"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
Par Julien Martin (Rue89) 17/07/2007
Première réunion d'autocritique d'une longue série. Ségolène Royal a réuni ses proches et des personnalités extérieures, lundi à l'Assemblée
nationale, pour faire le bilan de sa campagne présidentielle. Objectif: montrer qu'elle sait tirer les leçons de son échec pour mieux se replacer dans la prochaine course à l'Elysée:
Fidèle à ses habitudes depuis sa défaite, Ségolène Royal ferme à la presse chacune des démonstrations de démocratie participative. Interdiction de parler en dehors de la salle de réunion. Seules quelques langues bien pendues s'autorisent à bafouer le mot d'ordre.
Ancien porte-parole de la candidate socialiste, Arnaud Montebourg ne peut se retenir face aux caméras. Mais il n'aborde que la méthode, trouvant "intéressant d'avoir les analyses d'experts qui [les] ont observés durant toute la campagne".
Tête pensante de Ségolène Royal, Sophie Bouchet-Petersen se montre, elle, plus prolixe. D'abord poète: "Je ne vais pas inventer une détresse qui ne nous étreint pas." Avant de livrer son analyse: "Les raisons de l'échec remontent à 1986. Le premier symptôme que le truc nous échappe dans les classes populaires, c'est l'émergence du vote FN."
Elle clame à qui veut l'entendre: "Pas de tactico-tactique, c'est une réunion." La présidente de la région Poitou ne la contredit pas à la sortie de ladite réunion. Exit les critiques de ceux qui lui ont mis des bâtons dans les roues, l'heure est à l'autocritique. On est bien loin de la fracassante démission de Lionel Jospin en 2002. Mais on n'en saura pas beaucoup plus, les conclusions de ses réflexions feront prochainement l'objet d'un livre.
Certains intervenants extérieurs ("personnes ressources" en langage ségoliste) ont toutefois livré quelques pistes. Pour Brice Teinturier,
politologue à l'institut de sondages TNS Sofres, la défaite provient d'abord d'une impréparation de la candidate, d'un "retard à l'allumage":
Ségolène Royal veut se servir de cette analyse pour rebondir. Et compte bien ne plus répéter ses erreurs. "Le PS, c'est notre parti, il n'y a pas eux et nous", dit Sophie Bouchet-Petersen. L'ex-candidate socialiste acquiesce: elle interviendra même au bureau national du parti, instance qu'elle dénigrait jusque-là. C'est ainsi qu'elle entend redonner espoir aux "militants désemparés"... par sa propre défaite.
Le monde change, pourquoi pas la Gauche?
Au lendemain de l’échec des élections législatives, suite à la troisième défaite consécutive du Parti socialiste à l’élection présidentielle, Gaëtan Gorce, Arnaud Montebourg et Manuel Valls, accompagnés d’élus socialistes provenant de tous les horizons et de toutes les sensibilités, ont voulu entamer un cycle de réflexion sur l’avenir de la gauche.
Le premier séminaire se tiendra à Evry :
le vendredi 20 juillet 2007, de 10h à 18h00
à la Faculté des Métiers
(3 chemin de la Grange Feu Louis 91035 EVRY Cedex)
Pour combattre les idées claires de la droite dure, le PS ne peut se contenter d’idées floues et de vieilles recettes. Pour mener une opposition combative, l’emporter aux élections locales en 2008 et 2010 et gagner en 2012, les socialistes n’ont d’autres choix que d’engager une transformation profonde, une rénovation exigeante et sincère. C’est pourquoi, cette journée de travail tentera de comprendre les raisons de leurs échecs et mettra en perspective les principaux chantiers de réflexion qui structurent la société française d’aujourd’hui.
Programme :
Matin : Séminaire de travail
§ Quelle évolution des inégalités en France ? Avec Camille Landais, Chercheur à l’Ecole d’Economie de Paris.
§ 1995, 2002, 2007 : quels enseignements tirer de nos échecs électoraux ? Avec Gérard Le Gall, délégué national du PS chargé des études d'opinion.
12 h 30 : Accueil des journalistes, suivi d’un déjeuner de presse
14h30 : Débats
§ Quelles conséquences politiques la gauche doit-elle tirer de l’individualisation de la société française ? Avec François de Singly, sociologue et philosophe.
§ Le PS, la sécurité et les problèmes de la paix. Avec Louis Gautier, Délégué national du PS aux questions stratégiques.
§ En quoi la gauche française ne répond-elle pas aux attentes de la société ? Avec John Crowley, Directeur du Centre International de Recherche Comparatives en Sciences Sociales.
17h30 : Conclusion











