"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
La candidate socialiste, elle, éprouve des difficultés à expliquer sa proposition de créer un "contrat première chance" pour les jeunes non qualifiés, dont le salaire et les cotisations seraient pris en charge par les pouvoirs publics pendant un an. Les critiques de la gauche de la gauche, qui n'a pas hésité à le comparer au CPE avorté du gouvernement Villepin, ajoutées aux explications confuses dans le camp socialiste, ont transformé le "CPC" ("contrat première chance") en objet polémique. Or, la méthode y est pour beaucoup.
Lancée à Guéret, le 30 mars, l'idée est d'abord restée en jachère. Les précisions apportées huit jours plus tard par la candidate, qui donne parfois l'impression d'"avancer en marchant" et d'élaborer son projet en fonction des réactions, ont eu l'effet contraire à celui escompté.
Jeudi, Mme Royal annonce que le CPC, réservé aux jeunes recrutés dans les très petites entreprises et dont la vocation est de se transformer en contrat à durée indéterminée, comprendrait une période de trois mois "d'adaptation", sous la responsabilité d'un tuteur. Une nouveauté.
Vendredi, rencontrant des artisans et des commerçants à la maison de l'emploi de Valence d'Agen, elle reprend au bond la suggestion d'un artisan maçon : oui, acquiesce la candidate, le tutorat pourra être fait dans l'entreprise, et sera lui aussi pris en charge par les pouvoirs publics, en "continuant à rémunérer un senior au moment du départ à la retraite". Une innovation, encore, tandis que les critiques redoublent.
Faisant halte, entre deux réunions "populaires", plutôt réussies, sur des places publiques, dans les locaux du conseil général du Tarn-et-Garonne, à Montauban, Mme Royal en perd son calme. "S'il y en a qui ont de meilleures idées, qu'ils les donnent", lance-t-elle devant la presse en fustigeant "cette espèce de mollesse et d'indifférence à l'égard de ceux qui souffrent le plus". La prise en charge du tuteur ? "La réponse est oui. Mais c'est formidable, qu'est-ce que vous voulez de plus ?Je peux réajuster mais j'avancerai droit, personne ne m'intimidera. Concentrez-vous sur l'essentiel des choses, quoi. Les méchants, les gentils, ça suffit". s'agace-t-elle.
"DES AJUSTEMENTS"
Elle paraît excédée. "Non, je ne suis pas excédée, coupe Ségolène Royal, en s'échauffant au jeu des questions-réponses. Hou la la, il y un ajustement mais c'est dramatique ! Ce système tellement bureaucratique où tout le monde est en train de chicailler, mais les gens n'en peuvent plus ! Ça va marcher parce que je m'appuie sur les élus locaux qui ont compris le film. (...) Le pays attend quelqu'un qui va le sortir de la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui. Il n'y a ni changement, ni flottement, mais une écoute et des ajustements, voilà".
Après avoir fait la liste de ses derniers grands meetings qui seront consacrés aux "fonctions régaliennes" du chef de l'Etat, elle délègue le soin à Jean-Louis Bianco de monter à bord du bus des journalistes pour répondre aux questions.
Le soir, en meeting à Carmaux, patrie de Jaurès, la candidate socialiste reviendra elle-même sur le sujet en convoquant "le Jaurès le plus hardi, le plus iconoclaste, celui qui houspillait fraternellement ses camarades en leur disant : "n'ayez pas peur d'aucune formule ou idée neuve"".
Mais signe d'une tension qui ne s'est pas apaisée, et de fatigue sans doute, elle commet un lapsus et évoque "le contrat nouvelle chance".
"Construisons ensemble une France rassemblée et fière d'elle-même"
LÉZIGNAN-CORBIÈRES - Ségolène Royal a appelé de ses voeux, samedi à Lézignan-Corbières, dans
l'Aude, "une France rassemblée", "une France de la réconciliation" et non pas "une France de l'affrontement" qu'elle a implicitement reprochée à Nicolas Sarkozy de vouloir.
"Non, je ne veux plus de cette France de l'affrontement, je veux une France de la réconciliation", s'est exclamée la candidate socialiste devant 2.000 sympathisants réunis dans une petite pinède, par un temps printanier.

"Je veux avec vous une France qui fasse reculer (...) ce système qui dresse les gens les uns contre les autres", a-t-elle repris: "les fonctionnaires contre ceux qui ne le sont pas et qui sont désignés du doigt, les grévistes contre ceux qui ne le sont pas et qui sont désignés du doigt, ceux qui auront le droit de faire des heures supplémentaires et ceux qui ne l'auront pas, ceux qui pourront continuer d'accéder à la santé et ceux qui ne le pourront plus, ceux qui vont bénéficier des allégements fiscaux en haut de l'échelle et ceux qui seront obligés de payer de leur précarité les nouveaux cadeaux fiscaux que la droite promet".
Dans un discours où elle a beaucoup insisté sur les questions sociales, Ségolène Royal a aussi prôné "une France où l'Etat garantira des conditions égales d'accéder à la liberté de choix de sa vie".
"Je ne veux pas non plus d'une France de l'assistanat, je veux qu'avec chaque droit nouveau, il y ait une obligation nouvelle et que les droits et les devoirs soient les mêmes pour tous, que les puissants ne puissent pas s'en affranchir", a-t-elle ajouté.
La candidate socialiste a aussi fustigé les attaques de Nicolas Sarkozy qui, après les incidents de la gare du Nord, l'avait accusée de "soutenir les fraudeurs".
"Construisons ensemble une France rassemblée et fière d'elle-même", a conclu Ségolène Royal.
Au début de son allocution, elle avait appelé tous ses sympathisants à se mobiliser pour elle, afin de "faire le plus gros score possible dès le 22 avril prochain", au premier tour du scrutin présidentiel.
et celle de l'incompétence....?
Le mail invite à répondre à l'injonction, en précisant que l'auteur n'a "aucune formation scientifique". La citation est en fait issue de la rencontre entre Nicolas Sarkozy et Michel Onfray, publiée dans Philosophie Magazine de mars 2007. Une rencontre que Michel Onfray raconte en détail sur son blog.
"VISION RIDICULE ET FAUSSE"
Le généticien Axel Kahn a également dénoncé, dans une tribune publiée par Marianne les propos du candidat UMP : "La vision d'un gène commandant un comportement complexe tel que ceux conduisant à l'agressivité, à la violence, à la délinquance, à la dépression profonde avec dérive suicidaire, est ridicule et fausse". Pour M. Kahn, "cette conviction réaffirmée par le candidat de l'UMP à l'Elysée confirme ses liens idéologiques avec la nouvelle droite".
Sur la Toile, des forums et des blogs consacrés à la question du suicide ont également vivement commenté ses propos : "C'est une erreur absolue car quel scientifique peut prétendre connaître le gène du suicide ?" L'extrait du texte est d'ailleurs repris, depuis sa publication sur des blogs anti-Sarkozy.










