Désirs d'Avenir 76 Comité de Seine-Maritime
 
 
Avec Ségolène Royal nos Désirs d'Avenir continuent !
 
 

Ségolène Royal

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas"" Ségolène ROYAL Paris, le 6 mai 2007
 

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Le 6 mai et après 
avec Ségolène !

"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble" 

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"Combattre et proposer"

 

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« Chères amies, chers amis,

vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.

Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »

                                                                                Ségolène Royal


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Dimanche 25 mars 2007

Ségolène Royal: l'identité nationale,

faire "que la République tienne sa promesse"


LILLE, 25 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal a affirmé dimanche à Lille que l'identité nationale consistait à "faire en sorte que la République tienne sa promesse".
"Quand on interroge les Français sur les symboles les plus forts de l'identité nationale, ils répondent +la solidarité+, et ils répondent +le drapeau+. Donc à la fois un symbole, et une vision de la société qui fait qu'on refuse le chacun pour soi, la guerre du tous contre tous, ou la débrouillardise individuelle", a déclaré à la presse la candidate socialiste à l'élection présidentielle après son discours au congrès du syndicat étudiant Unef.


"C'est-à-dire une nation qui arrive à donner du vivant aux valeurs de la République, qui arrive à faire en sorte que la République tienne sa promesse que chaque enfant né sur le territoire français est un enfant qui a des talents à déployer et de l'énergie à donner à l'intérêt général. A ce moment-là, on fonde une identité nationale", a poursuivi Mme Royal.


"L'identité nationale, c'est d'abord une nation qui donne à chacun le droit de vivre cette identité nationale, c'est-à-dire celle qui consiste à ne pas demander d'où on vient mais ce que l'on veut vivre ensemble", a-t-elle précisé.
Elle a estimé que cette identité n'était "pas quelque chose de dépassé politiquement" car "cela nous pousse à dépasser nos oppositions".
"J'ai toujours travaillé à cet équilibre à toujours réinventer, de la nation, de la République, des droits et des devoirs", a-t-elle souligné.

Participez au 80ème congrès de l'UNEF du 22 au 25 mars à Lille (12.03.07)

 



Ségolène Royal: "droit à un premier emploi"

six mois après obtention d'un diplôme

LILLE, 25 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal s'est engagée dimanche à Lille, devant le congrès des étudiants de l'Unef qui l'ont chaleureusement applaudie, à créer un "droit à un premier emploi" pour "les jeunes diplômés et qualifiés" dans les six mois suivant la fin de leurs études.
"Aucun jeune diplômé et qualifié ne doit rester au chômage plus de six mois", a estimé la candidate socialiste.
"Je veux une société qui vous fait confiance, pour cela j'attends beaucoup de vous", a-t-elle déclaré, ajoutant vouloir une France qui "ouvre toutes ses portes pour lutter contre le chômage des jeunes", qui offre "un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés et diplômés".
"J'appellerai les entreprises à faire confiance aux jeunes, et je suis convaincue qu'elles le feront parce qu'elles ne pourront plus s'en passer", a précisé Mme Royal devant les journalistes après son discours.
Longuement applaudie, Mme Royal a détaillé pendant plus d'une demi-heure son "besoin" que la jeunesse "garde intact (son) goût du combat, (sa) colère, (ses) refus".
"Je ne veux pas m'adresser à vous comme à une corporation mais, à travers vous, c'est à la jeunesse de France que je voudrais parler", a-t-elle déclaré.
Elle a répété qu'elle mettrait en place l'allocation autonomie, revendication phare de l'Unef, estimant que, contrairement à "ce que me dit la droite", celle-ci "rapporte à l'intérêt général". "Ce qui coûte effroyablement cher, c'est l'échec, c'est le désespoir", a-t-elle lancé, provoquant un tonnerre d'applaudissements.
Promettant "une loi d'orientation et de programmation" sur l'Enseignement supérieur, elle a notamment cité l'augmentation de "10% par an pendant cinq ans des dépenses" pour la Recherche et l'Enseignement supérieur et surtout a insisté sur son hostilité à toute sélection à l'entrée des universités.
Elle a repris en outre ses principales propositions pour la jeunesse: "prêt gratuit de 10.000 euros pour chaque jeune à sa majorité", garantie du logement à tous les étudiants, augmentation des montants des allocations logement ou encore médecine préventive gratuite et obligatoire.
Dimanche 25 mars 2007

Quand la France faisait avancer l'Europe

Jacques Delors, ancien président de la commission européenne

L'Europe est assez peu évoquée dans la campagne électorale française, alors que le thème national revient sans cesse. Faut-il s'en inquiéter ?
Disons que l'air du temps n'est pas bon. Il y a eu comme ça des périodes dans la construction européenne où à cause d'une crise ou d'une mésentente grave chaque pays se repliait sur ses positions. Il serait d'ailleurs excessif d'en attribuer toute la responsabilité au non prononcé par les électeurs en France et aux Pays-Bas au traité constitutionnel en 2005. Si l'on devait chercher une explication, en dehors de l'état psychologique de la société française, je dirais que le dernier élargissement (quand l'UE est passée de quinze à vingt-cinq membres en 2004 puis à vingt-sept en 2007) a été mal conçu, mal expliqué et sans doute mal conduit.


En cinquante ans, nous avons connu d'autres moments difficiles, comme la politique de la chaise vide décidée par le général de Gaulle en 1965, alors que l'Europe avait démarré en trombe. Ensuite, au début de la décennie suivante, ce fut la dévaluation-flottement du dollar (1971) et le premier choc pétrolier (1973-1974). On a vu alors chaque pays se replier sur lui-même et choisir ses propres solutions - totalement divergentes dans le cas de l'Allemagne et de la France. Jusqu'au jour où, le choc pétrolier étant digéré, a été créé à l'initiative de Valéry Giscard d'Estaing et d'Helmut Schmidt le système monétaire européen, qui a ramené non seulement le calme, mais l'espoir et le goût de travailler ensemble.

La crise actuelle de l'Europe n'est-elle pas plus profonde ?

L'histoire de la construction européenne n'a jamais été un long fleuve tranquille. La crise actuelle me paraît cependant plus profonde car elle révèle des conceptions très divergentes sur les finalités de la construction européenne. Il est vrai qu'en 1992 déjà nous avons dû construire le traité de Maastricht avec deux clauses d'opting out (exemption pour certains pays), l'une sur le protocole social et l'autre sur l'Union économique et monétaire, cette dernière ayant permis au Royaume-Uni, au Danemark et à la Suède de ne pas adopter l'euro. Mais, aujourd'hui, c'est pire, j'ai le sentiment que ceux qui refusent l'Europe politique sous n'importe quelle forme - confédération ou fédération d'Etats-nations - pensent avoir gagné la partie : ils sont contents quand les choses traînent parce que ça les arrange.

Avez-vous été surpris par le fait que cette tendance l'emporte en France en 2005 ? Après tout, cette Constitution avait été proposée par les Français.

Au passage, je souligne que je n'ai jamais été enthousiasmé par le terme "Constitution". Car pour les Français, avec la tête politique qu'ils ont, Constitution signifiait que tous les pouvoirs allaient être dévolus à l'UE. A ce moment-là, il était normal qu'ils lui demandent beaucoup, beaucoup trop. En dehors de ça, la France se caractérise par une forte angoisse devant la mondialisation et par le fait qu'on y compte autant de sujets de mécontentement que de groupes sociaux. Enfin, il y a le désenchantement démocratique - qui touche l'ensemble de l'Europe de l'Ouest.

Même si les Français semblent se passionner pour l'élection présidentielle, il n'est pas sûr qu'ils aient, comme il y a vingt, trente ou cinquante ans, la conviction que la politique peut changer les choses. Dans ces conditions, j'ai essayé de faire passer, sans convaincre, l'argument suivant : ce que la France devait faire pour elle-même, l'Europe ne le ferait pas à sa place. Il faut rappeler sans cesse que l'essentiel de la politique économique, la politique de l'emploi, la sécurité sociale et la répartition des revenus sont de la compétence nationale. Or durant la campagne pour le référendum, certains reprochaient à l'Union européenne d'être responsable du chômage en France. Au final, les coups de poing sur la table de nos dirigeants plus le non au référendum, cela fait une addition sévère pour l'influence de la France en Europe.

A quel moment les choses ont-elles mal tourné, après les années d'élan qu'a connues la construction européenne ?

Le tournant, c'est la débâcle monétaire de 1992. A l'approche de la ratification du traité de Maastricht, la lire italienne, puis la livre sterling, ont été contraintes par la spéculation de sortir du système monétaire européen, et le franc français a été lui aussi menacé en juillet 1993. Ces turbulences monétaires ont mis un point final à la phase de croissance stimulée par la perspective du marché unique. Il y avait une véritable euphorie, plus de dix millions d'emplois ont été créés en Europe pendant cette période. Et puis le vent a tourné.

Est-ce lié à la chute du mur de Berlin ?

Non. Bien sûr, certains partenaires de l'Allemagne s'interrogeaient. Pas moi, qui ai dit tout de suite, en me référant à une clause du traité de Rome que les Allemands de l'Est avaient pleinement leur place en Europe. L'hésitation n'a pas duré longtemps, du reste : un conseil européen spécial s'est réuni à Dublin, fin avril 1990, et l'unification a été acceptée. Non, le changement de climat dont j'ai parlé avait beaucoup plus à voir, comme après 1971, avec la détérioration de la situation économique mondiale. Les pays se replient sur eux-mêmes, les réflexes nationalistes reviennent. Quand j'ai présenté mon Livre blanc sur Croissance, compétitivité et emploi, en décembre 1993, il a fallu se fâcher pour qu'il soit adopté au sommet de Bruxelles : le coeur n'y était pas.

Cela correspondait aussi à la fin du mandat de François Mitterrand et Helmut Kohl était affaibli politiquement...

Un jour, à Paris, comme je m'inquiétais que les choses n'avancent pas, François Mitterrand m'a dit : "Vous savez, la Seine continuera de couler !" Et quelques mois plus tard, dans une conversation avec Helmut Kohl, le voilà à son tour qui me dit : "Mais ne te fais pas tant de mauvais sang, le Rhin ne va pas s'arrêter de couler." Ils estimaient, à juste titre, qu'ils avaient fait leur part. Ce qui a beaucoup pesé, c'est que l'Allemagne n'arrivait pas à digérer son unification, qui engloutissait chaque année 4 % de son PIB. La France et l'Italie en ont pâti aussi, à l'exception des années 1997-2001, où la croissance française a été forte, grâce à une reprise mondiale et aussi aux mérites du gouvernement de Lionel Jospin.
 

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"Plus les hommes seront éclairés plus ils seront libres." Voltaire


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