"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
Déjà plus de 6000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Pour Laurent Fabius, Ségolène Royal est responsable de la défaite du PS
Bien que "préoccupé par l'ambiance délétère qui règne parmi les dirigeants socialistes", Laurent Fabius s'en prend à Ségolène Royal, coupable selon lui d'avoir fait perdre le Parti socialiste alors que la "victoire était possible".
Ecarté de la course à la présidentielle par les militants socialistes, Laurent Fabius n'a pas encore digéré la défaite de son parti. Pour l'ancien Premier ministre, la coupable est vite trouvée, Ségolène Royal. "Nicolas Sarkozy a été élu en définitive sur un critère décisif: il a été jugé plus capable de présider le pays que Ségolène Royal", a-t-il déclaré lors d'un entretien au journal Le Monde daté de jeudi. Et pourtant, l'ancien Premier ministre estime que la gauche avait de "solides atouts" pour s'imposer.
"D'une part, le bilan du gouvernement sortant était jugé médiocre et le candidat de droite en était le pivot; d'autre part, le moment était favorable à la gauche, si l'on en juge par les mobilisations sociales puissantes de la période et les thèmes prioritaires dans la population - emploi, école, logement, santé, environnement. Enfin, le précédent de 2002 garantissait un vote utile en faveur du PS", estime-t-il, rappelant que la candidate socialiste était créditée en début de campagne de 55% des intentions de votes.
Mais selon Laurent Fabius, Ségolène Royal a souffert tout au long de la campagne d'un "triple déficit": "présidentialité, crédibilité, collégialité". Et il s'en prend notamment aux débats participatifs chers à la candidate socialiste. "On ne gagne pas une élection présidentielle en demandant à chacun ce qu'il ou elle veut, mais en proposant une vision, un dessein capables de faire progresser la France et les Français, tout en convainquant qu'on est soi-même capable de les conduire", regrette-t-il.
Accusé de ne pas avoir assez soutenu Ségolène Royal lors de l'élection présidentielle, le dirigeant socialiste précise que c'est la candidate qui a décidé de "tenir à l'écart les principaux responsables socialistes. Ce fut sa décision. Pour ma part, j'étais totalement disponible et je lui ai dit."
Laurent Fabius estime notamment qu'il aurait pu jouer, avec d'autres, un rôle pour démystifier le slogan "travailler plus pour gagner plus" de Nicolas Sarkozy, ce que la gauche n'a pas réussi à faire. "Après tout, j'ai débusqué l'affaire de la TVA antisociale en quelques minutes, un dimanche soir à la télévision, et cela n'a pas été inutile, paraît-il, pour l'élection de plusieurs dizaines de députés de gauche", se félicite-t-il.
Glavany met en cause Royal dans la "lourde défaite"
NOUVELOBS.COM | 28.06.2007 | 15:20
Maire de Dijon
Numéro 2 du Parti socialiste
Le parti socialiste a décidé de se rassembler autour d'un calendrier de rénovation présenté par François Hollande.
Cette rénovation, chacun s'accorde à dire qu'elle doit se faire collectivement avec l'ensemble des adhérents du PS.
Mais, pour cela il faut d'abord que cessent les attaques individuelles et les règlements de compte aussi partiels que partials. (ndlr :articles
précédents)
Il faut aussi que cessent les procès intentés à notre candidate : les procès en crédibilité qui sont une injure faite à 17 millions d'électeurs, les procès en présidentialité qui ne sont que l'expression de l'amertume personnelle créée par le choix fait par les 250 000 militants socialistes, et enfin les procès en collégialité difficiles à admettre venant de ceux qui se sont affranchis de nos règles collectives.
L'analyse des résultats de l'élection présidentielle de 2007 doit être faite dans sa perspective historique pour préparer l'avenir. Elle le sera.
Paris le 28 Juin 2007
de ne surtout rien changer
Politique : Malgré l'urgence de la rénovation, le PS repousse toutes les expériences venues de l'étranger et s'enlise dans les stratégies individuelles.
Les dirigeants socialistes auraient tort de croire que leur parti, grâce au sursaut électoral du 17 juin, est
redevenu une force d'alternance. Certes, il incarnera pendant cinq ans, à l'Assemblée nationale et dans le pays, une force d'opposition coriace. Certes, il peut espérer gagner les municipales
l'an prochain comme il avait gagné les régionales et les cantonales en 2004. La gauche - elle le démontre quotidiennement - est apte à gérer régions, départements et municipalités. Elle n'était
pas prête à gouverner le pays. Ses trois défaites d'affi lée à la présidentielle ne doivent rien au hasard. Victime de ses blocages idéologiques, la gauche a perdu la bataille des idées et des
valeurs. Le projet socialiste, indigeste et indigent, ne répondait pas aux préoccupations et aux attentes d'une majorité de Français.
Tous les partis frères ont fait leur aggiornamento, pas lui. S'il veut revenir au pouvoir demain, il doit remettre en cause ses vieux dogmes pour affronter le réel. Comme l'ont fait les travaillistes britanniques ou néerlandais, les sociaux-démocrates allemands ou scandinaves, les socialistes espagnols. Tous ont reconnu la valeur travail, rompu avec l'assistance et le discours de compassion, répondu à la demande populaire de sécurité, lutté contre les défi cits publics.
Le peuple à reconquérir
Virage à droite, traduit aussitôt la gauche du PS. D'ailleurs, ajoutet-elle, ces sociaux-libéraux donnés en exemple sont tous en diffi culté. Il est vrai que, partout en Europe, les partis de gauche perdent des voix dans le monde ouvrier. Partout, les catégories populaires se sentent en insécurité et sont de plus en plus sensibles aux discours des populistes et des démagogues. Mais c'est en France, plus qu'ailleurs, que la gauche n'a pas su empêcher la droite et l'extrême droite de capter le peuple sur les thématiques du travail, de l'immigration, de l'insécurité.
Il est vrai aussi que les sociauxdémocrates suédois ont perdu le pouvoir, que les Danois doivent le partager au sein d'une coalition, que les Allemands ont été contraints à la cohabitation, mais les travaillistes britanniques sont au pouvoir depuis dix ans. La gauche française, elle, ne l'a plus exercé, seule, depuis 1993. Que les nostalgiques de la vieille gauche regardent au-delà de nos frontières. Les travaillistes et sociaux-démocrates européens, ceux qu'ils suspectent de faire une politique de droite, n'en continuent pas moins de combattre les conservateurs. Oui à un environnement favorable aux entreprises, disent-ils, à condition que les salariés en tirent eux aussi des avantages. Oui à la flexibilité, à condition qu'elle soit assortie de la sécurité, comme en Scandinavie. Oui à la sécurité, à condition de ne pas tomber dans le tout-répressif. Oui à une certaine rigueur gestionnaire, si ce ne sont pas les plus faibles qui en font les frais. Ségolène Royal a bien tenté pendant la campagne présidentielle de rompre avec certains tabous socialistes. Mais elle a vite été recadrée par les éléphants du Parti. Ce qui du coup ne l'a pas aidée à donner une cohérence d'ensemble à son pacte présidentiel.
L'obsession Royal
On pouvait espérer que l'appareil du parti, dès son conseil national, samedi dernier, lancerait enfin le débat : quelle gauche demain ? Comment redéfinir un socialisme adapté aux mutations du capitalisme ? Quelle stratégie d'alliance, puisque l'union de la gauche est morte ? Quel mode de fonctionnement pour que les courants redeviennent des courants de pensée et non plus, exclusivement, des écuries présidentielles ? Mais non ! Les éléphants ne sont pas pressés : on verra plus tard.
Pour l'heure, ils ont décidé de ne rien changer. Comme après la défaite de 2002. François Hollande reste à la tête du parti jusqu'en novembre 2008. Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, qui dénonçaient pourtant son immobilisme, lui trouvent désormais toutes les qualités requises pour mener à bien la rénovation. C'est donc le premier secrétaire qui a fixé le calendrier - trois conventions, une commission, des assises avec les acteurs du mouvement social - d'ici à la fi n de son mandat. Autant dire qu'il est urgent d'attendre.
L'essentiel pour l'appareil socialiste était ailleurs : gagner du temps avec l'espoir que la popularité de Ségolène Royal - qui, elle aussi, s'absout de toute autocritique et qui a snobé le conseil national - retombera. Comme si l'unique danger, l'unique problème pour l'avenir du PS et de la gauche s'appelait désormais Royal.
par Robert Schneider










