"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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de << garder leurs nerfs >> et de<< réfléchir à une rénovation en profondeur du PS, aujourd'hui indispensable >>.
Gérard COLLOMB. - Je trouve que c'est bien joué. Le fait de bousculer les lignes conforte Nicolas Sarkozy sur le plan national. C'est ce que Jacques Chirac n'a pas compris en 2002. Réélu à une très large majorité, grâce aux voix de la gauche, pour faire barrage au Front national, il aurait dû pratiquer l'ouverture à des personnalités de gauche, au lieu de rester figé sur son propre camp.
Le chef de l'État a annoncé hier dans Le Journal du dimanche que Dominique Strauss-Kahn serait le candidat de la France à la direction du FMI. Cela vous choque-t-il ?
Cela ne me choque pas qu'un gouvernement de droite nomme ou présente une personnalité de gauche à un poste important s'il pense que c'est le meilleur. Cela a déjà été le cas pour Pascal Lamy, qui a été nommé en 2005 directeur général de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Pourquoi pas DSK au FMI ? Je considère qu'à l'étranger la France doit toujours présenter un visage uni et que les dirigeants des grandes institutions internationales sont là pour représenter les intérêts de la France. Je distingue ce cas de figure de celui où une personnalité de gauche entre au gouvernement. Là, c'est différent. Les ministres de gauche du gouvernement Fillon ont clairement fait le choix de quitter l'opposition pour passer dans la majorité. Cela a une signification politique lourde.
Que pensez-vous de Nicolas Sarkozy personnellement ?
C'est quelqu'un d'assez sympathique, qui a une chaleur humaine, et qui a su se débarrasser de l'idéologie dans sa façon d'agir. D'individu à individu, j'entretiens de plutôt bonnes relations avec lui. Mais c'est un politique déterminé, qui sait ce qu'il veut, et de ce point de vue-là, il est redoutable.
Le Parti socialiste est-il en voie d'implosion, du fait de cette politique d'ouverture menée par le chef de l'État ?
Il y a un vent d'affolement du côté des états-majors socialistes parisiens. Chacun ferait bien de garder ses nerfs, et de retrouver le sens de la fraternité entre gens qui sont proches. Au lieu de s'apostropher, les dirigeants PS devraient commencer à réfléchir en commun à ce qui pourrait être une rénovation en profondeur du PS, car c'est aujourd'hui indispensable.
Mais dans ses profondeurs, il n'y a pas de risque que le PS implose. Au niveau local, les socialistes ont un réflexe de survie, de regroupement et de solidarité. On a vu surgir aux dernières élections un nouveau fait urbain. Aux prochaines municipales, nous pouvons gagner plusieurs grandes villes. La majorité redoute d'ailleurs cette sorte d'effet rebond qui peut se produire.
Ségolène Royal, que vous avez soutenue, semble soudain très seule...
Tout le monde a connu des moments de solitude, de défaite. François Mitterrand dans les années 1970, Nicolas Sarkozy après les élections européennes de 1999. Ces moments-là sont naturels et obligatoires. C'est de leur capacité à franchir ces traversées du désert que naissent les hommes d'État, y compris Nicolas Sarkozy, qui a su profiter de cette période où il était au sol, abattu, pour travailler, s'étoffer. Si j'ai un conseil à donner à Ségolène Royal, c'est de préparer elle aussi son projet pour la France, au lieu de s'enfermer dans des jeux tacticiens. Elle a un charisme fort, il faut qu'elle se transforme et se transcende, comme l'a fait aussi François Mitterrand. Et je crois qu'elle le peut.
qui pourra enfin «intégrer» les jeunes issus de la diversité.

L’exposition médiatique de Rachida Dati a été fortement mise sur le devant de la scène politique, allant même jusqu’à en faire un argument de campagne. Au-delà de cette avancée symbolique, il aura tout de même fallu à Rachida Dati supporter l’humiliation que porte intrinsèquement la discrimination positive. «Voyez, disait-il, si j’ai nommé Rachida porte-parole, c’est parce qu’elle est compétente, certes, mais c’est aussi parce qu’elle s’appelle Rachida !» Cette réduction au nom, à l’origine ou au physique est vexante, voire insupportable, surtout lorsque l’on est réellement compétent. Ce qui est certainement le cas de Rachida Dati. Donc si, symboliquement, Sarkozy a fait fort, politiquement, les moyens pour parvenir à cette avancée ne nous conviennent pas. De plus, la méthode Sarkozy ne nous propose d’agir que sur le symbolique au détriment du réel vécu par des centaines de milliers de nos concitoyens. Comment agir sur le système discriminatoire dans son ensemble, telle est la question fondamentale.










