"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
Télécharger la contribution (pdf)
Voir les signataires
ce matin plus de 5000 signatures
n'oubliez pas la vôtre !
Ne dites pas : ce n'est rien, ce n'est qu'un président qui se noie. Nous voyons bien, jour après jour, que la descente aux abîmes de Nicolas Sarkozy
affecte l'ensemble du système politique français, et même la vie de chacun de nous. Un climat délétère s'est abattu sur la Ville et sur la Cour. La question que nous posons cette semaine
est celle qui est sur toutes les lèvres : comment et quand tout cela va-t-il finir ?
Que reste-t-il de la victoire triomphale de mai dernier, de la radieuse apparition de Cécilia le jour de l'«inauguration» de Nicolas, du style kennedyen des premiers jours, du cortège obséquieux
des médias, du ronronnement d'aise de la grande bourgeoisie, de la surenchère des courtisans, du ralliement empressé de vieilles gloires de la gauche, de l'emballement des sondages, de
l'enthousiasme de la presse étrangère, de la divine surprise des Américains ?
Aujourd'hui, le dynamisme s'est fait agitation stérile; le dragon ailé est devenu mouche du coche. Dans les propos et les gestes, la familiarité a fait place à la
vulgarité; sur le visage, le sourire s'est figé en rictus; dans l'opposition, l'animosité s'est transformée en haine; dans le pays, les feux de la Saint-Jean se sont éteints l'un après
l'autre au crépuscule de la Saint-Martin. De quoi le printemps sera-t-il fait ?
Je me souviens du sarkozysme ensoleillé de l'été dernier qui paraissait défier les lois de la gouvernance ordinaire; de cette période où mes critiques, plutôt solitaires, sur la mauvaise
direction de la politique économique et sur certains égarements de la politique étrangère étaient accueillies avec agacement. « Que diable, laissez-lui du temps ! » Aujourd'hui, je n'ai guère
envie d'en rajouter à propos d'un homme qu'au fond je suis loin de détester. Qu'ai-je besoin d'égrener encore une fois les étapes de la dérive, l'affichage du luxe et l'accaparement glouton de
tous les insignes de la puissance, l'insouciance à l'égard de l'intendance, l'oubli de la dette, puis l'exhibition d'une vie amoureuse chaotique, l'énervement chronique, le racolage des croyants
de toute farine, l'abaissement des institutions, l'interventionnisme débridé des conseillers, l'affolement discret de la majorité, la montée au pinacle de Fillon, non pour ce qu'il fait, mais au
moins pour ce qu'il ne fait pas... ? Il n'y a plus de Constitution dans un pays livré au caprice du prince, plus de gouvernement, plus de programme, mais une fuite en avant
effrénée, sans raison et sans objet. Tout cela en moins d'une année.
> En janvier dernier, souligne le politologue Pascal Perrineau, les Français avaient définitivement choisi Nicolas Sarkozy de préférence à Ségolène Royal parce qu'à leurs yeux le premier avait
la taille présidentielle tandis que la seconde ne l'avait pas. Aujourd'hui, ce qui monte de la société, des rangs de la droite et plus que de ceux de la gauche, se résume ainsi :
«décidément, nous nous étions trompés, ce n'est pas un président». Non pas : «sa politique est mauvaise» ou «ce n'est pas un bon président». Mais bien pis : «ce n'est pas
un président». Trop capricieux, trop imprévisible, trop narcissique. Et pas du tout rassurant. Ce n'est plus une politique qui est jugée, c'est une personne. Le commentaire politique
tourne à la caractérologie, à la psychanalyse, voire pour certains à la psychiatrie. Les peuples ont besoin que les chefs leur renvoient une image honorable d'eux-mêmes. Le jour où Khrouchtchev à
l'ONU se déchaussa et frappa la table de sa chaussure, cet homme qui avait tant fait pour les Soviétiques leur tomba définitivement du coeur. Il y a quelque chose de tragique, de mortifère, dans
cette descente, dans le gâchis d'un destin exceptionnel, dans cette autodestruction volontaire de la part d'un homme saisi par le vertige.
Le Nouvel Observateur
Edito
- Double message, par Bruno Le Roux,
- Secrétaire national du PS chargé des élections
Actualités France
- Analyse : “Au mépris de la loi“
Dossier Spécial « municipales » : Les Français ont besoin de la gauche
- Introduction : Concrétiser la victoire espérée
- Carnets de campagne :
- Trois questions à… 22 têtes de liste
- Villes exemplaires :Lille : une ville habitée par la solidarité
En campagne avec :Alain Rousset à Bordeaux










