Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 


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Dans votre commune, votre quartier , Créez votre comité !
 
     
3 Dates à retenir :
  1/A l'initiative d'Alain MAIRE animateur DA 76 le Havre , deux réunions dans le cadre de la consultation participative "pour un congrès utile et serein" nous vous invitons le:

 

        -  le 17 mai  à la section du Havre  (9rue Georges Braque )  de 14h à 17h

« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »

-le 24 mai à la section du  Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h

    « Le socialisme ne peut pas se contenter d’aménager le capitalisme financier à la marge : comment produire et répartir  autrement la
 richesse ?
_______________________________________________________________________________________

 2/ Débat public sur l’Agglo de Rouen prévu initialement le vendredi 16 mai 20h30 , est reporté au Jeudi 22 mai
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen

Chères amies, chers amis,  
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !

                                                                 Ségolène Royal

Vendredi 1 juin 2007

Ségolène Royal: sortir forts des législatives
pour "bâtir la gauche de demain"

PRIVAS, 31 mai 2007 (AFP) - "Tout redémarre de Privas": là où elle avait commencé sa campagne présidentielle, Ségolène Royal a demandé jeudi à ses électeurs du 6 mai de "se remettre en mouvement", contre les projets gouvernementaux qui "creusent les inégalités" et pour "imaginer la gauche de demain".
Moins d'un mois après son échec à la présidentielle, Mme Royal, l'ambition intacte, a repris son bâton de pèlerin pour aller soutenir des candidats socialistes aux législatives des 10 et 17 juin en vue d'avoir "l'opposition la plus forte possible" au parlement.
L'ex-candidate à l'Elysée, qui n'exclut pas de prendre les commandes du Parti socialiste et songe à 2012 - "dans cinq ans, dans cinq ans!", ont crié quelques jeunes -, est relativement confiante: le scrutin ne sera "pas mauvais" pour le PS, dont l'effectif des députés pourrait progresser "un peu", a-t-elle confié aux journalistes.
Depuis le début de la semaine, elle multiplie les déplacements. Elle s'est arrêtée jeudi à Lyon, devenue un bastion "ségoléniste" au PS autour du maire Gérard Collomb, et devait achever sa journée à Digne, chez son ex-directeur de campagne Jean-Louis Bianco, candidat à sa réélection.
A Privas, Mme Royal s'est souvenue de l'affluence lors de sa première réunion publique en mars 2006, qui avait marqué le début du "phénomène Ségolène". "Esprit de Privas, es-tu là ? Tout est parti de Privas, donc tout redémarre de Privas", a-t-elle déclaré d'emblée devant 500 personnes.
"Tout ce que j'ai accumulé comme énergie, je vous le rends et le mets à votre disposition pour vous remettre en mouvement", a affirmé la présidente du Poitou-Charentes. "Ne restez pas chez vous et mobilisez-vous bien".
Certes, "tout est doucereux" côté gouvernement tant qu'il n'a pas gagné les élections. Mais, a-t-elle averti, "ce qui se prépare, c'est un creusement des inégalités": baisse des impôts des plus fortunés, franchise médicale et hausse de la TVA "pour tous".
A "la vague bleue" prédite par "les relais médiatico-financiers et sondagiers qui matraquent tous les jours", elle a demandé à ses électeurs de substituer "une vague blanche", sa couleur fétiche comme celle de la veste qu'elle portait, plus exactement "une vague de toutes les couleurs". Allusion à la "majorité arc-en-ciel" qu'elle souhaitait faire émerger avec François Bayrou ?
Mais Ségolène Royal, qui ne se représente pas dans les Deux-Sèvres, voit au-delà. "Un groupe parlementaire fort, c'est une gauche forte qui se renouvelle, créative, qui réfléchit aux dogmes dont elle a parfois été prisonnière et qui continue le mouvement de rénovation engagé lors de la campagne présidentielle" , a-t-elle affirmé.
Pour celle qui se refuse toujours à qualifier de défaite son résultat du 6 mai, il s'agit maintenant d'"imaginer la gauche de demain, celle qui préparera des victoires". Elle veut aussi "structurer des contre-pouvoirs avec les élus" grâce à l'internet.
Sa première préoccupation: éviter le départ des nouveaux adhérents qui ont assuré sa suprématie au PS depuis l'automne. "Continuez à venir à Désirs d'avenir, venez au Parti socialiste". L'heure est venue de "faire un parti de masse" , y compris par "un dépassement du PS" dont les formes restent à inventer, a-t-elle dit en confidence.
Quant à une prise en main du PS - elle a réaffirmé lundi qu'elle "ne s'interdit rien" -, Ségolène Royal n'entend pas "se précipiter", ni s'engager dans "des affrontements". Elle veut garder toute sa liberté et ne pas "être sous pression de qui que ce soit".
Vendredi 1 juin 2007
PS : l'heure du rebond

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La chronique de Jacques Julliard


Les temps sont mûrs pour un aggiornamento intellectuel. S'agit-il de se rapprocher du centre ou de la droite ? Non, il s'agit de se rapprocher du réel

Au royaume du n'importe quoi, ce qui se débite à droite et à gauche à propos du Parti socialiste mériterait une mention spéciale du jury. Ce ne sont que haussements d'épaules et abaissements de bras, jérémiades hypocrites, interjections découragées, commentaires apitoyés : il a touché le fond, il est plus bas que terre, c'est une déroute historique, etc. Tout cela de la part de gugusses qui ont fait entre 1 et 4 % à l'élection présidentielle. Pour moi, avec mes idées simples, un parti dont la candidate a réuni 26 % des voix au premier tour de la présidentielle et 47 % au second n'est pas un parti à l'agonie.
Et tant qu'à déplaire aux imbéciles, allons jusqu'au bout : jamais une défaite politique n'avait offert autant de possibilités de rebond. Pourquoi ? D'abord, parce que la dernière élection a fait place nette autour du Parti socialiste. Le PCF a disparu, les gauchistes, réduits à la portion congrue, sont intellectuellement déconsidérés, les Verts sont atomisés, les radicaux désorientés. Il y a désormais la place pour un grand parti réformateur regroupant, ou peu s'en faut, toutes les composantes de la gauche. En ce sens, et en dépit du bon score de François Bayrou au premier tour, la présidentielle a précipité la bipolarisation de la France ( 1 ) : l'UMP n'a plus de concurrent à droite, le PS n'a plus de concurrent à gauche ; Nicolas Sarkozy est le leader naturel du grand parti majoritaire, Ségolène Royal celui du grand parti minoritaire. Et si, l'an prochain, comme il est probable, le Parti socialiste remporte les élections municipales, on verra bien qu'il est en train de gagner en France une position telle qu'il n'en a jamais occupée dans le passé.

Autrement dit : ses électeurs ont tenu. Ses chefs sont à la ramasse, sa doctrine est en charpie, mais les troupes sont toujours là ! Ségolène Royal est sortie majoritaire chez les jeunes, dans les villes et dans les banlieues. Elle a repris pied dans le monde du travail, qui était en train de déserter la gauche. Ce qui dessine en creux l'électorat de Sarkozy : plus rural, plus âgé, plus bourgeois. Les joggings télévisés n'y changeront rien : la France de l'avenir, c'est celle de Ségolène Royal plus que celle de Nicolas Sarkozy.
Et voici l'autre circonstance favorable dont il va falloir profiter. Les temps sont mûrs pour un aggiornamento intellectuel. S'agit-il de se rapprocher du centre ou de la droite ? Non, il s'agit de se rapprocher du réel. L'avalanche de réponses au débat que nous avons lancé ( 2 ) atteste la volonté qui se fait jour un peu partout de mettre les paroles en accord avec les actes, les solutions en accord avec les questions du moment. Où est le problème ? Il est simple à définir et difficile à résoudre. Il s'agit de trouver le compromis social mais aussi intellectuel capable de faire vivre ensemble un parti et, demain, dans une majorité gouvernementale, les quatre gauches qui coexistent actuellement en France : la gauche libérale, celle des bobos ; la gauche jacobine, celle des fonctionnaires ; la gauche sociale-démocrate, celle des salariés du privé ; la gauche libertaire, celle des intellectuels et des exclus.
Ceux qui récusent une telle alliance, au nom de la cohérence ou de la pureté doctrinale, sont des gens qui ne veulent pas de la victoire - ils sont nombreux à l'extrême gauche - ou qui n'acceptent pas la démocratie, c'est-à-dire la règle majoritaire. Que cela plaise ou non, l'exigence majoritaire implique que plusieurs lignes politiques, plusieurs conceptions du monde coexistent au sein d'une même coalition. La synthèse ne peut être trouvée que dans l'action en commun. Elle reposera nécessairement sur une orientation générale qui ne peut être que réformatrice, c'est-à-dire conforme aux voeux de la majorité de la population. Ce disant, j'ai bien conscience d'aligner des évidences ; mais je suis obligé de constater que depuis des lustres c'est pour avoir obstinément refusé ces évidences que la gauche s'est installée dans une culture de la défaite.

( 1 ) « La France vers le bipartisme ? », par Gérard Grunberg et Florence Haegel, Les Presses de Sciences Po. Les auteurs insistent sur la « présidentialisation » du PS et de l'UMP .
( 2 ) « Réinventer la gauche », dans le « Nouvel Obs » du 17 mai 2006.

 

Jacques Julliard
Le Nouvel Observateur
Vendredi 1 juin 2007

L’hebdo des socialistes N° 449

Mercredi 30 mai 2007

L'hebdo des socialistes 449Au sommaire de L’hebdo cette semaine :

Actualités France

Actualités International

Dossier : Le Parti en campagne

Territoires

  • Urgence pour les banlieues

Histoire

  • 1997, le succès d’une campagne éclair

Arguments/Ripostes

  • Les franchises médicales : Une mesure anti sociale et dangereuse

Culture

L’hebdo en ligne

par Yvon GRAIC publié dans : sur le Net
Vendredi 1 juin 2007

Changement de président, changement de style et de gouvernement, où le jogging a fait son entrée et rime désormais avec dynamisme.

Le président "jogge", le Premier ministre "jogge"... Les deux "joggent" ensemble... Cela coure à petite foulée, et les journalistes derrière, toutes caméras sorties, filment ces instants de travail et de rupture.

Pendant ce temps, Nicolas Sarkozy place ses hommes à la tête de la police et de TF1. L'ex-juge d'instruction Eva Joly "s'inquiète" de l'état de la démocratie en France, dénonçant notamment les "conditions berlusconiennes" de la nomination d'un proche du nouveau président à la direction d'une chaîne privée de télévision, qui pourrait devenir une "machine de guerre pour la propagande".

La même s'époumone, par ailleurs, à demander que la lumière soit faite sur l'éventuelle existence d'un compte bancaire secret de Jacques Chirac au Japon, dont Le Canard enchaîné a révélé, mercredi 23 mai 2007, quelques-uns des rebondissement de l'enquête.

Et les comptes de la Sécurité sociale voient rouge, comptabilisant un dérapage de plus de 1,1 milliards d'euros...

Mais circulons, pour l'heure, il n'y a rien à voir ! Le gouvernement s'attelle aux dossiers en multipliant les sorties, le président rencontre à tout va et les législatives approchent...L'UMP plus que jamais en ordre de bataille, derrière pas moins de dix ministres-candidats, travaille à faire de ces élections un come back de 1993.

Pour contrer ce "tsunami" bleu, François Bayrou, abandonné par la quasi-totalité de ses députés sortants, lance la campagne du MoDem sur fond de résistance. Et, tout à son Zénith, il se prend à rêver à un avenir gaullien : "En 1951, de Gaulle avait réussi à constituer un groupe parlementaire fort de plus de 100 députés" et "en quelques mois (...) presque tous ses députés ont rejoint le pouvoir de l'époque".

Mais au fait, et la gauche dans tout cela ? Où est-elle passée ? Où en est-elle

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Mais, où est passée la gauche ?

par Yvon GRAIC publié dans : Sur les ondes
Samedi 2 juin 2007

"A chaque projet de la droite, opposer un contre-projet"

Ségolène Royal a commenté vendredi à Marseille les projets de la ministre de la Justice Rachida Dati visant à abaisser la majorité pénale à 16 ans, reprochant au nouveau gouvernement d'aller vers le "tout carcéral".

"Nous attendons des mesures urgentes sur la question des jeunes, et notamment de l'emploi. Là, on ne voit rien à l'horizon. On entend parler de l'abaissement de la majorité pénale pour les jeunes de 16 ans; ce qui est plus urgent pour empêcher la délinquance, c'est de donner du travail aux jeunes et la réussite scolaire".

L'abaissement de la majorité pénale, "c'est le tout carcéral, ca veut dire qu'à 16 ans, la solution ce sera la prison et non plus la prévention ou l'éducation. Comment ne pas voir qu'une école qui ouvre c'est une prison qui ferme!".

Le gouvernement est en train d'"agiter aujourd'hui une nouvelle loi sur la pseudo prévention de la délinquance, une nouvelle loi répressive par ceux-là mêmes qui ont eu cinq ans pour régler ce problème".

Une opposition constructive, lucide et déterminée

Ségolène Royal a promis "une opposition constructive, lucide et déterminée", affirmant qu'à l'Assemblée nationale, chaque proposition de la droite devra trouver en face d'elle "un contre-projet" prouvant qu'existent "des alternatives".

"Pour chaque proposition de la droite, il appartiendra à la gauche moderne d'opposer à chaque fois un contre-projet pour que les Français comprennent qu'il y a des alternatives aux projets de Nicolas Sarkozy".

"Voilà la nouvelle opposition qu'il faudra mettre en place. Bannissons les aigreurs, les mots qui font mal. Ce qu'attendent les Français, ce ne sont pas les petites phrases mais une alternative crédible".

Ségolène Royal a appelé les Français à avoir conscience de ce que prépare le nouveau gouvernement, comme la franchise médicale qui "va frapper les personnes âgées de plein fouet".

"C'est maintenant qu'il faut ouvrir les yeux, c'est maintenant qu'il faut mettre en place des garde-fous", car "sous le masque de la bienveillance universelle, les bras ouverts à tous, figure imposée qui ne durera que le temps des élections legislatives, on voit comment (le gouvernement) va s'y prendre".

Selon la députée des Deux-Sèbres, "faire obstacle à toutes les promesses qui ont été faites au Medef, voilà l'enjeu des législatives".

Elle s'en est prise au contrat de travail unique, "finalement une généralisation du CPE". "On peut leur faire confiance, ils vont la réaliser cette promesse, sans la sécurité sociale professionnelle"
 
par Yvon GRAIC publié dans : sur le Net
Dimanche 3 juin 2007
Mme Royal prévoit "un séminaire de travail"
sur la présidentielle cet été
 


PARIS, 2 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate malheureuse à la présidentielle, a déclaré samedi qu'elle avait l'intention d'organiser pendant l'été un "séminaire de travail" pour réfléchir sur les points forts et les points faibles de sa campagne.

"Il faudra faire une analyse, une remise à plat", a-t-elle déclaré lors d'une rencontre informelle avec des journalistes, estimant déjà qu'il n'y avait pas eu "assez de relais sur son pacte présidentiel".
Pour l'avenir, elle s'est dite partisane d'une "opposition constructive". "La théorie de l'opposition frontale, je n'y crois plus du tout, les Français ne veulent plus entendre +on abroge tout+", a-t-elle déclaré. Pour elle, "si on brandit trop l'opposition frontale sur tous les sujets, on n'est plus crédible".
"Je l'avais déjà dit pendant la primaire, et qu'est-ce que j'ai pas entendu!", a-t-elle noté.
Pendant la campagne présidentielle, l'ancien Premier ministre Laurent Fabius avait estimé qu'il faut s'opposer frontalement à Nicolas Sarkozy et à François Bayrou, car "si l'opposition n'est pas assez claire, assez frontale, la différence gauche-droite se brouille".
"La droite parle maintenant de façon différente, il faut repenser les choses", a estimé Mme Royal.
Pour elle, "quels que soient les résultats des législatives, il faut une reconstruction, il faut être dans la contre-proposition beaucoup plus qu'on ne l'a été", pour "dessiner une alternative".



Ségolène Royal en campagne en Ile-de-France: "bravo Ségolène !"

PARIS, 2 juin 2007 (AFP) - "Il faut continuer, bravo Ségolène !": l'ex-candidate PS à la présidentielle a retrouvé la ferveur de ses supporters en sillonnant samedi l'Ile-de-France pour soutenir les socialistes dans des circonscriptions qui lui avaient fait particulièment honneur le 6 mai.
"On veut mourir avec toi, Dieu va te garder jusqu'à loin", lui lance Henriette à Tremblay (Seine-Saint-Denis), circonscription de Christophe Borgel. bras droit de Dominique Strauss-Kahn lors des primaires socialistes pour l'Elysée. Sur ses affiches, est inscrit : "Christophe Borgel, le candidat de Ségolène Royal". La circonscription lui avait donné près de 56% des voix au second tour.
Aux fenêtres, des draps sur lesquels est inscrit : "Tremblay avec Borgel Royal".
Au cours de cette tournée, Ségolène Royal martèle des appels à la mobilisation: "Il ne faut pas rester chez vous le jour du vote", "c'est grâce à vous que la République va continuer à fonctionner", affirme-t-elle, évoquant une nécessaire "respiration démocratique".
Lors d'une rencontre informelle avec la presse, elle assure que "tout va dépendre de la participation".
Une nouvelle adhérente du PS estime qu'elle avait donné "un nouveau visage au parti". "Ce serait bien" qu'elle en prenne la tête, ajoute-t-elle.
Après un arrêt à Saint-Ouen, Ségolène Royal rejoint le XXème arrondissement, où se présente la Guadeloupéenne George Pau-Langevin, dont l'investiture est contestée par le député-maire sortant Michel Charzat. "Je pense que je gagnerai", affirme Mme Pau-Langevin.
Dans cette circonscription, la 21e, la candidate socialiste avait obtenu 62% des voix.
Arrivée de Ségolène Royal. "C'est vrai qu'elle est très jolie, même de près", glisse un jeune homme. On retrouve le tempo de la campagne présidentielle, quand elle échange avec la foule: "Vous la voulez à l'assemblée nationale ? oui ! Pour qui il faut voter ? George !". "Il n'y a qu'une seule candidate socialiste ici, c'est bien clair pour tout le monde ?", demande-t-elle encore.
M. Charzat, comme tous les dissidents, a été exclu du PS.
"La République a besoin de contre-pouvoirs, de surveillance, de propositions fortes, d'une opposition qui puisse se faire entendre", poursuit Mme Royal, veste rouge, jupe imprimée. "Je compte sur vous, en avant !". Les termes sont ceux de la campagne présidentielle, la foule, la ferveur et les bousculades aussi.
Un partisan de Charzat essaie de la filmer -"pour détourner les images sur le blog du député sortant", accuse l'entourage de Mme Pau-Langevin. Quelques gros bras le bousculent, les pro-Charzat annoncent qu'ils porteront plainte. "Ils essaient de perturber cette rencontre", selon Mme Pau-Langevin.
Patrick Bloche, premier secrétaire fédéral, candidat dans la circonscription voisine, rejoint le groupe. "Merci Ségolène, on est avec vous!", lancent des badauds.
Une heure plus tard, la candidate est à Trappes (Yvelines). Aux journalistes, elle explique que c'est pour elle "une forme de respect de retourner dans ces quartiers qui (lui) ont donné les meilleurs scores". "Quelque chose de très fort s'est passé, les gens le vivent encore, ils ne comprendraient pas que je ne sois pas là".
"Vous êtes là en vrai, comme ça fait plaisir !", s'exclame une admiratrice.
La promenade se termine à Sainte-Geneviève des Bois (Essonne), chez son ami Julien Dray. On lui montre une chevrette de 15 jours, "surnommée Royale". Elle lève son verre de jus de pêche "à la victoire de Julien". Des jeunes demandent des autographes. "Ca servira pour 2012", glisse un adolescent.


Mme Royal évoque un rapport "caché" sur les rapports police-population

SAINTE-GENEVIEVE-DES-BOIS, 2 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal s'est insurgée samedi contre le fait qu'un rapport finalisé fin 2006 et dressant un constat accablant des relations entre police et population en Seine-Saint-Denis ait été "caché aussi longtemps", évoquant "des vérités qui dérangent".
De passage à Sainte-Geneviève-des-Bois (Essonne), pour soutenir les candidats socialistes aux législatives, l'ex-candidate socialiste à la présidentielle a demandé au président de la République quelles décisions vont être prises pour "rétablir l'indispensable lien de confiance entre la population et le grand service public de la police".
Mme Royal évoquait un rapport de l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), qui dépend du ministère de l'Intérieur, rapport auquel l'AFP a eu accès samedi. Ce document, demandé par le Préfet de Seine-Saint-Denis mais jamais rendu public officiellement, évoque un "climat d'insécurité permanent" entre police et population dans le département, climat qui risque même de s'envenimer.
Mme Royal a rappelé que le préfet de Seine-Saint-Denis avait déjà précédemment "tiré la sonnette d'alarme" mais que "le ministère de l'Intérieur d'alors, qui est l'actuel président de la République, l'avait réduit au silence".
"Je demande au président de la République pourquoi ce rapport a été caché aussi longtemps et quelles décisions vont être prises sans tarder pour rétablir les moyens de fonctionnement de la police", a insisté la présidente de Poitou-Charentes: "Sans doute pendant la présidentielle ne fallait-il pas dire des vérités qui dérangent".



Accueil scolaire pour tous enfants handicapés à la rentrée, demande Ségolène Royal

PARIS, 2 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal a demandé samedi à Nicolas Sarkozy qu'il "tienne ses engagements de campagne afin qu'à la prochaine rentrée scolaire, tous les enfants handicapés soient accueillis à l'école" et a exhorté les parents à aller les inscrire en masse.
L'ex-candidate socialiste à l'Elysée venait de rencontrer sur un marché du XXème arrondissement une mère de famille avec un enfant handicapé, qui lui avait fait part de sa "détresse".
"Il y a un recul considérable pour les classes d'accueil. S'il a dit la vérité pendant la campagne, il doit passer aux actes", a lancé la présidente de Poitou-Charentes, en allusion à son adversaire victorieux du 6 mai.
"Parents d'enfants handicapés, rendez-vous dans toutes les écoles de vos quartiers, allez voir les directeurs d'école, les principaux des collèges et des lycées, exigez que la promesse de campagne soit tenue, que les enfants soient accueillis à l'école", a lancé Mme Royal.
"Vous devez être des vigies importantes, les surveillants, les sentinelles, les éclaireurs des citoyens qui n'ont pas forcément les moyens de se défendre, c'est ça la solidarité citoyenne", a-t-elle déclaré à un public de sympathisants rassemblés dans un centre culturel de quartier.
"Allez-y à dix ou vingt les inscrire à l'école, exigez que les paroles soient tenues, c'est ça la nouvelle citoyenneté à laquelle je vous appelle", a encore dit la députée des Deux-Sèvres.


Ségolène Royal (PS): l'abaissement de la majorité pénale, "la pire des solutions"

PARIS, 2 juin 2007 (AFP) - Ségolène Royal (PS) a estimé samedi que l'abaissement de la majorité pénale prévu dans le projet Dati serait "la pire des solutions", proposant à la place un renforcement des moyens de la justice des mineurs et une "sanction au premier acte de délinquance".
"Le projet de loi en préparation va remplir les prisons", a-t-elle observé, en campagne en Ile-de-France pour soutenir des candidats aux législatives.
La finaliste malheureuse de la présidentielle a préconisé de "faire en sorte qu'il y ait une baisse de la délinquance des mineurs, sans leur offrir comme seule perspective la prison à 16 ans".
"Non à la prison pour les mineurs, non à cette solution qui les fait sortir plus délinquants", a lancé la responsable, en campagne dans la 21ème circonscription de Paris aux côtés de George Pau-Langevin et de Patrick Bloche, candidat dans la 7ème limitrophe.
"Ils annoncent précipitamment des mesures sur les jeunes délinquants, mais ils ont eu cinq ans pour (les) mettre en place", a relevé la présidente de Poitou-Charentes, faisant allusion au gouvernement mis en place par Nicolas Sarkozy, président et ex-ministre de l'Intérieur. "Pendant ce temps, la délinquance des mineurs a augmenté", selon elle.
Jugeant nécessaires des "contre-propositions" au projet de réforme de la garde des Sceaux Rachida Dati, elle a suggéré de "mettre les parents devant leurs responsabilités, régler les problèmes de logement, gagner la bataille de l'emploi pour les jeunes".
Les mineurs délinquants sont tous "en situation d'échec scolaire. La première obligation de la République, c'est de faire réussir les enfants à l'école", a dit Mme Royal.
A ce propos, elle a demandé que "le soutien scolaire individualisé gratuit que Nicolas Sarkozy a repris dans (son) pacte présidentiel" à elle soit "mis en place dès la prochaine rentrée scolaire".
"Si on abaisse la majorité pénale comme le propose Rachida Dati, la seule solution sera la prison pour les mineurs, c'est-à-dire la pire des solutions", selon Mme Royal, qui demande "une réponse dès le premier acte de transgression": "Réparation, travail d'intérêt général et aussi éventuellement encadrement militaire".
Mme Royal a préconisé de "rendre leurs moyens à l'école et à la justice des mineurs, qui est dans une situation de misère incroyable".

par Yvon GRAIC publié dans : Communiqué
Dimanche 3 juin 2007
Déclenchement de la procédure d'alerte
sur les dépenses maladie

http://accel96.mettre-put-idata.over-blog.com/0/06/63/96/missmdr/caduce.jpg30/05/07 - Pour la première fois depuis sa création, le Comité d'alerte sur les dépenses d'assurance maladie a "déclenché" mardi 29 mai sa procédure d'alerte, exigeant du gouvernement qu'il prenne avant fin juin des mesures pour redresser les comptes. Dans son communiqué, le Comité mentionne un dérapage final pour l’exercice 2006 de 500 millions d'euros imputable aux soins de ville et prévoit encore un dépassement "de l'ordre de deux milliards d'euros en 2007", soit 900 millions d'euros de trop par rapport au dépassement autorisé de 0,75 % (1,1 milliard d'euros en 2007). La croissance de la consommation de soins de ville s'oriente vers un taux supérieur à 3 %. "Cette progression excéderait d'environ 2 points le taux d'accroissement, il est vrai particulièrement bas au regard du passé, qui était associé au sous-objectif « soins de ville » dans la loi de financement pour 2007. Elle reflèterait une certaine accélération de la tendance de fond des dépenses et la non-réalisation d’une partie des économies prévues au moment de la fixation de l'ONDAM pour 2007", estime le Comité d'alerte - qui est rappelons-le composé du directeur général de l'Insee Jean-Michel Charpin, du secrétaire général de la Commission des comptes de la Sécu François Monier et du directeur général de l'institut de conjoncture Rexecode Michel Didier. Le Comité précise qu'il n'est pas en mesure, à ce stade, d'établir précisément l'évolution du poste des hôpitaux et des cliniques.
Le directeur de l'Assurance maladie, "Frédéric van Roekeghem, a présenté, dans la matinée, oralement, un plan de redressement de l'assurance maladie de 900 millions d'euros en année pleine devant la commission de suivi des dépenses", a indiqué à l'AFP André Hoguet, président de la commission et administrateur CFTC de la CNAMTS. Le plan d'économies, qui devrait être entériné par le conseil de la CNAM à la fin du mois de juin, prévoit ainsi d'intensifier le recours aux médicaments génériques et de poursuivre la lutte contre les "surprescriptions" d'arrêts de travail et de médicaments. Les patients qui ne respectent pas le parcours de soins articulé autour du médecin traitant devraient par ailleurs être plus pénalisés. Le plan prévoit en outre de réviser à la baisse les tarifs de certains actes médicaux pratiqués par les spécialistes (radiologues), et de tenter de limiter les prescriptions de transports sanitaires. Dans une interview aux « Echos » (30/05), le directeur de l'Uncam souligne qu'il "faudra veiller à l'équilibre des efforts entre tous les acteurs : assurés, professionnels de santé, entreprises du médicament, établissements de santé, organismes complémentaires", et il juge nécessaire "d'engager une nouvelle étape de la réforme". D'ores et déjà, politiques, professionnels de santé, associations de patients, complémentaires et syndicats montent au créneau.
> Avis n° 4 du comité d'alerte :
http://www.annuaire-secu.com/pdf/avis4-comite-alerte.pdf
>  "Il faut engager une nouvelle étape de la réforme" -
Frédéric van Roekeghem dans Les Echos du 30 mai

> Communiqué de la CNAMTS du 29 mai :
http://www.ameli.fr/fileadmin/user_upload/documents/comite_d_alerte_29_05_2007.pdf
> Communiqué des ministres de la Santé et du Budget :
http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/31_070529.pdf
> "Dépenses maladie : l'alerte lancée déclenche les polémiques" - Le Figaro du 30 mai :
http://www.lefigaro.fr/economie/20070530.FIG000000086_depenses_maladie_l_
alerte_lancee_declenche_les_polemiques.html
Dimanche 3 juin 2007

Un rapport accablant sur la police en Seine-Saint-Denis
aurait été "caché" pendant des mois

Les conclusions d'un rapport inédit rédigé fin 2006 sur les relations entre police et population en Seine-Saint-Denis ont été révélées par l'AFP, samedi 2 juin. Le constat est accablant : évoquant un "climat d'insécurité permanent" , l'Institut national des hautes études de sécurité (INHES), auteur du rapport, souligne un "décalage" entre la "suractivité permamente" de la police et les "réalités subies par la population". A tel point que les auteurs parlent d'une "césure" entre la police et la population dans le département.

Le document a été commandé par le préfet de Seine-Saint-Denis à l'INHES, un organisme qui dépend du ministère de l'intérieur, mais jamais rendu public officiellement. En déplacement dans l'Essonne, Ségolène Royal s'est insurgée contre le fait que ce rapport ait été "caché aussi longtemps", évoquant "des vérités qui dérangent".

 

"DOCUMENT INTERNE"

 

Il s'agit d'un "document interne qui n'avait pas vocation à être diffusé", a réagi, samedi, la direction générale de la police nationale (DGPN) selon laquelle "beaucoup a été fait en Seine-Saint-Denis" depuis fin 2006, notamment pour le "renforcement des effectifs" ou "l'accueil dans les commissariats".

 

La "mission d'étude" de l'INHES s'est concentrée sur quatre communes du "93", département d'où sont parties les émeutes de novembre 2005. Parmi elles, Montfermeil ou Clichy-sous-Bois. Les chercheurs de l'INHES ont rencontré pendant deux mois des acteurs municipaux, policiers ou magistrats.

LA POLICE DE PROXIMITÉ A EU DES "EFFETS POSITIFS INCONTESTABLES"

 
Les auteurs évoquent une "déferlante de violence" avec un "nombre croissant de mineurs" mis en cause dans la délinquance, une "dégradation", voire "parfois une césure" entre la police et la population. La police se concentre trop sur la lutte contre les stupéfiants ou les clandestins, affirme encore l'étude, dénonçant une "hausse artificielle"de ses taux d'élucidation, qui lui donnent"une image agressive". La Seine-Saint-Denis, soutient l'étude, est dans une situation de "marginalisation croissante" avec une "délinquance hors normes". Un "fossé se creuse avec les autres départements" notamment pour ce qui est des faits violents constatés.

Quelles sont les solutions ? Il faut "renouer les liens avec la population des quartiers", "réorganiser le travail de la police et de ses techniques d'intervention". Un train de mesures est préconisé comme l'accueil dans les commissariats, une "doctrine d'emploi" des policiers et particulièrement des CRS. La police de proximité, dit aussi l'étude, a eu des "effets positifs incontestables" dans certains secteurs.

 

Lundi 4 juin 2007

Propriétaires: l'absurde subvention

Par Thomas PIKETTY  lundi 4 juin 2007
Parlons net: la réduction d'impôt sur les intérêts d'emprunt prévue par le gouvernement Fillon incarne le clientélisme politique et l'inefficacité économique. Subventionner le logement n'a certes rien d'absurde a priori. Si un bien particulier est sous-produit par le marché, soit parce que les ménages sous-estiment sa valeur (par exemple, si les parents prennent mal en compte l'impact du logement sur le développement des enfants), soit parce que le processus de production correspondant fait l'objet d'une inefficacité particulière, il est légitime de le subventionner, notamment en déduisant la dépense correspondante du revenu imposable. Encore faut-il en être certain, sinon on risque de truffer l'impôt de niches fiscales de toutes natures, avec pour conséquence un relèvement confiscatoire des taux faciaux appliqués au moignon de base fiscale restante. Or tout laisse à penser que la mesure sur les intérêts d'emprunt relève de cette seconde logique.
 
Cela n'a économiquement guère de sens de déduire les intérêts d'emprunt payés par les propriétaires sans autoriser également la déduction des loyers payés par les locataires (sauf à taxer les loyers fictifs, c'est-à-dire les valeurs locatives des logements occupés par leur propriétaire, ce qui était le cas jusqu'aux années 60). Si l'on souhaite subventionner le logement, qu'importe que le paiement du service de logement prenne la forme d'intérêts ou de loyers. La mesure Sarkozy est donc non pas une subvention au logement, mais une subvention aux propriétaires en tant que tels, dont on voit mal la justification économique.
Pourquoi la puissance publique devrait-elle dépenser ses maigres deniers pour favoriser ceux qui achètent leur voiture par rapport à ceux qui pratiquent la location ? D'autant plus qu'en France être propriétaire de son logement est souvent associé à l'immobilité et non au dynamisme économique, compte tenu de la taxe extrêmement élevée pesant sur les ventes de logement (plus de 5 %, malgré la baisse de 1999). C'est d'ailleurs cette taxe absurde, équivalente à un impôt sur ceux qui traversent la rue, qu'il faudrait supprimer en priorité pour dynamiser la mobilité de la main-d'oeuvre et le marché du logement en France.

 
Surtout, l'expérience passée montre que le rendement économique des aides fiscales au logement est extrêmement faible. Qu'il s'agisse des subventions à l'immobilier locatif, des allocations logement... ou de la déduction des intérêts d'emprunt (pratiquée en France jusqu'en 1997), toutes les évaluations disponibles indiquent que ces aides se transmettent presque intégralement en inflation immobilière, sans réel impact sur la construction et les conditions de logement.
Gabrielle Fack a ainsi montré que 80 % des hausses d'allocations logement ont été absorbées par des hausses de loyer. Le même mécanisme s'appliquera probablement aux intérêts d'emprunt. Pour une raison simple : ces aides donnent l'illusion aux ménages d'être plus solvables et augmentent leur demande de logement ; mais compte tenu de la faible élasticité de l'offre de logement et de la trop faible hausse du stock d'habitations disponibles, cette demande supplémentaire nourrit les hausses de prix. Pour prendre un cas extrême, toute subvention fiscale à l'achat ou la location de terre (bien en quantité fixe) se transmet à 100 % aux propriétaires initiaux. Et dans un pays où chacun est prêt à payer cher pour vivre près de ses semblables, le logement est à peine moins inélastique que la terre. L'enjeu aujourd'hui est d'inventer de nouveaux moyens d'actions ciblés permettant de relancer la construction de logements, en particulier pour les plus mal logés. Et certainement pas de déverser de nouvelles aides fiscales à l'ensemble des emprunts en cours et des logements déjà acquis, extension inévitable à partir du moment où elle avait été promise aux électeurs, mais qui porte le coût de la mesure à près de 5 milliards d'euros par an, pour un rendement quasi nul.

 
D'autant plus que Nicolas Sarkozy distribue des chèques de 5 milliards au même rythme qu'il visitait jadis les commissariats de police. C'est approximativement ce que coûtera l'exonération des heures supplémentaires, mesure qui n'a d'équivalent dans aucun pays, tant elle est insensée économiquement (toutes les heures de travail ont la même valeur, surtout les premières pour ceux qui n'en ont pas) et fiscalement (elle entraînera des manipulations sans fin). C'est aussi ce que coûtera la quasi-suppression des droits de succession, politique archi-inégalitaire que seuls Bush et Berlusconi avaient jusqu'ici osé entreprendre. Et la valeur unitaire du chèque est loin d'être négligeable : 5 milliards d'euros, c'est la moitié du budget total de l'enseignement supérieur.
 
Cette politique conduit à creuser la dette, à griller toutes les cartouches budgétaires en cas de retournement de la conjoncture, et à handicaper gravement les réformes à venir. Pas facile après de telles largesses d'expliquer aux malades qu'il faut mettre en place les franchises médicales (sans parler de la hausse de la TVA qui s'annonce), aux étudiants que la réforme de l'université se fera avec 1 ou 2 milliards de moyens supplémentaires, aux cheminots qu'ils doivent renoncer à leur régime spécial, etc.
Lundi 4 juin 2007

En Bretagne, les socialistes voient l'avenir
en rose et se posent en modèles

 

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RENNES (AFP) - A contre-courant de la tendance nationale, les socialistes bretons nourrissent de grandes ambitions pour les élections législatives, espérant enlever plusieurs sièges à la droite et inspirer la "rénovation" du PS par leur positionnement "social-démocrate".

"Nous pouvons espérer une majorité de sièges en Bretagne", affirme Michel Morin, premier secrétaire du PS dans les Côtes d'Armor.
Le PS pense pouvoir gagner "13 à 18 sièges" sur 26 dans les quatre départements bretons, contre 10 en 2002.
Cet optimisme s'appuie sur les bons résultats de Ségolène Royal, qui a rassemblé 52,62% des voix au second tour de la présidentielle, faisant de la Bretagne l'une des rares régions à faire progresser la gauche. "C'est une situation très particulière dans le contexte national" et "nous en sommes plutôt fiers", se félicite Jean-Yves Le Drian, président du conseil régional et l'un des rares élus socialistes dont la notoriété dépasse les frontières bretonnes.

Pour expliquer cette "singularité", les ténors locaux mettent en avant le succès de leur "conception du socialisme" qui promeut "une gauche ouverte et évolutive" et refuse "l'enfermement idéologique". "Sans doute les socialistes bretons sont-ils devenus sociaux-démocrates avant l'heure", souligne Frédéric Bourcier, patron de la fédération d'Ille-et-Vilaine, se faisant le porte-voix des principaux responsables locaux regroupés dans le Bureau régional d'études et d'information socialiste (Breis).

Cette évolution "a permis l'éclosion d'un réseau d'élus reconnus, pragmatiques et proches de la quotidienneté de nos concitoyens", ajoute-t-il, en rappelant que les principales villes, comme Rennes, Brest ou Lorient, trois des quatre conseils généraux et le conseil régional sont gérés par la gauche. Soucieux de ne pas écorner cette image "consensuelle", certains candidats ne souhaitent pas être soutenus dans leur circonscription par les figures nationales du parti.

Au delà des législatives, le PS
breton, qui revendique quelque 10.000 adhérents, estime que ses succès électoraux lui donnent "une responsabilité particulière" dans la reconstruction annoncée du parti. "Ce que nous avons fait peut servir d'exemple à d'autres", souligne Jean-Jacques Urvoas, qui tente de reconquérir le siège de député deQuimper.

Les socialistes espèrent également battre la droite dans une circonscription de Brest, à Redon (Ille-et-Vilaine) et réaliser le "grand chelem" dans les Côtes d'Armor, en raflant à l'UMP le seul siège de député qui lui manque. Mais, pour cela, les socialistes devront mobiliser leurs électeurs car, "dans le contexte créé par la présidentielle, notre principal ennemi est l'absentéisme", prévient M. Urvoas.*
Lundi 4 juin 2007
Accusé de "censure", le groupe Bolloré
reconnaît la suppression d'un article

NOUVELOBS.COM | 04.06.2007 | 13:47

La direction du groupe considère que l'article, qui devait être publié dans le quotidien gratuit Matin Plus, était "extrêmement désagréable pour la France". Le journaliste Alexandre Lévy y voit "l'histoire toute simple d'une petite censure, franche et décomplexée".
La direction de Bolloré Média a reconnu, lundi 4 juin, avoir refusé de publier dans le quotidien gratuit Matin Plus un article sur les déboires de musiciens roms avec la police de l'aéroport de Roissy, estimant que cet article était "extrêmement désagréable pour la France".
"Nous avons passé des accords avec Le Monde et Courrier International qui prévoient que nous ne touchons jamais aux articles qu'ils nous transmettent", a expliqué Jean-Christophe Thiéry, directeur général de Bolloré Média. "En revanche, nous pouvons décider de les passer ou de ne pas les passer. (…) C'est la première fois que nous avons utilisé ce droit".
En raison d'un accord entre Matin Plus et le groupe Le Monde, les rédactions du Monde et de Courrier InternationalMatin Plus est issu d'un partenariat entre le groupe Bolloré (à 70%) et Le Monde (à 30%).

Charte éditoriale
"Nous avons une charte éditoriale prévoyant que nous faisons un journal neutre. Là, on avait un article qui était extrêmement désagréable pour la France parce qu'il comparait ce que faisaient ses fonctionnaires à ce qui se passait au temps de l'URSS", a expliqué Jean-Christophe Thiéry.
Le refus de publier l'article a été rendu public par Alexandre Lévy, chef du service Europe de l’Est de Courrier international, dans un message publié sur
(Groupe Le Monde) fournissent chaque jour plusieurs pages du quotidien gratuit. son blog le vendredi 1er juin. Le journaliste y rapporte que l'article a été purement et simplement retiré du quotidien gratuit, le vendredi 25 mai.

"Plutôt ironique que méchant"
"En lieu et place d'un article sur les péripéties d'un groupe de musiciens Roms hongrois en France, le journal gratuit Matin Plus publia une page entière de publicité sur… un festival de musique", écrit Alexandre Lévy. Un article traduit du quotidien hongrois Magyar Harlap, au ton "plutôt ironique que méchant", mais qui met en cause les méthodes de la police à l'aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle: la découverte d'un étui de cigare suspect donne lieu à des interrogatoires laborieux et à une fouille prolongée (lire l'article en cause).

"On ne peut pas parler de la sorte de la police française!"
Mais l'article sur la police française n'est pas du goût de la direction de Matin Plus: "L'équipe de Bolloré (propriétaire du gratuit, NDLR) ne l'a pas entendu de cette oreille", poursuit Alexandre Lévy, qui indique que la direction a fait ce commentaire: "On ne peut pas parler de la sorte de la police française!"
C'est là, estime le journaliste, "l'histoire toute simple d'une petite censure, franche et décomplexée, pour un papier qui, ma foi, n'en méritait pas autan".

Les syndicats protestent
Les syndicats de Courrier International ont pour leur part publié un communiqué pour exprimer leur indignation après "la censure par le gratuit Matin Plus d'un article fourni, en application d'un accord entre les publications, par la rédaction de Courrier International pour parution dans l'édition du vendredi 25 mai du quotidien Matin Plus". L'intersyndicale a demandé à la direction de Courrier International et à celle du groupe Le Monde de "faire respecter la liberté d'expression et l'indépendance éditoriale, correspondant aux principes de la profession, du groupe et du titre."

"Incompétence"
Dans une interview à Libération, le directeur de la rédaction de Courrier International, Philippe Thureau-Dangin, a estimé que "c'est par incompétence" que l'article a été supprimé par Matin Plus. "Avec Pascal Galinier, le rédacteur en chef chargé à Matin Plus des relations avec le Monde, nous avons tout de suite réagi auprès de Bolloré et de la rédaction en chef de Matin Plus : nous leur avons dit que c’était scandaleux et que cet article devait passer." Selon Philippe Thureau-Dangin, l'article devait alors être publié quelques jours plus tard. Cependant le sujet avait été évoqué à la radio, et "nous avons considéré qu’il était un peu éventé, donc nous avons renoncé."
Lundi 4 juin 2007

La circulaire sur le financement communal
des écoles privées annulée