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Vendredi 10 août 2007

Au nom de la « rénovation », les clivages traditionnels pourraient être remis en cause.

LE PAYSAGE a déjà changé. Les courants du PS évoluent comme des plaques tectoniques au fur et à mesure que s'amorce le débat sur la rénovation idéologique. Après l'échec à l'élection présidentielle, de nouvelles lignes de fracture sont apparues : entre les pro et les anti-Royal, entre ceux qui veulent tout bousculer et ceux qui s'inquiètent pour le parti, entre les partisans de l'ouverture au centre, les tenants du rassemblement à gauche... Le processus devrait aboutir l'année prochaine, après les élections municipales, lors d'un congrès qui peut-être rebattra les cartes pour des années. « Qui peut dire quels seront les courants dans un an ? », s'interroge un nouveau député.
 Les ténors socialistes en meeting au zénith, durant la campagne présidentielle.
« Le PS vit encore sur les courants du congrès de Rennes », pestait, fin juin, le maire de Bondy, Gilbert Roger, un partisan de Royal. Mais les vieilles chapelles (fabiusiens, jospinistes, rocardiens devenus strauss-kahniens, etc.) n'ont plus la cote. Elles sont accusées de tous les maux, d'avoir favorisé la lutte des écuries présidentielles, d'avoir paralysé le débat... Signe des temps, les frontières entre les courants sont devenues perméables.
 
Que ce soit pour confronter leurs idées ou accéder aux responsabilités, partisans de la social-démocratie, de la gauche du PS ou rénovateurs autoproclamés se parlent désormais. Fin août, la Fête de la Rose de Frangy-en-Bresse, organisée par Arnaud Montebourg, réunira cette année d'autres quadras ambitieux : Manuel Valls et Gaëtan Gorce, mais aussi la « royaliste » Aurélie Filippetti, la strauss-kahnienne Sandrine Mazetier et le fabiusien Philippe Martin, qui revendique le fait de s'être « décloisonné » : « On ne peut pas toujours rester dans son petit groupe ». Même approche transcourant pour le groupe « gagner 2012 » qui rassemble des « têtes pensantes » comme Guillaume Bachelay, proche de Fabius, ou François Kalfon, proche de DSK.
 
Les opposants d'hier se rapprochent, les compagnons d'un temps s'éloignent. Après avoir souvent contesté François Hollande, le député européen Vincent Peillon a choisi de ne pas s'opposer au calendrier de rénovation du premier secrétaire. Il n'a pas participé non plus aux réunions des opposants au numéro un du PS. Pas plus qu'André Vallini, qui avait pourtant travaillé dans le même groupe que Montebourg, Valls et Gorce lors de leur première élection à l'Assemblée en 1997. Le député de l'Isère, ancien partisan de Lionel Jospin, n'a pas approuvé leur ton très vindicatif contre François Hollande et contre le PS. « À quoi cela sert de faire la rénovation chacun dans son coin ? », dit-il.
 
Saisis par le doute
 
Les édifices traditionnels sont ébranlés. Le courant jospiniste, c'est fini. « Les jospinistes, cela n'existe pas », assurait Daniel Vaillant fin juin. « Lionel Jospin ne veut pas faire exister (un courant). » Les partisans de l'ancien premier ministre cherchent donc un nouveau leader, tout comme les amis de Martine Aubry. Le maire de Paris, Bertrand Delanoë, pourrait bien être le point de référence d'une nouvelle sensibilité.
 

Les courants des ex-candidats à la candidature sont saisis par le doute. « Les»barons* du parti - Laurent Fabius, Dominique Strauss-Kahn - s'interrogent ou agissent autrement », observait en juillet Pierre Moscovici sur son blog. Parmi les partisans de Fabius, on perçoit désormais des « interrogations » sur l'avenir de l'ancien premier ministre, qui lui-même se présente en retrait comme un « sage actif ». Les partisans de DSK pourraient, eux, être carrément privés de chef pendant quelque temps s'il accède à la direction du FMI.

 
Même le courant « royaliste » est fragilisé avant même de s'être confronté à son premier congrès. Dans l'entourage de Ségolène Royal, on lui demande de changer. « Il faut qu'elle tienne compte de nous ».
 
En critiquant le PS après les élections, elle a perdu certains de ses soutiens, Pierre Mauroy, par exemple. Prudent, le président du groupe à l'Assemblée Jean-Marc Ayrault ne lui accorde plus un soutien explicite.
 
La gauche du PS est aussi en mutation autour d'une figure émergente : Benoît Hamon. L'ancien ministre Henri Emmanuelli est disposé à passer le flambeau au député européen. Sa percée a aussi été facilitée par le premier secrétaire François Hollande, qui a remplacé de fait Julien Dray par Hamon au poste de porte-parole du PS.
 
L'existence de courants structurés à la proportionnelle peut-elle être remise en cause ? La question d'apparence technique pourrait bien diviser les socialistes. Les uns défendant la logique du débat et de la synthèse, les autres l'efficacité du fait majoritaire.
 
Le premier secrétaire François Hollande a émis l'hypothèse, fin juin sur le site Internet du parti, d'introduire une dose de majoritaire dans les scrutins à la proportionnelle du PS : « Il faut que la motion qui arrive en tête ait une prime pour que ce soit autour d'elle que les choses se fassent. »  Le Figaro 10 aout 2007
Vendredi 10 août 2007
 
Eric Besson s’apprête à rendre son rapport
sur l’adaptation de cette mesure controversée.

Par CHRISTOPHE FORCARIlibe.gif
vendredi 10 août 2007
 
Pas morte, la TVA sociale ! Hervé Novelli, ­secrétaire d’Etat aux Entreprises l’a ressuscitée hier matin. «Elle n’est pas enterrée . Nous avons une compétitivité en matière de coûts salariaux qui est dégradée parce que nous avons des charges qui pèsent sur le travail», a expliqué, sur RMC, ce ministre libéral qui propose de «transférer ces charges sociales vers d’autres mécanismes comme par exemple la TVA. […] Le principe paraît ­logique». Chargé d’étudier les conditions de mise en place de cette mesure, l’ex-socialiste Eric Besson, secrétaire d’Etat chargé de la Prospective, a ­annoncé que son rapport «sera prêt dans quelques jours» et remis «au Premier ministre quand il le souhaiter a, fin août ou début septembre».

 
 
Maladresse.  Beaucoup, pourtant pensaient que cette TVA - qui consiste à basculer une partie du financement de la Sécurité sociale des entreprises vers les ménages via une baisse des cotisations patronales et une hausse de la taxe sur la valeur ajoutée - ne verrait pas le jour.
Elle est maladroitement lancée dans le débat public par Jean-Louis Borloo, alors ministre de l’Economie, lors d’un débat avec Laurent Fabius le 10 juin, soir du premier tour des législatives. A force de questions sur le financement du «paquet fiscal», le socialiste contraint Borloo à répondre : «On va regarder l’ensemble des sujets, y compris l’éventualité de la TVA.» Le mot est lâché et le gouvernement va peiner à corriger le tir.
 
Le 11 juin, en meeting à Nancy, François Fillon précise qu’il n’est pas question de toucher aux taux de TVA (5,5 % et 19,6 %) pour «boucher les trous occasionnés par nos dépenses publiques et sociales», tout en déclarant qu’un «projet de TVA sociale» est bien envisagé par son gouvernement. Il évoque même une hausse de cinq points de cet impôt sur les biens de consommation. Entre les deux tours, les socialistes en feront un slogan de campagne sur le thème «votez pour la TVA à 24,6% !» L’ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin jugera un peu plus tard que cette idée a coûté leurs sièges «à 60 députés UMP» et, pire, qu’elle «portera atteinte au pouvoir d’achat des Français».
Pour ses partisans, la mesure est frappée au coin du bon sens, m ême si elle repose quasi exclusivement sur la bonne volonté des patrons (lire entretien ci-dessous). Les exportations françaises pâtissent du coût de la main-d’œuvre. Pourquoi alors ne pas transférer une partie des cotisations patronales destinées à financer la protection sociale sur la TVA ? Ce qui contribuerait à rendre les produits «made in France» plus compétitifs à l’étranger. Pour faire passer la pilule, Fillon a présenté cette hausse de la TVA comme une «taxe anti-délocalisation». Sa majoration pourrait ne s’appliquer qu’aux produits importés issus de pays qui pratiquent un «dumping social». La TVA sociale s’est retrouvée promue, par Nicolas Sarkozy lui-même, au rang des outils permettant de retrouver la confiance : «S’abstenir sur la TVA sociale et regarder passer les trains des délocalisations serait non seulement une faute économique, mais une faute morale, une faute politique», explique le président de la République, le 20 juin.

Applaudi.  La présidente du Medef, Laurence Parisot a applaudi des deux mains cette mesure, tout comme la grande distribution par la voix de Michel-Edouard ­Leclerc. Mais pour la majorité des Français, sociale ou pas, une hausse de la TVA signifie seulement que le passage à la caisse, le chariot une fois plein, risque d’être plus douloureux. 
Vendredi 10 août 2007
Ouverture à gauche, Europe, Libye...
De Rocard à Sarkozy

Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, a fait toute sa carrière dans les cabinets de gauche. Aujourd'hui, l'ex-ami de Hollande fait un premier bilan après trois mois dans le gouvernement Sarkozy

Le Nouvel Observateur. - Le social-démocrate que vous êtes a-t-il toute sa place au gouvernement ?
Jean-Pierre Jouyet. - Je m'y sens parfaitement à l'aise. On m'a confié une tâche exaltante dans un domaine que j'ai toujours affectionné. J'ai une liberté d'action, de réflexion, de proposition. Pour les sociaux-démocrates, aujourd'hui, la question est de savoir comment accompagner les mutations économiques et repenser l'organisation sociale dans un contexte global. J'ai rencontré récemment le Premier ministre socialiste portugais, José Sôcrates. Il vient d'achever une réforme de l'enseignement supérieur, une réforme des retraites dans le public, 11 a supprime les régimes spéciaux, il a contractualisé les rapports dans la fonction publique, il y a là-bas aussi un service minimum... Quand vous voyez ça, vous vous dites qu'il n'y a pas le quart de ces réformes qui figurerait dans le programme du PS ! Il y a quand même un décalage entre ce qui se fait en dehors de chez nous sous des gouvernements sociaux-démocrates et certaines réactions françaises...

N. O. - L'ouverture va-t-elle gommer les différences entre la gauche et la droite ?
J.-P. Jouyet. - Elles ne sont déjà plus de même nature qu'auparavant. Certains clivages persistent, compte tenu des appareils et des programmes. Mais les choses sont en train d'évoluer. La droite s'adapte fortement sous l'impulsion du président de la République, qui souhaite justement dépasser ces clivages traditionnels, quitte à bousculer son propre camp. La gauche a un travail de reconstruction, de rénovation à entreprendre. Qui peut dire aujourd'hui sur quels enjeux les différences apparaîtront quand ces mouvements seront achevés ?

N. O. - Comment avez-vous réagi aux critiques de vos amis socialistes ?A ceux qui laissent entendre, comme le premier secrétaire du PS, que vous avez toujours été de droite ?
J.-P. Jouyet. - Me dire cela à moi, qui ai successivement travaillé avec Michel Rocard, Jacques Delors et Lionel Jospin ! Il faut être raisonnable ! La plupart des échanges que j'ai eus avec mes anciens camarades ont été parfaitement amicaux, malgré les divergences d'approche ou les désaccords politiques, que je comprends. Ce que je vois, c'est que l'ouverture qui avait été considérée comme tactique est aujourd'hui une composante forte et structurante de la démarche du président de la République. Pour le reste, je fais la part des choses. J'ai conservé avec les personnes qui m'importent parmi les responsables socialistes des rapports de respect et de confiance. Pour les autres, les fractures étaient déjà apparues antérieurement.

N. O. - François Hollande et Ségolène Royal font-ils encore partie des personnes qui vous importent ?
J.-P. Jouyet. - François Hollande en fait bien évidemment partie, sans aucun doute.

N. O. - Le style Sarkozy tranche-t-il avec ce que vous avez connu comme pratique du pouvoir ?
J.-P. Jouyet. - Sur la modernisation du comportement politique, le dépassement des clivages, la vision des rapports démocratiques, il tranche beaucoup. Cela me paraît très proche de ce qu'aurait pu faire Michel Rocard s'il en avait eu les moyens, ou Jacques Delors s'il avait été candidat et élu en 1995. Lionel Jospin, en revanche, avait une vision beaucoup plus classique.

N. O. - Dans l'affaire libyenne, un peu plus de classicisme n'aurait-il pas été bienvenu de la part de l'Elysée ? Comment expliquez-vous le trouble de nos partenaires européens sur les contreparties à la libération des infirmières bulgares ?
J.-P. Jouyet. - Tout le monde se réjouit de ces libérations. En France, mais aussi en Europe. Ne confondons pas quelques commentaires de presse et les réactions de nos partenaires européens. Ces derniers savent comment a été traité ce dossier, en liaison avec la Commission et les présidences successives. Ils n'ignorent pas que pour certains pays, telle la Libye, rien ne se fait de sérieux sans qu'entrent en jeu des relations personnelles. D'où le rôle efficace de Cécilia Sarkozy. Vous évoquez enfin des contreparties, qui n'ont jamais existées, à ma connaissance. Ce ne sont pas les contrats d'armement ou d'équipement, en matière nucléaire notamment, qui ont permis la libération des infirmières. Mais l'inverse. N'inversons pas les facteurs, la cause et l'effet. Sans ces libérations, la Libye ne pouvait pas redevenir un partenaire à part entière de la France. C'est ce que nous sommes en train de constater, au-delà des polémiques estivales auxquelles les déclarations du président de la République et la création d'une commision d'enquête parlementaire doivent mettre un terme.

N. O. - Vous n'avez pas le sentiment défaire de la figuration au gouvernement ?
J.-P. Jouyet. - Si je fais de la figuration, c'est de la figuration très active ! Il faut se reporter quelques mois en arrière pour mesurer le travail accompli avec Bernard Kouchner. Le président de la République avait annoncé le retour de la France en Europe. Depuis, nous avons proposé et trouvé un accord sur le nouveau traité, ce qui permet de sortir de l'incertitude institutionnelle des quinze dernières années. Nous avons renoué des liens de confiance avec nos partenaires européens, et en premier lieu l'Allemagne, et avec la Commission européenne. Pour ma part, je passe deux jours par semaine à Strasbourg et à Bruxelles. Nous avons ouvert les débats politiques nécessaires sur la concurrence et es services publics, sur la politique industrielle, sur la fiscalité écologique. Nous avons commencé à dénouer les contentieux avec Bruxelles. Nous avons engagé le travail de préparation de la présidence française de l'Union européenne l'année prochaine. Vous voyez que ce n'est pas rien !

N. O. - Le «minitraité» va-t-il réconcilier les Français avec l'Europe ?
J.-P. Jouyet. - Ce n'est pas un minitraité ! Quand vous regardez le projet distribué par la présidence portugaise sur la base du mandat donné par le Conseil européen du 22 juin, vous voyez que c'est un traité qui contient des avancées institutionnelles et diplomatiques très importantes par rapport au traité de Nice. Ces orientations ont été comprises par la majorité des responsables politiques, mais aussi par nos concitoyens. Je constate, suite au succès du Conseil européen le 22 juin, le retour de la France en Europe, mais aussi le retour de l'Europe en France. Je pense en particulier au défilé des 27 régiments européens le 14-Juillet. Une majorité de Français ont de nouveau confiance en l'Europe. Cela n'était plus arrivé depuis trois ans !

N. O. - Si les Français ont de nouveau confiance, vous n'avez donc aucune raison de craindre de les laisser s'exprimer sur ce texte par référendum ?
J.-P. Jouyet. - Le président de la République s'est exprimé très clairement sur ce sujet pendant la campagne électorale. Il a choisi la voie de la ratification parlementaire. Cet engagement a beaucoup pesé auprès de nos amis européens pour obtenir ce nouveau traité. Au moins 23 de nos 27 partenaires vont d'ailleurs utiliser le même mode de ratification. Pour autant, il est nécessaire que nos concitoyens s'approprient ce nouveau texte et puissent en débattre. C'est pourquoi je participerai à des réunions citoyennes à la rentrée, à des débats, à des colloques, en y associant tous ceux qui le souhaitent.

N. O. - Au printemps dernier, le ministre Dominique de Villepin s'était engagé auprès de nos partenaires européens à assainir nos finances publiques en 2010. Trois mois plus tard, Nicolas Sarkozy laisse entendre que ce sera plutôt en 2012. La parole de la France est-elle encore crédible ?
J.-P. Jouyet. - La parole de la France est tout à fait crédible. Le fait que le président de la République se soit rendu à Bruxelles dès sa prise de fonction, qu'il soit venu expliquer notre politique économique devant l'Eurogroupe, qu'il ait pris l'engagement de réduire le déficit budgétaire et la dette. Tout ceci prouve le sérieux de sa démarche, qui est profondément européenne.

N. O. - Vous ne vous sentez pas tenus par les engagements donnés par les gouvernements précédents ?
J.-P. Jouyet. - Ce n'est pas comme cela que ça marche. Nous nous sentons tenus par les obligations du pacte de stabilité et du traité. Nous les respectons déjà en ce qui concerne le déficit budgétaire. Quant à la dette, il y avait une sorte de gentleman's agreement pour indiquer un retour sous la barre des 60% du PIB en 2010. Nous répondons aujourd'hui que nous ferons nos meilleurs efforts. C'est sûr, il est plus facile de prendre un tel engagement pour un gouvernement sortant que pour un gouvernement qui arrive ! Le problème de l'endettement ne date pas d'hier. De plus, sept des treize pays de la zone euro ont plus de 60% d'endettement.

N. O. - Il l'était il y a six ans, à la fin du gouvernement Jospin. . .
J.-P. Jouyet. - Oui, mais le contexte économique était différent en termes de croissance et d'héritage de dépenses publiques. Et puis, depuis vingt ans, l'endettement connaît une progression continue. Je vous renvoie au rapport Pébereau...

N. O. - Vous avez déclaré récemment vouloir «influer sur les décisions» de la Banque centrale européenne (BCE), vous voulez remettre en question son indépendance ?
J.-P. Jouyet. -J'ai dit deux choses. La première, c'est que la Banque centrale européenne est indépendante et que ses membres, pas plus que ceux de la Commission, ne doivent être influencés. Mais l'indépendance, ce n'est pas l'indifférence à l'environnement économique, à l'activité des entreprises et aux délocalisations. C'est mon deuxième point. S'il est normal que la BCE regarde les réformes accomplies dans tel ou tel pays, il est aussi normal que les responsables politiques puissent faire part de leur inquiétude sur l'instabilité monétaire internationale. Les Français ne sont pas les seuls à le dire. Il y a des problèmes de parité avec le yuan chinois ou le yen japonais. La poursuite d'une politique de l'euro très fort n'est pas sans conséquence sur les exportations de la zone euro, même si cela nous permet de réduire le coût de nos importations. Cela ne nous exonère en rien, bien sûr, de l'effort nécessaire d'amélioration de notre compétitivité, ni du travail de coordination des gouvernements de la zone euro.

N. O. - Europe doit-elle continuer à s'ouvrir ou doit-elle se protéger ?
J.-P. Jouyet. - L'Europe doit protéger ses citoyens et défendre ses intérêts. Les Français ont manifesté leurs inquiétudes à cet égard. Il n'y a aucune contradiction entre le fait que l'Europe s'ouvre - et elle doit aussi continuer à s'ouvrir - et le fait qu'elle défende ses intérêts, comme le font de leur côté les Etats-Unis, le Japon ou la Chine. Il n'y a la nulle question de protectionnisme ou de nationalisme économique. Au contraire ! Il faut sortir des idées préconçues
Matthieu Croissandeau
Le Nouvel Observateur
Vendredi 10 août 2007

Dilem
merci Dilem

par Yvon GRAIC publié dans : Humour......
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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