"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Comme d'habitude..
Ouf, voilà le calendrier du Parti socialiste fixé pour les cinq années à venir. A la quasi-unanimité, après que Jean-Luc Mélenchon eut déjoué une tentative de putsch menée par une absente. On respire. Après la déconvenue de la présidentielle, il était vital que le Parti socialiste se remette en question et bouleverse ses habitudes. C'est pourquoi :
- Une université d'été aura lieu à La Rochelle, fin août, qui établira un diagnostic sur la crise du parti. Comme d'habitude. - Ensuite, on nommera hardiment trois commissions chargées de proposer une adaptation du parti au monde nouveau qui nous entoure. On nous assure que le mot social-démocrate y sera prononcé sans nuance péjorative. Comme d'habitude. - Au printemps 2008, un congrès << ordinaire >> ( ô combien !) désignera le successeur de François Hollande après le succès du parti aux élections municipales. Comme d'habitude. - En 2010, un congrès extraordinaire ( ô combien !) désignera le candidat du parti à l'élection présidentielle de 2012, qu'il perdra avec les honneurs. Des indiscrétions permettent au << Nouvel Observateur >> de révéler que les quatre candidats à la candidature devraient être MM. Delanoë, Fabius, Hollande et Strauss-Kahn. Comme d'habitude. On aurait pu, évidemment, dire les choses plus simplement et annoncer : 1 ) qu'on se débarrasse de Ségolène Royal ; 2 ) qu'on recommence comme avant. L'essentiel est que tout le monde l'ait compris. Comme disait jadis le regretté président Henri Queuille, l'immobilisme est en marche, rien ne saurait l'arrêter.
Quelle est donc, pour parler sérieusement, cette loi secrète, quel est donc ce malin génie qui, au Parti socialiste, empêche des gens intelligents de parler et d'agir intelligemment dès qu'ils se réunissent ? Il a un nom, il s'appelle la représentation proportionnelle. C'est elle qui explique le découpage du parti en << courants >> rivaux et, la constitution de la France étant ce qu'elle est, en écuries présidentielles concurrentes. Car en vertu des règles de vote sur les motions << en présence >>, c'est jusqu'à la plus petite et la plus reculée des sections du PS que cette << lottizzazione >>, comme disent les Italiens, s'étend et perdure. A Trifouillis-les-Oies, la section locale du PS comprend des << fabiusiens >>, des << strausskahniens >>, des << hollandais >> et maintenant des << royalistes >>. L'une des particularités de la proportionnelle est d'amortir tous les mouvements d'opinion à l'intérieur et à l'extérieur du parti et de rendre les leaders absolument indéboulonnables. De cette représentation proportionnelle, en apparence juste et équitable, en vérité fondement de la structure mafieuse du parti et de l'éléphantiasis dont il souffre, la FEN ( Fédération de l'Education nationale ), jadis toute-puissante, est morte. Il ne fait guère de doute que le PS en mourra un jour. Pour moi, qui considère depuis toujours la << RP >> comme une calamité démocratique et comme le justicialisme des imbéciles, ce qui se passe depuis des années dans ce parti est une raison supplémentaire de la combattre aux élections générales. Je suis prêt à m'allier avec n'importe qui pour éviter à mon pays ce malheur, et notamment avec Nicolas Sarkozy.
Par quoi la remplacer ? Par le leadership démocratique, bien sûr. La majorité du parti et son leader présentent un texte d'orientation, élaboré sans souci de dosage et susceptible d'être appliqué même en cas de malheur, je veux dire de succès à l'élection présidentielle. L'ensemble des militants se prononce pour ou contre. En cas d'échec, l'équipe battue se retire au profit de l'opposition. Une telle procédure éviterait le carnaval nocturne des << commissions de synthèse >>, qui au soir du congrès élaborent un texte où chaque << courant >> apporte son grain de sel, pour accoucher d'un veau à deux têtes et à cinq pattes. C'est le leadership démocratique qui a permis à Nicolas Sarkozy de faire l'unité de son parti autour de lui. C'est la proportionnelle qui a infligé à Ségolène la généralisation des 35 heures et le smic à 1 500 euros tout de suite. Elle vient d'oser dire que ce fut pour elle un handicap. Et dire que c'est elle que l'on accuse d'hypocrisie !
Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur
PARIS (Reuters) - Le président Nicolas Sarkozy a confié à l'ancien ministre des Affaires étrangères socialiste Hubert Védrine une mission de
réflexion et de prospective sur la place de la France et de l'Europe dans le monde, annonce lundi l'Elysée.
Face aux "bouleversements majeurs" de ces 20 dernières années dans un "monde nouveau, globalisé" (fin du monde bipolaire, terrorisme, réchauffement climatique, pandémies, etc), "la France et l'Union européenne doivent repenser leur rôle, leur positionnement", écrit le président dans une lettre envoyée à Hubert Védrine et dont l'Elysée a publié une copie.
"Elles doivent imaginer, dans la fidélité à leur histoire et à leurs alliances, les initiatives leur permettant de promouvoir leurs idéaux, leurs valeurs, dans un esprit de dialogue et de coopération, comme de défendre au mieux leurs intérêts", ajoute-t-il.
Nicolas Sarkozy demande à Hubert Védrine de "conduire cette nécessaire réflexion, qui devra déboucher sur des propositions concrètes".
L'ancien ministre de Lionel Jospin, qui a accepté la mission, est invité à remettre un rapport "avant la mi-septembre".
Hubert Védrine avait été pressenti comme l'une des personnalités socialistes susceptibles d'entrer dans le gouvernement de François Fillon.
Nicolas Sarkozy a par ailleurs confié une mission sur la croissance à Philippe Séguin, le premier président de la Cour des comptes.
Selon l'hebdomadaire l'Express, le chef de l'Etat s'apprête en outre à lancer une réflexion sur la rénovation des institutions, à laquelle pourraient participer l'ancien président du Conseil constitutionnel Pierre Mazeaud, l'ancien Premier ministre Edouard Balladur et l'ex-ministre socialiste Jack Lang. Selon l'hebdomadaire, les présidents de l'Assemblée et du Sénat, Bernard Accoyer et Christian Poncelet, participeront aussi aux travaux.
Hollande (PS) dénonce "l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy
PARIS (AFP) - Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a dénoncé mardi à l'Assemblée nationale
"l'omniprésidence" de Nicolas Sarkozy qui est "omniprésent, omnipotent, omniscient", dans son intervention après la déclaration de politique générale du Premier ministre François Fillon.
Vous venez de présenter la politique de votre gouvernement, j'aurais dû dire, la politique du président de la République, c'eût été plus exact", a lancé M. Hollande dans un discours très offensif.
"La pratique de l'exécutif depuis l'entrée en fonction du président de la République marque une inflexion, sans doute, une rupture, une mutation vers l'omniprésidence", a-t-il ajouté.
M. Sarkozy est "omniprésent, omnipotent, omniscient" et "le chef de l'Etat décide de tout, parle de tout" et "quand il ne le fait pas, ce n'est pas vous qui le faites mais le secrétaire général de l'Elysée", a-t-il assuré.
"Nous sommes dans une dérive présidentialiste et dans le faux-semblant" a-t-il accusé.
Evoquant la réforme des institutions annoncée par M. Fillon, François Hollande a prévenu: "s'il s'agit d'offrir au président de la République une tribune de plus, cette réforme (NDLR, des institutions) ne sera qu'un artifice de plus".
Le dirigeant socialiste a ensuite mis en doute la "rupture" prônée par le Premier ministre. "Ce bilan est le vôtre, vous voulez rompre avec lui, c'est le signe qu'il ne doit pas être fameux", s'est-il indigné.
Il s'est élevé contre le paquet fiscal qui va être mis en discussion au Parlement, le qualifiant "d'inapproprié" et "socialement injuste".
"Votre seule réponse est de donner des avantages fiscaux à ceux qui ne les consommeront même pas", "vous prétendez favoriser le travail, c'est la rente que vous privilégiez", a-t-il jugé.
Il a mis en cause "un choix aventureux sur le plan budgétaire", estimant que le paquet fiscal allait "coûter 12 milliards d'euros".
M. Hollande a enfin dénoncé "un budget de rigueur" et "les 10.000 suppressions d'emploi" dans l'Education nationale ainsi que la "TVA dite anti-sociale" qui "servira à financer les cadeaux fiscaux des plus favorisés".
"Vous avez le choix, soit de laisser creuser les inégalités, soit de laisser creuser les comptes publics et je pense que vous ferez les deux à la fois", a-t-il dit.
Il a demandé que la politique du gouvernement soit "évaluée tous les 6 mois" et que les parlementaires puissent "en débattre". "Nous sommes prêts à cette confrontation démocratique, à faire des propositions et à être utiles", a conclu le numéro un du PS.
Interview de Gorce au conseil national du PS
envoyé par rue89
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Des élus socialistes se lancent sans attendre
dans la rénovation du parti
PARIS, 4 juil 2007 (AFP) - Des élus socialistes, dont plusieurs partisans de Ségolène Royal, ont décidé de se lancer sans attendre dans la rénovation
du parti, estimant que le processus proposé par la direction "n'est pas à la hauteur de l'enjeu".
"Le Parti du mouvement ne doit pas devenir aujourd'hui une machine à broyer les énergies neuves, comme l'issue du dernier Conseil national, plus que décevant, peut le laisser
craindre", écrivent dans un communiqué plusieurs élus du parti, dont les députés Gaëtan Gorce, Arnaud Montebourg, Manuel Valls, Christian Paul, Patrick Bloche, Patricia Adam, Christophe
Caresche, le maire de Bondy Gilbert Roger...
"Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne saurait se contenter d'idées floues, de vieilles recettes", ajoutent-ils, refusant "la tentation dominante" de
l'immobilisme et défendant "une transformation profonde" du parti.
Pour eux, "le processus proposé par la direction n'est pas à la hauteur de l'enjeu": "réplique pure et simple de la méthode déjà proposée en 2002", il risque d'amener aux "mêmes
funestes résultats" en 2012 qu'en 2007.
"C'est d'un changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond que nous avons besoin", affirment-ils.
Pour ce faire, il faut que "tous ceux qui en ont assez des querelles de personnes, des luttes de clans et des ambitions présidentielles se rassemblent, non pour fonder un énième courant
ou une énième sensibilité mais pour ouvrir un dialogue franc, approfondi, sans tabou ni a priori, sur les causes de nos défaites et sur les moyens d'y répondre".
"Il faut changer de méthode pour changer le fond", a précisé à l'AFP Gaëtan Gorce, qui craint que le parti n'organise qu'un débat "personnalisé et instrumentalisé par les luttes de clans". Et si
la direction du parti ne lui "inspire pas confiance", il affirme qu'il ne s'agit en rien d'un procès de personne contre François Hollande, à qui il reproche d'être "la clef de voûte d'un système"
qui n'a pas de capacité à "changer rapidement".
Les signataires ont donc décidé d'entamer dès maintenant "un véritable travail de rénovation" et invitent à un premier débat le 20 juillet à Evry
(Essonne).
Réunion des comités Désirs d’avenir de Paris, le 26 juin dernier.
Synthèse de l’intervention de
Ségolène Royal
Sur la place et le rôle de DA : «J’encourage Désirs d’avenir à continuer massivement à se réunir, à discuter, à débattre, y compris à faire le bilan de la campagne »
- DA est un mouvement associatif qui doit se montrer créatif, inventif, novateur. Il n’y a pas opposition avec le PS et ses contributions seront mises à disposition du PS, à l’instar des analyses et travaux d’autres associations, cercles de réflexion ...
- Notre trésor commun : au sein de DA il n'y a pas d'enjeux de pouvoir. C'est un lieu à l'abri des arrière-pensées, des luttes de pouvoir. C’est ce qui nous permet de travailler librement.
- Les membres de Désirs d’avenir ne doivent pas hésiter à s’investir au sein du Parti socialiste, tout en respectant ceux qui font un autre choix
- Il faut appeler les Françaises et les Français à nous rejoindre, à travailler avec nous car les citoyens progressistes doivent se saisir de l’enjeu de la rénovation de la gauche.
-
Ce qu’a prévu le comité parisien « pourrait servir de modèle pour l’ensemble des 700 comités Désirs d’avenir qui
sont présents dans toute la France(1) »
- Le réalisme ne s'oppose pas à la « radicalité vraie », celle qui s'attaque à
- la racine des problèmes pour les régler concrètement ;
- L'individu est la mesure de toute chose (J Jaurès), mais l’individu ne signifie pas l’individualisme ;
- La liberté individuelle ne s'oppose pas aux pratiques collectives (ces dernières apportent un surcroît de liberté pour construire sa vie et la choisir) ;
- La sécurité est la condition pour que s'exprime un goût du risque et de 'effort.
-
Une actualisation hardie de la gauche socialiste est bien autre chose que l'actualisation de la social-démocratie
des années 50
- Une AG de Désirs d’avenir est prévue après l’été.
-
Une première étape dans
les contributions aura lieu à la fin d’octobre
David Assouline: "Il n'y a pas d'ouverture"
envoyé par rue89
Véritable ouverture ou poudre aux yeux? En recrutant des personnalités de gauche dans le gouvernement, Nicolas Sarkozy et François Fillon provoquent la colère de l’opposition qui y voit une démarche démogogique.
Après Eric Besson, Bernard Kouchner ou Fadela Amara, Hubert Védrine a rejoint les rangs de ceux que Solférino appelle les “traîtres”, en acceptant une “mission” sur la mondialisation. Les noms de Jack Lang et Malek Boutih circulent comme étant les prochains à franchir le pas. L’ancien ministre de la Culture serait, en effet, fortement pressenti pour rejoindre une commission sur la réforme des institutions.
David Assouline a analysé cette situation pour Rue89. Dénonçant l'ouverture "immorale" et le brouillage des cartes par le président de la République, le sénateur socialiste de Paris, proche de Ségolène Royal, appelle à la rénovation du Parti socialiste pour une "opposition forte" et efficace. Zineb Dryef / Rue89
"debriefing" de campagne en juillet, rentrée en août
"Je tiendrai une première réunion de travail, de debriefing" sur la présidentielle, où seront conviés "des parlementaires, des maires, des premiers fédéraux, des experts et intervenants extérieurs", le 16 juillet à l'Assemblée nationale, a déclaré l'ex-candidate à la présidentielle.
Il y aura "au total une centaine de personnes", a-t-elle précisé.
La candidate a annoncé également qu'elle ferait sa rentrée politique le 25 août, soit une semaine avant l'université d'été du PS à La Rochelle, lors de la "fête de la rose" de Melle.
Interrogée sur son silence ces deux dernières semaines, la présidente de la région Poitou-Charentes a expliqué qu'elle "met en place ses équipes" et travaille "à son rythme", "à l'abri des médias", entre Paris et sa région.
J'ai vu de la lumière et je suis rentrée.
J'ai eu connaissance de votre réunion. Bravo pour votre initiative, qui peut être un exemple pour les 700 comités locaux de Désirs d'Avenir.
Je suis fière de cette campagne que nous avons menée ensemble, surtout sur Paris, tant pour la présidentielle que pour les législatives.
Je vous invite à poursuivre votre travail, j'ai besoin de vous. En effet, Désirs d'Avenir, partie prenante du mouvement social, peut contribuer à donner au PS et à la gauche les couleurs de notre siècle, grâce aux conclusions de vos débats participatifs.
Désirs d'Avenir n'est pas en opposition, mais bien en complémentarité avec le PS. De même, Désirs d'Avenir n'est pas un lieu d'enjeux de pouvoir, car cette structure ne servira pas à désigner des candidats lors des prochaines échances électorales.
Nous ne devons pas céder aux fausses oppositions. Le réalisme ne s'oppose pas à la radicalité. La radicalité du mouvement social permet de réconcilier le souhaitable et le possible. Par exemple, la protection collective n'est pas en opposition avec l'individualisme de la société. Pour Jean Jaurès, "l'individu est la mesure de toute chose".
Ensemble, nous devons actualiser la matrice du PS, non de recycler une social-démocratie des années 50-60. Nous devons nous ouvrir aux intellectuels, aux réflexions des mouvements sociaux d'autres pays. Nous devons mobiliser notre intelligence collective. Pour ce faire, nous devons approfondir notre démarche de démocratie participative. Pour ma part, je m'engage à être garante de vos réflexions.
Je vous appelle d'ailleurs à prendre part à l'évolution du PS, en devenant militant de celui-ci, si ce n'est pas encore le cas. Si nous ne sommes pas propriétaires de nos voix, nous devons transformer les 17 millions de voix contre "l'autre" en voix pour la gauche, pour une nouvelle vision de la gauche.
La gauche doit batailler pour revisiter son logiciel, comme la droite a su le faire. Désirs d'Avenir a sa place pour cela, grâce la politique par la preuve. Nous aurons une assemblée générale de Désirs d'Avenir début septembre pour envoyer une synthèse de nos propositions vers le PS en octobre.
D'aucuns disent que la démocratie participative est finie, mais, non, nous devons continuer de militer pour une alternative crédible et une opposition constructive, je vais m'y employer. Les comités locaux de Désirs d'Avenir sont des lieux de construction d'idées pour renouveller la gauche.
Je compte sur vous pour libérer la parole des citoyens et administrer la preuve du possible. Ainsi, grâce à vous, le PS pourra se renouveller. JM Caudron
L’hebdo des socialistes n° 453
Jeudi 5 juillet 2007
Au sommaire de L’hebdo cette semaine :
Actualités France
- L’homosexualité est une question politique
- Energie :les pièges de la libéralisation
- Sécu : les assurés, simples variables d’ajustement
Dossier : Après le discours de politique générale : la doublure et le consul
- JM Ayrault : “Notre opposition va être très ferme “
- Commission des Finances :«Être constructif sans renier ses convictions »
- Réforme de l’université : mention «doit mieux faire»
- La sanction plutôt que la négociation
Territoires Paris, capitale de l’insertion
Histoire Les discours de politique générale
L’invité Olivier Dussopt, plus jeune député de l’Assemblée Nationale
Débat au Sénat sur le projet de loi renforçant la lutte
contre la récidive des majeurs et des mineurs.
Discussion en séance plénière le 5 juillet 2007, intervention de M. Robert Badinter.
“Le texte que vous nous soumettez est inutile, implicitement vexant pour la magistrature et, ce qui est plus grave encore, potentiellement dangereux.”
C’est la première fois que vous intervenez dans cet hémicycle, madame la Garde des Sceaux, et je considère avec sympathie votre accession à la Chancellerie. J’y vois
un symbole extrêmement important de l’intégration républicaine à laquelle nous sommes tous très attachés.
Pourtant, j’aurais souhaité que vous fassiez vos débuts sur un autre texte. Il ne manque pas de sujets brûlants : ainsi en est-il de la réforme de la carte
judiciaire, ou de la situation dans nos prisons pour laquelle nous souhaitons depuis très, trop longtemps une loi pénitentiaire. Vous auriez rencontré alors nos critiques, mais aussi notre
volonté constructive.
Mais le texte que vous nous soumettez est inutile, implicitement vexant pour la magistrature et, ce qui est plus grave encore, potentiellement dangereux. suite du
texte ici












