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Images et sons

 
Jeudi 12 avril 2007

Et si l'une des premières mesures que sera amené à prendre le nouveau gouvernement, dès le mois de juin, devait être un plan drastique de réduction des dépenses de santé et de leur prise en charge pour les patients ? Aussi inattendue qu'impopulaire, cette hypothèse n'est pas exclue depuis que le comité d'alerte sur l'évolution des dépenses de l'assurance-maladie a lancé une sévère mise en garde, vendredi 6 avril, au vu du bilan des comptes de 2006 de la Sécurité sociale.
Sa décision définitive doit intervenir avant le 1er juin, mais, en l'état, les candidats à l'élection présidentielle évitent d'évoquer cette échéance.

La loi de réforme de l'assurance-maladie d'août 2004 impose en effet au gouvernement, comme à la Caisse nationale d'assurance-maladie, de prendre des mesures de redressement dès que le seuil d'objectif national des dépenses d'assurance-maladie, fixé par la loi de financement de la Sécurité sociale, est dépassé. Malgré un net redressement du déficit en 2006 (5,9 milliards d'euros en 2006 au lieu de 8 milliards en 2005), les dépenses ont "dérapé" de 1,2 milliard d'euros, soit un peu plus que la barre fixée à 1 milliard.

Pour 2007, le gouvernement a limité les prévisions de croissance à 2,5 % (dont 1,1 % pour les soins de ville) pour ne pas devoir augmenter les recettes. "Les dépenses ne pourront être contenues en deçà du seuil fixé", prévient d'ores et déjà le comité d'alerte, qui préconise que "les économies prévues soient intégralement réalisées", soit au total un programme de 2,8 milliards d'euros. C'est loin d'être la tendance avec, au premier trimestre, une hausse de 5 % des charges en raison d'une épidémie et la perspective de l'augmentation au 1er juillet de 1 euro des consultations des médecins généralistes. Le "trou" de la Sécu a donc refait surface dans la campagne.

Dans leur programme, les principaux candidats semblent accréditer l'idée que la logique de maîtrise, voire de réduction des dépenses de santé, est nécessaire sans être suffisante. Tant Nicolas Sarkozy que Ségolène Royal affirment que les charges de santé vont continuer de croître en raison du vieillissement de la population, des charges de la dépendance mais aussi d'une réorientation de la politique de santé fondée sur la prévention.

Le candidat de l'UMP a provoqué de vives réactions en proposant la création de quatre franchises de soins (hôpital, médecins, médicament, biologie) s'ajoutant aux forfaits existants. Le montant, qui ne serait pas pris en charge par les mutuelles, est susceptible de varier chaque année, de quelques euros à une centaine, selon l'ampleur des déficits. Signant un "Appel contre la franchise", des médecins-écrivains (Martin Winckler, Christian Lehmann), plutôt de gauche, des économistes de la santé comme Jean de Kervasdoué, rejoints par des associations d'usagers et de malades, s'insurgent contre une mesure "socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique."

La candidate socialiste, lors d'un déplacement à Lyon, mercredi 4 avril, a fustigé cette proposition, qui, selon elle, "érigerait un véritable mur sanitaire entre ceux qui ont les moyens et ceux qui ne les ont pas".

DIVERGENCES SUR LE FINANCEMENT

En matière de santé, tous les candidats prônent "l'égal accès aux soins". Mais si M. Sarkozy fait confiance au système actuel y compris dans la concurrence avec le secteur privé, Mme Royal met en avant le service public de l'hôpital, les maisons de santé de proximité et les programmes de prévention, notamment en faveur des jeunes. Les responsables de la santé du PS tentent aussi d'ouvrir une brèche dans le paiement à l'acte et la liberté d'installation, qui restent les piliers de la médecine libérale. François Bayrou se garde bien d'entrer dans ce débat en préconisant une régionalisation aux contours indéfinis.

Les candidats divergent en revanche sur le financement de la protection sociale. L'augmentation de la TVA pour financer la protection sociale, proposée par MM. Sarkozy et Bayrou, alimente les polémiques. La mesure, adoptée en Allemagne, dont le coût et les conséquences sont loin d'être évalués, relève il est vrai d'un autre choix politique qui concerne l'aide de l'Etat aux entreprises et l'abaissement du coût du travail. Un sujet tout aussi sensible.

 



Les méfaits des dépassements d'honoraires dénoncés
TF1/LCI : Couloir d'hôpital

Selon un rapport de l'Igas, cette pratique, réservée au départ à des patients aisés, connaît une explosion et devient un obstacle à l'accès aux soins.

Elle est "contraire aux principes fondateurs de l'assurance maladie (...) qui entend garantir à tous (...) la protection de la santé", écrit l'Igas.

- le 12/04/2007 - 08h31

L'Inspection des affaires générales n'y va pas par quatre chemins pour s'attaquer aux dépassements d'honoraires : dans un rapport, non publié officiellement, mais révélé par Le Point, elle juge que cette pratique, qui a connu "une augmentation importante depuis dix ans", est devenue un véritable "obstacle à l'accès aux soins".

Selon les auteurs du rapport, les dépassements d'honoraires facturés par les médecins à leurs patients (ce qui représente une part non remboursée par la sécurité sociale) représente aujourd'hui "près de deux milliards d'euros (sur un total de 19 milliards d'honoraires), dont les deux tiers pèsent sur les ménages". En effet, ces dépassements ne sont pris en charge "qu'à hauteur d'un tiers" par les organismes complémentaires (mutuelles, sociétés d'assurance et instituts de prévoyance), souligne le rapport.

Plus d'une jeune mère sur deux, 7 opérés de la cataracte sur 10

Surtout, cette pratique, à l'origine "de faible ampleur" et réservée aux assurés "les plus aisés", a connu une croissance "non maîtrisée", si bien qu'"une majorité de patients est aujourd'hui confrontée à des dépassements d'honoraires dont les montants peuvent être élevés", écrit l'Igas.

Selon l'étude, 52% des femmes ayant accouché au second semestre 2005 ont dû par exemple payer un dépassement, d'un montant moyen de 74 euros à l'hôpital et de 178 euros en clinique. 71% des personnes opérées de la cataracte ont été l'objet d'un dépassement de 91 EUR dans le public et de 200 EUR en clinique. Cette pratique est "contraire aux principes fondateurs de l'assurance maladie (...) qui entend garantir à tous (...) la protection de la santé", rappelle l'Igas.

Jeudi 12 avril 2007
Royal «sereine» et en force
contre la «brutalité» de Sarkozy
QUOTIDIEN : jeudi 12 avril 2007
  Elle avait annoncé un discours consacré à la politique internationale de la France. Histoire de faire «dans le régalien», avait-elle déclaré, soucieuse, à dix jours du premier tour, de s'installer davantage dans le tailleur élyséen. Mais ce n'est qu'à la fin de son discours que Ségolène Royal, en meeting hier soir à Metz, y a consacré son propos, après avoir, tour à tour, soigné le clivage «projet contre projet» en ciblant son principal adversaire, Nicolas Sarkozy. Et balayé les thématiques sociales, en faveur desquelles plaidait l'ensemble de son équipe.
Car la candidate, qui plus que jamais se fie à son instinct politique, l'a rappelé : elle entend «gagner en femme libre et en femme insoumise» . Fort loin du planétaire, donc, c'est en se présentant avec insistance comme la régionale de l'étape que Royal a attaqué. «Mes frères et mes soeurs, je reviens au pays», a-t-elle lancé à aux 4 500 personnes réunies dans des Arènes de Metz pleines, plusieurs centaines étant restées à l'extérieur. «Sur une terre où la souffrance a frappé des générations d'ouvriers» , où «battait le coeur de la France industrielle» et où «on sait ce qu'est la force du combat syndical», la candidate socialiste a rappelé que la lutte «contre le chômage, la vie chère, les inégalités de toutes sortes sont au coeur du pacte présidentiel qui doit gagner le 22 avril prochain.»
Moquer. Mais c'est en creusant le clivage systématique avec Nicolas Sarkozy, comme elle le fait depuis plusieurs jours, que la socialiste est entrée dans le vif de la compétition électorale. «Méthode faite de brutalité, de rupture, de fracture» contre volonté de «réformer sans brutalité». «Loi du plus fort» contre «loi du plus juste». «Valeurs de construction contre valeurs de destruction.» France de «la peur, antichambre de la haine» contre «France de la paix civile, qui reprend confiance en elle.» . Avec, en filigrane, la tentative de s'ériger en championne d'une société apaisée et rassemblée, contre un candidat qui, lui, porterait divisions, conflictualité et anxiété.
«Je suis la force sereine d'un changement efficace face à une brutalité agitée du passage en force», a-t-elle martelé. «Moi, je veux rassurer, transmettre, éduquer. Je n'ai pas l'intention de m'occuper de moi-même. Je ne ferai que m'occuper de vous avec calme, sérénité.» Et de moquer le slogan de son principal adversaire ­ Ensemble tout est possible ­ en renvoyant ce dernier à ses déclarations sur les prédispositions innées : «Avec eux, tout est possible, même le pire. Voilà qu'ils se permettent de traquer les gênes de la délinquance chez les moins de 3 ans et qu'ils imputent le suicide des jeunes à la fatalité biologique.» 

Hauteur. 
Ce n'est donc qu'après s'être consacrée à son adversaire national que Ségolène Royal a choisi de prendre un peu de hauteur de vue internationale. Afin de soigner sa crédibilité de candidate «convaincue que la France est parfaitement capable de tirer parti de la globalisation» . «Je ne veux pas d'une Europe qui ne serait qu'une zone de libre échange adossée à l'Otan», a-t-elle rapp
elé. Avant d'énumérer ses positions : sur l'Iran, qui «doit revenir sur sa décision» de développer son armement nucléaire. Une façon de rappeler ses positions moquées, durant la primaire, sur le nucléaire iranien, et de mettre en évidence, à ce sujet, la transformation d'une «incompétence internationale en compétence internationale» .
Sur l'Algérie, à propos de laquelle elle a exprimé «horreur et indignation devant les attentats ignobles». Sur les Etats-Unis, enfin, qui lui ont fourni l'occasion d'égratigner le candidat de l'UMP : «La France gardera sa liberté d'action et de jugement par rapport aux Etats-Unis. Je ne serai pas celle qui ira serrer la main de George Bush comme si de rien n'était.» 
Vaste tour d'horizon, donc, destiné à renforcer sa légitimité internationale. Et, avant de conclure au son d'une désormais traditionnelle Marseillaise, Ségolène Royal s'est tout de même autorisé un rappel à l'essentiel : le scrutin et les voix. «Sans vous, je ne peux rien. » Par David REVAULT D'ALLONNES
Jeudi 12 avril 2007
"Réformer la France sans la casser"

Depuis plus d'un mois, Ségolène Royal n'y avait plus mis les pieds. La candidate socialiste est revenue, mardi 10 avril, devant le conseil de campagne du PS - clairsemé - adresser ses dernières recommandations avant le premier tour de l'élection. Des notes à la main, elle a défini quatre conditions à "la victoire : lucidité, sérénité, confiance et détermination". "Nous devons regarder les choses telles qu'elles sont, a-t-elle déclaré. Il y a une immense soif de changement mais les électeurs sont encore massivement hésitants, pas volatils".

Le terrain de la nouveauté étant très disputé, Mme Royal a fourni les arguments.

"L'intox fait rage, a-t-elle assuré à propos des sondages, et il en sera ainsi jusqu'au bout, par tous les moyens. Nicolas Sarkozy apparaît comme susceptible d'incarner un changement alors que son projet n'est que la radicalisation de la politique menée depuis cinq ans. Quant à l'autre candidat de la droite, blanchi sous le harnais du système, il n'a commencé à exister électoralement qu'à partir du moment où il a décidé d'occuper le créneau porteur de l'anti-système."
La candidate, qui juge nécessaire de rappeler les clivages dans tous les domaines, a utilisé plusieurs formules : "Réformer la France sans la casser" ; "La France qui rassure et celle qui inquiète" ; "La France calme et la France excitée". Prenant le soin de "remercier" tous ceux qui animent des réunions, elle a ensuite appelé à "un dernier effort" par "le porte-à-porte et la proximité".

"MAIS NON, JE NE RAME PAS !"

Arrivée en cours de route de la discussion au PS, sitôt repartie après son intervention, Mme"Pourtant, le standard du PS a été saturé d'appels pour réclamer une réaction", affirme cet élu. Laurent Fabius, lui, s'en est à nouveau pris au danger Bayrou en excipant un argumentaire envoyé aux cadres du parti "pas assez clair" à son goût. "Nous ne ferons rien avec Bayrou puisque c'est une variante de la droite", tranchait, catégorique, François Hollande à la sortie. A dix jours du premier tour, le premier secrétaire du PS sent les socialistes "tendus" - "mais qui ne l'est pas ?" - et "dans les salles, des gens enthousiastes et inquiets". Une situation pas trop inconfortable à ses yeux, puisqu'"il faut faire sentir le danger". "Le problème pour Sarkozy, explique M. Hollande, c'est de faire un score qui ne soit pas inférieur aux sondages. Pour Ségolène, être au deuxième tour est un élément fondamental de crédibilité. Le charisme vient avec l'élection". "Nous sommes prêts" à gouverner, a martelé mardi soir la candidate, qui compte présenter les avant-projets de loi sur ses propositions afin de les rendre plus visibles. Royal n'a pas prêté attention aux états d'âme des uns et des autres. Tel responsable regrette qu'elle n'ait pas suffisamment critiqué les propositions de M. Sarkozy sur la pédophilie et le suicide des jeunes.

"Mais non, je ne rame pas !", s'agaçait un peu plus tôt dans la journée Jack Lang en justifiant le calendrier de la candidate, et ses multiples corrections. Les sondages ? "Je vois comment on rend les citoyens défaitistes dans ce pays, ripostait à ses côtés Christiane Taubira, députée du PRG et porte-parole de la candidate. C'est terrible de faire progresser le défaitisme car il envahit tout." Rien de tel, en même temps, pour appeler, comme l'a fait Mme Royal devant son conseil de campagne, au vote "responsable, nécessaire", variante actualisée du vote utile.

Jeudi 12 avril 2007
Jeudi 12 avril 2007
"Lettre ouverte à Ségolène Royal"

NOUVELOBS.COM | 12.04.2007

Le général de Gaulle – c’est une première dans l’histoire de l’élection présidentielle depuis 1958 – aura été totalement absent de la campagne en cours. C’est pourquoi je crois utile et même nécessaire, le temps et l’espace d’une chronique, de m’effacer au profit de la

"Lettre ouverte à Ségolène Royal" que nous a adressée Jean-Marcel Jeanneney, le dernier ministre survivant, avec Pierre Messmer, du général de Gaulle.


"MADAME, je ne vous ai entendue et vue qu’à la télévision. Mais vos propos, votre manière d’être, ont fait que, depuis plusieurs mois déjà, j’étais enclin à voter pour vous le 22 avril. Ayant lu attentivement votre livre, "Maintenant", je ne doute plus de le faire.

Je suis un très vieux monsieur. Ministre du Général de Gaulle à trois reprises, je fus un des rares qui eurent l’honneur d’être reçu par lui à Colombey, après qu’il eut, en parfait démocrate, démissionné de la présidence de la République parce que désavoué lors du référendum qu’il avait décidé.

Je suis fidèle à sa mémoire. La France, au cours de sa longue histoire, n’a guère eu de chef d’Etat de cette envergure, parfaitement indépendant de toutes les puissances financières et de tous les dogmes politiques, ne se laissant intimider par quiconque, discernant ce qu’allait être l’évolution du monde et percevant ce qu’étaient les intérêts à long terme de son pays. Mais je n’ai jamais cru à la possibilité d’un gaullisme sans de Gaulle et je me suis vite désolidarisé de ses prétendus héritiers.

Cela dit – et sans vouloir vous écraser sous une telle référence en vous assimilant à cette très haute figure – j’ai le goût de vous dire que je constate d’assez nombreuses analogies entre ses idées et les vôtres, telles qu’elles apparaissent au long de vos trois centaines de pages.

D’abord le volontarisme politique, puis l’attachement à la nation, à son passé et à son avenir, comme fondement nécessaire aux solidarités entre les individus vivant sur son sol ;

 la prise en compte des aspirations populaires mais sans soumission systématique à l’opinion ;

   l’idée, que de Gaulle énonça dès mars 1968 dans un discours à Lyon, que les activités régionales sont les ressorts de la puissance économique de demain ;

  encore, le fait que la France, dans un mode menaçant, ne doit pas renoncer à une puissance militaire forte.

Entre vous et lui, il est encore un trait commun : quand on lui exposait un problème de façon abstraite, il vous interrompait : "Alors ! Pratiquement, que proposez-vous ?" Or toujours vous proposez ou esquissez une solution concrète.

J’ajoute que vous rejoignez le général de Gaulle sur trois points, de grande importance. Le premier est la sobriété que vous voulez dans le comportement quotidien de la présidence de la République et du gouvernement. Le deuxième est le recours à l’article 11 de la Constitution, que vous devrez inévitablement utiliser pour modifier celle-ci, en particulier concernant le Sénat. Le troisième est que, comme lui, vous vous appuyez sur un parti, ce qui est indispensable, mais que, comme lui, vous êtes d’un tempérament assez fort pour pouvoir, quand besoin est, vous en affranchir.

Madame la candidate, je vous souhaite de tout cœur bonne chance et vous assure de la grande considération que j’ai pour votre culture gouvernementale, pour votre intelligence, votre sensibilité et votre caractère."

Jean-Marcel Jeanneney

Jeudi 12 avril 2007

Ségolène Royal estime avoir vu juste sur l'Iran


Un prologue de quarante minutes, sur le clivage gauche-droite,"la France réconciliée" contre "la France des divisions et des oppositions exacerbées", répété la veille devant la direction du PS, a précédé l'ouverture du chapitre politique internationale ? domaine "régalien" par excellence du chef de l'Etat que Ségolène Royal comptait bien aborder avant le premier tour de l'élection. Devant plus de 4 000 personnes rassemblées, mercredi 11 avril, dans les arènes de Metz, un complexe sportif, la candidate socialiste a déplacé le curseur du clivage sur ce terrain.
L'Europe,"mais pas n'importe quelle Europe", plus sociale et moins soumise "au seul dogme de la concurrence", a servi d'introduction. Puis, très vite, Mme Royal est passée à "la sécurité du monde" et à la menace nucléaire. "L'Iran, a-t-elle lancé, doit savoir ? et si je suis élue, croyez bien que je le lui rappellerai ? qu'elle ne pourra retrouver au sein de la communauté des nations la place à laquelle l'ancienneté de sa civilisation et de sa culture lui donne droit que si elle rompt avec le style de provocation permanente qui est devenu depuis quelque temps le maître mot de ses dirigeants."


ACCENTS  GAULLISTES
 Dans ce domaine, tout particulièrement, Mme Royal entend bien tirer avantage de la position "ferme" qu'elle avait prise dès la primaire socialiste sur les risques de transfert du nucléaire civil au nucléaire militaire que fait peser le régime de Téhéran, qualifié d'"oligarchie étroite". "A l'époque, j'étais bien isolée, on s'est même moqué de mes propos, la suite, aujourd'hui, me donne raison, triomphe-t-elle. L'incompétence internationale se transforme en compétence internationale." Autant de points de crédibilité jugés précieux "dans la dernière ligne droite" de la campagne, alors qu'en matière diplomatique, la candidate considère avoir été l'objet de condescendance de la part de ses adversaires, notamment lors de ses déplacements à l'étranger, souvent critiqués..(...) la suite.
 

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citation

"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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