"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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un mois "jour pour jour du jour où la France va choisir son destin (...), je voudrais d'abord vous dire que je ne veux pas que le 22 avril ressemble au 21 avril" 2002 (jour où Lionel Jospin a été éliminé dès le premier tour de la présidentielle), a déclaré la candidate socialiste, Ségolène Royal, jeudi soir 22 mars, lors d'un meeting à Marseille.
"C'est pourquoi cette dernière étape est si importante et c'est pourquoi ce soir, je veux vous parler avec gravité parce que vous avez une responsabilité éminente, (...) la responsabilité d'aller convaincre toutes celles et tous ceux qui ont de nouveau envie de croire en l'efficacité politique", a-t-elle souligné, devant plus de 8 000 personnes rassemblées au Dôme.
"Mettez-vous en mouvement pour construire une France juste, une France forte ! Mettez-vous en mouvement pour faire gagner la France, pour la relever ! Je suis sûre que nous gagnerons parce que les Français ne demandent que cela", a-t-elle lancé, avant de faire jouer la Marseillaise, "chant de toutes les libertés, chant de tous les républicains".
A 31 jours du premier tour, "les Français sont face à des choix clairs, projet contre projet", a estimé Ségolène Royal, classant François Bayrou et Nicolas Sarkozy sous une seule et même dénomination, "les deux candidats de droite", et les renvoyant dans le camp des sortants.
"L'HEURE DE LA VERITE VA BIENTOT SONNER"
Elle a opposé la situation "que nous laisse la droite d'une France frileuse, repliée sur elle-même qui a peur de regarder le monde" à son "pacte présidentiel", porteur à ses yeux de la "défense de toutes les formes de solidarités, de toutes les formes de services publics et [de] l'invention de toutes les nouvelles formes de sécurité".
"L'heure de la vérité va bientôt sonner et la première de ces vérités, c'est que ceux qui ont laissé la France dans l'état où elle se trouve (...) ceux-là ne peuvent pas incarner la France neuve, ceux-là ne peuvent pas prétendre qu'ils feront la rupture", a-t-elle insisté.
Contrairement à son habitude, elle a cité sur scène le nom du candidat de l'UMP, déclenchant les sifflets de la salle avant qu'elle ne les arrête d'un geste de la main. "Non! Pas de ouh même si vous en avez envie !", a-t-elle intimé face à des milliers de petits panneaux "Ségolène présidente" rouge et violet. "Je m'abstiens de toute attaque personnelle. Je leur laisse cela. D'ailleurs, ils s'y emploient beaucoup l'un contre l'autre. Moi, je vous parle des idées et de la conception de la France", a-t-elle fait valoir.
LEMONDE.FR | 23.03.07
Retraites
Ségolène Royal souhaite une remise à plat de la loi Fillon
La candidate socialiste Ségolène Royal a annoncé vendredi qu'elle souhaitait une remise à plat d'"une partie" de la loi Fillon sur les retraites, sans abrogation, et prôné "un fonds de pension collectif" pour les financer.
"Je remettrai à plat la loi Fillon sur les retraites (...) une partie" de cette réforme mais "non pas une abrogation telle quelle", a-t-elle déclaré sur France-Info. "La façon moderne de gouverner, ce n'est pas forcément faire table rase du passé uniquement pour se faire plaisir".
Dans un entretien au "Journal des Finances" de samedi dont "Le Figaro" publie des extraits, la candidate socialiste propose "un fonds de pension collectif: c'est la manière dont (elle) envisage le financement des retraites". Mais elle "exclut l'instauration de fonds de pension privés". "Il faut gouverner de façon intelligente et d'abord faire confiance au dialogue social", a plaidé Ségolène Royal sur France-Info. "Dès mon élection, les partenaires sociaux seront réunis". C'est à eux qu'"il appartiendra de mettre à plat le dossier des retraites", a assuré la prétendante socialiste à l'Elysée qui a "déjà reçu les représentants des organisations patronales et syndicales". "Les représentants des organisations syndicales sont dans des dynamiques de construction et de vision d'avenir sur la France". "Elles sont prêtes à discuter avec les entreprises pour voir quelle est la meilleure façon de respecter les salariés et mobiliser la compétitivité des entreprises", a-t-elle ajouté. La présidente de la région Poitou-Charentes a estimé qu'"on va se rapprocher du modèle du nord de l'Europe (où) les salaires sont les plus élevés et les entreprises très compétitives". "C'est la réconciliation que je veux créer en France: nouer des liens de confiance à la place des stratégies de méfiance", a conclu la candidate socialiste. AP
Royal (PS): les "Gracques"
pas les mieux placés pour le changement
| [23/03/07] La France a besoin d’un ordre juste, c’est-à-dire des règles qui sont applicables par tous. Ségolène Royal invitée de France Inter > lire |
une directrice d'école maternelle parisienne en garde à vue
PARIS (AP) - La directrice d'une école maternelle parisienne a été placée vendredi matin en garde à vue pour outrage à la suite des incidents qui ont opposé mardi devant son établissement des parents d'élèves aux policiers venus interpeller des parents sans-papiers, a-t-on appris de source judiciaire. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue dans cette enquête, précisait-on.
Cette interpellation a provoqué un véritable tollé parmi les syndicats, ainsi qu'à gauche. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a appelé à un rassemblement vendredi en début d'après-midi devant le commissariat où la directrice de l'école maternelle, située rue Rampal dans le XIXe arrondissement de Paris, est retenue.
"Le Parti socialiste demande solennellement à ce que toute la lumière soit faite sur l'arrestation de la directrice d'une école maternelle devant laquelle des affrontements entre parents d'élèves et forces de l'ordre ont eu lieu mardi, et exige que cette enseignante soit remise en liberté", a déclaré de son côté le porte-parole du PS Julien Dray dans un communiqué.
"Je suis scandalisé qu'on s'en prenne à une enseignante qui n'a fait que procéder à la protection des enfants. J'en appelle au ministre de l'Intérieur pour qu'il fasse cesser cette scandaleuse garde à vue et au ministre de l'Education pour qu'il joue son rôle de protection des personnels", a déclaré de son côté à l'Associated Press Gérard Aschieri, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education).
"On atteint des sommets. Je ne sais pas s'il s'agit d'une initiative locale ou s'il y a des ordres, mais c'est un acte particulièrement grave. Un pas a été franchi", a-t-il ajouté.
Le secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp), Gilles Moindrot, parle lui d'une interpellation "inadmissible" et exige que la directrice de l'école maternelle soit "libérée immédiatement".
Jeudi, les deux principales fédérations de l'Education nationale, la FSU et l'UNSA-Education, ont dénoncé de récentes opérations policières à Paris à proximité d'écoles où sont scolarisés des enfants sans-papiers, dont l'une, mardi dernier rue Rampal, s'est soldée par des heurts et l'usage de gaz lacrymogène. AP
Ségolène Royal a continué, vendredi 23 mars, à creuser le clivage gauche-droite et a opposé son projet d'une "France neuve" à la société "repliée sur elle-même" dont Nicolas Sarkozy serait le héraut. A Aix-en-Provence, contrairement à la veille, à Marseille, la candidate socialiste à l'élection présidentielle a réservé ses flèches au seul candidat de l'UMP, nommément cité. Dès que le candidat du PS aux élections législatives, Alexandre Medvedowsky, a appelé au "combat" contre Nicolas Sarkozy, le public s'est mis à siffler."Non pas de ouh !", a-t-il plaidé avant de se tourner vers une Ségolène Royal tout sourire. "Ah si, alors, un petit peu de ouh, dehors !", a-t-il ajouté, déclenchant l'hilarité des militants.A un mois du premier tour, la candidate socialiste s'est présentée comme une "femme libre, ancrée dans [s]es convictions de gauche mais ouverte sur le socialisme du réel". Mais à l'heure où le candidat centriste séduit une frange social-libérale du PS, Ségolène Royal a insisté sur son intention "de rassembler bien au-delà des partis politiques".
"REGARDER NOTRE HISTOIRE EN FACE [POUR] FORGER NOTRE IDENTITÉ NATIONALE"
Les Français, "on les divise, on les dresse les uns contre les autres. (...) Je ne veux plus d'une France repliée sur elle-même qui a peur des autres et qui s'enfonce dans le communautarisme, l'individualisme, et les discriminations", a insisté Ségolène Royal devant plusieurs centaines de personnes. "Je vous propose de construire, une France fière d'elle-même, qui se relève, une France neuve, bien au clair sur ses valeurs (...) appuyée sur des solidarités solides".
Dans la matinée, la candidate du PS a visité le Camp des Milles, près d'Aix-en-Provence, où transitèrent 10 000 personnes sous Vichy, dont 2 500 furent déportées vers Drancy et Auschwitz. Devant l'ancienne usine de briques, "étape d'ombre" de l'histoire de France, elle a de nouveau fait allusion à l'identité nationale, dont elle n'entend pas laisser le monopole à son adversaire de droite.











