Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
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Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Mercredi 11 avril 2007

Le "meilleur des mondes" de M. Sarkozy

Hervé Chneiweiss
La science, vecteur essentiel d'émancipation et d'élargissement du champ des libertés, sera-t-elle bientôt l'instrument de contrôle des consciences et des comportements humains ?
Après avoir proposé un cahier de suivi des troubles de conduite des enfants à partir de l'âge de 3 ans, Nicolas Sarkozy nous fait part, dans le numéro d'avril du mensuel Philosophie Magazine, de sa conviction que la pédophilie est d'origine génétique. Il est tout aussi convaincu que c'est la génétique qui fait que 1 300 adolescents se suicident chaque année en France. M. Sarkozy se fait ainsi le porte-parole du rêve déterministe : établir, par la description anatomique ou anatomo-fonctionnelle, une relation simple, linéaire, permanente entre des gènes, des cellules, des circuits et des comportements.

La biologie récente semble servir en première analyse ce projet. D'abord en ayant fourni le catalogue des gènes exprimés via le décryptage du génome humain. Ensuite en offrant une analyse de plus en plus fine de la neuro-anatomie et bientôt les schémas des activités cérébrales de référence. Pour autant, plus ce projet se complète et plus le rêve déterministe s'éloigne. Dans le même temps, le rôle des interactions entre le biologique et son environnement, la probabilité d'occurrence d'un événement et l'influence de l'histoire particulière de l'individu, apparaissent de plus en plus fort.

Dans le Meilleur des mondes, Aldous Huxley, s'inspirant des travaux du physiologiste anglais Haldane, invente le fameux "procédé Bokanovski", qui multiplie les jumeaux avant de les transformer en "alpha", "bêta", "gamma", "delta" ou "epsilon" grâce à un conditionnement extérieur associant le biologique et l'élevage. Les comportements humains obéissent-ils à des schémas contraints que nous sommes en train de décrypter ou ne s'agit-il que d'une conception idéologique, vieille comme l'humanité, rénovée à l'aune de la science ? Cette conception déterministe, c'est l'éternelle histoire d'un destin implacablement appelé à se réaliser à partir de l'expression de facteurs innés ou irréversiblement acquis, fixés par des apprentissages précoces.(...)

(...)Certains faits scientifiques sont instrumentalisés, et nous voyons alors surgir une tentative insidieuse et perverse de nouvelle validation de préjugés sociaux. Cet objectif d'analyse prédictive part de la génétique et vise non seulement la maladie mentale ou neurologique, mais également des caractéristiques du comportement et les capacités intellectuelles. Cette croyance au "tout biologique" déterministe pourrait avoir de sérieuses implications sur notre système de santé et notre justice, mais aussi sur les méthodes éducatives, tant à l'école qu'à la maison.

Comment dès lors ne pas nous inquiéter de voir un ancien ministre de l'intérieur, candidat à l'élection présidentielle, nous conduire vers les horizons mêlés du Meilleur des mondes d'Huxley et de 1984 d'Orwell ? Aux antipodes de tout cela, nous devons avoir le courage de penser collectivement le progrès scientifique afin d'en préserver les bénéfices pour le plus grand nombre et de garder la maîtrise des nouveaux espaces de liberté que la science révèle.

Hervé Chneiweiss
est directeur du laboratoire plasticité gliale du Centre Paul-Broca (Paris) et rédacteur en chef de la revue "Médecine/Sciences".

Mercredi 11 avril 2007

Sarkozy et le nuage de Tchernobyl

En 1987 Nicolas Sarkozy était Chargé de mission pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au ministère de l’Intérieur.

medium_nuage.jpgOr, cette ligne de son CV ne figure par sur le site du ministère de l’Intérieur. En revanche, on la retrouve sur le site de l’Express et sur l’encyclopédie wikipédia.

Pourquoi cette omission ? Une erreur ? Un oubli ?

La catastrophe de Tchernobyl a eu lieu le 26 avril 1986.

On se souvient que le nuage radioactif a passé la frontière française. Il s’en est suivi une controverse résumée ici

Le Réseau « Sortir du nucléaire » s’est adressé à Nicolas Sarkozy en avril dernier pour lui demander « de s'expliquer sur son inaction à propos des conséquences du passage du nuage de Tchernobyl sur la France et sur sa part de responsabilité dans le mensonge d'Etat qui a été mis en œuvre à cette occasion et par la suite ».

J’ai contacté Stéphane Lhomme, porte-parole de « Sortir du nucléaire ». Il m’a confirmé que Nicolas Sarkozy n’avait pas répondu à cette demande d’explication. Amis blogueurs qui me lisez, pourquoi ne pas l'interpeller, lui et son équipe, sur ce sujet?

Le communiqué ajoute : « M. Sarkozy, qui prétend dire toutes les vérités et briser tous les tabous, ne s'est-il pas de lui-même posé des questions ? N'a-t-il pas entendu parler du nuage de Tchernobyl ? Quelques années plus tard, M. Sarkozy a occupé le poste de ministre de l'Intérieur de mai 2002 à mars 2004, puis en 2005 et 2006. Il a donc eu largement l'occasion d'entrer en possession de toutes les informations sur le nuage de Tchernobyl et de les rendre publiques. Il n'en a rien fait. »

« Sortir du nucléaire » a aussi interpellé d’autres personnalités au pouvoir à cette époque, également sans réponse.

 extrait du blog  "Crise dans les médias"

pour completer lire
Sarkozy et Tchernobyl : la rumeur qui court le Net
LEMONDE.FR | 11.04.07
© Le Monde.fr
Mercredi 11 avril 2007
Dans son édition du mercredi 11 avril, le Canard Enchaîné assure qu'un accord a été passé entre Nicolas Sarkozy et Jacques Chirac qui devrait permettre au président sortant d'éviter toute poursuite judiciaire à la fin de son mandat.

Par Libération.fr avec AP
LIBERATION.FR : mercredi 11 avril 2007
    
Nicolas Sarkozy, en échange du soutien de Jacques Chirac à sa candidature, se serait engagé en cas de victoire à la présidentielle à «éviter au président sortant tout retour de flamme judiciaire», affirme le Canard Enchaîné.
Selon l'hebdomadaire, le vote d'une amnistie spécifique aux affaires financières, mais si Sarkozy entre à l'Elysée il pourrait précipiter la discussion sur un projet de loi destiné à renforcer la lutte contre la délinquance. D'après un «chiraquien pur sucre», cité par le «Canard«, «un article de la loi imposera aux juges de clore leurs dossiers dans des délais très stricts. Pas plus d'une dizaine d'années après les faits incriminés pour les simples délits. Les dossiers trop anciens, encore à l'instruction, seront purement et simplement annulés».

Jacques Chirac est toujours impliqué dans trois affaires parmis lesquelles les emplois fictifs de la Mairie de Paris, l'emploi fictif d'une secrétaire de l'ex-RPR ainsi que l'affaire concernant Jean-Marie d'Huy sur les fausses factures de l'imprimerie municipale Sempap.

Nicolas Sarkozy avait pourtant assuré le 12 mars qu'il ne se «mêlerait pas» de ces dossiers s'il était élu à l'Elysée. «Ce n'est pas le rôle du président de la République. Il y a une justice, elle est indépendante. Surtout je ne m'en mêlerai pas. C'est ce qu'on demande d'un président de la République, qu'il ne se mêle pas des affaires de justice», avait-il dit à l'époque

Un «proche de Chirac» cité par ailleurs avertit que «les promesses peuvent être oubliées, mais nous avons pris des garanties». «C'est du rapport de forces, du donnant-donnant. On a des dossiers sous le coude», a-t-il affirmé au Canard.

Interrogée sur les informations de l'hebdomadaire, la présidence de la République n'a fait aucun commentaire.
Mercredi 11 avril 2007

Qualifiant de "scandale" et de "provocation" les indemnités de départ de l'ancien PDG d'Airbus, estimées à 8,5 millions d'euros, la candidate PS réclame le retrait total du plan Power 8.

 "C'est un scandale, c'est une provocation, surtout dans cette entreprise, où l'Etat est actionnaire. Donc l'Etat aurait très bien pu s'opposer à cette façon de faire", a déclaré sur France-2 la candidate socialiste à l'élection présidentielle.
Elle a demandé "aux dirigeants d'Airbus de retirer la totalité de ce plan (Power-8) pour que nous mettions à plat des stratégies industrielles et la façon dont sont justifiées les suppressions d'emplois". Et de s'interroger: "est-ce que ce sont des licenciements boursiers? Est-ce que ce sont des licenciements qui sont justifiés par des stratégies industrielles?".

"Pots cassés"


Selon elle, l'annonce des indemnités de départ de Noël Forgeard "tendrait à prouver que c'est la première hypothèse, qui, finalement, est la bonne".
Ségolène Royal a également affirmé que, si elle est élue présidente de la République, "dans les entreprises où l'Etat est actionnaire, l'Etat exercera ses responsabilités, c'est-à-dire rendra publique la rémunération des hauts dirigeants des entreprises, comme cela se fait dans les pays du nord de l'Europe".
Ensuite, "l'Etat mettre en place de vraies politiques industrielles et ne tolérera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse, si j'ose dire, tandis que des salariés qui ne sont pour rien dans les difficultés de l'entreprise, eux, paient les pots cassés par la précarité, par le chômage et par les difficultés personnelles". 

8,5 millions d'indemnités 

Lors de son départ, en 2006, l'ancien co-président exécutif d'EADS et ex-PDG d'Airbus Noël Forgeard a perçu quelque 8,5 millions d'euros, a-t-on appris mardi, via un document d'EADS, destiné aux actionnaires du groupe.
"En vertu des termes de son contrat de travail, Noël Forgeard a eu droit à six mois de préavis, représentant une somme de 1.223.317 euros (salaire brut et bonus), et des indemnités de départ de 4.893.268 euros, soit deux ans de salaire brut annuel", révèle ce document.
Ce à quoi il faut ajouter 2,4 millions d'euros au titre d'une prime de non-concurrence, car Noël Forgeard a droit, ajoute la maison-mère d'Airbus, à "une indemnité de non-concurrence de deux ans, qui représente un montant brut mensuel de 101.917 euros" (donc 2,44 millions sur vingt-quatre mois).

2,33 millions d'euros de rémunérations

En 2005, Noël Forgeard avait touché une rémunération brute de 2,33 millions d'euros, comprenant un salaire fixe annuel de 1,13 million d'euros et un bonus de 1,2 million.
Noël Forgeard avait été évincé l'été dernier, dans un contexte de perturbations profondes liées au retard du très gros porteur A380.


Délits d'initiés

Il est notamment mis en cause -avec le directeur stratégique du groupe Jean-Paul Gut, le patron de la division Espace François Auque et Fabrice Brégier, ex-président d'Eurocopter, désormais directeur général délégué d'Airbus- dans une affaire de délits d'initiés qui fait l'objet d'une enquête de l'Autorité des marchés financiers (AMF).
La vente d'actions Airbus à laquelle il avait procédé, quelques semaines avant l'annonce des retards de l'avion géant, a en effet été perçue comme suspecte. Il en a retiré une plus-value de 2,5 millions d'euros.
Mercredi 11 avril 2007
Mercredi 11 avril 2007
"les parents ne sont pas membres de la communauté éducative" !!!
Tenus à la veille du week-end pascal lors d'une réunion à Paris, les propos de Nicolas Sarkozy affirmant que "les parents ne sont pas membres de la communauté éducative" ont déclenché, bien qu'avec un temps de retard, de vives réactions des organisations de parents d'élèves. Il s'agit d'"une attaque de plein fouet" contre le rôle des parents à l'école, venant "détruire quarante ans de travail" et risquant de déclencher une "guerre pédagogique", juge le président de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE). C'est une déclaration "surprenante" et qui "exige une clarification", estime pour sa part la Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public (PEEP).

Le candidat de l'UMP, qui s'exprimait vendredi 6 avril à la Mutualité, à Paris, lors de la rencontre "Femmes et égalité des chances", a consacré un passage de son discours à décrire "une école où les familles ont des devoirs, mais aussi des droits". "Pour autant, a-t-il dit, je n'accepte pas que les parents soient considérés comme des membres parmi d'autres de la communauté éducative. Les parents ne sont pas membres de la communauté éducative, ils sont les premiers responsables de l'éducation de leurs enfants. Je ferai abroger par le Parlement cette disposition de la loi Jospin de 1989, qui a mis en oeuvre une vision tellement dogmatique et idéologique de l'école." (....)


(...)"VISION RÉACTIONNAIRE"

Pour Faride Hamana, président de la FCPE, qui avait déjà été outré, une semaine auparavant, par la défection des candidats à une réunion de sa fédération consacrée à l'élection présidentielle, les déclarations de M. Sarkozy visent clairement à remettre en cause les modalités de représentation des parents. "C'est explosif, mais c'est cohérent. C'est une vision totalement libérale et réactionnaire, qui tourne le dos au dialogue. Même avec Gilles de Robien, nous avions réussi, sur ce thème, à avoir un décret qui convenait à tout le monde", a-t-il commenté en faisant allusion au décret du 28 juillet 2006 sur le rôle des parents d'élèves.

"Le droit d'aller voir ailleurs, qu'on nous propose, c'est un leurre, poursuit-il. Si tout est remis en cause, s'il n'y a pas de représentation des parents, il y aura des conflits ouverts, car l'institution génère forcément des tensions. Pour faire plaisir à des minorités agissantes, M. Sarkozy est en train de générer du chaos dans le pays."

 

Jean-François Le Helloco, vice-président de la PEEP, estime que si ces déclarations signifient que "chacun, enseignants et parents, a ses droits de son côté, ce n'est pas la bonne solution". "On ne peut pas considérer que la part des parents s'arrête à la porte de l'école, souligne-t-il. Si c'est ça, nous ne pouvons pas l'accepter."

Mercredi 11 avril 2007
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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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