"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
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Selon elle, le candidat UMP "devrait donner l'exemple". "L'ordre juste, c'est aussi d'avoir les mots justes et de ne pas déformer, vilipender, dégrader le débat public", a-t-elle insisté
"En ce qui me concerne", a-t-elle affirmé, "je respecterai mes adversaires et je ne les traiterai pas de la même façon".
Vendredi soir, Nicolas Sarkozy avait affirmé que le jeune homme à l'origine des incidents de la gare du Nord était devenu "une sorte de héros" pour Ségolène Royal et François Bayrou.
"L'ordre juste c'est quand ceux qui ne veulent ni étudier ni travailler ont le droit de piller un magasin pour se procurer des chaussures de sport sans avoir à les payer! (...) L'ordre juste, c'est tenir toute intervention de la police pour une provocation!", avait-il lancé, brocardant le slogan de campagne de Ségolène Royal.
Hollande: Sarkozy "candidat de la division, de la désunion, de la discorde"
Le numéro 1 du Parti socialiste, François Hollande, a accusé dimanche Nicolas Sarkozy d'être "le candidat de la division, de la désunion, de la discorde", après les attaques du président de l'UMP accusant la gauche d'être laxiste avec les "voyous".
"Comment pourrait-il être rassembleur, quand il dit qu'il est le candidat des honnêtes gens, ce qui veut dire que ceux qui ne voteront pas pour lui seront des malhonnêtes", a déclaré M. Hollande, interrogé au Forum Radio-J.
"Nicolas Sarkozy est incapable de rassembler, de réunir, de respecter", a poursuivi M. Hollande, en estimant que la candidature du président de l'UMP "avec les mots qu'il utilise, est une candidature de fracture".
"Comment peut-il être exemplaire, quand il a l'invective et l'exclusion à la bouche", s'est interrogé le premier secrétaire du PS.
"On ne peut avoir avoir cette démarche de fracture, de rupture, de division, et prétendre à la responsabilité première du pays", a-t-il poursuivi.
Il a opposé cette attitude à celle de la candidate socialiste Ségolène Royal qui a "posé un principe, celui de la République du respect".
Vendredi soir, Nicolas Sarkozy avait déclaré que le jeune homme à l'origine des violents incidents du début de semaine à la gare du Nord à Paris était devenu "une sorte de héros" pour Ségolène Royal et François Bayrou, dénonçant le laxisme de ses concurrents.
"Nicolas Sarkozy a perdu tout sens des responsabilités", a rétorqué M. Hollande. "M. Sarkozy a été ministre de l'Intérieur depuis 2002, si la situation (sécuritaire) s'est détériorée il en porte la première responsabilité".
"La gauche n'a rien à redouter du débat sur l'insécurité", a estimé le leader du PS, plaidant à la fois pour la "répression" et la "prévention", ainsi que pour des mesures en faveur de l'emploi et du logement.
Interrogé sur les sondages qui donnent la candidate PS battue par son rival UMP, M. Hollande a dit "ne faire aucun pronostic" et "n'écarter aucune hypothèse".
"Plutôt que faire des commentaires, je veux faire le plus simple possible, que Ségolène Royal soit au plus haut au soir du premier tour", a-t-il dit. "Pas pour écarter l'autre gauche, qui a sa place dans le débat, mais pour mettre la gauche au plus haut, pour permettre le rassemblement", a-t-il poursuivi en rappelant qu'il "ne souhaitait pas que le PS gouverne seul" en cas de victoire.
Enfin, il a réaffirmé sa conviction que le candidat centriste François Bayrou pencherait structurellement à droite. "Nous savons très bien ce qu'il dira : qu'il n'est ni de droite ni de gauche, qu'il laisse ses électeurs libres (...) Mais le destin de l'UDF est cruel, il est de finir avec l'UMP".
et les professions en uniforme inquiétante"
PARIS, 1 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle, commentant les problèmes d'insécurité en France, a jugé dimanche "inquiétante la rupture entre les citoyens et les professions en uniforme".
"Ce qui est inquiétant c'est qu'il y ait une telle rupture entre les citoyens et les professions en uniformes", a-t-elle affirmé au Grand rendez-vous Europe 1-TV5-Aujourd'hui en France.
"Les contrôleurs sont de plus en plus mal reçus", a-t-elle ajouté, estimant qu'"il faut recadrer un certain nombre de règles dans notre société" et que "les règles soient rappelées à tous".
"Il y a aussi une grande inquiétude sur les questions d'insécurité à l'école" ainsi que "dans les transports et dans les quartiers", a-t-elle affirmé, dénonçant "le délitement du lien social".
"Ce qui est important, c'est de créer la police de quartiers, de remettre des moyens dans l'Education nationale et de mener une bataille sans relâche contre le chômage des jeunes". "Il faut mener ces batailles sur tous les fronts", a-t-elle dit.
"Ce qu'il faut c'est rétablir le lien de confiance entre les grands services publics que sont la police, la justice, la gendarmerie et les citoyens. Voilà ce que c'est qu'une République, c'est le lien de confiance", a-t-elle répété.
Pour Mme Royal, on recrée ce lien grâce à "une police de quartiers qui connaît les citoyens et qui élabore un pacte de confiance réciproque, qui travaille en partenariat aussi avec les élus locaux et les travailleurs sociaux des quartiers et avec les familles".
"Je pense qu'il faut que l'ensemble des adultes référents auprès des jeunes tiennent le même discours", a-t-elle ajouté, jugeant que "lorsqu'un ministre de l'Intérieur tient des propos méprisants choquants ou humiliants, à ce moment-là il y a une rupture du lien de confiance".
Ségolène Royal: l'Assemblée nationale validera les chiffres du chômage
PARIS, 1 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal a déclaré dimanche que si elle était élue, les chiffres du chômage seraient "validés" par "les commissions de l'Assemblée nationale" pour mettre fin aux polémiques.
"Je ne veux pas entrer dans les querelles de chiffres. Et si je suis élue il n'y aura plus de querelles de chiffres", a déclaré la candidate socialiste au Grand Rendez-Vous Europe1-TV5-Aujourd'hui en France.
"Je pense que c'est aussi une exigence démocratique que la réalité économique et sociale soit dite comme elle est et donc ce seront les commissions de l'Assemblée nationale, ou siègent à la fois la majorité et l'opposition, qui pourront valider les chiffres qui sont donnés par le gouvernement", a-t-elle dit.
Elle a souligné qu'il ne s'agissait pas de supprimer les organismes évaluant les chiffres du chômage, "mais on donne à l'Assemblée nationale des capacités d'expertise et comme cela il n'y aura pas de contestation sur les chiffres".
"Globalement on le sait bien, peu importe cette querelle, le chômage est beaucoup trop élevé et il faut impérativement que la machine économique reparte", a-t-elle poursuivi en estimant qu'il fallait notamment "investir massivement dans la formation professionnelle, dans le dialogue social".
"Une croissance durable s'appuie sur trois piliers: la valeur ajoutée économique, la valeur ajoutée sociale, la valeur ajoutée environnementale".
Une polémique est récemment née sur les chiffres du chômage, et l'office statistique européen Eurostat a révisé le taux de chômage moyen dans l'ensemble de l'année 2006 en France à 9,4%, contre 9,0%.
Interrogée sur la gratuité des transports pour le Rmistes instaurée en Ile de France, Mme Royal a estimé qu'il "faudrait que le critère soit un critère de revenu.
Réitérant qu'elle souhaitait "une société du donnant-donnant", elle a souligné que "chaque fois qu'on fait un acte de don, il faut se demander quelle est la contrepartie".
Ségolène Royal: la "violence" verbale de Sarkozy
"augure mal de son identité personnelle"
PARIS, 1 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal a estimé dimanche que "la violence des propos augure mal de l'identité personnelle" de Nicolas Sarkozy, accusant le candidat de l'UMP, qui a proposé la création d'un ministère de l'Immigration et de l'identité nationale, de vouloir faire oublier son "mauvais bilan" au ministère de l'Intérieur.
"La violence de ses propos augure mal de l'identité personnelle de Nicolas Sarkozy," a déclaré la candidate socialiste sur Canal+, interrogée sur les propos du candidat UMP, qui a accusé vendredi la gauche d'avoir perdu "tout sens moral" et de prendre la défense de "voyous" après les violences de la gare du Nord à Paris.
"C'est à se demander s'il ne tombe pas dans cette violence verbale tout simplement pour faire oublier le mauvais bilan qu'il a au ministère de l'Intérieur avec cette vieille formule: la meilleure défense c'est l'attaque", a poursuivi Mme Royal.
"82% (des Français) estiment qu'il y a une montée des violences et des insécurités, donc la question est: qu'a fait le ministre de l'Intérieur pendant cinq ans? Et ce n'est pas polémique de poser cette question, c'est la nature même de l'engagement politique qui consiste à rendre des comptes sur l'action que l'on a conduite au nom des Français", a dit la candidate socialiste.
"Je pense que l'insulte n'a pas sa place dans une campagne présidentielle, que par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs. Qu'est-ce que ça veut dire? Ca voudrait dire que si demain monsieur Sarkozy était par malheur élu, il se mettrait à insulter tous les autres chefs d'Etat et de gouvernement qui ne pensent pas comme lui?", a-t-elle lancé.
Emploi des jeunes: Ségolène Royal veut
"une nouvelle donne, un nouveau pacte"
PARIS, 1 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal a estimé dimanche sur Canal+ qu'il fallait établir "une nouvelle donne, un nouveau pacte" en matière d'emploi avec les jeunes, évoquant sa proposition d'un "contrat première chance" pour les jeunes non qualifiés..
La candidate socialiste a proposé vendredi que les pouvoirs publics, en l'occurrence les régions, prennent en charge pendant un an "la totalité des salaires et des charges" de jeunes non qualifiés, embauchés dans les entreprises artisanales et commerçantes n'excédant pas dix salariés.
"Les jeunes n'ont pas en France la place qu'ils pourraient avoir. Je veux avec les jeunes une nouvelle donne, un nouveau pacte, en disant aux entreprises de leur faire confiance", a déclaré la candidate socialiste.
"Les entreprises leur demandent une expérience professionnelle et souvent refusent de leur tendre la main pour leur donner cette chance", a-t-elle regretté, en soulignant que la France avait le taux de chômage des jeunes le plus élevé d'Europe.
Elle a donc estimé qu'il fallait "cibler sur la baisse du coût du travail", évoquant outre ce "contrat première chance", les "emplois tremplins" qu'elle propose pour les jeunes qualifiés.
Interrogée sur la possibilité pour les entreprises de ne pas embaucher les jeunes en "contrat première chance" s'ils "ne donnent pas satisfaction", la candidate PS a estimé qu'il faudrait alors "leur donner une formation supplémentaire".
"La lutte contre le chômage des jeunes est prioritaire, elle sera ma bataille principale", a-t-elle dit, estimant que ce chômage est "souvent ce qui explique la montée des violences, des insécurités, des délinquances".
Interrogée sur la pratique contestée des stages à répétition, elle a souhaité "mettre fin aux pratiques d'exploitation des jeunes".
Sur l'expatriation des jeunes chercheurs hautement qualifiés, elle a assuré: "il faut trouver des solutions et j'en trouverai".
"Par respect pour les électeurs,
il faut savoir tenir ses nerfs"
Ségolène Royal a déclaré n’avoir aucun ennemi en politique - seulement des adversaires avec qui elle entend garder un "certain niveau" de débat, un conseil adressé tout particulièrement à Nicolas Sarkozy.
Après les attaques à son encontre du candidat de l’UMP, qui a accusé la gauche d’être du côté des "fraudeurs" et des "émeutiers" de la gare du Nord, la candidate socialiste à la présidentielle a déclaré que "l’insulte n’a(vait) pas sa place dans une campagne présidentielle".
"Par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs", a-t-elle insisté sur Canal+ à la mi-journée, estimant que de telles sorties "auguraient mal" du comportement de l’ancien ministre de l’Intérieur si, "par malheur", il accédait à l’Elysée en mai prochain.
En début de soirée, lors du Grand rendez-vous Europe1/TV5/Le Parisien, la présidente de la région Poitou-Charentes, qui prône un "ordre juste", a de nouveau demandé que les règles soient les mêmes pour "les puissants" et les "petits".
"Lorsque la famille commence à dénigrer l’école, quand les jeunes commencent à dénigrer la police - ou réciproquement -, ou lorsqu’un ministre de l’Intérieur tient des propos méprisants, choquants et hu
miliants, il y a une rupture du lien de confiance", a-t-elle dit.
Cependant, "un adversaire politique n’est pas un ennemi, c’est un partenaire du débat démocratique", a-t-elle fait valoir. "Mes ennemis, c’est le chômage, la précarité, les injustices, l’échec scolaire, (la situation des) travailleurs pauvres, la faiblesse de l’Europe, les délocalisations".
Selon elle, l’ancien ministre de l’Intérieur a "des comptes à rendre" sur la question de la sécurité en France et cherche "à dresser les Français les uns contre les autres".
"RIEN N’EST JOUE"
"Le délitement du lien social est la conséquence d’une politique qui a été mise en place", a-t-elle dit. La police de proximité, mise en place par la gauche plurielle sous la houlette de Lionel Jospin, "a été supprimée par l’ancien ministre de l’Intérieur actuellement candidat" et "les moyens donnés aux associations de quartier ont été supprimés massivement".
"Ce qui est inquiétant, c’est qu’il y ait une telle rupture entre les citoyens et les professions en uniformes", a-t-elle fait valoir sur Europe 1, citant comme exemple le cas des contrôleurs SNCF "de plus en plus mal reçus" quand ils vérifient les billets des passagers.
"Ce qu’il faut, c’est rétablir le lien de confiance entre les grands services publics que sont la police, la justice, la gendarmerie et les citoyens. Voilà ce que c’est qu’une république, c’est le lien de confiance".
A trois semaines du premier tour, Ségolène Royal a estimé que rien n’était "joué (...) tant que les Français n’ont pas voté".
"Les enjeux sont considérables, et ça, les Français l’ont bien compris, et donc c’est pour ça qu’ils réfléchissent, qu’ils observent et qu’ils regardent. Et ils veulent que le débat se déroule à un certain niveau", a-t-elle poursuivi alors que les sondages continuent de prédire la victoire de Nicolas Sarkozy au deuxième tour.
Entre le premier et le deuxième tour, au-delà de la droite et de la gauche, elle prévoit de rassembler "les Français" et "tous ceux qui se retrouvent" dans son "pacte présidentiel".
Dans cette campagne présidentielle, qu’elle a commencée par deux mois de débats participatifs dans toute la France, elle a "appris ce que les Français (lui) ont dit".
"Je sais que c’est un moment grave, qu’il y a des enjeux majeurs et que sans doute le choix que vont faire les Français va avoir un impact - bien sûr sur la durée du quinquennat, mais sans doute sur toute une génération."
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Ségolène Royal : "Dimanche+", Canal+, Laurence Ferrari
le 01/04/07
Ségolène Royal apporte son soutien aux grévistes
de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois
AULNAY-SOUS-BOIS (AP) - Ségolène Royal a apporté lundi son soutien aux salariés de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en grève depuis le 28 février, en demandant "solennellement" à la direction de reprendre au plus vite les discussions avec les organisations syndicales.
"Quand il y a des blocages ou quand il y a des grèves, je me dis que ce n'est bon pour personne, et en premier lieu pour les salariés qui perdent leurs salaires" et
"pour l'entreprise qui forcément perd de la production", a-t-elle déploré devant près de 200 salariés réunis devant les chaînes de montage de l'usine, qui l'ont acclamée aux cris de "Ségolène présidente".
"Je demande solennellement à la direction de l'entreprise de reprendre les discussions avec les organisations syndicales", a exhorté la candidate socialiste à la présidentielle. "C'est de l'intérêt même de l'entreprise de ne pas laisser se dégrader une situation". "Il y a des blocages qui sont inadmissibles".
"Beaucoup d'entre vous sont en situation de souffrance par rapport à des salaires qui ne rentrent plus", a-t-elle lancé aux salariés grévistes, après s'être entretenue avec leurs représentants dans un préfabriqué.
L'occasion pour Ségolène Royal de fustiger "l'archaïsme des relations sociales" en France. "J'appelle maintenant le patronat de ce pays à se remettre à niveau de ce qui se passe dans les pays européens les plus modernes", a-t-elle demandé.
"C'est en respectant les salariés et en respectant un dialogue social équilibré et de qualité qu'on peut avoir des salariés motivés dans leur travail et donc plus productifs". AP
La médecine à plusieurs vitesses que l'on vous prépare
Plus de doute, on sait maintenant que ce sont les assurés sociaux qui paieront la politique de Nicolas Sarkozy. Et même plutôt quatre fois qu'une !
Dans la présentation de son programme, le candidat de l'UMP propose désormais non plus une mais quatre franchises :
médicaments,
examens biologiques,
consultations
et hospitalisation.
Une telle mesure censée lutter contre l'aggravation des déficits de l'Assurance Maladie intervient, on ne saurait l'oublier, au moment où Nicolas Sarkozy choisit sciemment de les creuser en proposant l'augmentation des honoraires médicaux (le C à 23€). Quel cynisme !
Le candidat Sarkozy fait du déremboursement généralisé une politique structurelle de financement public.
Or, une telle option est tout sauf un levier de bonne gestion de l'offre de santé.
En outre la franchise est la plus mauvaise manière d'opérer le déremboursement, par son inefficacité financière, son injustice sociale et sa dangerosité au regard de la santé publique.
Inefficacité financière et économique, en effet, car on sait que les dépenses de l'Assurance Maladie reposent essentiellement sur les soins aux malades les plus graves et chroniques. Freiner le recours aux soins primaires sera pratiquement sans effet sur les comptes de l'assurance maladie.
Cette mesure est ensuite socialement injuste car le poids de cette franchise n'est rien d'autre qu'une augmentation supplémentaire du reste à charge supporté par les familles, qui vient s'ajouter au ticket modérateur (aujourd'hui de 30% sur les tarifs opposables et beaucoup plus lorsqu'on prend en compte les dépassements d'honoraires toujours plus fréquents!).
Enfin, cette mesure est dangereuse au plan sanitaire car on sait qu'un recours précoce aux soins primaires permet d'éviter l'aggravation des troubles et donc une détérioration de l'état de santé, et des coûts supplémentaires pour la sécurité sociale.
Les idées de Nicolas Sarkozy en matière de santé vont à l'encontre de la santé publique et de la médecine moderne qui sera de plus en plus une médecine prédictive et active allant au devant du patient pour agir précocement.
Appel contre la franchise Sarkozy
communiqué du secrétariat national santé du PS
L’introuvable franchise de Nicolas Sarkozy
Le Parti Socialiste s’étonne de l‘inconstance des positions du candidat de l’UMP concernant l’avenir du système de santé de notre pays.
Alors même que l’absence de toute référence à la franchise de soins dans son programme exposé jeudi 28 mars dans la presse avait été amplement remarquée et commentée, Nicolas Sarkozy s’est fait à nouveau le héraut de ce dispositif individualiste et brutal.
Après les contradictions successives quant au montant de cette franchise non remboursée, passée en quelques semaines d’une centaine à une dizaine d’euros, voire à quelques centimes, cette nouvelle volte-face avec quatre franchises (examens biologiques, le médicament, les consultations et l’hôpital) ne surprend personne.
L’engagement en faveur d’un tel dispositif représente une menace réelle pour l’assurance-maladie collective, les plus riches étant encouragés à se tourner vers les assurances privées tandis que les plus pauvres repousseraient le plus possible les soins, et alimenteraient le moment venu le coûteux embouteillage des services d’urgence.
En outre, la franchise « hôpital » se superposerait au forfait hospitalier, ce qui témoigne de l’extrémisme et de l’aspect « usine à gaz » de la mesure.
Alors que l’accès aux soins a connu une dégradation de grande ampleur depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy s’obstine à développer l’exclusion des soins pour les moins favorisés comme mode de régulation des finances sociales.
Le Parti Socialiste le déplore, et s’engage à l’inverse à mener les réformes nécessaires pour conforter notre système de santé solidaire. Il importe aujourd’hui de tout faire pour réduire l’inégalité d’accès aux soins. N’oublions jamais qu’en 2007, 13% de la population renoncent d’ores et déjà à se soigner pour des raisons financières.
Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la santé,
et de Claude Pigement, Responsable national à la santé
Yvon GRAÏC Délégué Santé PS 76
une enquête a été ouverte sur un chirurgien de Chalon-sur-Saône accusé de "tentative d'extorsion de fonds"
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Le patient affirme que, refusant de payer la somme réclamée, n'a pas pu être soigné sur place et a dû se rendre au CHU de Dijon pour y subir un double pontage de l'aorte
"J'ai reçu dernièrement un courrier de M. Montebourg qui, au titre de l'article 40 du code de procédure pénale, dénonçait les faits délictueux qui lui avaient été rapportés. Une enquête a été ouverte", a déclaré le procureur de la République de Chalon-sur-Saône Pierre Denier. Celui-ci a précisé qu'il n'avait pas eu connaissance du dépôt formel d'une plainte."La population est exaspérée par ces pratiques. Ce phénomène est beaucoup plus important que quelques cas isolés. Les victimes doivent se fédérer", affirme estime dans Le Parisien-Aujourd'hui en France Arnaud Montebourg. Le député PS et porte-parole de Ségolène Royal, qui parle de rackett, raconte que le thème des dessous de table réclamés par les médecins sont un thème récurrent dans les témoignages lors de débats participatifs sur la santé..
proposée par Sarkozy
est "mauvaise et dangereuse"
PARIS, 3 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal a jugé mardi "mauvaise et dangereuse" la proposition de Nicolas Sarkozy "d'expérimenter" une forme de TVA sociale car elle conduira "à un alourdissement de l'impôt sur la consommation" et à une "diminution des salaires".
"Cette proposition est dangereuse. Elle a été mal préparée" et induit "une augmentation des impôts", a déclaré Mme Royal lors du point de presse quotidien du PS.
En formulant cette proposition, M. Sarkozy "n'a pas dit la vérité puisqu'il a dit qu'il n'allait pas augmenter les impôts", a-t-elle ajouté.
Estimant que cette TVA "n'a rien de social", la candidate socialiste a estimé qu'elle était "dangereuse" parce que pour les Français qui doivent "faire face à la vie chère, la vie va donc être encore plus chère" et "tous les salaires vont diminuer", a-t-elle dit.
Par ailleurs, a-t-elle ajouté, l'idée est "dangereuse pour la croissance puisque le pouvoir d'achat baisse".
"Je propose au contraire une revalorisation des bas salaires pour relancer la croissance. Je propose donc la solution inverse", a poursuivi Mme Royal.
"Enfin, a-t-elle fait valoir, tous les syndicats de salariés sont contre" une TVA sociale. "Je pense que l'on ne peut pas lancer de manière autoritaire des réformes auxquelles les partenaires sociaux sont opposés", a-t-elle conclu.
"une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne"
PARIS, 3 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal s'est jugée "insultée" par Nicolas Sarkozy après les incidents de la gare du Nord, et lui a lancé un avertissement: "une fois, ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne".
"Quand le candidat de droite se permet de dire que je suis du côté des voleurs, des fraudeurs et pourquoi pas pire, je pense que c'est une insulte, qu'il perd son sang froid", a déclaré la candidate socialiste lors d'un point de presse.
"Je suis une femme sereine, soucieuse de garder au débat sa dignité, je ne réponds pas aux attaques mais je ne laisse pas non plus déformer ce que je dis, je ne me laisse pas insulter", s'est-elle indignée.
"Une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il y revienne", a-t-elle dit ajoutant que "ce n'est pas une façon de faire de la politique".
Après les affrontements de la gare du Nord, mardi dernier, Nicolas Sarkozy avait accusé la gauche de "faillite morale" et de prendre la défense de "voyous".
C'est trop tard"
PARIS, 3 avr 2007 (AFP) - Ségolène Royal a ironisé mardi sur la proposition de François Bayrou de supprimer l'ENA en se demandant s'il ne s'agissait pas de vouloir "la supprimer" elle-même.
"Je ne sais pas si en disant ça il voulait me supprimer moi-même", s'est demandé la candidate PS lors du point de presse quotidien du parti.
"C'est trop tard", a ajouté Mme Royal qui est avec Philippe de Villiers (MPF) l'une des deux candidats énarques à la présidentielle.
"Je n'ai pas de commentaire particulier à faire", a-t-elle ajouté en jugeant que "ce qui est important, c'est la qualité de la formation, quel que soit le niveau de la formation", a-t-elle dit.
François Bayrou a soulevé une polémique en proposant la suppression de l'ENA, "symbole" selon lui de la société française "bloquée".
Ségolène Royal propose "un plan de lutte contre l'endettement et les abus bancaires"
Ségolène Royal a tenu elle-même le point presse sur sa campagne organisé chaque jour au siège du PS, mardi 3 avril. Une pratique inhabituelle, mais qui sera désormais régulière, a annoncé la candidate socialiste. "Dans les trois dernières semaines avant le premier tour, chaque fois que je ne serai pas en déplacement, je tiendrai le point de presse quotidien", a-t-elle déclaré devant une centaine de journalistes. "A chaque fois, je recadrerai la cohérence de l'action, à chaque fois je donnerai le détail d'une mesure contenue dans le 'pacte présidentiel'."Elle a ainsi proposé "le plafonnement des frais bancaires", "l'annualisation du calcul des découverts""la rémunération des comptes courants", dans le cadre d'"un plan de lutte contre l'endettement et les abus bancaires". Mme Royal a déclaré qu'il s'agissait "de mesures auxquelles [elle] tenait depuis longtemps, car 1,5 million de familles sont en état de surendettement et 3 millions sur le point de basculer". et
"JE SUIS UNE FEMME SEREINE, MAÎTRISÉE"
"Vous aurez l'occasion de le voir dans les jours qui viennent : un certain nombre de textes de loi sont prêts", a-t-elle annoncé. En cas de victoire le 6 mai, dans le cadre de la VIe République qu'elle appelle de ses vœux, les décrets d'application seront "déjà rédigés chaque fois qu'il y a une loi nouvelle", afin de réduire "cet écart insupportable" entre la décision politique et l'application sur le terrain. Expliquant avoir ressenti "la notion du temps" lors des débats participatifs, elle a indiqué que sa "principale préoccupation sera d'agir vite et juste". "J'ai le sens du temps court, peut-être parce qu'étant une femme, j'ai toujours eu à concilier mes obligations familiales et professionnelles", a-t-elle ajouté, avec une pensée pour "toutes ces femmes qui cumulent" journée de travail et vie personnelle.
Revenant sur les propos de Nicolas Sarkozy après les incidents de la gare du Nord, la candidate s'est voulue ferme. "Quand ce candidat de droite se permet de dire que je suis du côté des voleurs, des fraudeurs – et pourquoi pas pire – je pense que c'est une insulte. Je ne me descends pas à ce niveau et je dis qu'une fois ça va, mais qu'il ne faut pas qu'il y revienne", a-t-elle déclaré. "Le ton monte ? En tous cas, le mien reste très calme. Je suis une femme sereine, maîtrisée et soucieuse de répondre aux interrogations des Français, c'est-à-dire garder au débat public sa dignité", a assuré Ségolène Royal.
Précisant son calendrier d'ici au premier tour, le 22 avril, elle a notamment annoncé que le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, serait à ses côtés lors d'une "grande réunion publique" à Toulouse, le 19 avril.
LEMONDE.FR | 03.04.07






