"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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Cette initiative, intervenue alors que les communistes et les Verts enregistraient une défaite présidentielle de grande ampleur, a libéré la parole de ceux qui considèrent que la gauche traditionnelle est désormais structurellement minoritaire dans le pays.
La conclusion d'accords dès le premier tour des municipales, en particulier à Dijon, Grenoble ou Montpellier, a été présentée par le PS comme un
pendant de "l'ouverture" sarkozyenne : les représentants du MoDem n'apparaissaient qu'à titre "individuel". Or, depuis dimanche 9 mars, des fusions de listes ont lieu à Marseille, à Chartres ou
Asnières.
Les conditions imposées à ses nouveaux partenaires par le PS – l'engagement sur un programme municipal et la reconnaissance de tous les autres alliés de gauche – sont inchangées mais la nature du rapprochement a changé; dorénavant, il s'agit d'accords de parti à parti.
Pourtant, cet élargissement – auquel ils ont tout intérêt – est difficile à gérer pour les socialistes, portés par les bons résultats d'une union de
la gauche plutôt performante dans les urnes municipales mais beaucoup moins lorsqu'il s'agit de conquérir l'Elysée. En position de faiblesse, compte tenu de l'ensemble de ses scores du premier
tour, le MoDem ne dispose pas d'une stratégie claire au niveau national.
Coupable d'un léger écart de langage qui risquait de laisser penser que des négociations pouvaient se généraliser avec le parti de François Bayrou, Ségolène Royal a dû corriger le tir. Après avoir, au soir du premier tour, prôné "des alliances, partout" avec le MoDem, la présidente de la région Poitou-Charentes a précisé lundi 10 mars, sur France Inter, qu'il s'agissait de "lancer un appel aux électeurs" centristes afin qu'ils votent à gauche au second tour.
Lundi, François Hollande a rappelé que le PS "n'est pas dans une stratégie d'alliances" avec le parti de M.Bayrou qui, dans la grande majorité des cas, est incapable de se maintenir au second tour.
Pour autant, on ne peut réduire la question du rapprochement avec le MoDem à un simple effet d'aubaine municipale qui se refermera au soir du second
tour. Bertrand Delanoë, à peine avait-il conclu un accord avec les Verts, n'a-t-il pas proposé lundi soir à Marielle de Sarnez "un partenariat original avec le MoDem" ?
L'offre a été repoussée mais elle suggère que le maire de la capitale ne veut pas laisser le MoDem parisien s'échapper de sa sphère d'influence. Mme Royal ne dit pas autre chose lorsqu'elle propose de forger "un nouvel alliage progressiste" allant des altermondialistes aux centristes.
Dans ces conditions, la question des alliances devrait être au cœur du prochain congrès socialiste. Encore faudrait-il que ce thème ne soit pas
seulement évoqué en termes de tactique électorale mais aussi de projet. "Il est naturel de se poser la question de la conquête d'un électorat hostile à la surenchère idéologique, sensible
enfin à la problématique de l'intérêt général; la gauche doit prendre en compte cette réalité, qui est celle d'une opinion publique en avance sur les partis politiques", assure Gaëtan Gorce,
député socialiste "rénovateur".
Quant à Gérard Collomb, assuré de sa réélection à Lyon, il estimait, au soir de sa victoire, que le PS doit "évoluer en interne" et faire
"sa mue culturelle" avant de s'interroger sur l'attitude du parti vis-à-vis du MoDem.
Lille : Martine Aubry s'allie avec le MoDem et les Verts
Ségolène Royal s'auto-congratule. La candidate socialiste à l'élection présidentielle de 2007, ravie d'avoir "défriché" le terrain sur l'alliance PS-MoDem, a salué mardi les accords entre les candidats socialistes et centristes pour le second tour des municipales.
Lors d'un déplacement à Colombes (Hauts-de-Seine), la présidente du conseil régional de Poitou-Charentes a appelé les électeurs centristes à
sanctionner le pouvoir dimanche prochain.
"Je vois que mes idées progressent. C'est une bonne chose (...) cette idée qui était très contestée en 2007 devient une vérité sur les territoires, je ne peux que m'en féliciter", a déclaré Mme Royal à Colombes, où elle était venue soutenir le candidat socialiste Philippe Sarre. Ce dernier affronte Nicole Goueta et la secrétaire d'Etat aux droits de l'homme Rama Yade, troisième sur la liste de la maire UMP sortante, dans un duel serré.
"C'est toujours difficile de défricher de nouveaux espaces pour l'action publique", a remarqué Ségolène Royal, très critiquée au printemps dernier par ses "amis" socialistes pour ses appels du pied à François Bayrou entre les deux tours de la présidentielle.
Alors que la question des alliances divise toujours les socialistes dans la perspective de leur congrès, son appel dimanche soir après le premier tour des municipales à des accords "partout entre la gauche et le MoDem" a été contredit par François Hollande, son ex-compagnon et Premier secrétaire du PS, venu soutenir M. Sarre mardi à Colombes. Mais de nombreux candidats socialistes, à commencer par Martine Aubry à Lille, ont fusionné leurs listes avec celle du MoDem.
Dautres candidats MoDem ont choisi l'alliance avec l'UMP. A Colombes, Nicole Goueta, devancée par Philippe Sarre au premier tour avec 42,46% des voix contre 43,56%, a fusionné sa liste avec celle du centriste Laurent Trupin.
A Colombes, où elle reprenait ses déplacements de soutien aux candidats socialistes, Mme Royal s'est efforcée de mobiliser l'électorat des banlieues, qui avait massivement voté pour elle à la présidentielle. Elle s'est notamment rendue dans le quartier des Fossés Jean, où a vécu Rama Yade, pour un meeting improvisé au pied des immeubles devant plusieurs centaines d'admirateurs enthousiastes. "Je vous demande de venir voter massivement", a-t-elle lancé sous les vivats.
Un peu plus tôt devant la permanence de Philippe Sarre, Ségolène Royal a appelé les électeurs centristes et de gauche à sanctionner le pouvoir dimanche. "J'ai entendu Nicolas Sarkozy à Toulon dire que les résultats du premier tour étaient pour lui encourageants. Il n'a pas compris le message du premier tour", a estimé Mme Royal.
"Les Français doivent faire entendre très fortement ce message de sanction et de mécontentement au second tour de ces élections municipales", a-t-elle ajouté. "Il faut que le pouvoir en place comprenne la leçon que les Français veulent lui donner", a-t-elle dit en dénonçant "l'arrogance ministérielle".
Après Colombes, Ségolène Royal poursuivra mercredi son marathon à Noisy-le-Sec et Longjumeau, en banlieue parisienne, puis en Lorraine. Des déplacements destinés à soigner sa popularité autant qu'à préparer son offensive à venir sur le Parti socialiste. AP










