Claude Guéant, hier, au "Grand Jury" disait (donc secrétaire général de l'Elysée) : "L'Etat n'a pas vocation à être actionnaire d'une entreprise qui travaille dans l'Environnement".
Ah, on plaisante. On est à - comment dirais-je - à un mois du Grenelle de l'Environnement, on va parler quoi ? On va parler de l'Eau, on va parler de l'Energie. Mais que dit M. Borloo, le numéro 2 du gouvernement ? Il n'existe pas sur ce sujet-là. Et là, on a un sujet environnemental, y compris au niveau de l'électricité ou du gaz. On a un problème de cohérence européenne pour l'achat du gaz.
Alors, rappelons-nous pourquoi cette démarche au départ ? On avait peur qu'ENEL, entreprise d'électricité italienne, mette la main sur Suez et démantèle Suez. Or, on est en train de faire la même chose, de faire une alliance avec Suez : on démantèle Suez et la France met la main sur l'électricité et sur le gaz du numéro UN belge, sans du tout se concerter avec les Belges ; c'est-à-dire on tourne le dos à une réflexion européenne. Là, il nous semble que...
Et là, je ne suis pas à l'inverse de ce que disait madame, à défendre le statut du salarié du public, même si je dois le défendre bien évidemment... Mais on est là sur une logique européenne, on tourne à la logique européenne, et puis, on ne prend pas en compte un problème environnemental qui est fort et l'intérêt des 60.000 salariés qui, apparemment, ne comptent pas pour le Président de la République.
Peut-être Jean Louis Borloo vous aura entendu ce matin sur RTL,François Chérèque, peut-être on le sollicitera aussi. On verra bien. Ce matin, c'est la pré-rentrée pour les enseignants. Demain, les gros bataillons d'élèves suivront. On parlera sans doute beaucoup dans les salles de professeurs des suppressions de poste dans l'Education nationale, plus largement dans la Fonction publique. Hier, à votre franchise, qu'est-ce que vous en pensez, François Chérèque. Christine Lagarde a dit : "Dans la Fonction publique, il y aura un plan de rigueur" ?
On y est déjà à la rigueur. Lorsqu'on supprime 22.000 ou 23.000 postes...
22.700.
22.700 postes dans la Fonction publique, que l'on est à six ans, sans accord salarial, on est dans une démarche de rigueur et de difficultés. Donc, là, je crois qu'il y a eu un aveu de franchise et je dois reconnaître qui est honnête de la part de ministres, et puis beaucoup de langue de bois de la part de M. Guéant sur ce sujet-là.
Guéant a parlé de "revalorisation" de la Fonction publique.
On revalorise comment ? En bloquant les salaires et en supprimant des fonctionnaires, on ne revalorise pas.
C'est aussi ce que disait François Fillon : si les fonctionnaires acceptent de voir leur poste diminué, ils seront mieux payés. Il le disait l'autre jour sur TF1.
Vous savez très bien qu'il y a 5 millions de fonctionnaires, qu'on ne revalorise pas les autres fonctionnaires avec le gain qu'on pourra faire sur ce sujet-là. Non, je crois qu'il faut qu'on sorte de cette spirale qui est une spirale négative de la Fonction Publique et qu'on rediscute enfin. Qu'est-ce qu'on veut faire des fonctionnaires ? Quel est l'avenir de la Fonction publique et les fonctions qu'on veut assigner à la Fonction publique ? Qu'est-ce qu'on veut comme services aux usagers de la Fonction publique. Ensuite, on débattra du nombre et du niveau de qualification des fonctionnaires. On n'a pas de tabou sur le nombre de fonctionnaires mais on ne peut pas avoir une réforme de la Fonction publique au niveau comptable sans avoir un débat sur l'avenir de l'Etat et l'avenir des missions qu'on assigne à l'Etat.
Pensez-vous que la formule de Christine Lagarde va susciter de la mauvaise humeur, peut-être des grèves dans la Fonction publique ?
De la mauvaise humeur, elle est là. Donc, je crois qu'il faut dépasser ce type de formule. Et je répète : travailler avec les fonctionnaires, travailler à l'Assemblée Nationale, sur ce que l'on veut donner comme service et qu'on discute ensuite du nombre de fonctionnaires. La CFDT n'est pas bloquée sur une réflexion sur l'avenir de l'Etat ; encore faut-il qu'on n'en parle pas uniquement au niveau comptable.
Jeudi, le Président de la république s'est exprimé devant le Medef, certains en ont été choqués. Qu'est-ce que vous en pensez, vous ?
Moi, j'ai toujours dit que le Président de la République parler d'économie devant les patrons, je ne vois pas ce qu'il y avait à revoir. C'est eux qui tiennent l'économie. Moi, je suis plutôt déçu par le discours.C'est-à-dire qu'on nous parlait d'un plan de relance de l'économie, on n'a eu rien du tout. On a eu un bon discours de motivation des patrons, c'est bien. Je pense que Bernard Laporte a des exemples à avoir en termes de motivation pour la Coupe du Monde de rugby ; mais sur le fond et sur les orientations économiques : rien du tout.
Il y avait quand même çà : "Je suis favorable, a dit Nicolas Sarkozy, à ce que soit ouverte la possibilité d'une séparation à l'amiable entre employeurs et employés d'entreprise".
Oui, là c'est une ingérence dans une négociation qui va avoir lieu.
Voyez, vous lui reprochez de ne rien dire, et quand il dit quelque chose...
Mais çà, c'est pas fondamental pour l'économie. On donne l'impression qu'on va régler le problème de l'économie sur juste ce problème-là. On ouvre une négociation avec le patronat, que le Président de la République prenne partie dans cette négociation, c'est déplacé. Mais il y a d'autres choses qu'il a dites, bien évidemment, c'est pas totalement... Par exemple, il a parlé des 35 heures.
Oui.
Et il est en train de dire aux salariés...
"Je veux aller beaucoup plus loin dans l'assouplissement"...
Mais alors qu'est-ce que ça veut dire : aller plus loin. C'est qu'après avoir vendu : "Travailler plus, pour gagner plus", il est en train de nous demander de renégocier dans les entreprises, "travailler plus, sans gagner plus". C'est-à-dire qu'il est en train de se rendre compte que ce qu'il a vendu dans sa campagne électorale, n'est pas quelque chose qui est possible dans les entreprises. Il est en train de changer de direction sur les 35 heures. Et aujourd'hui, on va nous demander à nous, les syndicats, d'expliquer aux salariés : que s'ils travaillent plus, ils ne gagneront pas plus. C'est exactement ce que j'ai dit dans la campagne électorale.
Vous n'étiez pas candidat ; mais quand vous commentiez la campagne électorale...
Quand j'ai interpellé...
Vous êtes de mauvaise humeur, ce matin, François Chérèque. Vous êtes de mauvaise humeur ? Vous en voulez un peu au Président de la République ? Vous pensez que ça ne démarre pas très bien cette rentrée ?
Non, je suis... Ecoutez, je pense que lorsqu'on dit une chose aux salariés, qu'on fait l'inverse, c'est pas bon. Je crois qu'on ne peut pas régler les problèmes que par des coups. Je crois qu'il faut regarder les choses globalement, c'est-à-dire que la politique économique du gouvernement aujourd'hui qui devait relancer par une baisse d'impôts, un cercle vertueux de la consommation, risque d'être un échec et Mme Lagarde l'a dit. Donc, on va vivre des moments difficiles. Mais ceci dit, je suis, comment dirais-je, plein de dynamisme dans le sens où on ouvre une négociation avec le patronat. C'est notre interlocuteur privilégié. Une négociation sur le marché du travail pour lutter contre la précarité des emplois et je pense que j'ai un grand espoir pour faire en sorte que les salariés qui sont le plus en difficulté, trouvent un avenir meilleur dans cette négociation.
Cette négociation, vous l'ouvrez vendredi. Vous avez déjeuné au restaurant, le 23 août avec Nicolas Sarkozy, et vous avez dit en sortant : "C'était bien agréable !"
Ah non... j'ai pas...
Ah, c'est entre guillemets : "bien agréable et très intéressant".
Le Président de la épublique est quelqu'un d'un commerce agréable ; ce qui ne veut pas dire qu'on est obligatoirement d'accord avec ce qu'il fait, c'est ce que je viens de dire.
Et vous aviez bien mangé, peut-être ?
Ah, c'est pas ça l'important !
C'était pas important. François Chérèque, plein de dynamisme, a-t-il dit, était l'invité de RTL ce matin
Tel que vous me voyez, je rentre de La Rochelle.
Eh oui, pas de raison que ce soient toujours les mêmes qui voyagent.
A moi le "terrain", maintenant, et ses surprises, et ses rudes interpellations.
J’y étais invité par le Mouvement des Jeunes Socialistes à débattre des "medias dans la démocratie", avec un ancien membre (socialiste) du CSA, Jospeh Daniel, et un journaliste de Rue 89, Julien Martin (lui, je ne sais pas s’il est socialiste, mais comme il a dit dans le débat que 100% de Rue 89 l’était, il doit l’être un peu aussi).
Mon souvenir le plus fort ? Deux jeunes socialistes de la Sarthe, 17 ans tous les deux, qui m’ont interpellé après le débat. Ils découvrent le comportement de la presse. Ils m’ont raconté. Alors qu’ils faisaient la queue pour avoir leur badge, les télés leur tombent dessus : "dîtes, que pensez-vous de l’absence des éléphants à La Rochelle ?"
Perplexité des deux lycéens.
A-priori, ils n’en pensaient rien, de l’absence des éléphants. Ils venaient discuter de la Sécu, des salaires, des retraites, de la réforme des Universités, de plein d’autres sujets. Pas de l’absence des éléphants. Le temps d’expliquer tout ça aux télés, les équipes étaient parties chercher plus loin de la chair plus tendre à micro-trottoirs.
Je n’ai pas eu le temps, et je n’y ai pas pensé, mais j’aurais aimé leur dire ceci, aux deux lycéens de la Sarthe. Eh oui les jeunes, faudra vous y faire. Ce que vous voyez au 20 Heures, ce n’est évidemment pas la réalité. C’est ce que les journalistes du 20 Heures ont décidé que vous verriez. Et ils ont décidé que l’événement du premier jour de La Rochelle, c’était "l’absence des éléphants". Comme ils ont décidé que l’événement du dernier jour, c’était "Delanoë sera peut-être candidat à la succession de Hollande, mais c’est pas encore sûr".
Pourquoi ils ont décidé ça ?
Et surtout, pourquoi ils décident tous la même chose ?
C’est un des grands mystères des medias. Je crois qu’y entre pour beaucoup la peur d’avoir l’air ridicule, ou de rater quelque chose, si on ne traite pas le même sujet que les copains. Un peu comme au lycée, si on ne porte pas les mêmes habits, de la même marque, que les copains et les copines de la classe. C’est du même ordre.
Et d’ailleurs ce n’est pas nouveau. Ecoutez Rocard, par exemple, très applaudi lorsqu’il se plaint justement de ce comportement des médias focalisés sur les éléphants et la recherche d’un chef (la video, justement mise en ligne par Julien Martin, qui a bossé comme un fou, dure deux minutes trente).
Université d'été du PS: Rocard attaque les médias
envoyé par rue89
C’est drôle, non ? C’est bien dit, n’est-ce pas ? Eh bien, chers jeunes amis, j’ai le plaisir de vous apprendre que le même Rocard disait exactement la même chose, avec les mêmes mots, quand je couvrais moi-même les congrès du PS pour Le Monde, ce qui nous rajeunit d’une bonne vingtaine d’années.
Il interpellait les medias, tout pareil. Il se plaignait de la "dictature des petites phrases", tout pareil. La salle l’applaudissait, tout pareil.
Alors ?
Alors si ça dure, chers jeunes amis, il faut bien s’avouer quelque chose : ce n’est pas seulement de la faute des méchants journalistes avides de sensationnel.
C’est aussi parce que les éléphants socialistes qui, aujourd’hui comme hier, se tordent la trompe pour le pouvoir, le font avec le concours des medias. Loin des projecteurs, évidemment. Dans les "apéros", les "diners", les "pots" où ils se retrouvent en petit comité avec les journalistes. Et là, vas-y que je te dégomme le rival, et que je te balance des petites phrases, justement pour être repris dans les medias.
C’est un jeu pervers, où tout le monde joue : les politiques et les journalistes. Et Rocard, hier, n’était pas le dernier.
Et j’ajoute même, parce que les choses sont compliquées, que pour un journaliste politique, traiter de la lutte pour le pouvoir au sein d’un parti, ne me semble pas totalement hors-sujet.
Bien sûr, qu’un parti, c’est un projet, des propositions.
Mais un parti, c’est aussi des hommes et des femmes qui se bagarrent pour le pouvoir.
Encore faut-il ne pas tout réduire à ça. L’idéal est de parvenir à traiter les deux à la fois.
Voilà. Sinon, le débat proprement dit sur "les medias et la démocratie", a été, à mon sens, plutôt plus intéressant que son titre.
Si vous voulez écouter mon topo liminaire, il y a un blogueur, Nicolas Voisin, qui m’a fait l’honneur de le filmer, et qui annonce la mise en ligne d’une video. Mais ne vous sentez pas obligés. C’est long (quinze minutes), et surtout, j’ai l’air assez ridicule, quand je me plante sur l’histoire de la grenouille. J’aurais mieux fait de parler des éléphants. Daniel Schneidermann
Sarkozy prend en otage les personnes âgées
pour justifier le système des franchises.
directeur du Mensuel des maisons de retraite.

Sur 850 000 malades d’Alzheimer, seulement 500 000 sont effectivement diagnostiqués, et seuls 200 000 sont traités par les médicaments existants. Pourquoi une si faible quotité ? Parce qu’aujourd’hui seuls les neurologues, les gériatres ou les psychiatres peuvent prescrire de tels médicaments. Donner aux médecins généralistes la qualité de primo-prescripteurs, contre l’engagement d’une courte formation, permettrait à un plus grand nombre de malades d’être immédiatement traités mais constituerait évidemment un coût tout aussi immédiat. On attend donc désormais que la commission présidée par Joël Ménard - dont la nomination constitue en revanche une excellente nouvelle - qu’elle recense réellement les besoins
La logique de Nicolas Sarkozy trouvera alors ses limites : il expliquera qu’après avoir allégé certains contribuables de 11 milliards d’euros fournir un effort de quelques milliards d’euros pour les personnes âgées dépendantes est au-delà des moyens de la France. Si Nicolas Sarkozy n’a pas trouvé la pilule anti-Alzheimer, il a d’ores et déjà trouvé le moyen de faire avaler aux Français la pilule des franchises.
Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer ».
Plus ça va, plus on fait payer les malades
D’abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd’hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables - responsabilisation, trou de la sécu... - les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner. 1967 déjà : le ticket modérateur - partie non remboursée par la sécurité sociale - devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c’est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.
Avec les franchises, les malades paient pour les malades
Les gens qui n’ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c’est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l’instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.
Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La franchise au début c’est 50 euros, mais après... On voit ce qui ce passe : le forfait de 1 € par consultation qui - promis juré - ne devait augmenter et était plafonné à 1 € par jour quel que soit le nombre d’actes peut aller depuis le 1er août jusqu’à 4 € par jour. Les dépassements d’honoraires ces franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd’hui peuvent atteindre plusieurs milliers d’euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.
Les franchises, c’est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu_
Parce que - riche ou pauvre, jeune ou vieux... - nous devons tous être égaux dans l’accès aux soins, la France a crée la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. A l’opposé de ce système solidaire, celui des assurances. Selon le niveau - et donc le prix - du contrat la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.
Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé
Il faut d’abord améliorer la prévention des maladies. Transformer les conditions de vie, de travail, d’environnement, d’alimentation... autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peutêtre même l’Alzheimer. Notre pays n’a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C’est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l’a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d’euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat
PAS DE LOI SUR LES FRANCHISES SUPPRESSION DE TOUTES LES FRANCHISES LE 29 SEPTEMBRE, DANS TOUTE LA FRANCE, NOUS EN DISCUTERONS. NOUS SOMMES TOUS PROPRIETAIRES DE LA SECU. ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !
Act up ; Alter Ekolo ; Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF) ; Appel contre la Franchise ; Association Nationale des Médecins Référents (AMedRef) ; ATTAC France ; CADAC ; Collectif « La Santé n’est pas une marchandise » ; CGT de l’administration centrale des Affaires sociales ; CNDF ; Confédération paysanne ; Convergence Citoyenne ; Convergence Nationale des Collectifs de Défense et de Développement des Services publics ; Collectif des Médecins Généralistes pour l’Accès aux Soins (CoMéGas) ; Coordination des Collectifs unitaires anti-libéraux ; Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité ; Fondation Copernic ; FSU ; LCR ; Les Alternatifs ; Les Verts ; LMDE ; Mars- Gauche républicaine ; MRC ; ONSIL ; Parti Socialiste ; PCF ; Résistance sociale ; Syndicat de la Médecine Générale (SMG) ; SNES ; Syndicat national des Infirmier(e)s conseiller(e)s de Santé-FSU (SNICS-FSU) ; Sud Education ; Union des Familles laïques (UFAL) ; Union Nationale Alternative Mutualiste (UNAM) ; UNEF ; Union Syndicale Solidaires ; Union Fédérale Sud Protection Sociale ; Union fédérale Sud Santé Sociaux ; Union Nationale des Groupements Mutualistes Solidaires (UNGMS) ; Union Nationale des Retraités et des personnes âgées (UNRPA) ; Union Syndicale de la Psychiatrie (USP)
Le Hezbollah a été invité aux "ren







