"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Par Lucette Jeanpierre
jeudi 10 mai 2007 article publié dans la lettre 53
Beaucoup de militants ont la gueule de bois. Ils se demandent comment la gauche a-t-elle pu perdre la présidentielle, pour la troisième fois consécutive, en faisant le plus bas score qu’un candidat ait fait au second tour depuis 1965. Beaucoup se disent que l’addition des grèves de 2003, des victoires électorales de 2004, du TCE de 2005 et du CPE de 2006 faisait que la partie était imperdable.
Certains, tels Filoche, pensent que seul le social compte, et qu’il aurait suffi de parler plus à gauche que Ségolène pour gagner. Certes, on ne peut pas dire que la candidate ait été très explicite sur la question sociale, mais n’avoir que cette seule approche pour expliquer l’ampleur de la défaite est trop réducteur pour être crédible. D’autres, tel Todd, accusent l’influence trop républicaine de Jean-Pierre Chevènement sur la candidate, et expliquent que si Laurent Fabius, candidat du « non de gauche » avait été désigné, la victoire aurait été certaine. Je n’en crois pas un mot, et je ne vois pas pourquoi les classes populaires auraient pu s’identifier à un candidat comme Fabius. La triste réalité est ailleurs.
Sachons dire qu’en face, il y avait un candidat redoutable, talentueux, expert dans la communication. La clarté de ses réponses (qu’on peut et qu’on doit contester pour beaucoup d’entre elles) contrastait avec la langue de bois et l’approximation de beaucoup de candidats de gauche. Il a su poser les questions qui préoccupent les Français, sur lesquelles toute la gauche, exceptée les Républicains (et encore…) est tétanisée
Que ce soit sur l'immigration, sur la sécurité, sur la justice, mais aussi en parlant de la « valeur travail », en évoquant le pouvoir d'achat, la retraite et la dépendance des anciens, en disant qu’il voulait en finir avec l’assistanat, et mettre en avant le travail, Sarkozy a su émettre des réponses claires aux questions que les Français se posent sur toutes ces thématiques.
Face à la trame de l'ancien ministre de l'intérieur, la gauche a cruellement manqué d'un projet aussi solide et surtout aussi proche des préoccupations des Français que l'était celui de l'UMP, ainsi que d’un opposant à la hauteur du talent de l’adversaire. Triste constat.
Quand, dans cette campagne, la candidate s’est-elle adressée aux travailleurs, aux ouvriers, aux employés, aux fonctionnaires, aux enseignants, dont beaucoup, depuis de longues années, se sont durablement détournés de la gauche, aux paysans, aux artisans, aux retraités ?......la suite de l'article
Royal: «Je n'ai pas l'intention de me représenter à la députation»
Ségolène Royal, candidate malheureuse du PS à l'Elysée et présidente de la région Poitou-Charentes, a indiqué vendredi à l'AFP qu'elle n'a «pas l'intention de se représenter à la députation». Elle respecte ainsi le principe de non cumul des mandats qu'elle a défendu.
«Je reste fidèle à mon principe de choix personnel», a-t-elle ajouté, bien que la situation dans sa circonscription soit selon elle «assez compliquée», et qu'une «pétition de tous les élus circule» pour qu'elle se représente.
Julien Dray :
Le Congrès d’Epinay est obsolète
Le 11 mai 2007, par Désirs d’Avenir,
Pour le porte-parole du PS, le rassemblement traditionnel de la gauche, hérité du Congrès d’Epinay en 1971, est “obsolète”.
Il faut “concevoir les conditions d’un nouveau rassemblement majoritaire dans le pays” estime-t-il.
Julien Dray, porte-parole du PS, a estimé, jeudi 10 mai, que “le rassemblement de la gauche tel qu’on l’a conçu dans les années 70 et 80 est obsolète dans la réalité électorale”.
Reprenant à son compte la formule utilisée par Ségolène Royal d’une alliance “arc-en-ciel”, Julien Dray a indiqué sur BFM radio et TV qu’il fallait “concevoir les conditions d’un nouveau rassemblement majoritaire dans le pays”.
Selon lui, “la gauche est adossée à son histoire”, mais le premier tour de la présidentielle a montré que “la matrice qui a fait le Parti socialiste, c’est-à-dire le congrès d’Epinay, le rassemblement traditionnel de la gauche, a montré ses limites”.
La gauche a réuni au total au soir du 22 avril 36,5% des voix.
Quatre questions
Julien Dray a ajouté que cela ne voulait pas dire “plus à gauche ou plus à droite”.
Il a souhaité que la gauche “clarifie” quatre questions :
“l’autorité, la nation, la sécurité, le travail“.
Il a observé que pendant sa campagne, “Ségolène Royal a beaucoup modernisé et a fait beaucoup pour faire avancer l’idéologie du PS et de la gauche”.
Interrogé sur le lancement du Mouvement démocrate par François Bayrou, Julien Dray a observé que le candidat centriste (18,57% au premier tour) est “en train de larguer les amarres avec sa famille d’origine, la droite”.
“Ce mouvement est irréversible”, a-t-il jugé, en estimant que Mme Royal avait eu raison de parler d’un bout de chemin à faire avec François Bayrou.
* Le congrès d’Epinay (1971)
Tous les trois ans (sauf congrès anticipé), le Parti socialiste se réunit en congrès pour fixer sa politique et désigner ses dirigeants.
Le congrès d’Epinay, en 1971, consacre l’unité des socialistes derrière François Mitterrand, qui devient alors Premier secrétaire du parti.
Les 11, 12 et 13 juin 1971, les socialistes se réunissent à Epinay-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
Participent notamment au congrès le Nouveau Parti socialiste (NPS) ; la Convention des institutions républicaines (CIR), un regroupement de clubs (Club des Jacobins, Démocratie et Université, etc.) présidé par François Mitterrand ; des militants issus du “courant chrétien” (la CFDT notamment) ; ou de nouveaux adhérents comme l’ancien MRP (Mouvement républicain populaire, démocrate-chrétien) Robert Buron.
En tout, 957 délégués, dont 800 socialistes et 97 conventionnels (CIR), participent à la rencontre.
Programme commun avec le PCF
La coalition Mauroy, Defferre, Mitterrand, Ceres (Centre d’études, de recherches et d’éducation socialiste, gauche du parti, dont l’un des leaders est Jean-Pierre Chevènement), qui représente 51,26% des mandats, l’emporte lors du vote final sur celle de Savary, Mollet et Poperen (48,73 % des mandats).
François Mitterrand est élu Premier secrétaire, grâce notamment à l’appui de deux puissantes fédérations : les Bouches-du-Rhône de Gaston Defferre, et le Nord de Pierre Mauroy. François Mitterrand doit préparer, avec l’ensemble de la direction, les bases d’un accord de gouvernement avec le Parti communiste français.
L’année suivante, le Programme commun de gouvernement d’union de la gauche sera signé entre le PS, représenté par François Mitterrand, le PCF, représenté par son secrétaire général Georges Marchais, et le Mouvement des radicaux de gauche (MRG), représenté par son président Robert Fabre.
La motion finale du congrès d’Epinay se réfère à la stratégie d’union de la gauche, à la rupture avec le capitalisme et au front de classe des travailleurs.
notre sérénité et notre fraternité"
Je n'ai pas gagné, c'est évident, et en même temps il y a une fierté qui est très prégnante", estime la socialiste qui compte se rendre "dans les
circonscriptions pour aider les candidats" aux législatives. Elle même a décidé de ne pas être candidate à sa réélection comme députée des Deux-Sèvres.
Ségolène Royal s'est rangée vendredi 11 mai parmi les "leaders de l'opposition" du fait de son score à l'élection présidentielle, précisant qu'elle allait "s'engager pleinement dans la campagne des législatives" car l'échec du 6 mai ne constitue pas, selon elle, une défaite.
"Je n'ai pas gagné, c'est évident, et en même temps il y a une fierté qui est très prégnante, un mouvement, un souffle qui s'est déclenché et qui
autorise toutes les espérances pour les prochaines échéances", a-t-elle assuré. Quant au mot de défaite, "ce n'est pas comme ça que je le dis", a-t-elle ajouté.
"Formidable campagne"
"Après cette formidable campagne de l'élection présidentielle et les 17 millions de voix qui se sont portées sur mon nom, quand je vois tout le courrier que je reçois, je sais que les Français
sont très nombreux à attendre de moi que je reste présente. Je vais rester très présente, je suis disponible", a poursuivi Ségolène Royal.
Elle a précisé qu'elle allait "se rendre dans les circonscriptions pour aider les candidats" de gauche et qu'elle était très sollicitée à cet égard. "Je croule sous les demandes", a-t-elle
dit.
La candidate PS à la présidentielle s'est refusée à dire si elle entendait jouer un rôle dans l'avenir au sein du PS et sous quelle forme. "Je vous le dirai après", a-t-elle indiqué.
Ségolène Royal a souhaité que les socialistes restent "unis" malgré la victoire de la droite le 6 mai, et leur a demandé de "ne pas anticiper les prochaines échéances, parce que les gens
seraient écœurés s'ils voyaient revenir les combats de chefs".
"Je ne participerai pas à cela maintenant (...), nous avons devant nous des échéances électorales très importantes, il faut garder notre unité, notre dignité, notre sérénité et notre
fraternité", a-t-elle déclaré.
Ségolène Royal a aussi confirmé qu'elle ne serait pas candidate à sa réélection comme députée des Deux-Sèvres. "J'ai décidé de ne pas être à nouveau candidate pour ne pas cumuler un mandat de
présidente de région et un mandat de députée", a-t-elle dit, levant les dernières interrogations. (AFP)










