"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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"SARKOZY HYPOCRITE!"
PARIS (Reuters) - Neuf personnes ont été interpellées mardi soir à la gare du Nord, à Paris, au cours de heurts qui ont opposé plusieurs centaines de personnes à des policiers, à la suite d'un incident entre un voyageur et des contrôleurs de la RATP, apprend-on auprès de la préfecture de police.
Les affrontements, dans la zone de transit de la gare du Nord, entre les secteurs SNCF et RATP, étaient en voie d'apaisement vers 22h00 (20h00). Environ 200 personnes, présentées par la police comme des marginaux habitués de l'endroit, ont fait face à plusieurs dizaines de policiers et quelques vitrines ont été brisées dans la galerie marchande de la gare.
Les émeutiers ont jeté divers projectiles sur les forces de l'ordre, dont des pots de fleurs et des bouteilles vides, ont rapporté des témoins. "La situation est un peu tendue", a reconnu un porte-parole de la préfecture.
Julien Dray, porte-parole du Parti socialiste, a estimé dans un communiqué que "Les affrontements qui se sont produits ce soir à la gare du Nord illustrent le climat de tension, le fossé et la violence désormais installés entre la police et la population".
"Le Parti socialiste demande que toute la lumière soit faite sur ces incidents", a-t-il ajouté en estimant que "les conditions d'un rapport serein et de confiance entre la police et la population doivent être rétablies de toute urgence."
"SARKOZY HYPOCRITE!"
Aux cris de "Sarkozy hypocrite!", des jeunes ont expliqué aux journalistes être venus protester contre "les brutalités infligées à un voyageur dépourvu de titre de transport", affirmant que ce dernier avait eu "la main cassée".
Nicolas Sarkozy, candidat de l'UMP, a quitté lundi le ministère de l'Intérieur pour se consacrer à sa campagne présidentielle et a été remplacé par François Baroin.
Selon la préfecture, les incidents ont commencé vers 16h15 quand le voyageur en infraction a été contrôlé par deux agents de la RATP et s'est rebellé, blessant les deux contrôleurs. L'individu, âgé de 33 ans, a alors été interpellé par des gendarmes, qui patrouillaient dans la gare, dans le cadre du plan Vigipirate, et conduit dans un local de solidarité.
Plusieurs dizaines de personnes se sont alors rassemblées devant ce local et les affrontements ont commencé, amenant la venue de renforts de police.
Par mesure de sécurité, la RATP a ordonné aux rames de deux lignes importantes de métro et aux rames de la ligne D du RER, qui transitent par la gare du Nord, de ne plus s'arrêter à la station.
La RATP a confirmé que le contrôle du passager, survenu entre la gare du Nord et les lignes 4 et 5 du métro, était à l'origine des heurts ultérieurs.
"Ce voyageur n'avait pas de titre de transport. Il y a eu une altercation avec les contrôleurs, dont deux ont été blessés. Cette personne a été emmenée par les contrôleurs et remise aux gendarmes", a-t-elle dit.
Ségolène Royal s'est présentée mardi soir comme "la vraie candidate de l'écologie", assurant être la seule à intégrer l'environnement à tous les étages de son projet présidentiel, au terme d'une rencontre avec sept associations de défense de l'environnement et le père du "pacte écologique" Nicolas Hulot.
"Je leur ai dit en partant: la vraie candidate de l'écologie, c'est celle qui est devant vous", a fait valoir la candidate socialiste au terme de cette rencontre d'une heure avec Nicolas Hulot et sept ONG dont Greenpeace, WWF France, les Amis de la Terre et France Nature Environnement, au siège de la Fondation Hulot à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
Interrogée sur la candidate des Verts Dominique Voynet, Ségolène Royal a répondu être la seule à intégrer la dimension environnementale à tous les étages de son projet. "Dans tous les éléments du pacte présidentiel, il y a toujours le pilier environnemental", a-t-elle dit.
"Il y a eu pas mal de points de convergence", a reconnu Nicolas Hulot, "c'était une très bonne réunion de travail". "La campagne présidentielle est un instant providentiel pour se poser les bonnes questions et tenter de commencer à faire émerger des éléments de réponse", a estimé l'auteur du "pacte écologique", sans toutefois se prononcer sur un éventuel soutien.
Ségolène Royal a par ailleurs renouvelé son "engagement" de "reconnaître les associations environnementales comme partenaires du service public à part entière". "C'est la mise en place de la démocratie participative dans le domaine de l'environnement", a-t-elle dit.
La semaine dernière, devant la presse, elle avait déjà estimé qu'on "ne peut pas mettre tous les candidats dans la même situation", en comparant son bilan avec ceux de Nicolas Sarkozy et François Bayrou sur l'environnement. "Il faut aussi que les électeurs jugent les candidats sur leurs actes". "J'assume totalement l'exigence écologique", "j'ai fait mes preuves" au ministère de l'Environnement et "je fais mes preuves en Poitou-Charentes", avait-elle dit.
Or, Nicolas Sarkozy "n'a pas fait grand-chose dans son département" des Hauts-de-Seine et "il n'y a pas une seule action environnementale dont (François Bayrou) peut se prévaloir", avait-elle souligné. AP
Ségolène Royal (PS): "je serai responsable de ce qui arrivera" à la présidentielle
Ségolène Royal (PS): "rupture de confiance"
PARIS, 28 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, pointe une "rupture profonde de confiance" entre les jeunes des banlieues et son rival UMP, l'ex-ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, dans un entretien à Libération publié mercredi. "C'est difficile d'incarner l'unité de la nation si certains espaces du territoire sont inaccessibles", estime-t-elle, alors que la gauche ainsi que le candidat UDF François Bayrou accusent Nicolas Sarkozy de ne pouvoir se rendre dans les banlieues depuis les émeutes de l'automne 2005. "La crise des banlieues a été très mal traitée. Depuis, rien n'a changé. Les choses se sont même dégradées", affirme Mme Royal, dénonçant "un échec sur toute la ligne" de M. Sarkozy. Le candidat UMP "n'est pas capable de résoudre ces problèmes. Il y a une rupture profonde de confiance entre les jeunes de ces quartiers et lui", juge-t-elle. L'équipe du candidat UMP a affirmé à plusieurs reprises qu'il "retournerait en banlieue", sans donner pour l'instant de date. En octobre 2005, en visite sur la "dalle" d'Argenteuil (Val d'Oise), alors ministre de l'Intérieur, il avait assuré qu'il allait débarrasser le quartier de ses "racailles".
Ségolène Royal veut une
"Europe de la croissance et de l'emploi"
Alors que Thierry Spriet, le rédacteur en chef du journal, lui rappelle en préambule d'une question qu'elle intervient dans "une Région qui a dit non au référendum" sur l'Europe, Mme Royal estime que "notre avenir est européen, à l'intérieur d'une Europe qui sera capable de mettre en oeuvre des politiques communes qui répondent aux enjeux de l'avenir: énergie, environnement, recherche". "Je me battrai pour faire adopter un protocole social et pour bâtir une Europe de la croissance et de l'emploi. Je veux que l'Europe protège contre les délocalisations et qu'elle ne soit pas le jouet du libéralisme. Cela signifie lutter à la fois contre le dumping social et fiscal", promet la candidate socialiste.
Interrogée par ailleurs sur la démocratisation des institutions en France, Mme Royal "propose des réformes pour construire une République nouvelle, parmi lesquelles le mandat unique, le référendum d'initiative populaire, les jurys citoyens, la suppression du droit de veto en matière constitutionnelle pour le Sénat, la mise en place d'une part de proportionnelle pour les élections législatives".
"Les Français seront appelés à se prononcer par référendum sur l'ensemble de ces propositions, dès l'automne, si je suis élue", annonce-t-elle. Mme Royal tiendra une réunion publique jeudi soir, au tout nouveau Zénith de Limoges. La fédération socialiste de la Haute-Vienne affirme que les 6000 places de la salle seront occupées. bab/jcc
Ségolène Royal (PS): l'identité nationale "a besoin d'être consolidée"
PARIS, 28 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, estime que l'identité nationale "a besoin d'être consolidée", tout en affirmant qu'elle "n'est pas incompatible avec l'ouverture", dans un entretien publié mercredi dans Libération. Mme Royal défend son choix contesté de faire de la nation un thème de sa campagne, jugeant qu'il "est par définition présent dans une campagne présidentielle" et qu'il y a sur ce sujet "une vraie confrontation des points de vue" entre les principaux candidats.
Ségolène Royal (PS): Bayrou, c'est "l'immobilisme le plus absolu"
PARIS, 27 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, affirme que le projet de son rival centriste François Bayrou "masque l'immobilisme le plus absolu", dans un entretien à Libération publié mercredi. "Son +ni droite, ni gauche+ masque l'immobilisme le plus absolu, le refus de dire clairement quelles sont les solutions qui seront apportées aux problèmes qui se posent au pays", estime-t-elle.
Se disant "persuadée que les choses vont se clarifier", Mme Royal déclare ne pas vouloir "que les Français soient privés d'un vrai choix entre deux visions clairement identifiées de l'avenir de la France". Quand l'un des "deux candidats de droite", François Bayrou, "propose de supprimer les charges sociales pour les entreprises embauchant deux personnes, c'est inadmissible", juge-t-elle, ciblant l'une des propositions phares du candidat UDF. "On ne donne pas les mêmes aides aux banques, à la grande distribution ou aux PME!
Le temps est venu des politiques sélectives", explique-t-elle, prônant "du sur-mesure". "Le marché est accepté, pas le système libéral", précise la candidate PS, soulignant qu'"il faut un marché régulé, qui permette de faire converger l'intérêt de l'entreprise et du salarié".
Mazarine Pingeot soutient Ségolène Royal dont elle salue "l'indépendance d'esprit"
Mazarine Pingeot (PS), fille de l'ancien président François Mitterrand, manifeste son soutien à Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, saluant son "indépendance d'esprit", dans une interview à paraître mercredi dans Le Parisien/Aujourd'hui en France. "Oui, je soutiens Ségolène Royal. C'est d'abord une évidence puisqu'elle est la candidate de mon parti", annonce Mazarine Pingeot. "Je l'ai choisie aussi pour son indépendance d'esprit, la force de son caractère, sa persévérance et son égalité d'humeur, l'indifférence aux qu'en-dira-t-on, aux attaques et son courage enfin", ajoute-t-elle, après être restée silencieuse pendant le début de la campagne présidentielle.
Ségolène Royal : invitée du matin, LCI, Christophe Barbier
le 27/03/07
l'identité nationale et l'Europe.
Parler en même temps à ceux qui ont voté oui et non, donc. A la gauche et aux catégories populaires qui ont rejeté le projet de Constitution européenne comme à ceux qui l'avaient adopté et qui pourraient aujourd'hui être tentés par la candidature du centriste François Bayrou.
Pour la première fois, Mme Royal, qui participait, mardi 27 mars, à une réunion conjointe du Parti socialiste et du Parti socialiste européen (PSE), à Paris, s'est ainsi affichée au côté de Jacques Delors. Ses premiers mots ont été pour celui "dont le nom même est synonyme d'Europe".
L'ancien président de la Commission européenne, s'il n'a pas prononcé le nom de Mme Royal, lui a cependant bien renvoyé l'ascenseur. Présentant un rapport sur La Nouvelle Europe sociale, qu'il cosigne avec le président du PSE, Poul Nyrup Rasmussen, il glisse au détour d'une phrase : "Delors âgé a ajouté sa signature parce que le Delors jeune, Bayrou le cherche encore et ne l'a pas trouvé." C'est dit. Pour M. Delors, il n'y a pas besoin d'insister. L'ouverture centriste n'existe pas.
Sur le fond, l'ancien ministre de François Mitterrand ne partage sans doute pas toutes les options de la candidate socialiste, en particulier sur la réforme des statuts de la Banque centrale européenne (BCE). Mais il a, à plusieurs reprises, marqué son attachement à "l'échelon national". "Je ne suis pas fédéraliste, je suis pour une fédération d'Etats-nations", précisait-il à la sortie.
Ainsi confortée dans sa démarche, Mme Royal, qui a trouvé dans cette réunion l'occasion de célébrer, en compagnie de François Hollande, le cinquantième anniversaire du traité de Rome qu'elle avait un peu délaissé, a appelé à faire de l'Europe sociale une "nouvelle frontière" - oubliant sans doute qu'elle avait utilisé cette expression pour la Chine.
"Il faut faire les choses dans l'ordre, d'abord redresser la France, redresser l'Europe, lutter contre le chômage, lutter contre les délocalisations, pousser en avant les entreprises qui innovent et, à ce moment-là, les Français accepteront de lui donner des institutions et pas l'inverse", a-t-elle souligné.
Pour la candidate, le salut passe par des avancées sociales visibles : "Un salaire minimum dans chaque Etat membre de l'Union, un taux plancher de l'impôt sur les sociétés dans chaque Etat membre." "Aujourd'hui, le divorce est tel que nous ne réconcilierons les habitants avec l'Europe qu'en démontrant qu'elle est protectrice, a affirmé Mme Royal. On ne pourra pas revenir comme ça, à froid, devant les Français. Il faudra faire la preuve que l'Europe avance."










