"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
- le 17 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
« Le Parti socialiste doit intégrer toutes les
nouvelles formes de militantisme et d’engagement citoyen, ainsi que les réussites du travail des élus locaux. Il doit aussi décider efficacement, avec le sens de la
discipline collective. Quelles nouvelles règles communes pour y parvenir sereinement ? »
-le 24 mai à la section du Havre (9rue Georges Braque ) de 14h à 17h
richesse ?
à la Maison de la Lombardie, 50 rue Leverrier, sur les Hauts de Rouen
je vous souhaite la bienvenue sur ce site participatif. Il répond à l'initiative que nous avons lancée, en vue du Congrès du Parti socialiste, pour lancer un débat de qualité, serein, utile aux Français. Je compte sur vous pour le faire vivre et apporter vos idées. Elles nous permettront de composer une belle contribution dont nous serons toutes et tous co-auteurs !
Ségolène Royal
Stéphane Alliès [1] Enquête
Si le PS a perdu 40% de ses adhérents [2], il pourrait théoriquement voir revenir les quelques 110.000 encartés qui ont pris le large depuis la présidentielle. Les afflux et reflux de population militante sont recensés dans le fichier Rosam (Repertoire Open Source des Adhérents et Militants), objet de fantasmes les plus suspicieux de la part de l'opposition interne.
Selon Philippe-Xavier Bonnefoy, responsable du bureau national des adhésions du PS, le processus de décompte est le
suivant: «Rosam est renseigné par les fédérations et dit deux choses: le nombre d'adhérents sur une année civile et, sur les 24 derniers mois, le nombre d'adhérents pouvant voter au prochain
congrès. Il garde en mémoire les radiations et les mouvements dans le parti. Tous les responsables départementaux ont accès au fichier concernant leur fédération. En revanche, seuls trois
permanents gèrent le cœur du fichier et me font remonter toute anomalie. Je vous assure que Rebsamen n'y a pas accès». Ce que personne ne croit vraiment au parti.
«Dès l'annonce d'un congrès, le nombre d'adhérents devient l'un des enjeux principaux et il ne peut y avoir de processus de congrès sans maîtrise de ce chiffre», confirme le député
strauss-kahnien Jean-Christophe Cambadélis, pour qui «un chiffre entre 120.000 et 150.000 est bien plus contrôlable que 300.000». Or, selon les statuts du PS, on reste membre du parti
sans repayer sa carte durant un délai de deux ans. Ils pourraient ainsi théoriquement être 276.500 (chiffre officiel communiqué par le parti à Médiapart
[2]) à voter lors du prochain congrès, probablement en novembre, du moment qu'ils se mettent à jour de cotisation avant d'entrer dans l'isoloir.
Puissantes fédérations
Alors que s'ébauchent déjà les stratégies d'alliances et que naissent les ambitions personnelles pour succéder à François Hollande, les protagonistes du PS estiment que le contexte d'un parti renouvelant sa direction laisse «le jeu ouvert». Ils veulent croire que le contrôle des fédérations ne pèsera pas comme par le passé sur la consultation.
Benoît Hamon, député européen et chef de file de l'ex-courant NPS lors du congrès de Dijon en 2003, explique ainsi: «Deux semaines avant le vote, il a fallu convaincre les dirigeants des Bouches-du-Rhône qu'on méritait 7% et non 2,5%. Et on a fait 7%… Depuis dix ans, il y avait comme une loi d'airain au PS: à chaque congrès, quelque soit l'état de l'opposition, François Hollande et la motion majoritaire recueillaient entre 55 et 60%, assis sur le score des cinq plus grosses fédérations. Cette fois-ci, tout le monde va pouvoir convaincre sur un projet de rénovation du parti et une orientation. C'est ce qui rend ce congrès passionnant».
Contactées par Médiapart, ces fédérations faiseuses de roi avancent des chiffres qui, si tant est qu'ils soient
sincères, laissent apparaître une répercussion locale bien moindre que la baisse globale d'adhérents. Paris semble être la fédération qui a le plus souffert, après avoir le plus augmenté lors de
la campagne de recrutement. Celle qui fut la première fédération de France lors de la dernière primaire, avec 18.144 adhérents au lieu des 4.272 inscrits lors du référendum interne de décembre
2004, compte désormais 12.165 membres, son effectif lors des investitures à la dernière municipale.
Moins précis, mais ne rechignant aucunement à communiquer ses chiffres, le Rhône (-10%, 4.500 adhérents), le Nord (-15%, 10.000) et les Bouches-du-Rhône (-20%, 8.000) concèdent une baisse depuis
la présidentielle, mais une hausse par rapport à la période précédant la campagne de recrutement des nouveaux adhérents. La fédération de l'Hérault n'a elle pas souhaité communiqué ses chiffres,
mais selon l'un de ses responsables fédéraux, elle compterait autour de 5.000 adhérents.
Enfin, fidèle à sa réputation de «fédé à l'ancienne», le Pas-de-Calais assure que les adhérents «n'ont pas cessé d'augmenter». Son secrétaire fédéral, Jean-Paul Pelinski, lâche ainsi:
«Nous, on est 15.000, on a gagné 3.000 adhérents depuis 2005. Mais il faut dire qu'on a refusé les adhésions par internet. Chez nous, c'est du réel!»
De nouveaux statuts
Face aux votes traditionnels des fédérations, garantes de 160.000 adhérents «réels» que les courants maîtrisent à peu
près, le sort du congrès pourrait à nouveau dépendre de l'intervention des 120.000 adhérents «virtuels», ceux qui décideraient de revenir au parti après l'avoir délaissé depuis le 5 mai 2007, en
se remettant à jour de cotisation. Pour éviter de nouvelles tensions internes entre «réels» et «virtuels», les différents courants du PS se sont entendus sur une réforme des statuts, qui sera
annoncée lors du conseil national du 25 mars. Une première phase de congrès, afin de limiter les abus électoraux.
Le poids des différentes fédérations et le nombre des délégués qu'elles enverront au congrès seront ainsi calculés en fonction des électeurs qui se seront déplacés jusqu'aux urnes et non du
nombre de cartes potentielles. Cette nouvelle règle de représentativité s'accompagnera du dispositif mis en place lors de l'investiture à la présidentielle. Les listes d'émargements seront
envoyées par la direction aux fédérations et des contrôleurs nationaux seront nommés pour contrôler la régularité des votes dans les endroits sélectionnés par les différents
courants.
D'autre part, la date limite d'adhésion retenue pour pouvoir voter pourrait être le 31 décembre 2007, rompant ainsi avec
la règle des 6 mois avant le jour du scrutin. «Si on choisissait le 1er mai, ça ouvrirait la porte à toutes les fenêtres, rit Philippe-Xavier Bonnefoy, alors que là, la sérénité sur
les chiffres est assurée». Enfin, une grille nationale des tarifs d'adhésion sera mise en place, afin d'unifier les montants sur tout le territoire et ne plus les laisser à la discrétion des
premiers secrétaires fédéraux.
Appelée «respiration unitaire» par Jean-Christophe Cambadélis, cette réforme des statuts prendra la forme d'une «convention nationale de la rénovation» et devrait avoir lieu en
juin. Sans doute adoptée à l'unanimité, elle doit permettre au PS de clarifier l'état de ses forces. Afin d'attaquer les choses sérieuses en s'évitant les polémiques de chiffres et les conflits
générationnels qui l'ont miné durant la dernière primaire.
- Lire les statuts actuels [3] du parti socialiste
- Pour les accrocs de l'informatique, lire une interview sur la mise en place technique [4] du fichier Rosam
- Pour rappel, ce fichier a connu bien des péripéties à l'époque de son instauration, Le Canard enchaîné s'y introduisant comme dans un moulin [5]
Liens:
[1] http://www.mediapart.fr/club/blog/stephane-allies
[2] http://www.mediapart.fr/journal/france/160308/le-parti-
socialiste-a-perdu-plus-de-40-de-ses-adherents-depuis-la-presidentiel
[3] http://www.psinfo.net/documents/statuts.html
[4] http://xulfr.org/entreprises/gestranet.php
[5] http://vedel.blogspot.com/2006/12/le-canard-visite-les
-sites-internet-du.html
Vincent Peillon : Je pense deux choses : ils ont exprimé au plan national un vote de défiance très fort à l'égard de Nicolas Sarkozy et François Fillon, et au plan local, un vote d'adhésion aux équipes et aux projets de la gauche.
bibounette : Vous avez gagné les élections municipales et remporté plus de trente villes de 30 000 habitants, et alors ? Contrairement à la droite, vous n'avez pas de projets, pas d'idées de réforme... Allez dans d'autres pays européens et regardez comment la gauche s'en sort !
Vincent Peillon : D'abord, nous allons dans les autres pays européens. Il y a même eu une mission conduite par Henri Weber pour regarder comment ils font dans les autres pays. Deuxièmement, à 15 heures, nous rencontrons avec Ségolène Royal Martin Schulz, président du groupe socialiste au Parlement européen.
Il n'est pas vrai de dire que la gauche n'a pas de proposition, que ce soit sur les retraites, la protection sociale, la décentralisation ou les institutions. Mais ce qui est juste, c'est que cette élection ne portait pas sur cette question, et qu'il nous reste, d'ici à 2012, à bâtir un projet crédible pour proposer une alternance aux Français.
Charles : Ségolène Royal a prôné des alliances systématiques avec le MoDem. Le jeu d'alliance proposé par Ségolèn Royal est-il donc le bon pour porter la gauche en 2012 à la tête du pays ?
Vincent Peillon : D'une certaine façon, il y a un faux débat. Notre stratégie est simple : il faut un PS fort, des alliances avec la gauche, et ensuite, ouvrir vers ceux et celles qui ne se reconnaissent pas dans la politique conduite par la droite de Nicolas Sarkozy. C'est le cas de beaucoup de militants et de responsables du MoDem, qui ont d'ailleurs fait leur choix dans beaucoup de collectivités locales, soit au premier tour, soit au second.
En réalité, la question qui se pose est d'abord posée au MoDem : veut-il être conséquent avec lui-même, donc accepte-t-il de travailler avec la gauche ?
Adrien_L. : Le PS va-t-il se poser en rassembleur de la gauche, alors qu'il a lui-même tenté de prendre des bastions au PCF ? N'y a-t-il pas une stratégie opportuniste dans tout cela ?
Vincent Peillon : Dans les élections locales, il y a toujours une grande diversité et, par rapport à la ligne générale, des exceptions. Notre volonté reste la même : clarifier le projet du PS, rassembler la gauche et élargir ensuite.
dede13 : Comment le PS va-t-il pouvoir transformer son succès électoral municipal en alternative crédible pour l'élection présidentielle ?
Vincent Peillon : De plusieurs façons. D'abord, il doit trancher – sans se diviser – un certain nombre de débats de fond concernant les problèmes des Français qui ne l'ont pas été suffisamment ces dernières années.
Ensuite, il doit s'inspirer des expériences et des politiques conduites sur le terrain par ses présidents de région, ses responsables de conseils généraux, ses municipalités, pour formuler un projet qui soit à la fois cohérent, crédible, clair et qui réponde aux défis du présent et de l'avenir. C'est l'enjeu des mois qui viennent.
Malon : Vous avez engagé un travail de "refondation de la gauche" en publiant des textes du XIXe siècle... Que nous disent ces auteurs (Leroux, Jaurès, Malon, Bouglé, Fouillée, Bourgeois, Pécaut, etc.) pour aujourd'hui et pour demain ? Pourquoi ceux-là ? et pourquoi maintenant ?
Vincent Peillon : Le paradoxe, c'est que pour accoucher de l'avenir, il faut souvent se réengendrer, d'une certaine façon, et cela passe par une réécriture de l'histoire. Un nouveau récit. De nouvelles fondations.
Le renouveau de la gauche française suppose de reprendre contact avec la tradition du socialisme républicain, oubliée à partir de 1905, et qui dépassait déjà certaines des fausses alternatives où nous nous trouvons enfermés : alternative entre l'individu et l'Etat, entre le socialisme et le libéralisme, entre la liberté et l'égalité, entre la nation et l'internationalisme, entre la responsabilité et l'assistance.
Donc nous avons beaucoup à apprendre des élaborations théoriques de ceux qui ont à la fois établi la République, fait voter les premières lois
sociales, construit le mouvement syndical et mutualiste, c'est-à-dire un modèle républicain et social français dont, d'ailleurs, à l'issue de la seconde guerre mondiale, ceux qui, issus de la
Résistance, ont mis en place la Sécurité sociale ou la doctrine de l'Etat se sont à nouveau inspirés. C'est un élément essentiel de la refondation, qui suppose de se trouver de nouveaux
fondements. la
suite ici
LEMONDE.FR | 18.03.08
Jean-Louis Bianco, ancien codirecteur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal, souhaite que le processus de rénovation du Parti socialiste aille vite afin de choisir un projet et un nouveau leader avant l'été.
Il a estimé que la présidente de la région Poitou-Charentes était "la meilleure" pour le rôle.
"Je ne crois pas qu'on puisse expliquer aux Français qu'on a nos règles, nos statuts, qu'on va prendre notre temps, qu'on va faire une convention au mois de juin, un congrès au mois de novembre et d'ici là 'circulez y'a rien à voir'", a expliqué le député des Alpes-de-Haute-Provence sur Canal+.
Le premier secrétaire du PS, François Hollande, a réaffirmé lundi qu'il souhaitait que le calendrier interne ne soit pas accéléré et que le congrès soit maintenu à "la date normale".
Jean-Louis Bianco n'est pas de cet avis. "Il faut qu'on aille vite, qu'on choisisse un leader et qu'on se mette en ordre de marche pour monter un projet alternatif", a-t-il dit. "Je souhaiterais que cela puisse avoir lieu avant l'été".
De plus, "il faut que l'on joue collectif", a-t-il expliqué. "Le but n'est pas d'être contre X ou Y, ce n'est pas d'avoir un front contre Ségolène Royal. Le but est de savoir quel est le projet qu'on propose pour la France et qui est le mieux placé pour le porter".
Il faut "une ligne et une vision" pour le PS, "ce que Ségolène Royal a commencé à faire pendant la campagne" présidentielle, a-t-il estimé, citant les positions de celle-ci sur les 35 heures, les entreprises ou la nation. "Le donnant-donnant, le gagnant-gagnant, tous ces thèmes elles les a mis en marche. C'est pour cela que pour moi elle est la meilleure", a-t-il ajouté Laure Bretton
Réaction de Ségolène Royal au soir du 2ème Tour
envoyé par radnab
Ségolène Royal constate que "Le mouvement du premier tour s'est amplifié au second" ce qui implique que"nous devons être à la hauteur, des espoirs que les électeurs placent en nous ce soir pour transformer ce vote sanction en vote d'avenir
La gauche doit faire face a ses nouvelles responsabilités "Dans un contexte de profonde inquiétude, nous, élus locaux, devons à la fois protéger, imaginer et surtout réparer ce que le gouvernement a abîmé et détruit au cours des derniers mois. La peur du lendemain s'empare même de celles et ceux qui se croyaient à l'abri".
Ségolène Royal dresse un bilan de la siutation en France "Nous avons aujourd'hui de l'improvisation, du désordre gouvernemental, nous avons une perte de sens, de repères, de valeurs. Nous avons une crise morale, sociale, économique, écologique".
Elle demande en conséquence au gouvernement "de renoncer aux mesures fiscales injustes et d'augmenter les retraites et les salaires, de renoncer au paquet fiscal et de supprimer les franchises médicales.
Le gouvernement a dit après le premier tour qu'il entendrait le message, eh bien, qu'il le fasse et qu'il change sa politique et son comportement >".
Pour Ségolène Royal,"il ne s'agit pas d'arrêter des réformes mais de faire de bonnes réformes". "La situation est grave, il faut que le pouvoir se ressaisisse et écoute ce que viennent de dire les Français".









