"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Les nouveaux adhérents, dont une partie s’est déjà évaporée, avaient constitué sa principale force pour la désignation à la présidentielle. Or
Mme Royal n’a pas oublié, dans la perspective du congrès de 2008 où elle compte prendre la direction du parti, qu’il faut six mois d’adhésion pour pouvoir voter... Enfin, la présidente de
Poitou-Charentes a souhaité que l’écologie et le développement durable fassent partie des thèmes de la refondation.
"Ces garanties, nécessaires pour rééquilibrer la date tardive du congrès sont remplies, j’approuve donc le texte, mais je surveillerai de très près le déroulé", dit-elle.
Samedi, Mme Royal a délégué sa parole à son ex-codirecteur de campagne, François Rebsamen, sans craindre les critiques. L’absence au conseil national de celle qui veut, demain, diriger le parti, apparaîtra sans doute comme une marque de mépris supplémentaire. "Vu le nombre de procès que j’ai subis, ça en fera un de plus, rétorque-t-elle. Je suis en harmonie avec moi-même, c’est fini le temps des hypocrisies, j’ai fait un travail collectif avec le premier secrétaire." Les réactions indignées sur sa sortie contre le Smic et les 35 heures, deux mesures phares du projet socialiste reprises dans son pacte présidentiel mais jugées "peu crédibles", ne l’émeuvent pas davantage. "Si j’avais été élue, dit-elle, je ne les aurais pas reniées, je les aurais mises dans le paquet des discussions de la conférence sur les salaires, l’emploi et la croissance, j’aurais adapté à la nouvelle économie des mesures traditionnelles." Ces mesures, ajoute Mme Royal "n’étaient pas financées, leur application pas claire, d’ailleurs les organisations syndicales n’y avaient pas adhéré".
Vendredi soir, toutes les familles du PS s’étaient réunies : les jospiniens, en présence de Lionel Jospin, à l’Assemblée, les strauss-kahniens au conseil régional d’Ile-de-France, des royalistes au Sénat, tandis que Mme Royal dînait avec sa garde rapprochée, François Rebsamen, Jean-Louis Bianco, Julien Dray et Aurélie Filipetti. Devant ses partisans, "DSK" a annoncé qu’il voulait être un "acteur dégagé des luttes d’appareil" et qu’il confiait son club Socialisme et démocratie à une équipe "collégiale, rajeunie et féminisée" sous la présidence de son ami Jean-Christophe Cambadélis. Pendant une heure, selon un participant, l’ancien ministre a plaidé pour une "nouvelle gauche". "Le refus de Ségolène Royal, a-t-il dit, n’est pas un projet, et sa seule venue (à la tête du parti) non plus."
Après l’université d’été de la Rochelle, fin août, consacrée au "diagnostic" de la société, trois "forums" débuteront à partir de septembre : les socialistes dans la mondialisation, (questions économiques et fiscales) ; l’avenir de la solidarité ; et la citoyenneté dans la nation (sécurité, immigration...) "Ce processus, indique le premier secrétaire, doit impliquer directement les militants." Mais pas sur tout (ndlr :il y a les bons militants et les autre ???). Ainsi, nombre de questions, comme celle, hautement sensible de la stratégie des alliances, sera tranchée au congrès prévu au lendemain des municipales, sans doute en juin 2008. M. Hollande a cherché le compromis. Il reprend l’une des expressions favorites de Mme Royal sur "le socialisme du 21e siècle".
Isabelle Mandraud
«Ils sont solidaires pour que rien ne bouge ! »
Le tout nouveau député de Tours s'est distingué en votant contre la motion de François Hollande au Conseil national du PS. Explication.
Marianne2007.info : Pourquoi avez-vous voté non à la motion que François Hollande a présenté ce matin au Conseil national du Parti socialiste ?
Jean-Patrick Gille : Mais parce qu'il fallait passer pas une décision collective, pas par une commission caricaturale pour organiser le débat sur la rénovation ! Il fallait reposer les choses. Il y a eu de graves désillusions chez les électeurs ces derniers temps. Pendant ma campagne législative, j'ai eu peur que certains ne mettent à exécution leur menace d'un vote sanction vis-à-vis du PS ! Et le problème, c'est que ce qu'on voit se dérouler aujourd'hui, c'est l'œuvre d'un syndicat : ils sont tous solidaires pour que rien ne bouge !
Vous ne croyez pas à la rénovation que propose François Hollande ? Il a promis qu'il ne briguerait plus le poste de premier secrétaire au prochain Congrès…
Oui, mais il est encore là pour un an ! Il remet sa candidature en jeu, mais il nous laisse l'immobilisme. Et que va-t-on dire aux nouveaux adhérents ? Vous avez vu François Rebsamen se faire siffler lorsqu'il a parlé des nouveaux adhérents ? Dans ma fédération, ils représentent la moitié des militants. Mais, à l'heure où il faudrait qu'ils se réinscrivent, tout ce pourquoi on leur propose de voter, ce sont les désignations des candidats aux municipales. Les vrais décisions, ils ne pourront les prendre qu'en 2008 ! Croyez-vous vraiment qu'ils vont rester jusque-là ?
Est-ce que vous pensez que Ségolène Royal a eu raison de ne pas venir ?
Je ne sais pas. J'apprécie Ségolène Royal, on a fait la campagne avec elle mais je ne la soutiens pas particulièrement. Je refuse d'avoir à choisir entre elle d'un côté et le parti de l'autre.
Ségolène Royal estime que les attaques à son encontre
ne rendent "pas service au collectif"
Ségolène Royal a déclaré dimanche sur Canal+ que le PS appartenait "à tous les militants" et non pas "à un groupe ou une minorité de personnes dirigeantes", et demandé "de faire voter les militants pour structurer la nouvelle pensée politique du socialisme du XXIe siècle".
"Le Parti socialiste n'appartient pas à un groupe ou une minorité de personnes dirigeantes. Il appartient à tous les militants", a déclaré l'ex-candidate du PS à la présidentielle, en promettant d'être "la garante du respect du processus démocratique à l'intérieur du PS".
"Personne n'en est propriétaire, et certainement pas ceux qui sont à la tête des courants, qui ont été si destructeurs. La structuration par courant ou par conflit de personnes souvent a empêché les débats et la clarification des choix politique", a-t-elle poursuivi.
Mme Royal a estimé que "pour moderniser le PS, il (fallait) avoir le courage de clarifier les choix politiques et de faire voter les militants pour
structurer la nouvelle pensée politique du socialisme du XXIè siècle".
"C'est aux militants que doit revenir le dernier mot", a-t-elle insisté.
Comme on lui demandait si elle voulait devenir premier secrétaire, elle a répondu qu'elle n'était "pas pressée" et que "le PS n'était pas un objectif en soi".
Elle a affirmé avoir décidé de "continuer (le combat politique), pas pour (elle), mais parce qu'une espérance s'est levée" durant la présidentielle, et que "cette énergie là, ce serait un gâchis de ne pas la mettre au service de la rénovation politique".
Ségolène Royal a également répondu aux attaques venant de responsables du PS sur son absence samedi au Conseil national et PS, soulignant que ce genre de propos ne rendait "pas service au collectif, à notre combat commun, à notre idéal commun".
"J'avais fait le choix d'être dans ma région. J'ai été écartée longtemps de cette région parce que j'ai été engagée dans une campagne nationale, la présidentielle et les législatives", a déclaré l'ex-candidate PS à l'Elysée.
L'absence de Mme Royal a été critiquée par certains responsables PS, qui à l'instar du fabiusien Claude Bartolone avait parlé de "coup de com." Il a également qualifié la candidature de Mme Royal à la présidentielle de "candidature de duplicité".
"Il n'y avait pas forcément que des propos aimables qui ont été échangés (lors du conseil national, ndlr). Je me suis posée une règle éthique depuis toujours c'est de ne dire jamais de mal d'un autre socialiste, et en ce qui concerne les adversaires politiques c'est de ne jamais les attaquer sur le plan personnel. Je continue à me l'appliquer", a dit Mme Royal.
"J'entends un certain nombre de choses qui sont dites par ceux-là mêmes qui sont ensemble venus pour me demander de les aider à gagner les élections législatives. Tout cela n'est pas grave. Je trouve que cela ne rend pas service au collectif, à notre combat commun, à notre idéal commun", a-t-elle poursuivi.
Pour Mme Royal, "ce n'est pas à ce niveau que doivent se situer les prises de paroles politiques". "Cela nous fait du mal collectivement et en même temps je ne veux pas me situer sur ce même niveau. J'ai rassemblé sur mon nom 17 millions d'électeurs et d'électrices qui attendent que nous continuions à travailler pour assurer demain une relève, à incarner l'avenir, voilà ma tâche aujourd'hui", a ajouté l'ex candidate à la présidentielle.AFP
"Le tout sauf Ségolène n'a jamais cessé"
PARIS, 24 juin 2007 (AFP) - Julien Dray, porte-parole du PS et proche de Ségolène Royal, a estimé dimanche que le "tout sauf Ségolène" au parti socialiste n'avait "jamais
cessé".
"Il y a tellement des gens qui voudraient la mettre à la retraite, tellement de gens qui voudraient la pousser à l'extérieur, qui n'ont jamais digéré sa désignation", a déclaré
M. Dray lors du "Forum" de Radio J, en dénonçant au passage les livres publiés cette semaine par Jean-Christophe Cambadélis et Claude Bartolone, y voyant un signe du "rejet de la
candidature de Ségolène Royal" à la présidentielle.
Pour lui, le "tout sauf Ségolène" n'a "jamais cessé" et "c'est "un des problèmes, mais ce n'est pas le seul". "Le +tout sauf Ségolène+, c'est le tout sauf Ségolène d'un certain nombre de
responsables (du PS). Les militants, eux, ont fait une campagne du feu de dieu".
Il a fait valoir qu'un "fossé" se créait "entre une sorte de petit état major et la réalité militante du terrain", en appelant à "en finir avec ce système d'écuries" au sein du parti.
M. Dray a en outre souhaité que le congrès du PS se déroule "l'été 2008" et non l'automne 2008 comme l'a préconisé samedi le conseil national du PS.
Revenant sur les difficultés du PS, il a fait valoir qu'"un des problèmes" étaient que "les dirigeants socialistes s'émancipent des votes des militants, c'est-à-dire que les mêmes, qui
revendiquent le vote des militants en permanence et n'ont que cela à la bouche, lorsque les militants votent à chaque étape, s'émancipent de ces votes et s'autorisent à (les) remettre en cause
par un biais ou un autre".
"Ce fut le cas au moment du référendum et à nouveau durant la campagne présidentielle", a-t-il dit.
Pour expliquer l'échec à la présidentielle, Julien Dray a jugé aussi qu'il y avait "un problème d'identité, de réflexion sur l'état de la société, de la valeur des solutions que nous avons
proposées".
Il a précisé que le "séminaire" des proches de Ségolène Royal au cours duquel doivent être analysées les raisons de l'échec à la présidentielle et la rénovation du parti se déroulerait "en
juillet".
sm/sd
mais vote préalable des militants
PARIS, 23 juin 2007 (AFP) - François Rebsamen, ex-codirecteur de campagne de Ségolène Royal, a indiqué qu'il souscrivait au calendrier de rénovation proposé par
François Hollande, "qui a toute légitimité pour lancer ce travail", tout en demandant que les adhérents soient consultés "sur la démarche choisie".
"Je souscris à la démarche de François Hollande, c'est un rassemblement de travail auquel aucun responsable socialiste ne pourra se soustraire", a dit le numéro 2 du parti devant
le conseil national réuni à Paris, en l'absence de l'ex-candidate à la présidentielle.
Pour lui cependant, "il serait curieux de lancer un tel chantier sans consulter les adhérents sur la démarche choisie". "N'ayons pas peur des adhérents, nous en avons besoin pour les élections",
a-t-il dit.
Il a demandé qu'une "nouvelle campagne d'adhésion soit lancée". "Ouvrez les portes et les fenêtres, faites les venir !", a-t-il lancé, sous les huées d'une partie de l'assistance.
La campagne d'adhésions à 20 euros lancée début 2006 avait offert un fort soutien militant à Ségolène Royal.
"Vos réactions sont intéressantes et instructives, elles montrent qu'il conviendra à l'avenir de changer nos modes de désignation !", a-t-il lancé devant l'hostilité d'une bonne partie du conseil
national.
Il avait auparavant pris la défense de la campagne de Ségolène Royal, et évoqué "l'état d'esprit de certains responsables au soir du premier tour" et les livres publiés récemment - tels ceux du
strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis et du fabiusien Claude Bartolone - "qui démontrent combien l'unité et le rassemblement régnaient autour de la candidate".
"Il n'y a pas d'élection imperdable", a-t-il dit, reprenant le titre du livre de Bartolone.
Julien Dray à Bartolone:
"Il est temps qu'il prenne des vacances"
PARIS, 24 juin 2007 (AFP) - Julien Dray, ex porte-parole de Ségolène Royal, a conseillé dimanche sur Radio J à Claude Bartolone de "prendre des vacances", après que le député fabiusien eut
critiqué l'absence samedi de l'ancienne candidate du PS à la présidentielle au conseil national du parti.
"Il est temps qu'il prenne des vacances et se repose, il a écrit un livre aux termes très discutables", a déclaré M. Dray qui était l'invité du "Forum" de Radio J.
Claude Bartolone "a un tempérament de feu qui fait qu'on ne peut rien lui dire", a-t-il poursuivi, en estimant que ce n'était "pas bien pour lui d'être l'agresseur permanent".
Julien Dray a conseillé au député fabiusien "de s'émanciper un peu" et de "ne plus être le porte-flingue".
M. Bartolone avait jugé sur France Inter que Ségolène Royal essayait "de démontrer qu'elle (était) une victime par rapport aux grands méchants du parti socialiste".
sm/sd
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Julien Dray n'exclut pas un rejet par le Parlement
PARIS, 24 juin 2007 (AFP) - Le porte-parole du Parti socialiste Julien Dray n'a "pas exclu" dimanche un rejet par le Parlement français du projet de traité européen, qu'il a dénoncé comme
"un compromis boiteux" et "sans ambition", qui ne satisfait, selon lui, ni les partisans du oui ni les partisans du non.
"C'est un mini-accord sans ambition, un accord a minima, un accord qui rend encore plus complexe le fonctionnement de l'Europe", a déclaré M. Dray invité du "Forum" de Radio J.
L'accord, conclu dans la nuit de vendredi à samedi à Bruxelles, sous l'impulsion du président Nicolas Sarkozy, pourrait nécessiter une révision de la Constitution. La majorité
présidentielle ne dispose pas actuellement de la majorité des 3/5eme requise pour ratifier une réforme constitutionnelle par la voie du Congrès.
Selon M. Dray, "tout ce qui était l'élan de la construction européenne qui était voulu au départ dans le grand traité constitutionnel rejeté par la France et les Pays-Bas est abandonné".
"L'Europe continue sa dérive libérale. A un moment où à un autre il y aura forcément de nouveaux chocs avec les peuples qui ne supportent plus cette dérive libérale", a-t-il
dit.
"Est-ce qu'on peut accepter ce compromis boiteux? Je ne le crois pas", a poursuivi le porte-parole du PS.
Interrogé sur le risque du rejet de ce traité simplifié par le Parlement français, M. Dray a répondu: "ce n'est pas à exclure mais je ne peux pas pour l'instant anticiper sur les
discussions qui auront lieu à l'intérieur du parti socialiste et de ses instances".
"On va en discuter et lorsque la question viendra nous délibérerons collectivement. Mais mon sentiment c'est que ceux qui ont voté non comme ceux qui ont voté oui ne peuvent pas se retrouver dans
le compromis qui nous est proposé aujourd'hui et qui n'est que la simple continuation de la dérive libérale de l'Europe", a ajouté M. Dray.










