"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
Ségolène ROYAL était, dimanche 9 septembre,
l'invitée de la Fête nationale de l'Unità
organisée par le Parti des Démocrates de Gauche italien à Bologne.
Elle a profité de l'occasion pour faire un tour d'horizon de la situation de la gauche en Italie et en France. Ségolène Royal est intervenue devant un millier de personnes et a répondu aux questions de la journaliste Lucia Annunziata, retransmises sur NessunoTV. Il a notamment été question des leçons tirées de la présidentielle en France, le mini-traité européen, la politique de Nicolas Sarkozy et les alliances de la gauche en France.
Jugeant le mini-traité européen promu par le Président de la République en France "trop mini", elle a ajouté qu'il fallait "exiger des politiques européennes communes indépendamment du mini traité; des politiques qui promeuvent les transports, la recherche, le développement durable et combattre les délocalisations."
En Italie, la gauche a battu Silvio BERLUSCONI en rassemblant une large coalition. Les formations regroupées dans "l'Olivier" envisagent depuis un an de fusionner et de se dépasser pour créer un nouveau parti : le Parti Démocrate. On se souvient que la gauche italienne avait organisé un processus de primaire exemplaire lors de leurs dernières élections : 4,3 millions de citoyens avaient participé au vote pour choisir le dirigeant de la coalition et voter le programme.
Cette fois encore, la naissance du Parti Démocrate donnera lieu à un vote participatif populaire le 14 octobre prochain. Tout électeur, et plus généralement toute personne de plus de 16 ans, ainsi que les résidants étrangers, moyennant une contribution d'environ 5 euros, pourront voter dans les 10 000 lieux de vote qui seront installés dans toute l'Italie.
Le même jour, les Italiens pourront choisir le dirigeant national du futur parti ainsi que les dirigeants locaux. Les initiateurs de ce processus ont d'ailleurs promu, parmi les candidats, toute une nouvelle génération de leaders et de nombreuses femmes (les candidatures respectent strictement la parité). Ségolène Royal a souligné que ce processus en Italien d'union et de démocratie participative est un exemple utile pour la France alors que le PS engage un travail de rénovation de ses idées, de sa stratégie d'alliance et de son fonctionnement.
Elle a notamment rencontré lors de cette rencontre Sergio COFFERATI, maire de Bologne, ancien leader du syndicat CGIL, Marina SERENI, Présidente adjointe du groupe parlementaire de l'Olivier à la Chambre des Députés et Luciano VECCHI, secrétaire international de DS.
Certes, pour beaucoup à gauche, l’urgence demeure sociale - 49 % considèrent la lutte contre le chômage comme la priorité, devant la précarité (37 %), l’éducation (32 %), les salaires (27 %), la santé (24 %) et l’égalité des chances à 23 % -, mais l’individualisme gagne du terrain. Et il investit l’école (77 % des sondés s’affirment favorables au libre choix de l’établissement scolaire par les parents), la protection sociale (61 % approuvent le développement d’organismes privés), la fiscalité (62 % approuvent l’idée de baisses d’impôt permettant de réduire les dépenses publiques).
Leur base arrière de Marcoussis, les trente joueurs du XV de France l'ont rebaptisée Marcatraz. C'est dire la gaieté et la décontraction qui régnent
là-bas. Est-ce parce qu'il a transformé leur lieu d'entraînement en camp de concentration que Bernard Laporte a eu l'idée obscène de faire lire aux joueurs, sur le point de rencontrer
l'Argentine, la lettre d'un condamné à mort ?
Oui, il est obscène de transformer en instrument de motivation pour un match de rugby la lettre pathétique envoyée par un gosse de 17 ans, Guy Môquet, au moment d'être fusillé comme otage par les
Allemands. Oui, il est obscène de déguiser ce qui devrait être un moment de bonheur et d'amitié en Grand Guignol patriotique, sous la férule d'un adjudant de caserne. Les Argentins ne sont pas
des nazis. L'avenir de la France ne se joue pas sur un terrain de sport. On n'a respecté ni le rugby ni la mémoire des martyrs. Avec le résultat prévisible que l'on sait. Notre coeur saigne pour
ces trente excellents et braves joueurs. Mais Bernard Laporte, lui, ne l'a pas volé.
Je n'ai toujours pas compris pourquoi, il y a quatre ans, lors de la précédente Coupe du Monde, à la suite du fiasco de la demi-finale contre l'Angleterre, où sa responsabilité personnelle était
engagée, Bernard Laporte avait obtenu un nouveau bail d'entraîneur du XV de France. Cette grande gueule au bredouillis incompréhensible, cette figure autoritaire incapable de faire des choix, ce
prétendu expert qui change trente et une fois de suite la composition de la charnière de son équipe, cet entraîneur chaotique qui est un homme d'affaires avisé, ce futur ministre qui vend du
jambon sur les écrans de pub ne correspond pas à l'idée que les amoureux du rugby se font de leur jeu. Bernard Laporte n'aime pas ses joueurs, il n'aime que sa carrière. Dans un pays qui compte
des figures glorieuses et respectées comme Pierre Villepreux, Jean- Pierre Rives, Patrice Lagisquet ou Fabien Galthié, sans parler des plus anciens, faire de Bernard Laporte la figure de proue du
rugby français, au point de rendre transparents les joueurs eux-mêmes, est au moins une erreur de casting et plus encore une faute de goût.
Soyons justes. Bernard Laporte n'est pas le seul responsable de l'évolution d'un jeu fait au départ de contact et d'évitement vers un monotone affrontement de béliers et de bisons. Il a su faire progresser la défense et la discipline (son célèbre «pas de fautes !») mais il a asséché le jeu. En renforçant les points faibles du XV de France, il a affaibli ses points forts. En somme, il en a fait une équipe moyenne. Les Poitrenaud, Clerc, Michalak, Dusautoir, Szarzewski valent mieux que cela. Il y a huit ans, une équipe bordélique, promise à la déroute, avait maté les Blacks en demi-finale. On attend, sans trop y croire, d'une équipe supérieurement entraînée et promise à la gloire qu'elle fasse aussi bien le mois prochain.
Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur










