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Lundi 27 août 2007

LE MERITE POLITIQUE DE SEGOLENE ROYALE

 
 

mercredi 22 août 2007, par Jean Paul BWANA , pasteur évangéliste

 

En dépit de toutes les critiques et guerres de repositionnement qui rongent aujourd’hui le parti Socialiste français, il faut cependant, par honnêteté intellectuelle surtout, reconnaître au moins à Madame Royale le mérite d’avoir su tirer sur la sonnette d’alarme à temps afin d’amener les gérontocrates socialistes français à sortir de leur longue hivernation et de querelles byzantines qui minent les chances de la gauche française.

En dépit de toutes les critiques et guerres de repositionnement qui rongent aujourd’hui le parti Socialiste français, il faut cependant, par honnêteté intellectuelle surtout, reconnaître au moins à Madame Royale le mérite d’avoir su tirer sur la sonnette d’alarme à temps afin d’amener les gérontocrates socialistes français à sortir de leur longue hivernation et de querelles byzantines qui minent les chances de la gauche française.

 

Ce qui permet à coup sûr de mettre allégrement fin à l’anachronisme qui amenuise davantage les chances politiques de socialistes en mal de repositionnement. Et face à l’appétit vorace du camp de Sarkozy décidé de ne pas faire de quartier. Tel un puissant ouragan, la machine de l’UMP emporte désormais tout sur son passage, ne laissant plus désormais personne sur le trottoir. Dorénavant tous les cerveaux politiques français sont dans le juron sarkozyste qui n’y va pas par le dos de la cuillère. Le débauchage politique est bel et bien inscrit en bonne place dans l’agenda politique du tout puissant patron de l’Elysée qui n’est pas du reste de la dernière pluie, son rouleau compresseur va continuer à tout broyer sur son passage. Tel un puissant aimant, il attire vers son camp les éminences grises, se voulant plus président de tous les français, ce qui est de bonne guerre d’ailleurs.

 

3 mandats successifs d’absence de la gauche à l’Elysée c’en est trop ; toutes choses restant égales par ailleurs, il fallait une battante du genre Mme Royale au sein du parti socialiste pour pousser les gens à délier leurs langues et sauver les meubles et être à même d’affronter aux futures échéances la droite requinquée par la fougue sorkozyste.

 

Face à la guerre de clans et fort des ambitions démesurées de ceux considérés, à tort ou à raison, de leaders attitrés du camp socialiste, se prenant pour de seuls supers camarades habilités à mieux défendre les intérêts socialistes, Mme Royale est venue bouleverser tous les calculs socialistes lors de primaires socialistes en posant sa candidature alors que les géants n’avaient pas encore dit leur dernier mot.

 

A voir la virulence de critiques formulées ce jour par le camp socialiste, notamment ses ex-challengers de primaires, à l’endroit de Ségolène, il y a lieu de conclure que ses compères socialistes ne cachent pas leur répugnance face à celle-là même venue leur faire ombrage et dont ils sont décidés de charger de toutes les fautes ayant conduit à l’échec politique aux dernières élections. L’impression qui se dégage de ce débat socialiste est de vouloir faire descendre Ségolène de son piédestal.

 

Mais là où le bat blesse pour de si grands hommes politiques français, c’est de les voir sournoisement donner l’impression que Ségolène Royale ait été une parachutée ou soit quelqu’un de désigner arbitrairement et en dehors de normes démocratiques. Pour de gens non avertis ou fort enclin à la politique française ils croiraient, à tort bien sûr, au travers ce débat biaisé que Ségolène n’ait aucun mérite ou qu’elle ait été favorisée injustement quant à son alignement comme candidate socialiste aux dernières présidentielles françaises.

 

Ce qui est loin de la réalité étant donné qu’il n’est un secret pour personne que la brave dame a su être plébiscitée par plus de 66% des ses camarades socialistes au grand dam de ses malheureux challengers qui continuent à lui tourner le dos que repenser les plaies sans passion pour le bonheur de socialistes. En effet, avec une majorité absolue au sein du PS, il faut être mal intentionné pour contester la large légitimité de Ségolène.

 

Mieux encore, bien que boudée tout au long de la dernière campagne des présidentielles par certains de ses compères ne lui ayant pas facilité la tâche, il faut surtout le reconnaître, elle a su par elle-même et fort de son projet de société réaliser de records qui gênent plus d’un. Ce qui amène à penser que beaucoup au sein du PS trouvent que Madame Royale est toujours dangereuse et continue à leur faire ombrage, surtout fort du défis relevé par elle comparativement à ces précédents camarades socialistes jadis candidats à l’Elysée. 17 millions de voix n’est pas chose facile et ce n’est pas donné à tout le monde d’afficher une telle performance, il faut être Ségolène pour atteindre de telles proportions et continuer à demeurer humble sans que l’orgueil ne vous monte à la tête.

 

En outre, l’humilité de Ségolène ne souffre d’aucun doute étant donné qu’elle-même quelque part bat son propre mea culpa en reconnaissant sa part de responsabilité dans les résultats obtenus aux dernières élections présidentielles. Citant notamment le carcan schématisé par les présidentielles dont elle dit n’avoir pas su toujours bien maîtriser les tenants et aboutissants, auxquels s’ajoute entre les lignes l’inexpérience aussi. Se disant avoir de fois agit en situation de marche forcée, telle une automate, elle reconnaît des erreurs et les disfonctionnements sur lesquels elle a eu le temps de s’appesantir en vue de palliatifs. Avec le recul du temps, elle peut désormais avoir la latitude de se forger sa propre lecture de la donne politique par rapport aux attentes du peuple français. Désormais Ségolène attend de ses camarades du PS un dépassement de soi afin d’aller à l’essentiel, à savoir, réfléchir à froid sur l’opportunité de la rénovation du PS afin d’arrêter sa descente en enfer. Tout règlement de compte entre les gens d’une même maison devant être désormais proscrit dans l’intérêt supérieur du PS.

 

Elle a eu certes ses points forts et aussi ses points faibles dont elle n’est pas du tout gênée d’en discuter, beaucoup plus pour tirer toutes les conséquences et aller sereinement de l’avant que de chercher à rouvrir la boîte à pandore. Se projetant désormais dans l’avenir, Ségolène sculpte l’horizon où elle entend jouer un rôle déterminant en œuvrant efficacement pour faire renaître l’unité et la cohésion du PS.

 

Nous sommes de ceux qui continuent à penser que Ségolène Royale en elle-même a eu à remplir fidèlement son cahier de charges, mais que c’est plutôt le PS qui a échoué à cause de sa duplicité et du double jeu auquel certains de ses ténors se sont livrés pendant la campagne présidentielle, et dont les conséquences ont fragilisé dans une certaine mesure la candidate socialiste. La Bible ne nous enseigne t-elle pas qu’une maison divisée contre elle-même est appelée à disparaître et ce, pour son propre malheur d’ailleurs. Et que les frères auront pour ennemis les gens de leurs propres maisons. Quoi de plus normal parmi les hommes.

 

Où peuvent encore conduire tous ces débats socialistes virulents qui prennent la forme de tribunaux inquisitoires si ce n’est vers la fragilisation de la gauche œuvrant sans s’en rendre compte pour le confort de la droite. Toutes ces querelles byzantines profitent plus à la droite et aux autres concurrents qui ne manquent pas du tout d’ambitions, désormais prêts à capitaliser toute faiblesse qu’afficherait le PS.

 

Que les socialistes français, et toute la gauche avec, marquent au moins une pause en recherchant de discours constructifs qui peuvent ragaillardir la gauche française car, trois défaites consécutives s’en est trop. Il faut que chacun mette un peu d’eau dans son vin afin de mieux faire à l’avenir.

 

Si c’est à Ségolène seule qu’il faille faire porter le chapeau de l’échec de la gauche, alors rendons nous à l’évidence que le ver est pleinement dans le fruit ; ne perdons pas surtout pas de vue que Ségolène a été plébiscitée lors d’une primaire du PS où les adhérents ont eu à se choisir librement celle jugée digne de défendre mieux les idéaux socialistes aux dernières présidentielles. Le score qu’elle a affiché lors de ces primaires du PS est élogieux et mérite respect de tous. Alors que tous cessent de jouer cette partition de bas étage en battant le rappel de troupes.

 

Le reste de camarades socialistes du monde entier qui ont de l’estime pour le PS français ont tous les yeux braqués sur la façon dont cette crise qui couve au sein du PS français va être gérée lors du prochain congrès du PS projeté dans un an. Congrès dit de tous les espoirs. L’heure ne devant plus être au règlement de comptes entre camarades socialistes.

 

Débout camarades de la gauche, tous yeux braqués désormais sur l’adversaire politique commun, l’avenir de la gauche en dépend.

Lundi 27 août 2007

 

 RTL - Chronique d'Alain Duhamel - lundi 27 août 2007

Ségolène Royal a choisi d'effectuer sa rentrée la première, dès ce week-end dans son fief de Melle. Pourquoi cette offensive estivale avant tout le monde ?

C'est en effet la première fois que Ségolène Royal organise une réunion publique de ses supporters les plus fervents, une semaine avant l'université d'été rituelle du Parti socialiste. La raison, elle est extrêmement simple. C'est que Ségolène Royal ne renonce à rien, n'abandonne rien, n'abdique rien, qu'elle considère que son avenir politique est devant elle, et pas derrière elle, que ce qui s'est passé à l'occasion de l'élection présidentielle, c'est un encouragement, et non pas une déception. Mais, comme elle a les yeux en face des trous, elle a bien compris que cette fois-ci, les choses ne se joueront pas en lisière du Parti socialiste, voire le cas échéant, contre le Parti socialiste, mais au cOEur du Parti socialiste. Et comme elle sait que les cartes vont y être battues, que François Hollande quittera ses fonctions après les élections municipales, que le Parti socialiste engage une tentative de modernisation, rénovation, voire refondation, elle veut être la première rénovatrice, la première modernisatrice, la première refondatrice, et elle le veut d'autant plus qu'au lendemain de l'élection de Nicolas Sarkozy, elle a traversé une mauvaise passe, qu'elle a commis plusieurs bévues, et que son fameux charisme, son étrange charisme, mais son charisme réel, il a été effiloché.

Est-ce que vous avez remarqué, vous qui l'avez écouté en détails, des inflexions dans son discours ?

Oui, d'abord il y a l'esquisse d'une autocritique, l'esquisse de l'esquisse, disons. Mais c'est vrai qu'elle reconnaît qu'il faut, par exemple, dans une campagne présidentielle, moins d'improvisation ou d'impréparation, et même elle dit qu'il faut jouer collectif, ce qui n'est pas quand même une grande nouvelle.
Jouer collectif, c'est certainement l'ardeur de la nouvelle convertie, du coup elle dit : "mais je n'ai pas de concurrence au sein du Parti socialiste". Bien entendu, elle le sait parfaitement, les concurrents, ils ne manqueront pas. Il y aura Dominique Strauss-Kahn qui s'en va peut être pour mieux revenir. Il y aura François Hollande, qui débarrassé de ses fonctions et cessant d'être ligoté, sera probablement davantage lui-même. Il y aura sans doute Bertrand Delanoë, s'il est réélu maire de Paris l'année prochaine. Et puis, il y aura des jeunes quadragénaires comme Arnaud Montebourg ou Manuel Valls, qui ne manquent ni de talent, ni en réalité d'appétit.
Sur le fond, ce qui est intéressant, c'est qu'on voit bien que Ségolène Royal veut pousser dans le sens d'un social-libéralisme assumé, d'un social-libéralisme à la française, mais d'un social-libéralisme assumé. Et ce qu'elle disait par exemple, du marché ou de l'individualisme, va tout à fait dans ce sens.

Ça n'empêche pas certains de ses camarades, je pense à Marie-Noëlle Lienemann, à Jean-Luc Mélenchon aussi, de la critiquer assez durement ?

Alors eux, c'est différent. Ce sont des spécialistes du mitraillage automatique, ce sont des tontons flingueurs irrépressibles. Ils s'en prenaient à Jospin avant, ils s'en prennent à Ségolène Royal maintenant, ils s'en prendront, peut être, à François Hollande, enfin, sûrement, François Hollande, et sans doute Dominique Strauss-Kahn, demain. Je dirais que de leur part, le fait d'être attaqué, pour eux, s'agissant d'un leader socialiste, c'est une bonne chose.
ti_bug_fck
par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Lundi 27 août 2007
"ne roulent pour personne" mais
veulent peser sur le PS
 
En préambule à leur première "université d'été", qui s'est tenue au théâtre de La Villette, à Paris, dimanche 26 août, les Gracques ont distribué un petit quiz. Ce collectif d'anciens fonctionnaires et membres de cabinets ministériels socialistes, qui avait plaidé pendant la campagne présidentielle pour une alliance du PS avec le centre, se dit "résolument de gauche". Il n'est pas "un parti" et ne "roule pour personne". Bref, les Gracques, ce serait d'abord "un état d'esprit", un groupe de réflexion désireux de peser sur le Parti socialiste dans un sens réformiste mais soucieux d'éviter d'être désigné comme un sas de la gauche vers la droite. D'ailleurs, est-il précisé, Jean-Pierre Jouyet, cofondateur du collectif devenu secrétaire d'Etat chargé des affaires européennes, n'est plus membre des Gracques.

Ces conditions posées, l'association a débattu des "voies de la refondation" du PS avec, se succédant au micro, son président, Bernard Spitz, les écrivains Jorge Semprun et Erik Orsenna, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo, Philippe Val, l'ancien premier ministre Michel Rocard, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, ou bien encore le maire de Rome, Walter Veltroni, qui avait déjeuné un peu plus tôt avec son homologue de Paris, Bertrand Delanoë. Les Britanniques Anthony Giddens et Peter Mandelson, qui furent tous deux les architectes du New Labour, ont décrit les raisons du succès de Tony Blair pour accéder au pouvoir et s'y maintenir. "Nous avons réussi parce que nous étions devenus des acteurs du changement, du Labour et de la Grande-Bretagne", a déclaré Peter Mandelson, aujourd'hui commissaire européen, ajoutant : "Vous n'êtes pas même au début de trouver un leadership pour engager le changement. J'en suis désolé..."

A une belle unanimité, les intervenants ont convenu que la refondation du PS serait difficile. Partisan de ne pas "précipiter le congrès" pour privilégier la réflexion sur le fond, Michel Rocard a insisté : "Tant qu'on n'a pas de projet, toute élection est perdable, a-t-il assuré en mettant en garde contre "les médias (qui) vont essayer de l'occulter pour savoir quel quadra avenant on va prendre pour diriger temporairement le parti". "Arrêtez de faire des synthèses, décidez !", a exhorté François Chérèque, en plaidant pour un PS "au clair" sur ses idées mais respectueux de l'indépendance et de la responsabilité des syndicats. Selon le leader de la CFDT, 36 % des adhérents de la centrale syndicale ont voté Ségolène Royal au premier tour de la présidentielle, 21 % Nicolas Sarkozy et 29 % François Bayrou.

 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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