"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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n'oubliez pas la vôtre !
Au moins, désormais, est-ce clair. Quelque chose a basculé, dans la dernière ligne droite de cette campagne électorale. Pour la première fois depuis quarante ans, un candidat - pas celui que l'on croit et dont on fait, un peu artificiellement, un absolu épouvantail – a employé un ton et des arguments qui rappellent furieusement (le mot est le bon) la façon dont l'extrême droite d'avant-guerre et les staliniens d'après-guerre poussaient le terrorisme intellectuel et verbal jusqu'à nier la légitimité, l'humanité même de leurs concurrents ainsi diabolisés. Comme si le lapin était déjà fasciné par le boa, les médias, y compris ceux qui font profession d'extrême vigilance en la matière, tel notre confrère Le Monde, n'ont quasiment pas moufté.
Au-delà d'une saine compétition entre personnalités différentes et talentueuses, au-delà d'opinions divergentes mais légitimes, c'est donc bien, en réalité, notre conception de la République et le devenir de notre démocratie qui sont en jeu. C'est grave ! Il est donc temps, grand temps, de dévoiler ce qu'on semble avoir décrété indicible, de faire tomber les masques, de mettre toutes les cartes entre les mains des électeurs qui n'entendent pas favoriser une nouvelle fois l'avènement du césarisme.
Donc, ce samedi, Marianne brisera l'omerta que favorise le verrouillage médiatique, dira ce qu'on n'ose pas vous dire, se libérera de la conspiration du silence pour jeter, dans le débat, cette lourde vérité dont on voudrait vous interdire l'accès !
Dès aujourd'hui, retenez ce numéro essentiel. Au nom de tout ce qui nous rassemble, aidez-nous à lui assurer la plus large diffusion. Offrez-en un ou plusieurs numéros autour de vous, à vos amis ou connaissances. Dans trois semaines, il sera trop tard.
Mercredi 11 Avril 2007
Jean-François Kahn
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L’aristocratie financière professe des leçons de modération salariale alors qu’elle se sert elle-même dans la caisse des entreprises. Arnaud Montebourg s’exprime dans Libération. > lire |
| Il est temps qu'une voix s'élève pour briser le silence. Ségolène Royal demande à la France de réagir à la situation au Darfour. > lire |
La lettre aux grands-parents de Ségolène Royal |
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| Chère Madame, Cher Monsieur, Je m’adresse à vous parce que je vous porte une attention et un respect particuliers, à vous qui avez transmis et transmettez encore en ce moment à vos enfants et vos petits-enfants les trésors d’énergie, d’intelligence et de solidarité qui font la France d’aujourd’hui, tout simplement. Je vous écris avec gravité, car j’ai pour notre pays, et pour notre peuple, un attachement profond que je veux partager avec vous. Durant de nombreux mois, j’ai entendu vos désirs d’avenir, vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs, pour vous et les vôtres, pour vos enfants, vos petits-enfants et même vos arrière-petits-enfants ! Je veux remettre le pays debout. Mais j’ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de votre soutien et de votre engagement. C’est vous qui transmettez à vos descendants le sens de la responsabilité et de l’effort. C’est vous qui animez les familles qui sont au cœur du pacte présidentiel que je propose à la France. Je ne peux m’adresser à vous sans aborder un sujet grave : celui de vos retraites d’aujourd’hui et de demain. Malheureusement, l’actuelle majorité a créé dans ce domaine une véritable bombe à retardement. Progressivement, par des mécanismes complexes et peu visibles, vos retraites diminuent et votre pouvoir d’achat est rogné. .....(....) la suite |
Persuadée d'être sur "la bonne route", Ségolène Royal a multiplié, jeudi soir 12 avril, à Besançon les critiques à l'égard de Nicolas Sarkozy, réagissant à chaud à ses dernières déclarations, sur les parents d'élèves ou EADS. Deux députés européens, Pierre Moscovici et Vincent Peillon, ont sonné la mobilisation des 5 000 personnes présentes.
La candidate socialiste "a une qualité qui fait les chefs d'Etat", une"force sereine" face à la "faiblesse agitée de Nicolas Sarkozy", a estimé le premier, un proche de Dominique Strauss-Kahn. "Qu'est-ce qui pourrait nous faire perdre cette élection ? s'est ensuite interrogé Vincent Peillon. Si la gauche ne retrouvait pas la fierté de notre action." "J'ai confiance en la gauche de faire qu'elle arrive en tête du premier tour", a déclaré le porte-parole de campagne.
Ségolène Royal a ensuite mis en balance la France UMP, un"Etat soumis au Medef, aux groupes financiers", la "loi des privilèges" et de "la TVA anti-sociale pour tous", et son projet basé sur"la loi du plus juste". D'un côté,"exercice solitaire du pouvoir", "boulimie du pouvoir qui sait tout", et de l'autre,"démocratie participative".
Appuyée sur son pupitre "La France présidente", elle a estimé que M. Sarkozy a "promis des choses invraisemblables" aux salariés d'Airbus qu'il avait rencontrés dans la journée à Toulouse. "Qui était au pouvoir lorsque M. Forgeard a été nommé ? c'est M. Sarkozy ! Qui était au pouvoir lorsque l'Etat, le gouvernement actionnaire [a autorisé Noël Forgeard] à partir avec la cassette de huit millions d'euros ? C'est Sarkozy !" a-t-elle dénoncé. "Lorsqu'on est candidat à la plus haute fonction de l'Etat, je crois qu'il y a un minimum de pudeur, de morale, d'exigence de vérité, d'exigence de crédibilité, car comment peut-on être crédible demain en promettant tout le contraire de ce qu'il a fait aujourd'hui, a-t-elle martelé, détournant à nouveau le slogan de campagne du candidat de l'UMP. Je crois que nous avons une nouvelle fois la preuve qu'avec lui tout est possible, même le pire."
"DES PRÉDATEURS D'ENFANTS"
Ségolène Royal, qui a peu réagi quand, dans un entretien, M. Sarkozy s'était dit incliné "à penser qu'on naît pédophile", a cette fois dénoncé "cette insupportable théorie où on va débusquer le gène de la pédophilie ou de la délinquance". Selon la candidate socialiste,"les pédophiles doivent se voir reconnaître leur responsabilité. Ils ne sont pas malades, ils sont des prédateurs d'enfants. Donc, ils doivent être poursuivis et condamnés en tant que tels".
Défendant à nouveau son "contrat première chance" pour les jeunes non qualifiés, elle a rendu hommage aux horlogers de Lip qui "ont défendu leur outil de travail avec acharnement, avec audace" en continuant de travailler et de produire en occupant leur usine, à Besançon. Pour rééquilibrer les rapports Nord-Sud et "réformer profondément l'aide au développement", elle a prôné "l'instauration d'une taxe sur les opérations financières".
Proportionnelle
Aujourd'hui, M. Hortefeux précise qu'il ne s'agit encore que d'une "réflexion". Les porte-parole officiels ont fait savoir que ladite réflexion "n'engage en aucune façon" le candidat Sarkozy. Mais le sujet "n'est plus un dogme intangible", selon M. Hortefeux. La France, plaide-t-il, est une "exception en Europe" avec son scrutin majoritaire à deux tours, ce qui n'est que partiellement vrai.
Le parti de M.Sarkozy serait le dernier à se ranger à une telle réforme, qui fait consensus dans les autres formations. Le Front national le réclame, comme les Verts. Ségolène Royal envisage de 80 à 120 élus selon ce mode de scrutin. François Bayrou va jusqu'à la moitié des députés.
La démocratie française ne peut exclure de la représentation nationale des partis dans lesquels se reconnaissent de nombreux Français, des écologistes à l'extrême droite. Les faire entrer au Parlement est une nécessité pour faire respirer la démocratie nationale. C'est aussi une manière saine de leur faire quitter leur attitude protestataire pour les engager sur la voie de la responsabilité.
Mais la logique devrait être poursuivie : il faudrait accompagner cette réforme des élections législatives de celle de l'élection présidentielle, dont le premier tour est perturbé par un nombre excessif de candidats. On le déplore aujourd'hui avec des personnalités anecdotiques, qui ne prétendent pas occuper le siège présidentiel, mais seulement témoigner. Si l'expression des petits partis est rendue possible au Parlement, il est alors légitime de renforcer les conditions d'accès à l'élection présidentielle. La démocratie en sera "oxygénée", comme dit M. Hortefeux.
Mais, nonobstant les démentis officiels, on ne peut que s'interroger sur le moment de cette déclaration et sur la stratégie du chef de l'UMP vis-à-vis du Front national. M. Sarkozy a souvent expliqué qu'il voulait intégrer "l'électorat" du FN, qu'il refuse d'ostraciser. Sans doute, sauf si cela conduit à épouser les idées du FN, tentation à laquelle le candidat n'est pas loin de succomber – sur l'identité nationale, par exemple. Mais, au-delà des électeurs, la proportionnelle peut être un premier appel du pied en direction du parti lui-même. Si tel devait être le cas, le tournant, pour l'UMP, serait annonciateur d'un revirement qu'il serait urgent de combattre
Ségolène Royal à Mulhouse :
- Tous ceux qui estiment que l'ordre juste (...) doit enfin remplacer les désordres injustes dont
- C'est pourquoi j'appelle à un vote conscient et deuxièmement j'appelle à une forte mobilisation des électeurs dès le premier tour. Toute la gauche doit se mobiliser dès le premier tour. Mais aussi tous les électeurs républicains et humanistes vu ce que l'on entend en ce moment.
- Je ne me laisse pas ballotter au gré des réactions des uns ou des autres. La campagne doit se dérouler. Je veux tracer ma ligne, continuer à m'adresser en liaison directe avec les Français. Il n'y aura de ma part aucune tractation ou aucune manoeuvre dans le dos des électeurs. Je suis la candidate de la clarté et la candidate (qui) peut permettre aux Français de faire un choix clair.











