"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
Quatre mois après la victoire présidentielle de Nicolas Sarkozy, le Parti socialiste est en pleine dépression. Tandis que le chef de l'Etat continue à bénéficier d'une exceptionnelle popularité (69 % selon l'IFOP, 71 % selon la Sofres), les socialistes n'en finissent pas de ruminer leur défaite, de régler leurs comptes et de se désoler d'eux-mêmes et de leur impuissance.
En l'espace d'un week-end, que n'a-t-on encore entendu ! Ici, c'est Arnaud Montebourg qui déplore le "bilan catastrophique" des dernières années. Là, Manuel Valls qui dénonce un parti "miné par le sectarisme" et "sclérosé". Ailleurs, Michel Rocard qui diagnostique une gauche "en déshérence". Là encore, Ségolène Royal, pourtant "sans amertume", selon ses propres mots, mais qui n'hésite pas à fustiger l'incapacité du PS à s'organiser "en grand parti moderne, portes et fenêtres ouvertes sur la société". Sans parler de l'avalanche de livres qui, sous la plume de Lionel Jospin, Claude Allègre, Marie-Noëlle Lienemann, Jean-Luc Mélenchon et d'autres, ne vont pas manquer de remuer les cendres de la défaite.
Bref, les socialistes broient du noir. Mais c'est le contraire qui serait surprenant. Comment imaginer que le principal parti de gauche puisse surmonter, comme par enchantement, les deux traumatismes majeurs du 21 avril 2002 et du 6 mai 2007 ? Car ce double échec, amplifiant celui plus compréhensible de 1995, traduit une crise profonde. Militants désabusés, "éléphants" fatigués, jeunes cadres pressés de tourner la page, chacun le sait parfaitement : le PS souffre d'une triple panne, de leadership, de stratégie et de projet.
Son premier secrétaire, François Hollande, est décrié, isolé, et en partance lors du congrès annoncé au printemps 2008.Ses courants, qui ont longtemps vivifié les débats internes, sont sclérosés et atomisés. Ses alliés historiques - communistes et Verts - sont plongés dans une introspection encore plus morbide. Enfin, sa vision de l'avenir, de la France et du monde est plus contradictoire et nébuleuse que jamais, enfermée dans des "synthèses illisibles", selon la formule de Mme Royal.
C'est donc bien une crise d'identité que le PS doit surmonter. Il serait illusoire de croire qu'il ne lui faudra pas une longue patience, une solide persévérance et une belle énergie pour y parvenir. Après avoir fait mine, avant l'été, de vouloir s'imposer à la hussarde, l'ex-candidate socialiste n'a pas tort de souligner, comme elle vient de le faire, qu'il faut "prendre le temps" de ce "travail collectif de longue haleine". Il reste que, sous sa houlette ou pas, c'est la responsabilité des socialistes d'engager cette refondation. Il n'y a pas de bonne démocratie sans alternance. Cela suppose une opposition dynamique et crédible.










