"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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"Par respect pour les électeurs,
il faut savoir tenir ses nerfs"
Ségolène Royal a déclaré n’avoir aucun ennemi en politique - seulement des adversaires avec qui elle entend garder un "certain niveau" de débat, un conseil adressé tout particulièrement à Nicolas Sarkozy.
Après les attaques à son encontre du candidat de l’UMP, qui a accusé la gauche d’être du côté des "fraudeurs" et des "émeutiers" de la gare du Nord, la candidate socialiste à la présidentielle a déclaré que "l’insulte n’a(vait) pas sa place dans une campagne présidentielle".
"Par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs", a-t-elle insisté sur Canal+ à la mi-journée, estimant que de telles sorties "auguraient mal" du comportement de l’ancien ministre de l’Intérieur si, "par malheur", il accédait à l’Elysée en mai prochain.
En début de soirée, lors du Grand rendez-vous Europe1/TV5/Le Parisien, la présidente de la région Poitou-Charentes, qui prône un "ordre juste", a de nouveau demandé que les règles soient les mêmes pour "les puissants" et les "petits".
"Lorsque la famille commence à dénigrer l’école, quand les jeunes commencent à dénigrer la police - ou réciproquement -, ou lorsqu’un ministre de l’Intérieur tient des propos méprisants, choquants et hu
miliants, il y a une rupture du lien de confiance", a-t-elle dit.
Cependant, "un adversaire politique n’est pas un ennemi, c’est un partenaire du débat démocratique", a-t-elle fait valoir. "Mes ennemis, c’est le chômage, la précarité, les injustices, l’échec scolaire, (la situation des) travailleurs pauvres, la faiblesse de l’Europe, les délocalisations".
Selon elle, l’ancien ministre de l’Intérieur a "des comptes à rendre" sur la question de la sécurité en France et cherche "à dresser les Français les uns contre les autres".
"RIEN N’EST JOUE"
"Le délitement du lien social est la conséquence d’une politique qui a été mise en place", a-t-elle dit. La police de proximité, mise en place par la gauche plurielle sous la houlette de Lionel Jospin, "a été supprimée par l’ancien ministre de l’Intérieur actuellement candidat" et "les moyens donnés aux associations de quartier ont été supprimés massivement".
"Ce qui est inquiétant, c’est qu’il y ait une telle rupture entre les citoyens et les professions en uniformes", a-t-elle fait valoir sur Europe 1, citant comme exemple le cas des contrôleurs SNCF "de plus en plus mal reçus" quand ils vérifient les billets des passagers.
"Ce qu’il faut, c’est rétablir le lien de confiance entre les grands services publics que sont la police, la justice, la gendarmerie et les citoyens. Voilà ce que c’est qu’une république, c’est le lien de confiance".
A trois semaines du premier tour, Ségolène Royal a estimé que rien n’était "joué (...) tant que les Français n’ont pas voté".
"Les enjeux sont considérables, et ça, les Français l’ont bien compris, et donc c’est pour ça qu’ils réfléchissent, qu’ils observent et qu’ils regardent. Et ils veulent que le débat se déroule à un certain niveau", a-t-elle poursuivi alors que les sondages continuent de prédire la victoire de Nicolas Sarkozy au deuxième tour.
Entre le premier et le deuxième tour, au-delà de la droite et de la gauche, elle prévoit de rassembler "les Français" et "tous ceux qui se retrouvent" dans son "pacte présidentiel".
Dans cette campagne présidentielle, qu’elle a commencée par deux mois de débats participatifs dans toute la France, elle a "appris ce que les Français (lui) ont dit".
"Je sais que c’est un moment grave, qu’il y a des enjeux majeurs et que sans doute le choix que vont faire les Français va avoir un impact - bien sûr sur la durée du quinquennat, mais sans doute sur toute une génération."
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Ségolène Royal : "Dimanche+", Canal+, Laurence Ferrari
le 01/04/07
Ségolène Royal apporte son soutien aux grévistes
de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois
AULNAY-SOUS-BOIS (AP) - Ségolène Royal a apporté lundi son soutien aux salariés de l'usine PSA Peugeot-Citroën d'Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis), en grève depuis le 28 février, en demandant "solennellement" à la direction de reprendre au plus vite les discussions avec les organisations syndicales.
"Quand il y a des blocages ou quand il y a des grèves, je me dis que ce n'est bon pour personne, et en premier lieu pour les salariés qui perdent leurs salaires" et
"pour l'entreprise qui forcément perd de la production", a-t-elle déploré devant près de 200 salariés réunis devant les chaînes de montage de l'usine, qui l'ont acclamée aux cris de "Ségolène présidente".
"Je demande solennellement à la direction de l'entreprise de reprendre les discussions avec les organisations syndicales", a exhorté la candidate socialiste à la présidentielle. "C'est de l'intérêt même de l'entreprise de ne pas laisser se dégrader une situation". "Il y a des blocages qui sont inadmissibles".
"Beaucoup d'entre vous sont en situation de souffrance par rapport à des salaires qui ne rentrent plus", a-t-elle lancé aux salariés grévistes, après s'être entretenue avec leurs représentants dans un préfabriqué.
L'occasion pour Ségolène Royal de fustiger "l'archaïsme des relations sociales" en France. "J'appelle maintenant le patronat de ce pays à se remettre à niveau de ce qui se passe dans les pays européens les plus modernes", a-t-elle demandé.
"C'est en respectant les salariés et en respectant un dialogue social équilibré et de qualité qu'on peut avoir des salariés motivés dans leur travail et donc plus productifs". AP










