"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Ségolène Royal TF1 31-03-2008
envoyé par GouverneurMarley
"La rigueur, elle est là. La rigueur, c'est l'augmentation des impôts et c'est la baisse du niveau de vie. Nous payons déjà plus d'impôt : quand les prix de l'alimentation montent, la TVA est en pourcentage, donc nous payons plus d'impôt", a expliqué l'ancienne candidate PS à la présidentielle.
Elle a également évoqué la taxe sur les produits pétroliers : "Quand le prix de l'essence monte, dans le prix d'un litre d'essence, il y a 60% d'impôt", a-t-elle souligné.
"D'autres solutions"
Ségolène Royal a aussi fustigé "l'impôt nouveau qui a été créé : les franchises médicales, l'impôt sur la santé et d'autres impôts". "En neuf mois, Nicolas Sarkozy et François Fillon ont créé six taxes nouvelles", a-t-elle affirmé. "Donc la rigueur, elle est là, et le pouvoir d'achat baisse, et il y a d'autres solutions", a-t-elle insisté, préconisant une baise de la TVA et de la taxe sur les carburants.
Questions à François Rebsamen, maire de Dijon et numéro 2 du Parti socialiste.
Proche de Ségolène Royal, François Rebsamen, maire de Dijon et numéro 2 du PS, évoque la suite des opérations socialistes.
Que vous inspire la percée de Bertrand Delanoë dans le sondage LH2-Libération d’hier ?
Cela ne change rien. Il profite de sa victoire à Paris, mais rien n’est joué. Je note simplement que ceux qui critiquent les sondages auront l’œil rivé dessus.
Etes-vous candidat au poste de premier secrétaire ?
Pour le moment, je ne me pose pas la question. Je souhaite que le futur premier secrétaire assume pleinement le leadership du parti. Ce qui écarte un plus petit dénominateur ou un accord entre courants.
Ségolène Royal doit-elle être ce leader ?
Elle peut, comme d’autres, assumer cela. Je ne crois pas à un intérimaire ou à un premier secrétaire de transition.
Est-elle aujourd’hui majoritaire, comme elle l’affirme ?
Je ne l’ai jamais entendue affirmer cela, mais bien malin qui peut le dire ! Cela dépendra de la dynamique qu’elle saura impulser. Les militants n’ont pas été consultés depuis maintenant près de deux ans, et les cartes ont été rebattues. Une chose est sûre : on ne peut pas l’écarter d’un revers de la main, alors qu’elle a été la candidate désignée par 60 % des adhérents, présente au deuxième tour, et qu’elle a réalisé un score honorable alors que les socialistes n’étaient pas rassemblés.
On a le sentiment que nul n’est majoritaire à lui tout seul…
On voit bien par qui et avec quelle majorité le PS a été dirigé depuis 2002. Il n’y aurait donc aucun scandale à voir ceux qui pensent la même chose travailler ensemble.
Comment jugez-vous l’entreprise des «reconstructeurs» ?
Je respecte les camarades qui ont une autre conception stratégique. Mais si on met en œuvre le «ni Ségolène Royal ni Bertrand Delanoë» pour avoir le «et Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius» cela n’apporte aucune clarté.
Quelle leçon tirer de la victoire de la gauche aux municipales ?
C’est la victoire d’un certain pragmatisme. Bien qu’adossés aux valeurs socialistes, nos candidats n’ont pas passé leur temps à se poser de faux débats idéologiques. Ça fait longtemps qu’ils savent qu’on vit dans une économie de marché et qu’il faut produire de la richesse avant de la redistribuer. Et cette victoire montre que quand nos candidats rassemblent les socialistes, la gauche et au-delà, dans la clarté et sur un projet, la stratégie fonctionne.
Le rapport au Modem sera-t-il central au congrès ?
Avant de faire de faux débats sur les questions d’alliance, posons cette question : le PS doit-il se concevoir de manière frileuse, repliée sur lui-même ? Ou comme une force suffisamment attractive pour attirer bien au-delà ?
La position de Ségolène Royal sur le Modem, comme la vôtre, reste «controversée…
Personne n’a jamais parlé de renversement d’alliance. Ce sont de faux procès qui nous sont intentés, à Ségolène Royal ou à moi-même. Je souhaite pour ma part que ce qui s’est passé aux municipales serve d’exemple. Il faut, comme le dit Gérard Collomb [maire de Lyon, ndlr], que le PS fasse sa «mue culturelle». Et je ne me sens pas moins à gauche que d’autres, qui prennent sur leurs listes d’anciens membres de l’UMP.
Vous souhaitiez accélérer. Pourquoi vous être rangé au calendrier de François Hollande, avec son congrès en novembre ?
Son calendrier a été conforté par la victoire et accepté par tout le monde. Mais ne perdons pas six mois tournés vers nous-mêmes. Près d’un an après la présidentielle, la direction du PS ne s’est toujours pas tournée vers ses militants. Si on veut redonner vie au parti, il faut maintenant les associer, rapidement, au processus de rénovation.
Cher(e) Camarade,
Au lendemain des élections municipales, je souhaite te faire part de mon sentiment sur l'état de notre Parti et sa nécessaire rénovation. En homme
libre. En socialiste de
toujours !
Le succès que nous venons de remporter nous permet de reprendre ce débat dans la sérénité.
L'appui que nous ont apporté les Français le 16 mars, l'espoir d'une alternative, nous créent maintenant un double devoir de vérité et de clarté.
Je crois en l'avenir de la Gauche : l'exigence de justice n'est pas près de s'éteindre ! Mais pour y répondre, il nous faut faire l'inventaire des transformations que nous devons apporter à notre pensée, comme à notre organisation.
Ma conviction, celle que j'avais déjà exprimée à la tribune du Conseil national après l'échec de 2007, c'est que le fonctionnement de notre Parti ne correspond plus aux défis d'une démocratie moderne. Sa rénovation constitue donc bien un préalable !
Héritée d'une histoire tourmentée, la logique des courants s'appuie depuis 20 ans sur des questions qui n'ont, à l'évidence, plus rien d'idéologique. Protégés par la proportionnelle, des dirigeants, en mal de notoriété ou d'influence, perpétuent depuis le Congrès de Rennes le même et vain combat. Celui-ci ne produit plus au mieux que des synthèses molles, au pire, comme on l'a encore vu à la présidentielle, des affrontements suicidaires.
Le bilan est terrible aux yeux d'une opinion persuadée que les Socialistes se sentent désormais davantage concernés par les batailles de pouvoir interne que par les solutions à apporter aux problèmes du pays. Cette dérive, au delà des défaillances personnelles, répond à des causes profondes auxquelles il faut nous attaquer, sauf à prédire sa réédition à la première occasion.
La réponse tient en une seule formule : démocratisation. C'est en donnant le premier et le dernier mot à nos adhérents que nous pourrons déjouer les petites tactiques, contourner les stratégies personnelles et faire prévaloir l'intérêt
collectif.
Nous devons d'abord bâtir un Parti populaire et moderne, capable d'accueillir et de mettre en mouvement plusieurs centaines de milliers d'adhérents. Avec un objectif unique mais impératif, la victoire en 2012, auquel toutes les autres préoccupations doivent être subordonnées.
Nous devons ensuite, pour y parvenir, nous doter d'une Direction claire et un leadership fort de la confiance des adhérents.
Je propose ainsi que notre Premier secrétaire soit élu avant le Congrès, pour donner le ton et fixer l'orientation. Ce sera le moyen de déjouer les manoeuvres d'appareil et de consacrer notre congrès au travail de rénovation.
Nous devons également organiser différemment la consultation de nos adhérents. Je propose de renoncer au triste cortège des contributions, des motions et des nuits de synthèse pour organiser dans chaque fédération et chaque section une vaste consultation sur la base de laquelle sera établi le document d’orientation soumis au vote final (et aux amendements) de nos adhérents.
Je propose enfin de jeter les bases d'un fonctionnement plus efficace, plus démocratique et plus moderne. Comment nous ouvrir sur la société et changer notre rapport aux Français sans favoriser les adhésions, comme nous l’avons fait avec les nouveaux adhérents ? Comment faire vivre la démocratie sans tenir chaque année une Conférence nationale chargée d'arrêter les orientations du Parti ? Comment professionnaliser notre action, sinon en faisant de nos secrétaires nationaux des responsables à temps plein ?
L'autre axe de changement doit concerner nos alliances : la Gauche plurielle ne renaîtra pas et je ne vois pas l'intérêt pour le PS de ressusciter, à travers une quelconque formule de fédération d'appareils à bout de souffle. Quant à l'alliance au Centre, elle peut constituer une passade, le temps des municipales, ici ou là, mais certainement pas ouvrir une perspective si l'on veut bien tenir compte du fait que François Bayrou n'imagine de reconfiguration du paysage politique qu'autour de sa candidature à la présidentielle. Nous devons donc assumer notre destin, c'est à dire construire par nous-mêmes une nouvelle force politique représentative d'un électorat aujourd'hui éclaté qui cherche une alternative au sarkozysme.
Je propose qu'une fois le congrès passé, nous lancions des « Assises de l'Alternative », ouvertes à tous les citoyens, qu'ils viennent du Centre ou de la Gauche, qui voudront contribuer à refonder notre formation politique, un peu sur le mode des Assises du Socialisme lancées en 1974 par François Mitterrand et qui avaient permis à notre Parti de s'enrichir de tant d'apports nouveaux. Alors que le Parti se rétracte aujourd'hui sur un noyau dur, ces Assises nous permettront d'enclencher une dynamique d'adhésions dont nous savons, depuis le succès des nouveaux adhérents, qu'elle est possible. Cet élargissement résoudrait, en la rendant caduque, la question des Primaires.
De tels changements sont souvent présentés par leurs détracteurs, c'est à dire les conservateurs qui sont nombreux à Solférino, comme un retour à la SFIO. Le rapprochement est savoureux venant de ceux qui ont précisément placé le Parti dans la situation que connaissait la SFIO dans les années 60 : l'effacement de l'autorité de la direction nationale, l'incapacité à trancher et à fixer une stratégie, des alliances électorales à la carte.
Il est temps de rejeter le joug des habitudes, de bousculer le poids des intérêts de boutique et des ambitions personnelles. La clé du succès réside dans la capacité qui sera la nôtre à innover, changer, transformer.
Imposons le Changement. Ici et maintenant !
Je te prie de croire, Cher(e) Camarade, en l'expression de mes amitiés fidèlement socialistes.
Gaëtan Gorce










