"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
Par Catherine COROLLER
Le PS dénonce le "débauchage"
Ire socialiste
Symbole de cette ouverture : Bernard Kouchner. L'ancien ministre socialiste prend les Affaires étrangères et européennes. A ses côtés, un haut fonctionnaire longtemps proche du couple Royal-Hollande, Jean-Pierre Jouyet (secrétaire d'Etat aux affaires européennes), Eric Besson (secrétaire d'Etat à la prospective), et Martin Hirsch, une figure de la société civile (haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté).
En fait, les socialistes n'acceptent pas le terme d'"ouverture". Ils préfèrent dénoncer des "débauchages individuels" et font valoir que des quatre, seul Bernard
Kouchner était encore formellement membre de leur formation, puisqu'Eric Besson a démissionné le 14 février dernier, lorsqu'il s'est définitivement brouillé avec ses anciens amis. Vincent
Peillon, qui était un porte-parole de Ségolène Royal, a fustigé sur RTL "l'insistance de Nicolas Sarkozy à vouloir absolument compter dans son gouvernement des gens qui trahissent leur propre
camp"
"Cynisme"
Car c'est un coup sévère que le Président de la République porte à la gauche, à peine un mois avant le premier tour des Législatives. En innovant, en se donnant une image de président
rassembleur, il vise à démobiliser les électeurs de gauche. Et ainsi à s'assurer la majorité la plus large possible. Les socialistes l'ont bien compris ainsi, qui passent leur temps à répéter que
ce gouvernement, malgré certaines apparences, est bel et bien un gouvernement de droite, et à pointer du doigt, les ministres issus de l'ancien RPR ou de l'UMP.
Certains soupçonnent même Nicolas Sarkozy d'avoir agi avec "cynisme" et affirment que les prises capturées à gauche pourraient bien se retrouver sur le sable, dans quelques semaines, après le second tour des Législatives.
Lionel Jospin, en déplacement vendredi à Brest, a dénoncé une "manoeuvre politique". "M. Sarkozy n'ouvre pas, il manoeuvre (...) S'ouvrir aux autres, c'est
d'abord les respecter. M. Sarkozy ne respecte pas les autres formations, pas plus ses propres amis", a regretté l'ancien Premier ministre. Quant à Jean-Pierre Chevènement (MRC), il veut
croire que "l'ouverture de la droite vers la droite qui nichait dans la gauche ne trompera personne".
François Fillon a répondu aux socialistes vendredi soir sur TF1. "Quand eux voulaient ouvrir, c'était bien. Quand c'est nous qui le faisons, ce n'est plus bien. La vérité, c'est que les
socialistes n'aiment l'ouverture que quand elle est autour d'eux", a-t-il déclaré.
L.Farge avec Marie-Bénédicte Allaire
PARIS (AP) - Martin Hirsch, nommé Haut commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, n'est "ni dupe, ni naïf", affirme-t-il dans un entretien au "Monde" daté de dimanche-lundi, mais "j'ai trop bataillé pour convaincre qu'il fallait une réforme des minima sociaux (...) pour me défiler quand il s'agit de la mettre en oeuvre", se justifie-t-il, interrogé sur son entrée dans un gouvernement de droite.
"Je préférais rester à l'extérieur, (mais le président Nicolas Sarkozy) a fait valoir les arguments d'efficacité et de moyens", explique-t-il. "Si je refusais et que la réforme n'allait pas dans le bon sens, chaque fois que j'aurais critiqué on m'aurait rétorqué: 'Il n'avait qu'à y aller'."
Cependant, "je ne suis ni dupe ni naïf. J'ai conscience que, sur un
certain nombre de sujets, l'équipe de (François) Fillon va agir dans un sens qui ne correspondra pas forcément à mes orientations", souligne-t-il, mais dans la mesure où il ne possède pas le
titre de ministre, il se sent "moins impliqué que les autres membres du gouvernement dans les choix politiques qui seront effectués en dehors de (son) champ d'attributions".
"Je reste dans l'engagement non partisan qui était le mien jusqu'à présent", insiste le président démissionnaire d'Emmaüs France. Et de prévenir: "Je ne vais pas passer mon temps à commenter ce que (le gouvernement) va faire."
Martin Hirsch veut transformer le Revenu minimum d'insertion (RMI) créé en 1990 par un Revenu de solidarité active (RSA) qui permettrait de reprendre une activité salariée, même partielle et peu payée, sans gagner moins qu'en touchant des prestations sociales.
"Je souhaite peser à 100% pour que le RSA devienne une réalité", déclare-t-il au "Monde", précisant que "M. Sarkozy a souhaité qu'un projet de loi soit élaboré dès cette année". "Le président et le gouvernement ont, par ailleurs, conscience que la réforme dont j'ai la charge nécessitera un effort budgétaire substantiel", assure-t-il. AP










