"Quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas,
ce que nous avons commencé ensemble,
nous allons le continuer ensemble"
"Combattre et proposer"
vous trouverez ici la contribution que nous déposons au Parti socialiste le 2 juillet. Elle est le résultat d’un long travail collectif, d’une large participation de militants, de chercheurs et de femmes et d’hommes politiques.
Vous pouvez y apporter votre signature en cliquant sur le lien prévu à cet effet. Soyons nombreux à porter le changement avec nous. »
Ségolène Royal
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L'invitation, lancée à l'ouverture du meeting par Philippe Duron, président PS du conseil régional de Basse-Normandie, peut surprendre. "Ce moment, lâche-t-il, vous permettra de communier avec Ségolène Royal." Elle ne choque personne dans la salle communale de Mondeville, banlieue ouvrière de Caen, où s'entassent debout, serrées les unes contre les autres, plusieurs centaines de personnes - parmi lesquelles, au premier rang, l'actrice Emmanuelle Béart.
La candidate socialiste, qui achevait, mercredi 21 février, une mini-tournée dans la région, retrouve la même atmosphère de ferveur que lors de la primaire socialiste. Elle embarque la salle lorsque, avisant deux ou trois malentendants qui l'applaudissent en agitant les mains, bras tendus en l'air, elle exhorte son auditoire à faire de même. Le résultat est unanime : tout le monde applaudit en langage des sourds. Elle suscite l'approbation générale lorsqu'elle promet que les entreprises bénéficiaires qui délocalisent ou licencient devront rembourser "toutes les aides publiques".
Elle fait siffler le candidat de l'UMP, qu'elle ne nomme pas, quand elle évoque ses "solutions dangereuses" - la retraite "à 70 ans", par exemple. Elle déroule son pacte présidentiel et donne une importance particulière aux femmes, "premières victimes des précarités", sous le regard ravi d'anciennes ouvrières de Moulinex.
"C'EST TOUCHANT..."
"Merci peuple de France !", s'exclame Mme Royal à la fin de son discours, avant de promettre : "Avec moi, la politique ne sera plus jamais comme avant !" Et, de la même façon qu'elle concluait ses réunions pendant la primaire socialiste par "A vos sacs à dos", elle finit sur ces mots : "A votre pacte !"
"C'est formidable, touchant, cette présence populaire...", se réjouit-elle à la sortie. Comment l'expliquer après le trou d'air ressenti dans les sondages ? "Les gens ont eu le sentiment que je m'étais éloignée, répond Mme Royal, et puis ils ont eu peur avec les sondages." Mais depuis quelques jours, la candidate le "sent" : elle a renoué son lien avec les Français. Ils s'intéressent à son pacte. "Je me sens sécurisée sur mes bases", confie-t-elle.
Du coup, la réorganisation annoncée de son équipe de campagne semble à l'arrière-plan de ses préoccupations. Un conseil "stratégique" dans lequel figureraient les personnalités du PS devrait être bientôt dévoilé. "Je ne vais pas refaire une armée mexicaine mais quelque chose d'opérationnel", affirme la candidate.
Un responsable du parti devrait notamment chapeauter la communication. Mais rien ne presse. Dominique Strauss-Kahn s'est envolé au Canada pour y tenir des conférences, tandis que Laurent Fabius est allé se rendre compte de la situation au Darfour. "Ce n'est pas moi qui ait empêché les uns et les autres de venir, assure la candidate. J'ai respecté le rythme de chacun. J'espère qu'ils vont se mettre à parler."
M. Fabius le fera, samedi 24 février, au cours d'un meeting commun en Seine-Maritime.
en matière d'égalité hommes-femmes ?
La candidate, qui rappelle souvent qu'en France une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son compagnon, a promis une loi-cadre sur les violences faites aux femmes. "Nous ne pouvons qu'applaudir", souligne Maya Surduts, l'une des porte-parole du Collectif national pour les droits des femmes.
Ce mouvement, qui organise une manifestation sur ce thème, le 24 mars, à Paris, a rédigé à l'automne une proposition de loi-cadre sur les violences qui a été transmise à l'équipe de la candidate du PS.
Pour diminuer le nombre de travailleurs pauvres, qui sont pour beaucoup des travailleuses - lors du débat participatif de Strasbourg, la sociologue Dominique Meda avait souligné qu'un million de femmes travaillent en "temps partiel subi" -, Ségolène Royal s'est engagée à créer un revenu de solidarité active.
"SORTIR DE LA PAUVRETÉ"
Défendu par le président d'Emmaüs-France, Martin Hirsch, ce système permettrait aux titulaires d'un minimum social de voir leurs revenus progresser lors de la reprise d'un emploi, même à temps partiel. "Cela permettrait aux familles de bien fonctionner et aux enfants de sortir de la pauvreté", avait résumé la candidate.
Enfin, Ségolène Royal s'est engagée à mettre en place un véritable service public de la petite enfance afin de faciliter l'accès des femmes au marché du travail. En 2005, sur les 2,4 millions d'enfants de moins de trois ans, 70 % d'entre eux étaient gardés par leurs parents (principalement leur mère), 13,5 % étaient confiées à une assistante maternelle et 9 % à une crèche. De 1992 à 2005, le nombre de places en établissement d'accueil a légèrement progressé - il est passé de 250 000 à 320 000 -, mais il reste encore très insuffisant.
Le Nouvel Observateur

Ségolène Royal est devenue une cible. Et le danger vient pour elle de trois directions. D'abord d'elle-même, à cause d'une certaine inexpérience. Mais, à la fin, il faut savoir ce que l'on veut. On ne peut avoir à la fois la fraîcheur et la bouteille, la fougue des jeunes loups et la ruse des vieux renards. Ségolène a - quelle découverte ! - les défauts de ses qualités. Pas grave. Elle a du reste démontré lundi sur TF1 sa connaissance des dossiers et une empathie avec la société qui manque à l'ancien maire de Neuilly.
Plus sérieux, le danger qui vient de ses amis. Depuis le début de la campagne, je trouve le PS couille molle et faux cul. Au sommet surtout. Trop de ressentiment. Trop d'ambitions déçues. Trop d'amour-propre mal placé. Tenez : la bouderie de Jospin, hors de saison. Tenez : le néogauchisme de Hollande à propos des impôts et ces rodomontades à propos des retraites.
Le danger vient enfin de ses ennemis, bien sûr. D'abord, les ralliés à Sarkozy. Ces intellos qui ont quitté la gauche depuis longtemps, qui sont passés directement de la cause du peuple à la défense de l'Occident. Ces féministes exacerbées : on ne dira jamais assez la misogynie de certaines féministes. Ces femmes du monde : « Sérieusement, cher ami, vous allez voter pour cette Ségolène ? » Tout cela pour l'anecdote.
Venons-en aux deux principaux morceaux. D'abord, l'Argent. Il a choisi son candidat. Il y a autour de Sarkozy du jeton de présence et du parachute doré. Il y a du CAC 40 dans cette candidature. Et pourquoi ce soutien en or massif ? Parce que Sarkozy est le plus sérieux ? Chansons ! Un candidat qui propose 50 milliards de dépenses supplémentaires plus 68 milliards de réduction d'impôts, quitte à réduire ensuite son évaluation, quand la France est endettée jusqu'au cou, vous trouvez cela sérieux, vous ? On n'entend pourtant, venant du grand capital, que de légers toussotements. En revanche, que Ségolène propose la moindre réforme sociale, et le gang des bons apôtres et des économistes marrons de scander en choeur : «Le chiffrage! Le chiffrage!»
Vous avez bien compris que les dés sont pipés et que l'Argent réserve ses faveurs non au plus sérieux mais au plus docile. Nous voilà entrés, sans qu'il y paraisse, dans la plus « lutte des classes » de toutes les campagnes électorales récentes. Je ne suis qu'un pauvre diable de réformiste, mais, lorsque je vois l'Argent basculer en bloc d'un côté, je n'ai qu'un réflexe : me jeter de l'autre ! C'est comme cela. Et tous ces « marxistes » qui oublient de l'être chaque fois que cela servirait à quelque chose !
Le ministre Sarkozy donne une rallonge financière au..... candidat Sarkozy
Un décret du 1er février du ministère de l'Intérieur porte le plafond des dépenses de campagne de 13,7 à 16,2 millions d'euros pour le premier tour.














