"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
Déjà plus de 6000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
J’ai besoin de votre énergie. J’ai besoin de votre exigence, de votre citoyenneté, de votre engagement, de votre présence......
PAU (AFP) - La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, s'est saisie avec ardeur du dossier Airbus , vendredi avec ses collègues présidents PS des régions, face à ce qu'elle a appelé "l'inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique.
En campagne depuis jeudi dans le Sud-Ouest, terre natale d'Airbus, Mme Royal a rencontré, pendant une heure et demi dans la soirée, l'intersyndicale d'Airbus,

juste après une réunion publique à Pau, exprimant son "soutien" à la journée d'action programmée mardi.
Au terme de cet échange approfondi auquel la presse a pu assister, Mme Royal a annoncé la création par les huit régions concernées par l'aéronautique (toutes PS), et "avec l'intersyndicale" d'Airbus, d'"un groupe stratégique" chargé d'examiner "des alternatives industrielles" au plan de restructuration Power8 de l'avionneur.
Selon la présidente du Poitou-Charentes, les régions pourraient, "comme l'ont fait les laender allemands", aller "jusqu'à une entrée dans le capital d'Airbus si cela peut se révéler utile à la stabilisation du capital" de l'entreprise.
"Il faut organiser la riposte, dans l'intérêt même de l'entreprise. Les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir mais dans un sens positif", a-t-elle commenté.
L'initiative des régions, a ajouté Ségolène Royal, est à la fois "une façon de dénoncer l'inertie gouvernementale" et d'"obliger le gouvernement à se positionner".
Jeudi à Mont-de-Marsan, la candidate PS s'était alarmée du "séisme industriel" que constitue à ses yeux le plan de restructuration avalisé par les Etats actionnaires (France, Allemagne, Espagne) d'EADS, la maison-mère d'Airbus.
Selon Ségolène Royal, "l'actuel gouvernement est responsable de ce désastre". "Il n'y a qu'en France qu'on voit ça. Il y a de quoi se mettre en colère, les choses ont été laissées à vau-l'eau", s'est-elle indignée devant la presse, entre deux réunions publiques vendredi à Anglet et Mourenx (8.000 habitants), la cité du gaz de Lacq où 2.500 personnes s'étaient rassemblées sur la place François Mitterrand.
Son équipe a passé une partie de la journée à organiser le rendez-vous avec l'intersyndicale, qui s'est déroulé avec la participation active des présidents des régions Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et Aquitaine, Alain Rousset. Les deux hommes animeront le groupe de travail sur les solutions de rechange au plan Power8.
"On est dans un système sur lequel il faut que toute la lumière soit faite: comment se fait-il qu'une entreprise qui a des commandes pour cinq à six ans soit obligée de procéder à des annonces très traumatisantes", s'est demandée Ségolène Royal après avoir vu les syndicats.
Dès vendredi matin, M. Malvy avait évoqué une prise de participation dans Airbus, une initiative qui nécessite un décret en Conseil d'Etat. Si le gouvernement nous fait cette objection, "c'est que la France n'est plus capable de rien faire", a-t-il averti devant les syndicats.
Mme Royal compte aborder le dossier Airbus lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, mardi à Berlin. Elle a critiqué le système de la "gouvernance bicéphale, une source d'inefficacité". "Je ne suis pas sûre que l'esprit européen l'ait toujours emporté", a-t-elle ajouté, accusant le gouvernement français d'avoir confondu "son rôle d'actionnaire" avec "le pilotage politique" de l'entreprise.










