"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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les plus démunis»

D'autant plus décisif que l'impatience des électeurs est assortie d'un codicille : échaudés par le passé, ils l'enjoignent de tenir ses promesses (8 %) et de propose un programme concret et réaliste (7 %) reposant sur des engagements clairs et précis. Cette demande ressort très largement des propos recueillis par l'institut LH2 auprès de notre échantillon. Ainsi, de nombreuses personnes interrogées, en particulier parmi les catégories populaires, attendent-elles du concret de la part de la députée des Deux-Sèvres. L'une d'elles explique : «J'attends qu'elle fasse des propositions qui soient réalisables plutôt que des promesses qu'elle ne tiendra pas.» Pour un autre, elle doit «nous donner une vraie plateforme présidentielle, c'est-à-dire qu'on ait un programme précis». Bref, pour un grand nombre de Français, le programme de la candidate se doit d'abord d'être «honnête et sincère». Les personnes interrogées exigent aussi et surtout des mesures clairement identifiées à gauche. «J'attends de vrais projets, une vraie politique de gauche qui prenne en considération les problèmes de retraites, d'éducation», dit l'une d'elles. Pour les sondés, le sort des plus défavorisés doit être au coeur du projet de Royal : «Il faut qu'elle prenne en compte les plus démunis», exigent plusieurs électeurs. Un autre revendique «qu'elle s'attaque au mur de l'argent, qu'elle taxe les profits, le capital, les stock-options et les parachutes dorés».
Concrètement, ils se montrent attentifs au thème de «la vie chère» mis en avant par Royal : «Je souhaite qu'elle augmente le pouvoir d'achat [...]. Avant, on pouvait faire beaucoup avec des prêts et, maintenant, c'est dur», relève l'un. Un autre «attend personnellement qu'elle fasse beaucoup d'efforts pour les personnes âgées [car] de plus en plus de personnes âgées ne peuvent plus rester dans leur appartement parce que la vie est chère». Beaucoup souhaitent une augmentation des salaires et une diminution des impôts et des taxes sur les carburants. Ce qui implique «qu'il y ait moins de dépenses budgétaires pour le fonctionnement du gouvernement». Ségolène Royal sait à qui elle doit s'adresser en priorité dimanche : les plus faibles et les «marginalisés» (femmes, jeunes, personnes âgées, handicapés...) ou qui se considèrent comme tel.
"mettre une fiscalité juste au service
du développement économique"
La philosophie de cet "avis" d'une quinzaine de pages (téléchargez PDF), remis à la candidate sous forme de clé USB: "mettre la fiscalité au service du développement économique" mais aussi "une fiscalité juste", a expliqué DSK après sa rencontre avec la candidate du PS. "Les socialistes au pouvoir, ce n'est pas plus d'impôts, plus de dépense. Ce sont des impôts plus justes, plus efficaces et des dépenses qui servent l'intérêt national", a-t-il dit. "Il y a des propositions précises" et "je crois qu'elle en reprendra un certain nombre"
La mesure-phare proposée par DSK est la création d'un "impôt citoyen" pour lutter contre l'exil fiscal. Cette idée intervient après la décision décriée de Johnny Hallyday, soutien de Nicolas Sarkozy, de s'installer en Suisse. Il faut "mettre en place un impôt citoyen pour ceux qui se disent Français mais, finalement, n'ont plus de Français que le nom parce qu'ils quittent le pays", a expliqué DSK. L'idée est de "mettre en place un impôt citoyen que paieraient tous les Français même lorsqu'ils ont décidé de délocaliser tout leur argent à l'extérieur".
Autre proposition-clé, DSK préconise de revenir sur les baisses d'impôt dont ont bénéficié les 1% de contribuables "tout en haut de la hiérarchie". "Pendant cinq ans, il y a eu des baisses d'impôt et des hausses de CSG" (contribution sociale généralisée, NDLR), a-t-il expliqué. Or, "à peu près 99% des Français ont payé plus -impôts et CSG réunis- et 1% ont gagné. Ce n'est pas juste", a-t-il jugé. "Ça conduit à revenir sur le bouclier fiscal (impôts plafonnés à 60% des revenus, NDLR) et à revenir sur ce qui est prévu comme baisses pour 2007".
Globalement, l'ancien ministre de l'Economie et ancien rival de Ségolène Royal dans la primaire au PS estime qu'"il faut stabiliser la fiscalité". Mais il n'a pas exclu le principe de baisses d'impôt: "peut-être que si l'économie se passe bien, si les choses se passent bien, au bout de quelques années on pourra entraîner des baisses d'impôt".
Fillon soutient Devaux...mais surtout Sarkozy
Dans la salle de nos débats participatifs à la halle aux toiles, le 7 février, le ministre Fillon est venu soutenir le candidat de l’UMP aux législatives dans la 1ere circonscription de Rouen Bruno Devaux.
Drôle d’impression en entrant dans cette salle où la clientèle ne ressemble pas à nos militants. Sans tomber dans la caricature, les jeunes ressemblent plus à des requins (on se croirait dans une école supérieure de commerce voire pire…), les plus vieux embourgeoisés à l’image du catho de droite un poil coincé. Ici les dames sont fardées comme pour aller au bal. J’entre donc avec difficultés dans ce monde qui m’est bien inhabituel. Je reste au fond de la salle dans un coin debout à côté d’un groupe de 4 dames qui ont laissé leurs hommes s’asseoir devant. L’une d’entre elles dit « mais Fillon, il vient ? ». Une autre répond « Bah oui, c’est pour cela que nous sommes là ! ». « c’est lequel Fillon ? »Lance la troisième et la plus maligne des 4, une brune sexagénaire botoxée dit « c’est le brun !! » et les trois autres s’exclamant «hum, il est pas mal !!! ». Je comprends un peu mieux pourquoi la droite a tant de mal à concevoir l’accession au pouvoir des femmes… Passons sur ces frivolités pour revenir aux discours.
Tout d’abord, celui de Bruno Devaux, bref et élogieux : Il nous présente Mr le ministre comme courageux et bien entendu l’habituel refrain du non énarque qui a réussi. La salle ovationne. Apparemment, peu d’énarque à Rouen (enfin à l’UMP, je parle…). Bruno Devaux se veut le candidat de la proximité. Il donne l’exemple d’une grand-mère ne pouvant plus recevoir sa petite fille car dans son hall d’immeuble, il y avait des tags dont certains à caractères pornographiques. Mr Devaux raconte qu’il a d’abord fait appel à l’office d’HLM qui lui a « bien sur » répondu qu’elle pouvait rien y faire, qu’il n’y avait plus de budget, et que de toute façon, 10 jours après c’était à refaire. Peut être que Mr Devaux voulait nous faire prendre conscience que notre service public n’est pas suffisamment réactif et efficace ? Cependant, Mr Devaux lui l’est ! Il décide alors d’aller voir les locataires pour qu’ensemble, ils repeignent leur hall. Et la, oui, le miracle !!! Car ensemble tout devient possible, le hall redevient flambant neuf et la petite fille peut revenir voir sa mère grand. « Que c’est mignon !! » dixit ma voisine. Quel courage ce Devaux ! Ce n’est pas le candidat de la proximité mais celui de la méga proximité. De plus conclut-il, le hall serait resté sans tag au moins (ou presque) 6 mois avant que l’immeuble soit détruit !!! Amusant, je trouve, non ? J’en conclus donc que la peinture UMP évite donc les tags par contre pas les pelleteuses qui détruisent les logements sociaux. Il finit son mini discours en appelant à l’union de la droite (appel à l’UDF) car dit-il « qui sème la division, récolte le socialisme ! ». La salle hue. Ici, le vocabulaire n’est pas le même que chez nous. Quand nous parlons de solidarité, Mr Devaux parle d’assistanat. Quand nous parlons des Femmes, il parle de l’épouse. Bref, ce n’est pas le même combat.
Viens alors le discours tant attendu de Mr Fillon. Il trouve que la nomination de Bruno Devaux comme candidat UMP est le meilleur des choix car c’est un médecin (la candidature de Valérie Fourneyron aux municipales sera-t-elle soutenu par ce dernier ?)Et en plus c’est un musicien. Mais Mr Fillon passe vite à la raison de sa venue : La candidature de Nicolas Sarkozy.
Pour lui, le visage de la politique change en profondeur comme en 1958 et 1981. Il n’y a plus de bastions politiques. Et là, son discours est clair et précis : Depuis 20 ans,
«
Il faut donc une rupture car cela pourrait entraîner des troubles néfastes et dangereux dans notre pays menace t-il. Quel culot, tout de même quand on pense à Nicolas Sarkozy qui a joué le pompier pyromane dans nos banlieues en automne 2005.Bref, Mr Fillon explique que la droite doit avoir enfin le courage de réparer toutes les bêtises des socialistes. Selon lui, la liste est longue mais il cite tout de même l’abaissement de l’âge de la retraite, l’affaiblissement de l’université dont la loi Savary de
Il explique que la droite sur ces 20 ans a été un tiers du temps au pouvoir sans remettre en cause tous ces mauvais choix. Mais le sauveur est là, il s’appelle Sarkozy. Le projet est donc clair revenir sur toutes les avancées sociales sans écouter la rue. Il nous cite l’intention de remettre en cause le droit de grève. Il faudra désormais 50% de volonté de grève sinon le droit à celle-ci sera illégal.
Le reproche le plus important qu’il fait à Ségolène Royal n’est pas celui de la compétence mais celui du projet socialiste qui est à ses yeux le même qu’en 1997 voire pire qu’en 1981 : Partager le travail et taxer les entreprises. Pour la droite, le travail ne se partage pas mais se dédouble. Plus y a de travail et…plus y’a de travail. Quel constat !
Il est temps pour Mr Fillon d’avoir un président qui gouverne (l’intéressé se reconnaîtra). C’est cela selon Fillon la rupture. Il faut arrêter de changer de gouvernement quand ça va mal. C’est pour cela que Nicolas Sarkozy s’entourera et je reprends précisément le terme utilisé par Mr Fillon « un commando de 15 ministres »,une équipe restreinte qui centralise le pouvoir.
Il va falloir aussi libéraliser le travail et que « les français comprennent que plus ils travailleront, plus ils seront heureux ! » Il faut réduire les dépenses publiques en réformant la carte judiciaire, en réformant les heures supplémentaires pour les enseignements qui selon lui seront heureux d’augmenter leur revenu en ajoutant que « cela coûte quand même bien moins cher que d’embaucher quelqu’un pour 40 ans »…
Pour Fillon, « il y a eu un excès de l’accès à la connaissance » sûrement pense t’il que celui-ci ne permet pas de faire de l’individu un citoyen.
L’orientation de la société que nous proposent Mr Sarkozy et son commando est précise car on peut, pour eux, réformer le service public, baisser la fiscalité, améliorer la productivité des fonctionnaires (rentabilité ?) « En ayant juste le courage de le faire et sans se laisser impressionné par le premier mouvement de rue ».
A chacun la sienne !!!
En mai 2007, c’est bien le choix entres 2 sociétés qui s’offre à nous.
Nous avons les arguments pour nous battre et refuser le monde pro-bushiste que Sarkozy désire instaurer ici.
J’ai quitté la salle à 22h20. J’avais besoin d’air…et un désir d’avenir !!
Je conseille donc à tous ceux d’entre nous des fois qui doutent, d’aller à une réunion de l’UMP car quand on en ressort, on est vraiment fier d’être socialiste.
Vive Ségolène !
Michel Vasseur











