"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
Déjà plus de 6000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
les 3.900 débats participatifs déjà organisés"
Un travail de fourmi: il reste un peu plus d'une semaine à Ségolène Royal et ses équipes pour faire la "synthèse" des 3.900 débats participatifs qui se sont déjà tenus, des propositions qu'elle a formulées et pour les croiser avec le projet du PS. Voici une plongée dans la façon dont s'élabore le programme de la candidate socialiste, dont elle doit dévoiler les grandes orientations le 11 février.
A mi-chemin entre le millefeuilles et la fusée à étages, ce futur projet puise d'abord ses racines dans les 3.900 débats participatifs déjà organisés en France, sur 5.000 prévus d'ici au 11 février, date de la fin de la "phase d'écoute" de la candidate. Chaque débat donne lieu à un compte-rendu (1.700 pour l'heure) sur le site Internet "Désirs d'avenir", suivant un "canevas" pour "simplifier le traitement". Ces comptes rendus sont compilés au niveau départemental, puis au national par 70 "modérateurs-synthétiseurs" ou "mod's", la plupart bénévoles.
Une "synthèse des synthèses" des débats est déposée tous les matins sur le bureau de la candidate du PS, qui s'inspire des "pépites" et des "mots" utilisés par les "citoyens experts". "Notre rôle, c'est de rendre ça lisible", explique Benoît Thieulin, patron des "mod's" et de la "Net-campagne", qui fait depuis des mois des synthèses "à étape" de ces débats et des quelque 120.000 contributions individuelles postées sur le site Web. "C'est une sorte de Wikipédia politique!", résume-t-il.
Une synthèse de "quelques centaines de pages" avec un "résumé" doit être remise à Ségolène Royal dans le courant de la semaine. "Dans un délai aussi court, c'est un peu une performance de synthétiser tout ça", salue un député ségoléniste. Près de 4 millions d'euros ont été investis par le PS dans ces débats, soit 20% du financement de la campagne.
Alors que ses détracteurs critiquent un "gadget démagogique" et des cahiers de doléances qui ne déboucheront sur rien de concret, Ségolène Royal a promis que les propositions qu'elle retiendrait dans son programme seraient étiquetées en fonction de leur lieu d'origine. Une sorte de traçabilité, en somme.
Or, cette synthèse générale des débats devra être croisée avec les propositions que la prétendante à l'Elysée a déjà formulées lors de ses interventions publiques et lors des quatre débats participatifs auxquels elle a assisté à Strasbourg, Roubaix, Montluçon et Grenoble.
Ségolène Royal attend par ailleurs plusieurs "rapports" qu'elle a commandés à des élus socialistes. Elle a ainsi confié au chef des députés PS Jean-Marc Ayrault le soin de lui faire des propositions sur le dialogue social et au patron des sénateurs PS Jean-Pierre Bel sur les institutions. Dominique Strauss-Kahn a reçu une mission sur la fiscalité et la dépense publique.
Enfin, il va falloir piocher dans le projet adopté par le PS le 1er juillet. Après s'en être longtemps affranchi, Ségolène Royal veille désormais à rester dans les clous et a mis en sourdine les propositions iconoclastes qu'elle avait avancées pendant la primaire du PS, telles que l'"encadrement militaire" ou les "jurys de citoyens".
Recul dans les sondages oblige, elle a en effet été contrainte d'appeler discrètement les "éléphants" à la rescousse, et prend garde à ne pas les froisser. Le principe d'une rencontre semblait retenu pour la fin février avec Laurent Fabius et une réunion publique est envisagée avec DSK. Jusqu'à Lionel Jospin, dont certains évoquent la participation au meeting de la candidate mardi soir à Paris.
Lors de ce meeting à la Halle Carpentier, où elle doit prononcer un discours sur "la République et la Nation", Ségolène Royal devrait lever le voile sur ses "valeurs". Manière d'enlever un peu de pression sur le 11 février, date à laquelle elle présentera à Montreuil (Seine-Saint-Denis) devant 3.000 à 5.000 personnes ses "grandes orientations". Toute la difficulté pour elle sera de ne pas tomber dans le "catalogue". "Elle est candidate à la présidence de la République, pas au poste de Premier ministre", souligne un député ségoléniste. AP
La préface de l’édition italienne du dernier livre du candidat de l’UMP est signée par le président de l’Alliance nationale.
Rome, correspondance particulière.
Pour un dirigeant français, les liens avec cette droite d’origine totalitaire peuvent créer quelques embarras. Car, au-delà de l’image moderniste de Fini, on trouve toujours, dans les sièges de l’AN, des symboles du régime mussolinien : portraits et sculptures du Duce, jeunes néofascistes aux crânes rasés. Nicolas Sarkozy semble pourtant très content de l’amitié de Gianfranco Fini qui signe les préfaces de ses livres. Après la République, les religions et l’espérance, dont l’édition italienne est parue en 2005, c’est le même scénario pour le dernier publié en Italie fin 2006 sous le titre la Testimonianza (Témoignage). « Sarkozy répond, dans les différentes situations, de manière parfois articulée et parfois très sèche, mais toujours complète, sans réticences », écrit Fini.
Ce dernier livre de Sarkozy, comme le précédent, est publié en Italie par une petite maison d’éditions, Nuove Idee, de Luciano Lucarini. Il est quasiment clandestin, introuvable dans les grandes librairies. Fini d’ailleurs ne s’adresse pas à un grand public mais aux siens qu’il espère forcer à de nouveaux efforts de « modernisation ». « Le témoignage de Sarkozy, écrit-il encore, est devenu récit de vie et programme politique, identité et dynamique intérieure avant que publique, analyse et compréhension de soi-même, contribution originale à une grande construction collective qui implique l’évolution de la droite et de la Ve République voulue par le général de Gaulle en 1958. » Et il ajoute, à propos du candidat de l’UMP à l’Élysée : « Sarkozy a su réaliser les idées vécues au quotidien, les solutions expérimentées en tant que ministre, sur les grands problèmes globaux qu’il a su affronter : immigration, ordre public, réforme de l’administration, banlieues en flammes, crises d’entreprises prestigieuses comme Alstom. » Il loue l’« attitude décidée et réfléchie » du chef de la droite française mais il parle toujours à la droite italienne qui n’a pas encore réglé ses comptes avec le passé : « Beaucoup de ruptures sont nécessaires en France pour la reconstruire par l’action politique » qui, pour Fini, est la « passion du présent ». Un « présent qui n’est pas, dit-il, négation du passé, amnésie, mais élaboration créative, pragmatisme ».
Alessandro Mantovani










