"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Dans un courrier adressé jeudi 24 avril à François Hollande, douze députés PS s'étonnent de "l'oubli" du "non-cumul des mandats pour les parlementaires" dans l'ultime version des propositions socialistes sur les institutions. "Nous en appelons solennellement à toi pour que cet oubli puisse être rapidement réparé, écrivent les députés à M. Hollande. De notre point de vue, il s'agit d'une question de cohérence politique; d'abord avec ce que nous avons dit dans le passé à nos électeurs, ensuite avec notre volonté de revaloriser les droits et pouvoirs du Parlement." Parmi les douze signataires, figurent des proches de Ségolène Royal – qui s'était prononcée pour une limitation stricte du cumul pendant la campagne présidentielle – comme Aurélie Filippetti, députée de Moselle, Christophe Caresche (Paris) et Delphine Batho (Deux-Sèvres). Mais sont également signataires deux députés de Paris proches de Dominique Strauss-Kahn, Jean-Christophe Cambadélis et Sandrine Mazetier, ainsi que le député du Finistère, Jean-Jacques Urvoas, à l'origine de la démarche.
Ils rappellent que la plateforme pour les législatives de juin 2007 visait "le mandat unique pour les parlementaires". "Aujourd'hui, soulignent-ils, nos succès aux élections cantonales et municipales ne doivent pas nous conduire à renoncer à cet engagement." En remportant sept nouvelles présidences de conseils généraux, le PS a vu la pratique du cumul s'amplifier dans ses rangs. Parmi les parlementaires nouvellement élus à la tête d'un exécutif départemental figurent notamment François Hollande (Corrèze), Arnaud Montebourg (Saône-et-Loire) et Claude Bartolone (Seine-Saint-Denis) alors que Laurent Fabius préside désormais la communauté d'agglomération de Rouen (Seine-Maritime).
Accusant réception du courrier qui lui a été adressé, François Hollande a réaffirmé, mardi 29 avril, l'engagement du PS en faveur du mandat unique. Le premier secrétaire a précisé qu'un amendement en faveur du non-cumul des mandats sera déposé par le groupe socialiste lors du débat consacré à la réforme des institutions.
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NDLR à lire Balkany propose le cumul des mandats obligatoire
Le rapport de l’observatoire national de la pauvreté et de l'exclusion sociale (ONPES), publié le 29 avril, montre que, d’un point de vue statistique, le nombre de pauvres n’augmente pas. Mais que l’ "intensité" de la pauvreté est plus forte. La population pauvre n'augmente pas numériquement, mais sa situation financière se dégrade. Les pauvres sont donc de plus en plus pauvres (lire l’article de Laurent Mauduit à ce sujet).
Et si le taux de pauvreté monétaire n'a pas augmenté de manière significative depuis le précédent rapport datant de 2006, il ne diminue plus depuis 2002. Les inégalités territoriales sont très fortes, les zones les plus touchées étant le nord, l'est et le pourtour méditerranéen. L'isolement est par ailleurs un facteur majeur d'entrée dans la pauvreté, quel que soit l'âge : les familles monoparentales sont ainsi très touchées. En ce qui concerne le travail, l'emploi à temps plein continue de préserver de la pauvreté. Mais le temps partiel cause des dégâts lourds : 1,7 million de personnes, soit 7% des travailleurs, occupent un emploi mais sont pauvres.
Mais qu'est-ce qu'être pauvre ? Qui définit la pauvreté ? Et au final, de quels instruments dispose-t-on pour mesurer la
pauvreté de la population ? L'observatoire poursuit sa réflexion sur le sujet afin de mieux connaître et donc mieux combattre la pauvreté.
En 1984, lors d’un conseil des ministres de l’Union européenne, ont été définies comme pauvres «les personnes dont les ressources matérielles, culturelles et sociales sont si faibles qu’elles sont exclues des modes de vie minimaux acceptables dans l’Etat dans lequel elles vivent». En clair, le seul revenu monétaire ne suffirait pas à mesurer la pauvreté. Il faudrait aussi prendre en compte les conditions de vie.
En France, on privilégie une approche relative de la pauvreté. C’est à dire qu’on la lie au niveau de vie du pays, alors que l'approche absolue de la pauvreté met l’accent sur le fait de disposer de «ressources fondamentales». L’ONPES s’inscrit dans cette logique française. Mais tente de combiner l’approche monétaire avec une approche en termes de conditions de vie.
L’approche monétaire considère comme pauvres les personnes vivant dans des ménages dont le niveau de vie est inférieur à un montant donné. Il s'agit du fameux seuil de pauvreté. Ce seuil est calculé à partir de la médiane des niveaux de vie (la moitié de la population gagne plus, la moitié gagne moins). Pour l’INSEE comme pour Eurostat (institut européen de la statistique), le seuil de pauvreté est fixé à 60% du niveau de vie médian.
Pour comparer les niveaux de vie de ménages de taille différentes, on utilise une mesure du revenu corrigé par unité de
consommation. La pondération de l’INSEE est la suivante :
1 unité de consommation pour le premier adulte du ménage
0,5 unité pour les autres personnes de 14 ans et plus (car dans un ménage il n’est pas nécessaire de multiplier tous les biens de consommation, notamment les biens de consommation durable)
0,3 unité pour les enfants de moins de 14 ans ;
Ainsi, un ménage composé d’un couple et de deux enfants de 14 et 8 ans disposant d’un revenu mensuel de 1500 euros en 2005, sera considéré comme pauvre monétairement car son revenu corrigé est de 1500/ (1+0,5+0,5+0,3) = 652,17 euros. Or ce revenu est inférieur au seuil de pauvreté monétaire à 50% (681 euros) comme à 60% (817 euros).
En revanche, un couple sans enfant disposant d’un revenu mensuel de 1300 euros ne sera pas considéré comme pauvre, puisque son revenu corrigé sera de 1300/1,5 soit 866 euros.
Un tableau qui reste sombre
Cette définition monétaire est assez éloignée de la perception de la population qui assimile souvent aux pauvres les précaires, les Rmistes, les chômeurs, etc. Lors d’une enquête réalisée pour le Secours populaire, les sondés considéraient qu’une personne seule gagnant moins de 1016 euros par mois pouvait être considérée comme pauvre alors que le seuil officiel (60% du revenu médian) fixait ce seuil à 817 euros en 2005.
Depuis 1998, l’observatoire national de la pauvreté a donc tenté de multiplier les critères et les analyses pour mieux
connaître et évaluer la pauvreté. Il a retenu onze indicateurs pour « rendre compte des principales dimensions de la pauvreté », estimant qu’ « un seul indicateur synthétique s’avérait réducteur
face au phénomène complexe que constitue la pauvreté ».
Ces 11 indicateurs sont consltables ici.
Aux éléments monétaires, est ainsi combinée une analyse de la pauvreté en conditions de vie. Cette approche est moins sensible aux effets de seuil, donc plus stable dans le temps.
Un des indicateurs est le taux de difficultés des conditions de vie. C'est un indicateur calculé par l’INSEE, et qui fait apparaître 27 éléments. Est considéré comme pauvre un ménage cumulant plus de huit carences sur les 27 (voir tableau ci-dessous)
Il est à noter que ce taux de pauvreté en condition de vie diminue depuis 10 ans. Il a connu une baisse de 1,4 points entre 2004 et 2005. Et de 0,6 points entre 2005 et 2006.
Le tableau ne semble donc pas s'obscurcir. Mais il reste très sombre.
Sa lecture montre que pour 32,3% des ménages, les moyens financiers ne permettent pas de «se payer une semaine de vacances une fois par an». 11,8% ne peuvent acheter des vêtements neufs. 6,7% ne
peuvent manger de la viande tous les deux jours. 10% ne peuvent recevoir des amis. 7,4% ne peuvent posséder deux paires de chaussures. 2,9% n’ont pas pris de repas complet pendant toute une
journée au cours des deux dernières semaines. 0,8% n’ont pas d’eau chaude.
De plus, remarque l’ONPES, l’inflation touche surtout les pauvres puisque les différentes catégories de la population ne consomment pas les mêmes biens dans les mêmes proportions. L’écart d’évolution d’inflation entre les 10% de ménages les plus pauvres et l’indice des prix moyens global est d’environ 1 point sur dix ans. Selon l'ONPES, il s’agit avant tout d’un effet tabac (hors tabac, l’écart est de 0,49 points). Une fois de plus, les pauvres se sont donc faits enfumer.











